PARCOURS D’AUTEUR : Antoine Buéno

Nom: Antoine Buéno

Âge: Entre 30 et 35 ans avoués…

Profession: Schizophrène (à savoir: écrivain prospectiviste, chroniqueur télé et plume politique)

Que rêviez-vous de faire comme métier quand vous étiez enfant?
«Quand j’étais petit, je regardais une émission qui a disparu depuis belle lurette et qui était ‘Le divan d’Henri Chapier’. Il recevait une personnalité sur son divan et lui posait des questions. Et mon objectif c’était de me retrouver un jour sur son divan! C’est-à-dire répondre à vos questions en somme. Je pense que j’ai toujours voulu faire ça: être médiatisé pour parler de choses intelligentes!»

Alliez-vous volontiers à l’école?
«Oui. J’ai toujours été un garçon assez sage. J’y allais pour deux raisons. Subsidiairement pour apprendre. Et principalement pour faire le con.»

Étiez-vous bon élève?
«J’étais tout à fait opportuniste. J’étais démerdard. Je savais qu’il fallait d’en sortir parce que le monde appartenait aux malins. Mes parents me l’ont inculqué assez rapidement. Donc je n’étais pas mauvais, mais pas non plus le premier.»

Aujourd’hui, votre profession, c’est écrivain?
«Pas tout à fait. J’ai vraiment deux vies. Vous pouvez noter comme profession schizophrène! Puisque d’un côté, je travaille au sénat. Cela, c’est la partie alimentaire. J’écris beaucoup de discours. On fait aussi des propositions de loi, des amendements… Et parallèlement à cela, j’ai toutes ces activités publiques et médiatiques, d’écrivain, de chroniqueur. Là, je suis en train de me lancer sur scène. Une autre forme d’écriture, mais que j’aimerais privilégier dans les années à venir.»

Quel était votre premier job d’étudiant?
«Mon premier vrai boulot, cela a été d’être pigiste à Novamag, le premier citymag. Avant cela, au lycée, on avait développé un journal qui nous a valu une exclusion pour délit de presse. On avait été parrainé par Charlie Hebdo.»

Vous souvenez-vous du montant de votre premier salaire et de ce que vous en avez fait?
«Mon premier chèque on va dire, c’était une bourse. J’ai remporté le concours de droit administratif de ma fac. Oui je sais il faut être bien pervers pour s’intéresser à cela! Et j’ai gagné 6.000 francs (l’équivalent aujourd’hui de 915 €, NDLR). Cela m’a permis de payer une prépa pour tenter ensuite Science Po. Cela a été un petit tremplin.»

Christelle

Parcours d’auteur – KATHERINE PANCOL

Que rêviez-vous de faire comme métier quand vous étiez enfant?
«Je n’avais aucune idée. Ni infirmière, ni hôtesse de l’air, ni tous ces machins-là.»

Alliez-vous volontiers à l’école?
«Non, pas spécialement.»

Mais étiez-vous bonne élève?
«Pas spécialement non plus.»

Qu’avez-vous fait comme études?
«J’ai fait une licence de lettres, une maîtrise de lettres et j’ai deux ans de doctorat de lettres.»

Quel était votre premier job d’étudiant?
«Je donnais des leçons d’orthographe au fils de la boulangère. J’avais 14 ans. Je lui faisais des dictées. Mais j’ai commencé à travailler très tôt. Quand je faisais des petits boulots, je m’inscrivais en intérim. Il y avait plein de petits boulots la nuit, qui étaient très bien payés. Donc je faisais l’université le jour et des petits boulots la nuit ou le soir.»

Vous souvenez-vous de ce que vous avez fait de votre premier salaire?
«J’ai fait beaucoup de petits boulots qui me permettaient de vivre. Mais de mon premier vrai salaire, quand j’étais sortie d’affaires, c’était à Paris Mach, et j’ai amené ma mère à Deauville à l’hôtel Normandie.»

Christelle

Parcours d’auteur – FRANCK THILLIEZ

© Didier Cohen

© Didier Cohen

Nom: Franck Thilliez

Age: 40 ans (octobre 1973)

Profession: écrivain

 

Quel métier rêviez-vous de faire quand vous étiez enfant?
«Je rêvais d’être pilote d’avion.»

Vous alliez volontiers à l’école?

«Oui, j’aimais bien l’école. J’étais plutôt bon élève.»

Qu’avez-vous fait comme étude?
«Une école d’ingénieur. J’ai Bac+5, un diplôme d’ingénieur en électronique-informatique.»

