La magie opère toujours !

telechargementDes vieux copains surgis du passé sont de retour. On avait laissé Harry & Giny, Ron & Hermione devenus parents, sur le quai 9 3/4 dans l’épilogue de « Harry Potter et les reliques de la mort », désormais mariés et parents, devant croire JK sur parole que tout allait désormais pour le mieux dans le monde des sorciers depuis l’épique bataille de Poudlard. On les retrouve donc 18 ans plus tard dans un huitième tome des aventures du plus si jeune sorcier, pour des aventures racontées cette fois sous la forme d’une pièce de théâtre.  Harry est aujourd’hui employé au ministère de la magie, toujours marié à Giny et père de trois enfants, James, Aldus et Lili. Et être l’enfant  de Harry Potter n’est pas facile tous les jours. Surtout pour son plus jeune fils, Aldus Severus Potter qui fait dans l’acte 1 son entrée à Poudlard où le choipeau magique l’envoie à… Serpentard. Son meilleur ami? Scorpius Malefoy, le fils de Drago. A moins que -si on en croit les rumeurs- il ne soit en réalité le fils de Voldemort? Mais alors que passé et présent se croisent, on s’interroge: l’enfant maudit est il vraiment celui que l’on pensait?  Une pièce conçue par JK en étroite collaboration avec le metteur en scène John Tiffany et le dramaturge Jack Thorne. Et lorsque enfin on referme le livre après une nuit d’insomnie,  on comprend pourquoi le spectacle sur lequel rien n’avait filtré jusqu’à la première le 30 juillet 2016 se joue à guichet fermé jusqu’en décembre 2017! JK a bien fait de laisser languir ses fans aussi longtemps: ce huitième tome prouve que la magie n’a pas fini d’opérer. Prochain rendez-vous? En novembre 2016 lorsque sortira sur les écrans le film « Les animaux fantastiques » dont JK Rowling a écrit le script…

Christelle

Harry Potter et l’enfant maudit », de JK Rowling, John Tiffany et Jack Thorne, éditions Gallimard, 21 €

Cote: 4/5 

Dernier tome avant le grand final

autre-monde-tome-6-neverland-chattamL’avant dernier tome de la saga Autre-Monde nous fait donc accoster dans une Europe dévastée elle aussi depuis la Tempête. Le Vaisseau-Vie qui transportait les Pans a été détruit. Matt, Ambre et Tobias ont été séparés. Et le deuxième Cœur de la Terre est désormais aux mains de leurs ennemis.

Matt fait la connaissance de Pans européens, qui vont l’emmener jusqu’à Neverland, repère des enfants rebelles de l’empire d’Oz. Il y rencontre Gaspar, personnage qui semble n’avoir pas dit son dernier mot puisque Maxime Chattam confie à la fin de l’ouvrage être tenté de revenir un jour sur son rôle en Autre-Monde….

Entre-temps,  Entropia et ses créatures monstrueuses continuent à s’abattre sur le monde et seule l’Alliance des trois est capable de l’arrêter. Pour cela, Matt va devoir retrouver Ambre et Tobias, retenus en quelque sorte prisonniers chacun de leur côté. Ensemble ils vont devoir retrouver le dernier Cœur de la Terre.

Maxime Chattam a tissé les fils. Tout est désormais mis en place pour un grand final. Car une ultime aventure attend encore les trois adolescents et leurs amis avant qu’Autre-Monde ne révèle enfin tous ses secrets. D’ici là, ce sixième tome nous offre son lot d’aventures, de nouveaux personnages, combats palpitants et retournements de situation de dernières minutes… On ne s’ennuie décidément jamais en Autre-Monde!

Christelle

« Autre-Monde – Neverland », de Maxime Chattam », éditions Albin Michel, 638 pages, 22 €

Cote: 4/5

La relève d’Oksa Pollock assurée

Anne Plichota et Cendrine WolfLa série «Oksa Pollock» n’est pas encore tout à fait achevée que ses auteurs, Anne Plichota et Cendrine Wolf, ont déjà donné le jour à une nouvelle héroïne. Celle-ci s’appelle Susan Hopper. Et si elle ne parvient pas à faire des boules de feu sans allumette, elle n’en est pas moins attachante. Malgré ses horribles cauchemars à faire flipper! Anne Plichota (photo, à droite) nous en parle!

Vous n’avez pas attendu la fin des aventures d’Oksa Pollock pour entamer une nouvelle série.

«Non, on sentait que c’était le bon moment psychologiquement. Parce que cela fait un certain temps qu’on l’a dans la tête et cela commençait à bouger un peu. Et puis Oksa, c’est une longue série, et cela devient obsessionnel à force! Tout tourne autour de ce personnage, toutes nos pensées sont focalisées dessus. On n’a aucun recul parce qu’on sort quand même à une fréquence assez rapide. Et s’attaquer à quelque chose de différent, cela nous a fait un bien fou. Cela nous permet de terminer Oksa avec un état d’esprit un petit peu différent. Une dynamique qu’on commençait à perdre s’est imposée à nouveau.»

Comment est née Susan Hopper?

«Elle est née très au fond de nous-même. Cendrine et moi aimons bien écouter les gens raconter leur vie. On cumule aussi des expériences professionnelles. L’une et l’autre, nous avons eu plusieurs métiers. Cendrine a été très longtemps dans le milieu des enfants dits à problèmes, dans des cités, des banlieues défavorisées. Donc toute cette ambiance foyer, pas de parents, famille d’accueil, c’est quelque chose qu’elle connaît bien. Au fil des expériences accumulées, elle avait envie de raconter ce genre d’histoires. Parler de la difficulté d’être aimé, d’aimer. De l’amour filial aussi: qu’est-ce que c’est exactement, est-ce que c’est naturel? Est-ce qu’on peut aimer un enfant qui n’est pas le sien? Est-ce qu’on peut avoir des parents qui ne sont pas vraiment les nôtres? Cela, c’était la trame de départ très intégrée dans Cendrine. Elle m’en fait part. Moi, cela m’intriguait aussi. C’est vrai que j’aime beaucoup les tourmentés, les écorchés vifs, qu’on n’a pas forcément dans Oksa Pollock qui est une jeune fille heureuse, super entourée.»

