Rencontres improbables

Que se passe-t-il quand la vie assemble ceux qui se ressemblent le moins?, s’interroge Matthias Debureaux, ce journaliste à qui l’ont doit déjà le drolissime livre  « De l’art d’ennuyer en racontant ses voyages ». Cette fois donc, il se penche sur quatorze face à face improbables. Comme cette rencontre entre Marilyn Monroe et Nikita Krouchtchev, Björn Borg et Nicolae  Ceausescu ou Sacha Guitry et Nicolas II. Certaines rencontres sont même assez cocasses comme lorsque Freud rencontra le « Pétomane » Joseph Pujol dans un éléphant ou que Johnny Hallyday se fit draguer par Francis Bacon! D’autres se révèlent parfois honteuses comme la visite de Walt Disney à Mussolini ou de Goebbels sur un tournage de Fernandel! Mais on découvre aussi comment Poulidor mettait Dali en transe et comment Mohamed Ali intimidait Gainsbourg. Et puis surtout que Fidel Castro était,  pour Ava Gardner, un virtuose de l’amour! Un ouvrage drôle mais aussi très bien documenté puisqu’on y retrouve même des détails comme la marque de dentifrice de Mussolini ou les posters qui décoraient la chambre d’ado de Johnny! Bref un peu de culture rigolote à étaler lors de diners!

Christelle

« Les dictateurs font très bien l’amour » de Matthias Debureaux, éditions Nil, 246 pages, 19 €

Cote: 4/5

A la gloire du brusseleir !

Petit bouquin amusant que ce « petit brusseleir illustré ». Amusant, certes, mais plus encore, cet ouvrage présente aussi un intérêt historique ! Si si !Il réveillera certainement les souvenirs des vieux Bruxellois qui n’ont plus salué le façadeklacher depuis belle lurette et n’ont plus entendu parler de la pisswijf ou encore du pennelekker et du pachakroute. Les plus jeunes pourront enrichir leur vocabulaire de quelques termes bien de chez nous. Le spring no’-t-vet, le brommelpot et le tachtelul sont autant de personnages bruxellois pur jus ! « Le petit brusseleir illustré » regroupe une sélection de portraits imaginés par George Garnir (1868-1939), alias Curtio, dans « Le Petit Bleu », l’ancêtre de la « Dernière Heure ». Journaliste, mais aussi poète, conteur, romancier, dramaturge et académicien, Curtis s’est régalé en son temps de tous ses personnages bruxellois bien typiques. Il les a croqués dans leurs travers et leurs particularités. Les éditions Soliflor ont regroupé dans un petit bouquin de 168 pages les meilleures esquisses de l’auteur d’antan !

Anne-Sophie

« Le petit brusseleir illustré », de Curtio, éditions Soliflor, 168 pages, 15 euros

Cote: 2/5

L’amour à toutes les époques

L’amour aussi varie en fonction des époques. Chaque tome de cette nouvelle collection est dédié à une période phare de l’histoire  (l’Egypte ancienne, la Rome antique, etc.) pour retracer, en quelque sorte, une « histoire de l’amour »! Plein d’anecdotes, ces ouvrages à la portée de tous abordent les grands mythes amoureux, les amants célèbres, l’art galant, la littérature érotique, les armes de séduction, la vision du couple, sans oublier les pratiques sexuelles de ces temps lointains. Instructif mais aussi parfois désopilant… surtout quand on en vient aux armes de la séduction!

Christelle

«L’amour au temps des pharaons», de Florence Maruéjol, éditions First, 320 pages, 19,90 €

Cote: 3/5

A la fois grivois et instructif

L’ouvrage retrace l’histoire de la sexualité depuis nos arrière-arrière-grand-parents. Comment se rencontraient-ils? Comment se séduisaient-ils? Quels risques couraient-ils? Et comment faisaient-ils l’amour? Au travers les histoires de couples imaginaires et plein d’exemples bien de chez nous, on découvre les enjeux de la sexualité qui se sont joués aux XIXe et XXe siècles pour tenter de répondre à cette question: mais de quoi au fond nous sommes nous libérés? Grivois et intructif tout à la fois!