Quels métiers avez-vous exercé?
«Mon premier job d’étudiant, ça a été animateur de centre aéré. Puis j’ai fait mes études, un an d’armée parce que c’était encore obligatoire. Après j’ai travaillé comme ingénieur.»

Qu’avez-vous fait de votre premier salaire?
«Mon premier salaire, c’est loin… J’ai dû économiser pour m’acheter une petite voiture d’occasion!»

Parcours d’auteur – THOMAS GUNZIG

Nom: Thomas Gunzig

Age: 43 ans (7 septembre 1970)

Profession: auteur

Quel métier rêviez-vous de faire quand vous étiez enfant?
«Quand j’étais enfant, je voulais être cosmonaute.»

Vous alliez volontiers à l’école?

«Non, je détestais l’école plus que tout et l’école me le rendait bien.»

Vous n’étiez pas bon élève?

«Très mauvais. Des examens de passage. Pas un exemple à suivre!»

Qu’avez-vous fait comme étude?
«Science Po. Ce qui était  un choix par défaut parce que je me sentais un petit peu obligé de faire l’unif. Science Po, c’était des études assez généralistes et pas trop difficiles, ce qui correspondait bien à mon profil de paresseux.»

Quels métiers avez-vous exercé?
«Mon premier job d’étudiant, c’était modèle dans une académie. Ensuite, j’ai été caissier. Après, je suis assez rapidement devenu jobiste à la librairie Tropismes où j’ai par la suite travaillé  de temps en temps à temps plein,  de temps en temps à mi-temps pendant quelques années avant de devenir auteur à part entière. Et j’ai aussi été un peu prof.»

Qu’avez-vous fait de votre premier salaire?
«Mon premier salaire, c’était les quelques centaines de francs de quand j’étais modèle dans une académie. Ce que j’ai bien pu faire avec cela, je n’en ai aucun souvenir. J’ai dû payer des courses au GB!»

Christelle

Les Beatles au crible

beatlesLa collection « Pour les nuls » lance une nouvelle série « Biographie ». Son but? Entrer dans l’intimité des Grands de ce monde, d’hier ou d’aujourd’hui. Parmi ses sujets d’exploration, de grandes figures, tant historiques et politiques qu’artistique ou intellectuelle. Et parmi les premiers à recevoir les « honneurs » de cette collection: les Beatles. Pour retracer la biographie de John Lennon, Paul McCartney, George Harrisson et Ringo Starr, trois journalistes. Ils nous livrent les secrets de la formation du groupe, ses étapes jusqu’à la gloire, la folie de la Beatlemania, les parcours solo de John, Paul, George et Ringo. On y trouve aussi la vie sentimentale tumultueuse des Fab Four, une discographie exhaustive et plein d’autres anecdotes.

Christelle

« Les Beatles pour les Nuls », de Pierre Mikaïloff, Jean-Eric Perrin, Gilles Verlant, éditions First, 358 pages, 16,95 €

Cote: 3/5

Parcours d’auteur: ARMEL JOB

JOB ArmelNom : Armel Job

Âge :  64 ans

Profession : écrivain

Que rêviez-vous de faire comme métier enfant?

«Quand j’étais enfant, je rêvais de devenir écrivain.»

Qu’avez-vous fait comme étude?

«Je suis philologue classique.»

Enfant, vous alliez volontiers à l’école?

«Oui, beaucoup»

Vous étiez bon élève?

«Oui, j’ai toujours été très bon élève.»

Vos matières préférées?

«Ce que j’ai préféré, c’était toujours le français.»

Quels jobs d’étudiant et quels métiers avez-vous exercés?

«Comme job d’étudiant, j’ai fait des choses  qui n’avaient rien à voir avec la littérature. J’ai notamment été manœuvre dans la maçonnerie. Je faisais tourner les bétonneuses.  J’ai ensuite été professeur. Aujourd’hui, je suis écrivain.»

Qu’avez-vous fait de votre premier salaire ?

« J’ai acheté un appareil photographique.»