Combien de tomes sont prévus?

«On a prévu une trilogie au minimum. Donc on part sur trois. Après on verra! On a la matière pour aller au-delà. Même pour Oksa, on peut aller au-delà de six si on veut. Mais on aime bien garder l’intensité des choses.»

Vous connaissez la fin de vos deux séries?

«Oui, on connaît la fin. Nous faisons partie de ces écrivains qui ont besoin de savoir où ils vont. Quand on est en voiture, si on ne sait pas où l’on va, on tourne en rond, on va n’importe où et on va nulle part.»

C’est une série très sombre. Plus qu’Oksa. Cela se termine bien à la fin?

«Cela dépend pour qui! (rires) C’est difficile de ne pas finir bien des romans jeunesse. Mais il y a toujours des pertes en cours de route. Tout le monde ne peut pas s’en sortir indemne. Dans Oksa aussi, nous avons été obligées de faire mourir des personnages parfois essentiels. Moi, je le vis très mal. Cela me met dans tous mes états.»

Comment décidez-vous qui doit mourir?

«C’est Cendrine souvent! Elle est beaucoup plus audacieuse que moi. Dans Susan, il y aura aussi des pertes, c’est inévitable. J’en souffre déjà. Mais dans la vie aussi, il y a des choses graves qui se passent et tout le monde ne survit pas à tout. La magie ne fait pas tout non plus.»

La maladie dont souffre Eliot existe vraiment?

«Oui, elle existe vraiment.  C’est une terrible maladie. Heureusement, ils sont peu nombreux à en souffrir. Le terme maladie orpheline nous avait un petit peu interpellées. Il y avait déjà un point commun avec Susan, qui est orpheline. Ce sont deux formes d’orphelinat qui les unissent finalement. Ce sont deux grands solitaires, de par leurs différences. Ils unissent leur solitude.»

Vous aimez les chiens?

«Oui. Georgette existe réellement. C’est la petite chienne de Cendrine. Elle l’a depuis un an, c’est un petit carlin. Elle est extraordinaire. On l’emmène aux dédicaces et on lui met parfois aussi une petite marinière. Elle est très drôle et nous a beaucoup inspirées.»

Comme Oksa, votre nouvelle héroïne est une fille.

«Oui, on comprend un petit peu mieux les filles que les garçons en tant que femmes et ex-adolescentes! J’ai une adolescente de 14 ans à la maison qui m’inspire beaucoup de choses. Mais on aime bien cet âge-là: une période intermédiaire où il se passe tellement de choses. C’est une période de la vie extrêmement déterminante. Il y a un côté métamorphose aussi très spectaculaire. On a encore les doudous et les pyjamas Bob l’éponge et on sait déjà tout sur l’amour et le sexe. Ce mélange entre l’enfant et l’adulte est compliqué et bouillonnant. Cela nous inspire beaucoup.»

Vous faites beaucoup de cauchemars?

«Oui, mais moi j’ai appris à gérer mes cauchemars et à en faire quelque chose de, disons, productif. Sinon, c’est complètement stérile. Je sais qu’un cauchemar peut vous gâcher une journée.»

Oksa en est où?

«Le tome 6 et dernier tome sortira à l’automne. Mais il y aura un tome 0. On va revenir sur l’origine du Grand Chaos, ce qui a déclenché la fuite de tous ces gens. Du coup on va retrouver tous ces personnages qu’on rencontre âgés, à l’état d’enfance, d’adolescence. On va voir ce qui s’est passé à ce moment-là pour que les gens soient devenus ce qu’ils sont devenus. Et puis on va faire un spin-off, développer un des personnages du livre, Tugdual. Deux volumes sont prévus. On va le suivre au-delà des histoires d’Oksa. En plus, c’est un garçon, donc cela va nous changer un petit peu!»

Et l’adaptation cinématographique?

«Les droits ont été achetés. On attend que cela avance. Toutes les adaptations qui sont faites aujourd’hui dans le fantastique sont des adaptations anglo-saxonnes: ‘Sublimes créatures’, ‘Twilight’… Nous avons de la chance qu’Oksa ait été achetée par une maison d’édition anglaise et sortira en Angleterre au mois de juin. Donc tout le monde surveille la sortie en Angleterre et les réactions du public anglo-saxon pour voir comment cela va être adapté. Mais nous essayons de nous concentrer sur l’écriture. Pour le cinéma, ce sont d’autres personnes qui s’occupent de cela.»

Écrire à quatre mains, c’est compliqué? Comment procédez-vous?

«Pas pour nous. On ne saurait pas faire autrement. Plutôt que de se répartir les choses, on fusionne. On a monté toute l’histoire ensemble. Chacune apporte ses éléments, sa sensibilité, sa compréhension des personnages. Pour chaque scène on se voit, on discute, on oralise beaucoup. On mime parfois, on se projette. Je prends les notes et je rédige la première, je mets en forme ce que l’on a convenu ensemble oralement. Je romance. Je passe la version à Cendrine qui à son tour travaille sur cette version. Moi je travaille en noir, elle en rouge. Ce n’est pas une question de correction mais de contraste, parce qu’on est aussi très différentes l’une de l’autre. On se repasse comme cela les versions et on écrase au fur et à mesure. Et puis quand on est d’accord toutes les deux, on passe à la suite. En général, il faut deux ou trois couches, pas plus.»