Christelle

«Pas ce soir chéri(e)?», de Régine Beauthier, Vanessa d’Hooghe, Valérie Piette et Gonzague Pluvinage, éditions Racine, 256 pages, 24,95 €

Cote: 3/5

La science au temps de Versailles

Versailles, avant tout lieu de pouvoir, était aussi une cour savante où la science était omniprésente. Tout s’y décidait. Louis XIV ne pouvait négliger les enjeux de la recherche scientifique. En 1666 est créée l’Académie des Sciences qui instaure un nouveau contrat entre l’Etat et les scientifiques. Ceux-ci sont dégagés de tout souci matériel, en échange de quoi leur inventivité et les résultats de leurs recherches doivent servir le royaume. L’heure est donc à la découverte scientifique, dans tous les domaines. Hydraulique, géométrie, astrophysique, médecine, botanique,… Les progrès ne se font pas attendre. Ce petit hors-série de la collection « Découvertes Gallimard », publié à l’occasion de l’exposition qui se tient en ce moment au château de Versailles, résume en mots et en images cette période bouillonnante sur le plan intellectuel. On ouvre, on déplie verticalement ou horizontalement, on découvre une nouvelle manière de lire. Les illustrations (plans, peintures, maquettes, …) fort didactiques se succèdent et ne manquent pas d’intéresser le lecteur.

Anne-Sophie


« Versailles et les sciences », de Catherine Arminjon, éditions Gallimard, collection Découvertes, 8,40 euros

Cote: 3/5

Histoire de la publicité murale

Voici un ouvrage historique consacré aux témoignages précieux que fournissent les peintures publicitaires et les enseignes commerciales, parfois oubliées, parfois indélébiles qui, les années passant, égaient bien malgré elles, ici et là, le paysage urbain. Car la ville a été de tout temps le terrain de jeu des publicitaires. Que ce soit par le biais des potences accrochées au-dessus des portes, de murs peints ou par la mise en lumière des façades. «De la pub plein les murs» est à la fois une évocation de l’importance prise par la publicité, principalement au cours des deux derniers siècles, et une approche patrimoniale en partant de l’exemple du pays de Charleroi. Le contenu n’est pas purement carolo et arbore une portée bien plus universelle. Il est habilement complété par la vision du «producteur» publicitaire d’une firme comme Delhaize Le Lion, et du questionnement de la pérennisation de ce mode d’expression tel qu’entrepris au Québec.

Anne-Sophie 

«De la pub plein les murs. Peintures murales et enseignes commerciales», de Collet, Joosten, Paquet, Parmentier, Vincke, éditions Racine, 187 pages, 29,95 €

 Cote: 3/5

La bataille de Waterloo comme si vous y étiez

Alors que Waterloo s’apprête à revivre ce week-end la défaite de Napoléon, 195 ans plus tôt sur la fameuse «morne plaine», les éditions Weyrich ont sorti un livre consacré à la célèbre bataille. Ce livre, on s’en doute, retrace ce qui fut l’une des plus grandes batailles de l’histoire européenne, tant par sa taille que par ses conséquences. Riche en illustrations, il s’appuie sur la reconstitution de la bataille et témoigne de la qualité et du soin apporté aux costumes et aux bivouacs organisés sur le site.

Christelle

«Waterloo – Champ de bataille de l’Europe», de Jean-Luc Duvivier De Fortemps, photos de Marc Fasol, éditions Weyrich, 160 pages, 24 €

Cote: 3/5

La Seconde Guerre mondiale autrement

«Je n’ai rien à offrir que du sang, du labeur, des larmes et de la sueur», disait Winston Churchill le 13 mai 1940. «La seule chose que nous ayons à craindre est la peur elle-même», prononçait Franklin Rossevelt le 27 mai 1941. Ce livre reprend 50 phrases chocs qui ont marqué le cours de la Seconde Guerre mondiale, dans un camp comme dans l’autre.  À côté des discours de Churchill, de Gaulle et Rossevelt, on retrouve en effet des paroles d’Hitler, de Mussolini et de Franco. Une manière originale d’aborder la Seconde Guerre mondiale. Chaque citation a été replacée dans son contexte historique. La première partie de l’ouvrage s’attaque à la période 1935-1939 et à l’échec du système de «sécurité collective». La deuxième partie (1939-1940) s’intéresse au début du conflit. La troisième (1941-1942) montre comment, d’une guerre régionale, on est passé à une guerre internationale. Une quatrième partie (1943-1945) traite de la progression des Alliés vers la victoire finale et l’avènement d’un nouvel ordre. Après «Les 100 discours qui ont marqué le XXe siècle», voici donc un nouvel ouvrage des citations les plus marquantes d’une époque, mises en perspective.