Christelle

De Norma Jeane à Marilyn

marilyna20ansMarilyn en brune? Ce live nous conte comment Norma Jeane est devenue Marilyn Monroe. L’icône est en effet la nouvelle star de cette collection « à 20 ans » qui s’attache à raconter la jeunesse de personnalités. Car pour qu’ils deviennent des classiques, ils fallait d’abord qu’ils soient originaux. C’est donc le portrait d’une petite fille délaissée par ses parents incapables de l’élever, qui n’avait pas un sou, et s’est mariée pour échapper à l misère que l’on découvre ici. A 20 ans, en 1946, Marilyn -pardon alors Norma Jeane- bégaie, s’attife mal, mais affiche déjà le sourire devenu par la suite si célèbre. Ici, loin de l’actrice et chanteuse dont on connait tous les triomphes et les drames, on découvre la petite fille qui voulait être une star à tout prix.

Christelle

« Marilyn Monroe – Les secrets de ses débuts », de Jannick Alimi, éditions Au diable vauvert, 164 pages, 12,50 €

Cote: 3/5

Tout sur Adele

Interprète de la BO du dernier James Bond, « Skyfall », Adele a déjà séduit un large public. Cette biographie revient sur le parcours de la chanteuse britannique à la voix hors du commun. Son enfance de fille unique dans un milieu modeste. La séparation de ses parents. Son apprentissage du métier. Et bien sûr les premiers succès de la jeune Adele Blue Laurie Adkins qui, a à peine 24 ans, est devenue aujourd’hui une star mondialement célèbre. Elle a gagné plus de 40 récompenses dont huit Grammy awards, onze Billboard Music Award et un Brit award. Et dépassé tous les records. Première artiste à vendre plus que 3 millions d’albums en un an aux Royaume-Unis, première artiste à avoir simultanément dans le top 5 une chanson en Grande-Bretagne et un album aux Etats-Unis depuis les Beatles, première artiste dans l’histoire à avoir été successivement trois fois numéro un du Billboard chart… Tout cela accompagné bien sûr de nombreuses photos de l’artiste.

« Adele – Naissance d’une icône », de Sarah-Louise James, éditions Hugo image, 224 pages, 17,95 €

Cote: 3/5

Parcours d’auteur: PHILIPPE DELERM

© Hermance Triay

Nom: Philippe Delerm
Age: 61 ans (27 novembre 1950)
Profession actuelle: écrivain

Quel métier rêviez-vous de faire enfant?
«Je rêvais d’être journaliste sportif. Et assez vite, j’ai voulu devenir champion d’athlétisme, mais c’était un sport amateur à l’époque où j’étais enfant. Je rêvais d’être un grand athlète, même si je n’avais pas les moyens physiques pour cela. Par contre, être spécialiste d’athlétisme de ‘L’équipe’, cela, c’était mon rêve.»

Alliez-vous volontiers à l’école?
«J’y habitais. Mes parents étaient instituteurs et à l’époque les instituteurs habitaient dans l’école. Donc c’est difficile de répondre à cette question parce que c’était ma vie entière. Avant, après. Globalement, j’aimais bien ce lieu. Mais aller en classe, c’était parfois différent. J’étais souvent en classe avec mes parents. En plus, mon père était le directeur de l’école. C’était un petit peu compliqué parce qu’il fallait que je me démarque, que je ne sois pas le fils du dirlo. Donc je faisais peut-être un peu plus de bêtises que ma nature ne m’aurait poussé naturellement à faire pour être un petit peu du mauvais côté. Alors que j’étais plutôt sage, mélancolique et rêveur.»

Vous étiez donc bon élève?
«Oui, mais cela n’a pas duré. J’ai redoublé ma troisième. J’ai eu mon bac, c’était un miracle! Tout ce qui était de l’ordre du langage, c’était bon. Par contre tout ce qui était de l’ordre du raisonnement, la compréhension d’abstraction, là j’ai plus de mal.»

Qu’avez-vous fait comme études?
«J’ai fait des études de lettres. Après mon baccalauréat, j’ai fait un mois de stage comme journaliste au journal France Soir. Et puis l’ambiance ne m’a vraiment pas plu. Je me suis dit qu’il allait me falloir 25 ans pour faire mon trou. Je trouvais les journalistes sportifs un peu frimeurs. Petite voiture décapotable, petite nana. Cela ne m’emballait pas trop cette ambiance-là. Donc à la rentrée, je suis parti en fac de lettres. Et après une licence de lettres, j’ai passé le concours pour être professeur puisque entre temps, j’avais rencontré la femme de ma vie.»

Quels sont les métiers que vous avez exercés?
«Mon premier job d’été, cela a été ce stage. Je n’en ai pas exercé d’autres. Ce n’était pas vraiment dans ma culture familiale. On allait en vacances chez mes grands-parents qui étaient paysans. Les vacances, j’avais ce privilège de pouvoir traînasser tant que je pouvais à bicyclette sur les routes du sud-ouest de la France.»