Comment vous êtes-vous rencontrées Cendrine et vous?

«Cela fera 19 ans bientôt! On s’était rencontrées chez des amis communs. On s’est tout de suite bien entendues, une espèce de coup de foudre amical. On se comprend. On avait la même vision de la vie. On aime bosser de la même façon. Par la suite, comme de vrais amis, on s’est beaucoup entraidées. Ce n’est pas le premier projet qu’on avait ensemble. On avait essayé de monter une épicerie anglaise à un moment. On adore bosser en fait. On adore cela, bosser. Ce n’est pas toujours facile finalement de rencontrer des gens qui sont sur la même longueur d’onde que vous. On se retrouve souvent solitaire quand on est un bosseur un peu compulsif. On est comme des sœurs siamoises. On n’a même pas besoin de se dire les choses parfois, on sait déjà. C’est vraiment très fort.»

Qu’est-ce que cela fait d’avoir une communauté de fans qui vous soutient? C’est grâce à eux que vous avez trouvé un éditeur au départ.

«Complètement. C’est eux qui ont été à l’origine de tout. Et je crois que tous les écrivains du monde ne devraient jamais oublier que s’il n’y a pas le lecteur au bout, le livre n’existe pas. On est très fières d’avoir tous ces gens qui se sont trouvés. Ce sont des gens aussi très solidaires. Certains communiquent tous les jours sur le forum. Au départ, ils parlent du livre mais cela va bien au-delà. Ils s’entraident. Certains sont devenus des amis hyper proches. Un peu comme les Sauve-qui-peut dans le livre, c’est une vraie communauté de gens. Il y a déjà des couples qui se sont formés grâce à Oksa. Cela, c’est vraiment génial.»

http://www.susan-hopper.fr

 Christelle

Susan Hopper1En quelques lignes

Suite à la mort de ses parents dans un terrible incendie lorsqu’elle était bébé, Susan a grandi dans un orphelinat. Le seul souvenir qu’elle conserve d’eux? Un morceau de tissu imprégné du parfum de sa mère. Aussi, lorsque Susan détecte ce même parfum sur Helen Hopper, venue à l’orphelinat avec sa famille pour adopter un enfant, Susan est bien résolue à tout faire pour qu’ils la choisissent. Mais une fois installée dans leur manoir, Susan commence à faire de drôles de cauchemars. Des cauchemars qui la transportent avec Eliot, son nouveau frère adoptif, Georgette, le petit chien de la famille et Alfred, le grand-père un peu fêlé, dans des endroits peu rassurants. Et si une terrible malédiction pesait sur Susan depuis sa naissance?

«Susan Hopper – Le parfum perdu», d’Anne Plichota et Cendrine Wolf, éditions XO jeunesse, 394 pages, 16,90 €

Cote: 4/5

Planète promise

Direction l’espace! Alors que la Terre menace de disparaître, deux vaisseaux sont envoyés pour un long voyage intersidéral de plusieurs décennies, dans le but de coloniser une nouvelle planète. A leur bord, des parents et leurs ados. Une petite communauté amenée à se reproduire et ainsi donner naissance aux nombreux enfants qui peupleront cette terre promise. L’héroïne, Waverly, 16 ans, est née et a grandi dans l’un de ces vaisseaux, l’Empyrée. L’histoire commence alors qu’elle se prépare à épouser Kieran, pressenti pour succéder un jour au capitaine. Mais voilà que l’Empyrée est soudain attaqué par l’autre vaisseau,  le Nouvel Horizon, dirigé par l’étrange pasteur Anne Mather. Cette trilogie trépidante de l’Américaine Amy Ryan nous propulse dans un futur peut-être pas si utopique que cela.

Christelle

« Glow – tome 1 – Mission Nouvelle Terre », d’Amy Ryan, éditions MSK, 388 pages, 17,60 €

Cote: 4/5

Cap sur l’Europe

Le tome 5 d’Autre-Monde met enfin le cap sur l’Europe que la Grande Tempête n’a pas non plus épargnée. Les Cyniks y sont appelés Ozdults, mais n’en sont pas moins cyniques, bien au contraire… L’Alliance des trois -Matt, Ambre et Tobias- accompagnée de Pans et de Kloropanphylles débarque donc sur le vieux continent, dans l’espoir de réunir les Cœurs de la Terre, seul espoir face à la menace grandissante d’Entropia qui n’a pas dit son dernier mot. Vous espériez que la fée Faustine rendrait Maxime Chattam moins… psychopathe? Que nenni! L’auteur ne semble pas avoir peur de laisser ses fans dans un suspense haletant. « Le pire reste à venir » même nous dit-il! Mais pour les plus intrépides prêts à encourir le risque de se faire zigouiller par l’auteur dans le prochain tome, le concours pour devenir un Pan reste d’actualité. Et pour ceux qui n’auraient pas encore découvert la saga, sachez que le tome 1 vient de paraître en Livre de Poche.

Christelle

« Autre-Monde – Tome 5 – Oz », de Maxime Chattam, éditions Albin Michel, 414 pages, 20 €

Cote: 4/5

Déjà un parfum d’Halloween

Dictionnaire démoniaque

Les sciences occultes vous fascinent? Alors laissez-vous envoûter par ce dictionnaire démoniaque, qui ce veut, si on en croit la préface, « un manuel à l’usage des sorciers et des mages, mais aussi des exorcistes et des érudits ». Vous y trouverez tout ce qu’il faut savoir sur l’histoire des démons, la signification des pactes, les messes noires, les envoûtements et autres pratiques satanistes. Une partie dictionnaire identifie toutes les entités démoniaques existantes, de Aamon à Zymymar. Quant aux auteurs, il s’agit de deux sorciers, Nahema-Nephthys et Anubis.