Christelle

«Les 50 discours qui ont marqué la 2e Guerre mondiale», André Versaille éditeur, 448 pages, 34,90 €

Cote: 4/5

Des livres sur Napoléon

Bonaparte par Napoléon

Charles NapoleonL’auteur de ce livre n’est pas un historien, mais l’arrière-petit-neveu de Napoléon Bonaparte himself. Pour faire plus simple, disons que le plus jeune frère de l’Empereur, Jérôme, était le grand-père du grand-père de l’auteur, Charles Napoléon. A la différence des historiens, Charles Napoléon, 59 ans, écrit donc sur sa propre famille lorsqu’il nous parle de son illustre aïeul. Ce qui, on est d’accord, n’est pas un gage un de qualité! Néanmoins, l’ouvrage se révèle instructif, bien documenté et présente un portrait original. Loin des clichés qui font qu’on s’imagine un Bonaparte à la tête de ses troupes et tyran, ce livre met en lumière le côté rebelle de l’Empereur, homme de progrès mais aussi en proie au doute, un homme jaloux, jouant avec son fils, aimant s’amuser avec ses amis, et trichant aux cartes. Charles Napoléon explique avoir été baigné dans son histoire, éduqué au milieu de tableaux comme celui de David, représentant le Premier consul franchissant du Col du Grand Saint Bernard. Alors s’agit-il ici d’un livre de plus sur Napoléon, alors que chaque jour dans le monde, un livre nouveau sur Napoléon paraîtrait dans le monde depuis sa mort, selon les calculs de l’historien Jean Tulard? Sans doute. Charles Napléon lui-même n’en est pas à son coup d’essai. Mais si vous n’en avez plus eu entre les mains depuis un petit temps ou que vous êtes un amateur de tout ce qui touche à l’Empereur, ce livre devrait néanmoins vous passionner…

Christelle

« Napoléon, mon aïeul, cet inconnu », de Charles Napoléon (XO éditions), 416 pages, 21,90 €

Cote: 4/5

Napoléon et l’amour !joséphine napoléon

Désirée, Pauline, Georgina, Antoinette, Adèle, Eléonore, Marie, Marie-Louise, … La liste des femmes que Napoléon a aimé est longue! Pour un soir, un mois ou beaucoup plus, ses conquêtes jalonnent sa vie amoureuse comme ses victoires son tableau de chasse militaire. Mais si le sujet semble frivole, l’auteur du livre nous détrompe: et si la misoginie de l’Empereur qui transpire bien des articles du code civil était le prix payé pour les mensonges, infidélités et coquetteries d’une seule… Joséphine? A noter, en fin d’ouvrage ce « florilège de pensées napoléoniennes sur les femmes et l’amour ». Certaine sont coquines comme par exemple ce  « L’amour est une sottise faite à deux », « A l’amour comme à la guerre, il faut se voir de près » ou encore ce « Pour être heureux, le mariage exige un continuel échange de transpiration ». D’autres, par contre, ont de quoi faire bondir les féministes: « Il vaut mieux que les femmes travaillent de l’aiguille que de la langue, surtout pour se mêler des affaires politiques » ou encore sa réponse à Mme de Stael qui lui demande quelle est la plus remarquable femme du monde: « Celle qui fait le plus d’enfants »…

Christelle

« Napoléon, Joséphine et les autres », par Isabelle Bricard (Larousse), 314 pages, 20€

Cote: 4/5

20 ans après la chute du Mur…

Il y a 20 ans, le 9 novembre 1989, le mur de Berlin qui séparait l’Est de l’Ouest tombait. Un événement qui a bouleversé le monde entier. Des livres pour se souvenir…

UN HOMME SURVEILLE

Vesko Branev DRLe Bulgare Vesko Branev a longtemps été un homme surveillé. En 1957, il étudie à Berlin que le Mur n’a pas encore divisé. Jusqu’à ce qu’un homme du KGB l’approche et lui propose de travailler pour eux. Incapable d’accepter, il passe à l’Ouest. Enlevé par la Stasi, il est remis à la Sécurité bulgare et interrogé. Même libéré, il restera surveillé durant de très longues années.