Vous souvenez-vous de ce que vous avez fait de votre premier salaire?
«En sortant de France Soir, fin juillet, avec mes 690 francs je crois, je suis allé m’acheter -j’étais quand même très coquet!-, deux jeans, deux polos!»

Parcours d’auteur: PATRICK ROEGIERS

© Jérôme Bonnet

Nom: Patrick Roegiers
Age: 64 ans (22 septembre 1947)
Profession actuelle: écrivain

Quel métier rêviez-vous de faire enfant?
« Chirurgien ou avocat. »

Vous alliez volontiers à l’école?
« Ah, oui. On m’a mis au jardin d’enfant à l’âge de 2 ans tellement j’étais infernal. Je détestais les frères des écoles chrétiennes et l’odeur de pissotière dans la cour. J’adorais le Collège Saint-Pierre à Uccle où j’ai découvert le théâtre. J’aimais l’algèbre, l’histoire et, bien sûr, le français. »

Vous étiez bon élève?
« En moyenne, j’étais 8°. Au pire, 12°. Jamais premier. »

Quelles études avez-vous fait?
« Gréco-latines au Collège Saint-Pierre, à Uccle, et l’I.A.D. (Institut des Arts de Diffusion) où je suis entré à 17 ans et où j’ai suivi une formation de comédien et dont je suis sorti diplômé en 1968. »

Quel est votre premier job d’étudiant?
« Vendeur de pantalon au Sarma, rue Neuve. »

Qu’avez-vous fait de votre premier salaire?
« Je me suis offert des vacances à Bibione, en Italie … »

2012, l’année Marilyn

2012 marque le 50e anniversaire de la mort de Marilyn Monroe et nombreuses sont les biographies parues sur la star ces derniers temps. Parmi celles-ci, on relèvera notamment les «Confessions inachevées» (chez Robert Laffont) de… Marilyn herself (ou presque). «Hollywood, c’est un endroit ou on vous offre mille dollars d’un baiser et cinquante cents de votre âme. Je le sais, j’ai assez souvent refusé la première proposition et tenu bon pour les cinquante cents.» On y découvre bien sûr le parcours de la star qui nous entraîne dans les coulisses d’Hollywood, et qui, loin de la bimbo, se révèle aussi une observatrice lucide et intelligente. À signaler aussi, le livre «De Norma Jean à Marilyn» (éditions Hugo & Cie) qui raconte comment, en 1946, alors qu’il sortait de chez son dentiste, Bruno Bernard, légendaire photographe de stars plus connu sous la signature Bernard of Hollywood, croisa dans la rue une certaine Norma Jean Baker. Époustoufle, il lui tendit sa carte et l’invita à effectuer dès le lendemain des essais comme mannequin. Bruno Bernard vit ainsi naître Marilyn et l’immortalisa plus tard dans les moments les plus cruciaux de son existence. Mais on notera surtout les 40 photos inédites, dont des clichés de la famille Kennedy qui éclairent le rôle qu’aurait joué Robert Kennedy dans la mort de Marilyn. Sans oublier, en bonus, un tirage photographique d’un portrait de Marilyn.

Christelle

Parcours d’auteur: BARBARA ABEL

© Fabienne Cressens

Nom: Barbara Abel
Age: 43 (1969)
Profession: Écrivain

Quel métier rêviez-vous de faire enfant?
«Je rêvais d’être comédienne.»

Qu’avez-vous fait comme études?
«Philologie romane à l’ULB. Et j’ai suivi des cours de théâtre, depuis l’âge de 15 ans à l’académie d’Etterbeek, puis je suis partie deux ans à Paris.»

Aimiez-vous l’école?
«Oui. Comme tout enfant, je disais non et je préférais les vacances, bien sûr, évidemment, je ne suis pas une extraterrestre ! Mais disons que j’ai des bons souvenirs de l’école.»

Vous étiez bonne élève?
«Très moyenne. Je me suis toujours contentée de faire le minimum pour passer. Je n’ai jamais doublé. Je n’étais pas dans les cancres, et vraiment pas dans les meilleurs non plus.»

Quels métiers avez-vous exercé?
«Serveuse dans les cafés, les restos, femme de ménage, téléphoniste, baby-sitter… J’ai fait des sondages aussi. J’ai travaillé dans des boîtes de nuit…»

Qu’avez-vous fait de votre premier salaire?
«J’ai payé mon loyer. Je me suis installée dans mon premier petit appart, deux pièces mansardées sous le toit d’une maison, et j’ai dû tout de suite trouver un boulot pour payer mon loyer.»