« Le prince de ce monde – précis de démonologie occidentale et dictionnaire des démons », de  Nahema-Nephthys et Anubis, éditions Jourdan, 470 pages, 24,90 €

Cote: 3/5

Le potiron à toutes les sauces

Ça y est, vous avez vidé votre potiron puis l’avez transformé en lanterne en lui taillant une bouille effrayante à souhait. Reste maintenant à trouver quelques recettes originales pour cuisiner la chair ainsi récoltée! Ce petit livre des éditions Marabout rassemble  30 recettes à base de potiron. Risotto au potiron rôti et au romarin, salade de trévise au potiron et halloumi, soupe de potiron et crème à la cannelle,… Vous en trouverez pour tous les goûts, de l’entrée au dessert.

« 30 recettes de saison – Potiron », éditions Marabout, collection Le petit marché, 64 pages, 3,50 €

Cote: 3/5

Chroniques de mort annoncée

Par noyade. Électrocution. Avion. Lions sauvages. Amour. Piano. Pop-corn. Imaginez une machine à écrire la mort qui soit capable de prédire la façon dont vous allez mourir à partir d’un simple échantillon de votre sang. C’est ce qu’on fait les trois auteurs de ce recueil de 34 chroniques de mort annoncée qui entraînent le lecteur dans un monde terrorisé par la connaissance suprême. Car cette machine sadique ne se trompe jamais. Pas facile de continuer à vivre quand on connaît à l’avance sa fin. Un roman terrifiant à lire ce 31 octobre. À noter qu’un tome 2 est déjà en préparation!

«La machine à écrire la mort», de Ryan North, Matthew Bennardo, David Malki, éditions Fleuve noir, 400 pages, 20 €     

Cote: 3/5

Du Stephen King

Ce 31 octobre, juste à temps pour Halloween, sort une réédition de « L’année du loup-garou », un court roman du maître de l’épouvante paru en français en 1986 et qui débute bien sûr par une nuit de pleine lune… Le premier à sentir des crocs lui déchirer la gorge est un employé du chemin de fer… Mais qui sera le prochain? Cette réédition est illustrée par les dessins glauques de l’Américain Berni Wrighton. Brrrrr.

« L’année du loup-garou », de Stephen King, 126 pages, 16 €

Cote: 3/5

Un vampire à Bruxelles

Méfiez-vous si vous habitez Bruxelles. Car la ville est devenue le terrain de chasse du vampire  Lazlo Vogelsang. Ce dernier a établi ses quartiers à Ixelles, 48 rue des Mélèzes, comme l’indique la carte de visite qu’il a glissé dans l’ouvrage dans lequel il épanche sa mélancolie. Dandy, mélomane, Lazlo a vu le jour (ou plutôt la nuit) au XIXe siècle. C’est le dernier né de la Horde: depuis sa naissance, aucune femme vampire n’a plus donné naissance a un « homo necans ». Aussi, la Horde compte-t-elle sur lui. Mais Lazlo est un vampire délicat. Et depuis qu’il est tombé amoureux d’une mortelle, plus rien ne va! Loin d’un Dracula ou d’un Edward Cullen, Vogelsang revisite ici le mythe du vampire. Après « Les armes de Bruxelles » et « Porte Louise », Christopher Gérard semble avoir trouvé une nouvelle façon intéressante de nous balader dans Bruxelles, qu’on découvre cette fois dans une version plus noctambule…  Avec toutefois quelques bâillements en prime.

Christelle

« Vogelsang ou la mélancolie du vampire », de Christopher Gérard, éditions L’âge d’homme, collection La petite Belgique, 160 pages, 15 €

Cote: 2/5

Un polar à la sauce fantastique

Très différent de sa saga « L’Empire de la Nouvelle Ère », le dernier roman du Belge Gauthier Hiernaux tient cette fois plus du polar, même si on y retrouve toujours cette petite dose de fantastique chère à l’auteur! Si le titre et la couverture n’ont rien d’engageants, le livre, lui, se laisse dévorer malgré son univers, disons-le, franchement glauque et oppressant! L’histoire se déroule donc à Mallaurig, ville américaine coupée en deux et dont les deux moitiés ne sont reliées entre elles que par un pont branlant. Chaque moitié est en outre gouvernée par un maire différent qui, cela va sans le dire, ne s’entend absolument pas avec son homologue. Alors lorsque des cadavres de femmes démembrés sont retrouvés aux quatre coins de Mallaurig (et toujours dans des lieux à consonance démoniaque), les deux maires en profitent pour se rejeter mutuellement la faute. Les faits nous sont contés par un journaliste maigrelet, Eli Meyer, plutôt bien informé puisque c’est son ami d’enfance, Ethan McCallahan, qui mène l’enquête. À ce récit se mêle une sorte d’histoire parallèle dont on comprendra réellement tout le sens dans les derniers chapitres. Les amateurs de phénomènes paranormaux seront servis. Amis de l’explication rationnelle par contre, passez votre chemin!