 

Votre dossier à la Sécurité de l’Etat comprenait environ 2.000 pages. On peut dire que vous avez été un homme très surveillé. Qu’éprouve-t-on à vivre continuellement sous surveillance?

«Pour que l’Etat communiste existe, il fallait absolument une chose: faire peur, à tout le monde, innocent ou coupable. Nous savions qu’on était surveillés. On était très vigilants à ne rien dire contre le gouvernement. Dans mon cas spécialement, j’ai été arrêté en un instant à Berlin par la police Est-allemande. Après une dizaine de jours, on m’a envoyé à Sofia. On a finalement décidé que je n’étais coupable de rien et on m’a laissé sortir. Mais depuis ce moment-là, j’étais sur la liste des gens suspects. Parce qu’à Berlin-Ouest, j’ai été en contact avec les Français qui s’occupaient des immigrés, ils ont décidé que j’étais peut-être un espion français. C’est marqué dans mon dossier. Cela n’a jamais été prouvé bien sûr: je n’étais pas un espion. Mais à cause de cela, pendant 15 ans, on m’a surveillé. Je savais que j’étais soupçonné. Je le sentais parfois.»

Impossible à cette époque de faire confiance à quiconque, pas même à ses amis.

«C’est très difficile de se dire qu’on ne peut faire confiance à personne. On se dit impossible qu’il me trahisse, c’est un ami à moi, ma bien-aimée, un parent. Dans mon dossier, j’ai constaté que par exemple le frère de ma femme m’avait dénoncé. Un de mes meilleurs amis aussi. Il y a malgré tout des nuances. Il y a des dénonciateurs, des agents de la police secrète, qui ont donné des renseignements sans importance, en cachant par exemple ce que j’avais vraiment dit. C’est un jeu très compliqué. Dans mon cas, environ 80% des gens avec lesquels je vivais ont été en contact avec la police secrète. Même s’il n’était pas toujours des dénonciateurs.»

Vous racontez aussi que lycéen, vous avez été enrôlé malgré vous par la sûreté de l’État.

«C’est quelque chose que l’on peut difficilement comprendre. Même en Bulgarie, les jeunes d’aujourd’hui me demandent ce qui m’a tant effrayé que cela, avec quoi j’ai été menacé. Mais c’était 1948. Tout était menace. Il suffisait d’être appelé à la police secrète. On avait devant soi non des hommes, mais l’État lui-même. Des figures de métal. Je sentais qu’ils pouvaient faire avec moi tout ce qu’ils voulaient. Une menace de quelque chose en particulier n’était pas nécessaire. À cette époque-là, on recrutait beaucoup de jeunes personnes comme moi pour qu’ils continuent à travailler une fois diplômés, au moment où ils ont des professions. C’est à ce moment-là qu’ils devenaient être utiles. Je n’imagine pas que quelqu’un ait dit non à l’époque. Cela nous marque pour toujours. Parfois, je me dis que mes yeux ne sont pas sous mon front, mais dans mon dos. Je regarde tout le temps derrière. Je ne peux pas me débarrasser de cela.»

Quels souvenirs gardez-vous du Mur?

«J’étais déjà de retour en Bulgarie quand on a construit le Mur. Une dizaine d’années plus tard, je suis allé à Berlin, j’ai visité l’appartement où je vivais autrefois, comme étudiant. En continuant dans la rue, je suis arrivé au Mur où j’ai vu quelque chose de vraiment humiliant. De l’autre côté du Mur, il y a avait des constructions de bois, une plate-forme où on amenait des étrangers pour qu’ils puissent voir comment vivent les gens à Berlin-Est. Et je me sentais comme dans un zoo.  C’est un souvenir très désagréable.»

