Sans avenir

Maximilien Le Roy est un jeune auteur engagé, 23 ans à peine (!), qui a déjà à son actif quelques belles références (« Gaza, Décembre 2008-Janvier 2009 », « Hosni, SDF + », « Nietzsche »). Dans « Faire le mur », il nous compte le quotidien de Mahmoud, un jeune Palestinien de 22 ans, vendeur dans l’épicerie familiale. Pour s’évader du quotidien pesant du camp de réfugiés d’Aïda, il écrit, dessine et rêve aux coopérantes étrangères de passage en Cisjordanie. Amoureux d’Audrey, une Française de 19 ans, il propose à celle-ci de vivre quelques jours chez sa sœur qui habite dans une ville israélienne toute proche. Reste à franchir ce mur épais, ce mur de la honte long de 700 kilomètres. Mahmoud va prendre des risques considérables pour une Européenne apparemment ignorante de la situation palestinienne. Cet album s’inscrit dans le genre du reportage-témoignage et décrit l’enfermement et les humiliations que vivent les Palestiniens au jour le jour. Il est le fruit d’une rencontre. Mahmoud Abu Srour existe bel et bien. Son album photo est d’ailleurs publié en fin d’ouvrage. « Faire le mur » est enrichi d’un reportage photo, ainsi que d’un entretien avec Alain Gresh, journaliste spécialiste du Proche-Orient. Un bel ouvrage sensible, loin de tout pathos.

Anne-Sophie

« Faire le mur », de Maximilien Le Roy, éditions Casterman, 96 pages, 15 €

Cote : 3/5

Dans la même veine: « Gaza 1956. En marge de l’histoire« , de Joe Sacco

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