Christelle

« Mallaurig », de Gauthier Hiernaux, éditions Cactus inébranlable, 254 pages, €

Cote: 3/5

Corps d’ado à louer

Encore une auteure -du genre de Suzanne Collins avec ses «Hunger Games»- qui n’imagine pas un futur très joyeux pour les États-Unis! Dans cette dystopie, les adultes américains entre 20 et 60 ans ont disparu à la suite d’une terrible Guerre des Spores, sous les frappes de missiles bactériologiques, faute d’avoir pu être vaccinés à temps. Callie, 16 ans, son petit frère Tyler et leur ami Michael, comme beaucoup d’autres enfants qui n’ont pas de grands-parents pour prendre soins d’eux, se retrouvent orphelins, forcés de se cacher dans des squats pour échapper aux autorités. Pour sortir de cette précarité et tenter de guérir son petit frère malade, Callie se fait embaucher à Prime Destinations, une sorte de «banque de corps» qui recrute des adolescents -des Starters- pour louer leur corps à des Enders, des personnes âgées désireuses de retrouver leur jeunesse. Mais à cause d’un dysfonctionnement de la puce implantée dans son cerveau, Callie se réveille à la place de sa locataire. Et découvre que celle-ci avait d’autres intentions durant son séjour dans son corps que de profiter de sa jeunesse retrouvée… À cette intrigue déjà palpitante s’ajoute un triangle amoureux. Et dire qu’il faudra attendre novembre pour la parution du second et dernier tome, «Enders»!

Christelle

«Starters», de Lissa Price, éditions Robert Laffont, 450 pages, 17 €

Cote: 4/5

http://www.lissaprice.com

http://www.starters.fr/

Une histoire d’amour à la poussière d’étoiles

Comment ne pas vous parler sur Clair de Plume de… « Claire de Lune », le premier roman de la Belge Valérie Narval ? C’est pour donner à sa fille l’envie de lire que la Jodoignoise  s’est lancée dans l’écriture. « Je suis une grande lectrice, et je voyais mes enfants se détourner de la lecture », confie-t-elle. Elle a donc imaginé une histoire d’amour entre deux ados,  qu’elle a saupoudrée d’une touche de fantastique et d’une pincée de mystère.

Alex, 16 ans et demi, est plutôt du genre solitaire. Son passe-temps à lui, ce sont les longues randonnées en forêt, au milieu de la nature. A l’école, il n’a guère d’amis. Mais voilà qu’à la rentrée débarque une nouvelle, Clara. Comme à son habitude, il met tout de suite ses distances. Mais la belle Clara n’est pas une fille comme les autres. Entêtée, avec un caractère bien trempé  -traits de caractère qu’elle partage d’ailleurs avec l’auteure et sa fille paraît-il!-, Clara ne laisse pas tomber pour autant! Si bien que l’amour finit par s’immiscer entre eux! Et si leur destin était d’une manière ou d’une autre lié? Car Alex découvre que ses parents ne lui ont pas tout dit sur sa naissance. Quant au mystérieux clan Burns, la famille de Clara, il a lui aussi ses secrets…

L’histoire se passe en Ecosse, dans les Highlands.  « J’ai fait des études germaniques et je voulais placer l’histoire dans un pays anglophone. Mais l’Amérique, c’était trop loin. Et puis, il me fallait des terres mystérieuses… C’est ainsi que j’ai choisi l’Ecosse », explique Valérie Narval.

Mais qu’en a pensé, au final, la fille de l’auteure, vous demandez-vous? Elle a bien aimé! « On l’a finalement quasiment co-écrit », raconte Valérie. « J’ai écrit deux ou trois chapitres puis les lui ai fait lire. Elle m’a fait ses commentaires. Elle trouvait que j’allais trop vite, que je devais plus développer. J’ai donc ralenti le rythme. Et elle s’est laissée emmener », poursuit-elle.

Une suite pourrait même voir le jour. « Des lecteurs voudraient bien que je développe », nous confie encore l’auteure qui dit avoir « quelques idées ». « J’ai commencé le premier chapitre. Mais le reproche que je fais aux suites, c’est qu’on réutilise souvent les mêmes ingrédients. Il ne faut pas prendre les lecteurs pour des pigeons. Donc si cela ne me plaît pas, cela ne paraîtra pas! » Reste alors à croiser les doigts!

Christelle

« Claire de Lune », de Valérie Narval, éditions Dricot, 386 pages, 23 €

Cote: 3/5

Le conte de fées de Sophie Audoin-Maminokian

© Astrid-di-Crollalanza

Elle a mis 17 ans avant d’être enfin éditée. Pourtant, aujourd’hui, Sophie Audouin-Mamikonian -par ailleurs princesse arménienne!- est devenue l’auteure de littérature fantastique pour adolescents la plus lue en France, notamment grâce à Tara Duncan, la jeune sortcelière héroïne de sa dodécalogie, et dont les aventures viennent de sortir aux États-Unis.

Pétillante, drôle, avec un petit grain de folie en prime: Sophie Audouin-Mamikonian n’a rien à envier à une héroïne de roman: elle pourrait en être une elle-même! Sa sortcelière Tara Duncan lui ressemble d’ailleurs pas mal. «Elle est moi un peu plus jeune», confie-t-elle. «Ses aventures finalement, ce sont les aventures que j’aurais aimé vivre». Mais après réflexion elle ajoute: «À part l’histoire de la mère kidnappée pendant dix ans ou du fou furieux qui est amoureux de ma mère!» Et d’ajouter encore: «En me retrouvant nez à nombril avec un dragon, je n’aurais sorti aucune épée, aucun cheval blanc, je serais partie en courant en évitant de me faire griller les fesses».