La chute du Mur, vous l’avez vécue comment?HOMME_SURVEILLE.qxd

«Ah, c’était formidable! Je connaissais Berlin avant la Chute. C’était donc quelque chose d’inoubliable parce qu’on passait de Berlin-Est à Berlin-Ouest comme cela! Cela semblait presque impossible. En cinq minutes, on était à l’autre bout du monde. Quelques semaines avant la chute du Mur, je suis allé à Berlin, et déjà on permettait aux gens d’aller à Berlin-Ouest avec leur passeport. Je voyais très bien que c’était la fin, pas seulement du Mur, mais de quelque chose de terrible, cette séparation de l’Europe en deux. Pour moi, c’était une grande joie!»

Aujourd’hui, vingt ans après la chute du Mur, quel est votre sentiment?

«Tout d’abord, je ne cesserai jamais d’être content du changement. Maintenant, tout ce qui m’occupe, c’est de faire en sorte que ce passé ne reste pas sans explication. On a toujours tendance à dire qu’il ne faut pas regarder en arrière mais en avant. Les nouvelles générations dans mon pays ne savent pas ce qui s’est passé. Ce que je raconte dans mon livre, cela n’existe pas dans les programmes scolaires. Ce qu’ils veulent, c’est qu’on se taise sur le passé. Le crime nazi a duré douze ans. Le communisme en Bulgarie, cela a duré 45 ans. Pour les Russes, ça a été plus de 80 ans. Cela fait une grande différence entre les deux régimes totalitaires, le nazisme et le communisme.»

 Christelle

«Un homme surveillé», par Vesko Branev (Albin Michel), 440 pages, 22,50 €

Cote: 4/5

LE COMBAT D’UNE MERE POUR RETROUVER SES FILLES

mur entre nos vies1982. Jutta Gallus tente de fuir l’Allemagne de l’Est avec ses deux filles. Mais son plan échoue et elle se retrouve en prison tandis que ces enfants sont placées dans une institution. Libérée deux ans plus tard et expulsée d’Allemagne de l’Est, Jutta n’a pas le droit de revoir ses filles. Elle se pointera dès lors, tous les jours et par tous les temps, à Checkpoint Charlie, point de passage entre Berlin-Ouest et Berlin-Est, avec une pancarte réclamant qu’on lui rende ses enfants. C’est le combat de cette mère pour retrouver ses filles derrière le mur de Berlin que nous raconte la journaliste Ines Veith dans ce livre émouvant.

Christelle

«Un mur entre nos vies», de Ines Veith, éditions Michel Lafon, 242 pages, 17,90 €

A lire aussi sur le sujet:

* « Art / Mur de Berlin » par  Jean-Luc Faby (Hachette): des photos de 25 oeuvres d’art aujourd’hui disparues.

* «Berlin 1989», par Georges Marion (Seuil): l’ancien correspondant à Berlin du ‘Monde’ y raconte les derniers jours du Mur à travers le regard de nombreux témoins qu’il a tous rencontrés dernièrement, de grandes figures politiques comme Günter Schabowski à des citoyens anonymes en passant par des officiers de la Stasi et des fuyards.

L’histoire comme un roman

TitaniclhistoirecommeunromanEn voilà une collection sympa créée par Larousse! Intitulée «L’histoire comme un roman», elle retrace -comme son nom l’indique!- des événements ou des destins exceptionnels dans un style romanesque. Le récit est d’ailleurs accompagné de notes explicatives, de sources et références. On y trouve aussi des cartes afin de pouvoir situer le cadre où se déroule l’action. Parmi les titres déjà parus figurent notamment  «Le Titanic ne répond plus», de Gérard Piouffre et «Des espions ordinaires», d’André Kaspi, consacré à Julius et Ethel Rosenberg, dépeint par la justice américaine sous les traits de dangereux espions communistes ayant vendu à l’U.R.S.S. les secrets de la bombe atomique. Mais ces ouvrages sont aussi l’occasion de réviser agréablement des faits historiques de certains pays que vous avez peut-être l’intention de visiter cet été. Ainsi, si vous partez en vacances en Grèce, n’hésitez pas à lire dans l’avion «Sacrilèges et trahisons à Athènes» ou encore «La bataille de Marathon»…

Christelle

«Sacrilèges et trahisons à Athènes», de Claude Mossé, éditions Larousse, collection L’histoire comme un roman, 192 pages, 16 €

Cote: 3/5