Parcours d’auteur : Sophie Audouin-Mamikonian

© Astrid-di-Crollalanza

Nom: Sophie Audouin-Mamikonian

Age: 50 ans (24 août 1961)

Profession: écrivain (« Tara Duncan », « Indiana Teller »,…)

Que rêvais-tu de faire comme métier enfant ?

«C’est compliqué! Je voulais être pilote de chasse, pilote de course,… J’aimais beaucoup tout ce qui était vitesse. Je n’étais pas très féminine en fait! J’étais plutôt garçon manqué. Je grimpais aux arbres, je me cassais la figure, je terrorisais tout le monde.»

Tu allais volontiers à l’école ?

«Oui. Mes parents ont divorcé que j’avais six mois. Et maman avait une fâcheuse tendance à avoir soit des petits copains, soit des gens que je n’aimais pas particulièrement à la maison. Donc l’école, c’était pour moi un peu un refuge, en fait. »

Tu étais bonne élève ?

«C’était très variable. En mathématiques, j’étais totalement nulle. Je ne comprenais pas et je ne comprends toujours pas les mathématiques. Je ne te dis pas pour calculer l’orbite de ma planète dans Tara Duncan. En revanche, j’étais super forte en histoire parce que j’adore cela. J’étais super bonne en géographie, en philo. Tout ce qui concernait des choses où il fallait que je réfléchisse et que j’apprenne, cela m’allait bien. Si c’était des math alors…. C’est comme le poisson. Je n’aime pas le poisson. Quand je fais une allergie à quelque chose, tu peux faire tout ce que tu veux, cela ne marchera pas. Je suis têtue. Une vraie mule, je t’assure!»

Qu’est-ce que tu as fait comme études ?

«J’ai fait un DESS de diplomatie et stratégie parce que je voulais devenir ambassadeur. Puis j’ai rencontré mon mari, je suis tombée amoureuse. Et il n’était plus question d’aller m’enterrer trois ans au fin-fond du Balûchistân. Donc je suis rentrée dans la pub chez Séguéla. »

Tu écris depuis tes douze ans ?

« Oui. Mais je suis une grande malade! Enfin, certains livres n’étaient pas très gros. C’est plus parce que chaque fois que j’ai une idée, j’en fais tout de suite un livre. J’écris le scénario, quitte à le développer après. »

Tu avais écrit combien de livres avant de commencer à être éditée ?

« 40. »

Te souviens-tu de ce que tu as fait de ton premier salaire?

«Oui, je me souviens très bien de ce que j’ai fait de mon premier salaire. C’était pour un stage que j’avais fait chez Séguéla. Je me suis payée un billet d’avion pour accompagner l’équipe qui partait faire un tournage de maillots de bains au Bahamas.»


 

 

Parcours d’auteur: FRANÇOIS WEYERGANS

Nom: François Weyergans

Age: 71 ans (2 août 1941)

Profession: Écrivain, réalisateur, membre de l’Académie française

Quels métiers rêviez-vous d’exercer étant enfant?
«Je voulais être pape. C’était mon ambition première. Cela m’avait l’air bien d’être pape. Je n’avais pas bien compris qu’il n’y en avait qu’un et que c’était compliqué!»

Alliez-vous volontiers à l’école?
«Le premier jour où je suis allé à l’école, c’était en primaires car je ne suis pas allé en maternelles. J’ai eu un traumatisme! Ma mère m’a conduit à l’école le jour de la rentrée des classes et j’étais persuadé qu’elle allait assister aux cours avec moi. Quand j’ai découvert qu’elle partait, tout un pan de ma vie s’est effondré! Donc, non, je n’aimais pas trop aller à l’école.»

Vous étiez bon élève?
«J’étais excellent en français. J’avais des 20/20 en grammaire. À l’époque il y avait des coefficients. Le latin, le français, le grec, étaient multipliés par quatre pour les résultats. Du coup, je faisais des calculs assez savants. Cela me permettait d’avoir de mauvaises notes en chimie ou en maths!»

Qu’avez-vous fait comme études?
«J’ai fait le profil bas, des humanités gréco-latines à Bruxelles.»

Quels métiers avez-vous déjà exercé?
«J’ai été très vite critique littéraire et de cinéma.»