Tara la sortcelière

Tara est née en 1987. «À l’époque, je venais d’avoir ma première fille. Je pensais que cela allait être l’apocalypse, qu’il allait se passer plein de choses, et à ma grande surprise, pas du tout. Elle dormait 14h par jour. Toutes les copines m’enviaient!», se souvient-elle.
Pour passer le temps, la voilà donc qui relit l’intégral de Shakespeare. «Dans ‘Songe d’une nuit d’été’, à un moment je me suis demandé d’où venait la magie de Puck, Titania et Obéron. Shakespeare situe la scène à Athènes. Mais moi, je l’ai située sur un Autre Monde, où la magie était l’équivalent du pétrole sur notre planète. On l’utilise en la transformant, en faisant des objets, comme on fait aujourd’hui du plastique etc. Et elle a évolué de la même façon que la science évoluait», explique-elle. Le côté heroic-fantasy «avec les toilettes au fond du jardin», très peu pour elle! Ce qui la branche, elle, c’est le mélange entre la réalité d’aujourd’hui et la magie. «Au départ, Tara pense qu’elle est une mutante. Parce que moi, quand j’étais jeune, j’avais lu les X-men et j’avais cet univers en tête. Donc la première chose qu’elle pense quand elle commence à avoir des pouvoirs de télékinésie, pyrokinésie, etc., c’est qu’elle est une espèce de Professeur Xavier, avec plus de cheveux. Cela ne lui traverse même pas l’esprit une seconde qu’elle est une sortcelière, qu’elle fait de la magie. Quand elle l’apprend, elle trouve cela ringard», rigole-t-elle.
Si aujourd’hui les «taraddicts» sont nombreux, il aura toutefois fallu à Sophie (qui écrit depuis l’âge de 12 ans et a 40 livres dans ses tiroirs) de la patience pour être enfin éditée. 17 ans! Ce qui lui a permis de peaufiner à fond! «J’ai pu voir les réactions de mes deux filles quand elles avaient 14-15 ans et donc affiner des choses au fur et à mesure que Tara grandissait».
Les dix premiers tomes de sa dodécalogie sont parus en français tandis que le premier tome vient de sortir aux États-Unis. La série a aussi été adaptée en dessin animé. Et pourrait, pourquoi pas, un jour, devenir un film…

Un inédit électronique

Un inédit de Tara devrait également sortir le 14 juin en «byook», un mélange de livre, de musique de film (composée par Essaï, «un compositeur extraordinaire», selon Sophie) et d’images animées. «Au fur et à mesure, on vit l’histoire de Tara qui se trouve entre le tome 9 et le tome 10 », explique l’auteure, selon qui on a vraiment l’impression d’être dans un film. Mais il faudra un iPhone, un iPad ou un iPod pour découvrir l’aventure qui, dans le futur, devrait également être disponible sur Androïd.

Indiana le loup-garou

Mais Tara n’est pas le seul bébé de Sophie, mère également du jeune Indiana Teller, seul humain au cœur d’une meute de… loups-garous. «J’ai vu ‘Le Loup-Garou de Londres’ et cela m’a éclaté. C’est horrible mais c’est super drôle!» Et bien sûr, elle ne peut s’empêcher de cogiter! «Je me suis dit que si j’avais, moi, une histoire de loups garous à raconter, je n’écrirais pas l’histoire d’un type qui se fait mordre et qui doit lutter contre sa nature de loup-garou blablabla, comme toutes les autres histoires, mais j’écrirais l’histoire d’un homme qui ne serait pas un loup-garou, qui voudrait être un loup-garou, qui aurait plein de caractéristiques et aurait dû hériter de la meute mais n’est pas un loup-garou. C’était plutôt le côté Moogly, de Kipling.»
Prévue en quatre tomes (le troisième sortira l’an prochain), la série pourrait un jour, elle aussi, être adaptée en film… Quant à l’acteur qui incarnerait Indiana, Sophie
voit bien un inconnu. Son but: trouver le nouveau Jacob. «Quand il a montré ses abdos dans ‘Twilight’, toute la salle a fait ‘Woaw’! Je ronflotais jusqu’à ce que ce garçon enlève son t-shirt. Cela m’a réveillée, dis donc!»

Une histoire d’anges

C’est une fait, l’esprit de Sophie ne déconnecte jamais. De nouveaux héros lui tombent dessus tout le temps. «C’est infernal. Le seul moment où je débranche, c’est quand je fais du sport», se plaint-elle. C’est donc dans une expo, en 2002, en contemplant le tableau ‘Vierge à l’enfant entourée d’anges’ du peintre français Jean Fouquet, que lui est venue l’idée de sa série «La couleur de l’âme des anges». En y voyant les anges rouges et les anges bleus «comme en plastique» peints derrière la maîtresse du roi Charles VII, Agnès Sorel, elle s’est soudain mise à imaginer que les anges se nourrissaient des sentiments des humains et surtout les provoquaient. «Je suis resté devant ce tableau pendant une heure. Mon mari et mes enfants n’en pouvaient plus!»
Au final, l’histoire est celle de Jeremy, 23 ans, devenu un ange après avoir été sauvagement assassiné. Mais très vite, il découvre que l’au-delà n’est pas le paradis qu’il imaginait et que s’ils ne veulent pas disparaître, les anges doivent se nourrir des sentiments humains. Ceux qui se nourrissent de sentiments positifs se colorent en bleus, tandis que ceux qui s’empiffrent de sentiments tels que la jalousie, la colère ou la haine deviennent des anges rouges.
Et Sophie, elle serait plutôt bleu ou rouge? «Plutôt un ange bleu. Mais avec le peps et la volonté de gagner d’un ange rouge. Je serais vraiment un peu des deux. Mais comme tous les êtres humains.»

Une vraie princesse

Enfin, sachez que Sophie Audouin-Maminokian est aussi une vraie princesse. «Mais désargentée», précise l’héritière du Trône d’Arménie, née par ailleurs dans une famille d’écrivains… désargentés tout autant!
Ce que cela fait quoi d’être une altesse royale? Difficile à dire pour Sophie, qui avoue être beaucoup « plus fière d’être écrivain qu’altesse royale ». Car pour elle, être une princesse, c’est juste un titre: «tu es née dans une famille et puis c’est tout»! «Si cela s’était accompagné du château, de beaucoup d’argent, je me serais sentie très probablement très privilégiée. Et peut-être que je n’aurais pas eu le même rapport avec les êtres humains qu’aujourd’hui», analyse-t-elle. « Donc la seule importance que j’attache dans ce titre, c’est le fait de pouvoir aider les Arméniens du mieux que je peux. J’espère que cela va apporter aux Arméniens d’avoir leur petite princesse qui vend des millions de livres dans le monde entier», conclut-elle!

Christelle

Une saga angélique

Sophie Audouin-Mamikonian vient de publier une nouvelle saga pour ados (mais qui devrait plaire aux amateurs de fantastique tout court).  Après les sortceliers de son AutreMonde où se déroule la plupart des aventures de son héroïne Tara Duncan, elle nous entraîne à nouveau dans une autre dimension, mais cette fois peuplée d’anges… pas toujours angéliques. L’endroit où ils vivent n’a d’ailleurs rien du paradis! Pour « survivre » à leur mort si l’on peut dire, ces anges imaginés par cette princesse héritière du trône d’Arménie doivent en effet se nourrir des sentiments humains, qu’ils n’hésitent parfois pas à provoquer. Et bien sûr, il y a les anges bleus, les « gentils », qui se nourrissent de sentiments positifs tels la joie, l’amour, le bonheur. Et les « méchants », les rouges, qui se repaissent des volutes rouges dégagées par les humains en colère ou haineux… Sophie Audouin-Mamikonian explique en avoir eu l’idée en contemplant les angelots rouges et bleus peints par Jean Fouquet dans « Vierge à l’Enfant entourée d’anges » au… XVe siècle! Mais outre ce nouvel univers à découvrir, on se passionne pour les aventures d’un jeune angelot, Jeremy, sauvagement assassiné à 23 ans, le coup tranché par un katana, un sabre japonais. Depuis cet au-delà, Jeremy va enquêter sur son assassinat pour découvrir qu’une jeune femme de 20 ans, Allison, a été témoin de son meurtre… et est à son tour traquée par son assassin. Mais en tentant de la sauver, Jeremy en tombe amoureux. Or, la sauver revient à vivre dans un monde séparé d’elle! Du surnaturel, de l’amour, du suspense et des rebondissements… Tous les ingrédients sont là pour vous évader une fois de plus dans l’univers de cette étrange auteure, qui écrit depuis l’âge de 12 ans. Une suite est attendue pour l’an prochain. D’ici là, il reste le site du livre. Et la page des fans sur Facebook. Et bien sûr les autres aventures écrites par Sophie Audoin-Mamikonian pour ceux qui débarquent!

Christelle

« La couleur de l’âme des anges », de Sophie Audoin-Mamikonian, éditions Robert Laffont, pages, 450 pages, 17,90 €

Cote: 4/5

http://www.lacouleurdelamedesanges.com/²

Une autre saga vampirique

D’un côté, il y a les gentils vampires façon «Twilight». De l’autre, les très méchants suceurs de sang du cinéaste Guillermo del Toro («Hellboy», «Blade 2») et de Chuck Hogan que les fans de science-fiction avaient pu découvrir dans les deux premiers volumes de leur trilogie, «La lignée» puis «La chute». Aujourd’hui, le troisième tome est sorti. Une nuit sans fin s’est abattue sur la Terre suite à l’apocalypse nucléaire déclenchée par le «Maître» des vampires. Désormais, les humains sont parqués dans des camps et utilisés comme du bétail car seul leur sang -particulièrement celui du groupe B- a encore de la valeur aux yeux des vampires. L’épidémiologiste Ephraïm Goodweather (alias «Eph») est l’un des derniers à se battre. Pourtant, il a du mal à se remettre de l’enlèvement de son fils, Zach. Sans compter que sa petite amie, Nora, entretient désormais une liaison avec leur allié, Pet. Le seul atout que possèdent les derniers résistants est l’Occido Lumen, un ancien manuscrit qui détient la clé pour anéantir le Maître. Mais encore faut-il pouvoir la déchiffrer. Et puis il y a le marché tentant, proposé à Eph par le Maître: épargner son fils en échange du manuscrit, dernière petite chance d’assurer la survie de l’humanité. Un troisième volume dans la même veine que les précédents. Dommage que l’histoire s’arrête déjà!

Christelle

«La nuit éternelle», de Guillermo del Toro et Chuck Hogan, éditions Presses de la Cité, 386 pages, 21,50 €

Cote: 4/5

Comment sauver un vampire amoureux

Dans le premier tome, Jessica, une ado américaine de l’Etat de Pennsylvanie, découvrait appartenir à une famille de vampires et voyait débarquer dans son lycée un prince roumain amoureux d’elle et bien décidé à l’épouser. On la retrouve cette fois dans un château de Roumanie, mariée à son prince, Lucius Vladescu.  Mais ne parlant pas le roumain et encore peu au fait des coutumes vampiriques, Jessica peine à s’imposer en tant que souveraine. Lucius tente de la soutenir du mieux qu’il peut, mais victime d’un complot, le voilà soupçonné du meurtre d’un Ancien dont le sang a été retrouvé sur son pieu. Emprisonné dans les cachots du château, affaibli par le manque de sang, Lucius dépérit. Bien décidée à prouver l’innocence de son mari, Jessica appelle à la rescousse sa meilleure amie Mindy aux Etats-Unis et le cousin de son prince, le vampire surfeur Raniero Lovatu. Si le suspense est loin d’être haletant et les coupables démasqués bien avant l’épilogue, les ados se passionneront sans doute néanmoins pour cette nouvelle romance teintée d’hémoglobine.