Qu’avez-vous fait de votre premier salaire?
«J’ai fait un cadeau à la jeune femme avec qui j’étais fiancé à l’époque. Je lui ai offert un foulard ou un bracelet.»

Parcours d’auteur – Eric NEUHOFF

Nom: Eric Neuhoff

Age: 55 ans

Profession: Journaliste et écrivain

Que rêviez-vous de faire comme métier quand vous étiez enfant?

«Enfant, je rêvais de ne pas travailler. Puis adolescent, je voulais devenir critique de cinéma.»

Vous aimiez aller à l’école?

«J’étais bon, mais je détestais cela. J’en fais encore des cauchemars. Je rêve que j’ai l’âge que j’ai aujourd’hui et que je me retrouve dans une salle de classe avec des élèves enfants. C’est vraiment un cauchemar récurrent et horrible.»

Qu’avez-vous fait comme étude?

«Hypocagne puis une licence de Lettres.»

Votre premier boulot?

«Pigiste au quotidien de Paris.»

Qu’avez-vous fait de votre premier salaire?

«Je me suis offert un voyage en Irlande.»

Deux bios de stars

Les éditions Albin Michel viennent de sortir deux biographies de stars. Côté musique d’abord, s’attaquant au parcours hors du commun de Lady Gaga.  Auteur-compositeur-interprète,  la star déjantée au look  improbable enchaîne  les tubes d’années en années. Mais qui se cache vraiment derrière des tenues toujours plus extravagantes et un maquillage outrancier? Comment la jeune Stefani a-t-elle réussi son incroyable ascension? Et pourquoi cherche-t-elle la provocation?, s’interroge l’ouvrage. Côté cinéma ensuite avec la bio de l’idole de nombreuses ados, Robert Pattinson, alias le bel Edward de la saga « Twilight ».  Une bio sous forme d’abécédaire, commençant à la lettre « A » avec « accidents », en référence aux bobos de tournages, et se terminant à « Z » comme « Zac Efron », son prédécesseur semble-t-il dans le cœur des jeunes filles. Entre les deux, on passe notamment par le « F » de fans, le « K » de Kristen Stewart et le « R » de « rencards ». Une manière originale de découvrir les derniers potins concernant le jeune comédien anglais, totalement inconnu jusqu’à son apparition dans le 4ème film de « Harry Potter » en 2005. Sans oublier les nombreuses photos de Rob qui parsème l’ouvrage…

Christelle

« Lady Gaga », d’Emily Herbert, éditions Albin Michel, pages, 236 pages, 10 €

« Robert Pattinson », de Sarah Olivier, éditions Albin Michel, 270 pages, 10 €

Cote: 2/5

De Honoré à Balzac

Comment Honoré est-il devenu Balzac? C’est donc au tour d’Honoré De Balzac de faire l’objet, en ce début d’année, d’un opus de la chouette collection « A 20 ans »  des éditions Au diable Vauvert qui revient sur la jeunesse des plus grands écrivains. On y découvre comment, en 1819, rêvant déjà de couvrir de gloire son nom, Honoré abandonne ses études de droit et passe ses journées dans une mansarde parisienne à écrire un drame théâtral dont, un académicien l’ayant lu dira: « ce jeune homme doit faire de tout, excepté de la littérature! » « Un grand homme doit être malheureux« , affirmait Balzac. Et dans ce domaine, il n’a pas eu à se plaindre. Maltraité par sa mère, il tombe amoureux l’année de ses 20 ans, en 1819, de Mme de Berny, une femme de 42 ans déjà mère de neuf enfants. Elle devient sa protectrice. Il l’appelle Maman. Avec Auguste Lepoitevin d’Egreville, un littérateur qui achètera quelques années plus tard le jeune journal Le Figaro, il rédige des romans d’aventures à quatre mains. Puis il devient imprimeur. Mais en moins de trois ans, il se ruine durablement et se voit désormais condamné à écrire toujours plus pour rembourser ses créanciers. A trente ans, il publie pour la première fois sous son vrai nom (mais sans la particule qu’il rajoutera par la suite)  « Le dernier Chouan ». Pour terminer l’ouvrage, une chronologie passe en revue les dates marquantes de la vie de ce grand classique de la littérature française.

A noter que Colette, Marguerite Duras, Jean-Jacques Rousseau, Marcel Proust, Boris Vian et Ernest Hemingway notamment ont déjà un ouvrage qui leur est consacré dans cette collection.

Christelle

« Honoré de Balzac à 20 ans », d’Anne-Marie Baron, 168 pages, 12 €

Cote: 3/5