Christelle 

« Comment sauver un vampire amoureux », de Beth Fantaskey, éditions MsK, 320 pages, 17 €

Cote: 2/5

Combats au cœur du corps humain

On ne présente plus Oscar Pill. Encore moins depuis que les producteurs américains d’Harry Potter ont décidé d’adapter à l’écran les aventures de ce jeune Médicus qui a  le don de pouvoir voyager à l’intérieur des êtres vivants. Ce quatrième tome nous emmène au cœur de Génétys, l’univers des gènes, pour un combat palpitant contre les ennemis jurés des Médicus, les Pathologus. Car le Prince Noir,  Skarsdale, a encore gagné en puissance. Au point d’être infaillible? En quelques minutes, d’éminents généticiens meurent de façon spectaculaire: certains vieillissent  jusqu’à l’état de cadavre, d’autres se cassent comme du verre… Et il ne reste bientôt plus qu’un seul généticien rescapé du massacre, Gedeon Noble, encore capable de sauver l’humanité. Oscar Pill est bien sûr prêt lui aussi à se lancer dans la bataille. Mais Winston Brave, le chef du Conseil des Médicus qui lui en veut toujours, ne l’entend pas tout à fait de cette oreille… Oscar se voit donc  contraint de pactiser avec le « diable ».  On ne vous en dira pas plus ici pour ne pas gâcher le suspense. Car entre les scènes de combats spectaculaires, on continue bien sûr d’en apprendre davantage sur le monde des Médicus, sur les pouvoirs d’Oscar et de ses amis,  mais aussi sur l’énigmatique Prince Noir des Pathologus et son origine. Sans oublier naturellement de belles histoires d’amour émouvantes qui se développent et nous permettront sans doute de pardonner à l’auteur le sale coup qu’il nous joue dans la bataille finale (et qui permet certes, avec du recul, au récit de rester plausible, mais quand même!). On attend donc avec impatience que le cinquième univers, Cérébra, nous révèle à son tour ses secrets. Quant à l’adaptation sur grand écran, il faudra semble-t-il patienter jusqu’en 2016…

Christelle

« Oscar Pill – L’allié des ténèbres », d’Eli Anderson, éditions Albin Michel, 500 pages, 19 €

Cote: 5/5

Envie de découvrir quel Médicus se cache en vous? Faites le test sur le slog d’Eli Anderson et participez ainsi au grand concours qui vous permettra peut-être de gagner un iPad2, une tablette Samsung Galaxy ou un Kindle Amazon!

http://www.toslog.com/elianderson

Chaperons rouges et loups-garous

Amateurs de loups-garous, vous allez être servis avec cette version revisitée du «Petit Chaperon rouge». La grand-mère de Scarlett et Rosie March a été dévorée par un loup-garou il y a sept ans. Scarlett, qui a réussi à vaincre le loup, en garde une vilaine cicatrice au visage. Depuis, elle ne vit que pour chasser les «Fenris» qui prennent l’allure de beaux jeunes hommes avant de se transformer en loups-garous sanguinaires quand ils rencontrent de jolies jeunes filles apétissantes. Pour les appâter, Scarlett et Rosie revêtent une cape rouge attirante et jouent les fillettes effarouchées… avant de dégainer hache et couteaux bien aiguisés. Mais si Scarlett est une guerrière, sa jeune sœur Rosie rêve d’une existence normale, sans chasse et surtout sans loups prêts à les dévorer. D’autant plus qu’elle est tombée amoureuse de Silas, le fils d’un bûcheron qui partage le secret des sœurs March. Mais peut-elle abandonner sa grande sœur et la traque des loups-garous? Combats à la Kill Bill, une dose de surnaturel et une touche de romance, on est loin du gentil conte de Perrault! Les ados s’en lècheront les babines!

Christelle

«Sisters Red», de Jackson Pearce, editions Albin Michel, collection Wiz, 432 pages, 15 €

Cote: 4/5

Direction Entropia !

Après un premier cycle en trois volumes histoire de faire les « présentations », Maxime Chattam nous emmène un peu plus loin dans son Autre-Monde, dans une contrée des plus inhospitalières, baignée dans le brouillard et baptisée « Entropia ». Car malgré l’Alliance avec les Cyniks (appelés désormais « Maturs ») qui suivit la Grande Bataille, on ne peut pas dire que les Pans vont enfin connaître un peu de répit. Cette fois, la menace semble provenir du Nord, territoire toujours inexploré depuis la Grande Tempête. Nos trois héros -Matt, Ambre et Tobbias- vont donc vivre de nouvelles aventures pas de tout repos, on s’en doute! Qui se cache derrière cette nouvelle menace, alors qu’on croyait le Raupéroden et Malronce vaincus? Peut-on réellement faire confiance aux adultes désormais? Et qu’est donc devenu le reste du monde depuis que la Terre a exprimé sa colère? Ce premier volet du nouveau cycle pose à nouveau plein de questions qui vont nous tenir en haleine de page en page. Espérons d’ailleurs que Maxime Chattam ne nous fasse pas trop languir avant la suite! Surtout qu’il met ses lecteurs au défi de devenir à leur tour des Pans en fin de ce tome 4… Bref, un grand moment d’aventure, avec une grosse frayeur dès la page 39!

Christelle

« Autre-Monde 4: Entropia », de Maxime Chattam, éditions Albin Michel

Cote: 5/5