La magie opère toujours !

telechargementDes vieux copains surgis du passé sont de retour. On avait laissé Harry & Giny, Ron & Hermione devenus parents, sur le quai 9 3/4 dans l’épilogue de « Harry Potter et les reliques de la mort », désormais mariés et parents, devant croire JK sur parole que tout allait désormais pour le mieux dans le monde des sorciers depuis l’épique bataille de Poudlard. On les retrouve donc 18 ans plus tard dans un huitième tome des aventures du plus si jeune sorcier, pour des aventures racontées cette fois sous la forme d’une pièce de théâtre.  Harry est aujourd’hui employé au ministère de la magie, toujours marié à Giny et père de trois enfants, James, Aldus et Lili. Et être l’enfant  de Harry Potter n’est pas facile tous les jours. Surtout pour son plus jeune fils, Aldus Severus Potter qui fait dans l’acte 1 son entrée à Poudlard où le choipeau magique l’envoie à… Serpentard. Son meilleur ami? Scorpius Malefoy, le fils de Drago. A moins que -si on en croit les rumeurs- il ne soit en réalité le fils de Voldemort? Mais alors que passé et présent se croisent, on s’interroge: l’enfant maudit est il vraiment celui que l’on pensait?  Une pièce conçue par JK en étroite collaboration avec le metteur en scène John Tiffany et le dramaturge Jack Thorne. Et lorsque enfin on referme le livre après une nuit d’insomnie,  on comprend pourquoi le spectacle sur lequel rien n’avait filtré jusqu’à la première le 30 juillet 2016 se joue à guichet fermé jusqu’en décembre 2017! JK a bien fait de laisser languir ses fans aussi longtemps: ce huitième tome prouve que la magie n’a pas fini d’opérer. Prochain rendez-vous? En novembre 2016 lorsque sortira sur les écrans le film « Les animaux fantastiques » dont JK Rowling a écrit le script…

Christelle

Harry Potter et l’enfant maudit », de JK Rowling, John Tiffany et Jack Thorne, éditions Gallimard, 21 €

Cote: 4/5 

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Dernier tome avant le grand final

autre-monde-tome-6-neverland-chattamL’avant dernier tome de la saga Autre-Monde nous fait donc accoster dans une Europe dévastée elle aussi depuis la Tempête. Le Vaisseau-Vie qui transportait les Pans a été détruit. Matt, Ambre et Tobias ont été séparés. Et le deuxième Cœur de la Terre est désormais aux mains de leurs ennemis.

Matt fait la connaissance de Pans européens, qui vont l’emmener jusqu’à Neverland, repère des enfants rebelles de l’empire d’Oz. Il y rencontre Gaspar, personnage qui semble n’avoir pas dit son dernier mot puisque Maxime Chattam confie à la fin de l’ouvrage être tenté de revenir un jour sur son rôle en Autre-Monde….

Entre-temps,  Entropia et ses créatures monstrueuses continuent à s’abattre sur le monde et seule l’Alliance des trois est capable de l’arrêter. Pour cela, Matt va devoir retrouver Ambre et Tobias, retenus en quelque sorte prisonniers chacun de leur côté. Ensemble ils vont devoir retrouver le dernier Cœur de la Terre.

Maxime Chattam a tissé les fils. Tout est désormais mis en place pour un grand final. Car une ultime aventure attend encore les trois adolescents et leurs amis avant qu’Autre-Monde ne révèle enfin tous ses secrets. D’ici là, ce sixième tome nous offre son lot d’aventures, de nouveaux personnages, combats palpitants et retournements de situation de dernières minutes… On ne s’ennuie décidément jamais en Autre-Monde!

Christelle

« Autre-Monde – Neverland », de Maxime Chattam », éditions Albin Michel, 638 pages, 22 €

Cote: 4/5

La relève d’Oksa Pollock assurée

Anne Plichota et Cendrine WolfLa série «Oksa Pollock» n’est pas encore tout à fait achevée que ses auteurs, Anne Plichota et Cendrine Wolf, ont déjà donné le jour à une nouvelle héroïne. Celle-ci s’appelle Susan Hopper. Et si elle ne parvient pas à faire des boules de feu sans allumette, elle n’en est pas moins attachante. Malgré ses horribles cauchemars à faire flipper! Anne Plichota (photo, à droite) nous en parle!

Vous n’avez pas attendu la fin des aventures d’Oksa Pollock pour entamer une nouvelle série.

«Non, on sentait que c’était le bon moment psychologiquement. Parce que cela fait un certain temps qu’on l’a dans la tête et cela commençait à bouger un peu. Et puis Oksa, c’est une longue série, et cela devient obsessionnel à force! Tout tourne autour de ce personnage, toutes nos pensées sont focalisées dessus. On n’a aucun recul parce qu’on sort quand même à une fréquence assez rapide. Et s’attaquer à quelque chose de différent, cela nous a fait un bien fou. Cela nous permet de terminer Oksa avec un état d’esprit un petit peu différent. Une dynamique qu’on commençait à perdre s’est imposée à nouveau.»

Comment est née Susan Hopper?

«Elle est née très au fond de nous-même. Cendrine et moi aimons bien écouter les gens raconter leur vie. On cumule aussi des expériences professionnelles. L’une et l’autre, nous avons eu plusieurs métiers. Cendrine a été très longtemps dans le milieu des enfants dits à problèmes, dans des cités, des banlieues défavorisées. Donc toute cette ambiance foyer, pas de parents, famille d’accueil, c’est quelque chose qu’elle connaît bien. Au fil des expériences accumulées, elle avait envie de raconter ce genre d’histoires. Parler de la difficulté d’être aimé, d’aimer. De l’amour filial aussi: qu’est-ce que c’est exactement, est-ce que c’est naturel? Est-ce qu’on peut aimer un enfant qui n’est pas le sien? Est-ce qu’on peut avoir des parents qui ne sont pas vraiment les nôtres? Cela, c’était la trame de départ très intégrée dans Cendrine. Elle m’en fait part. Moi, cela m’intriguait aussi. C’est vrai que j’aime beaucoup les tourmentés, les écorchés vifs, qu’on n’a pas forcément dans Oksa Pollock qui est une jeune fille heureuse, super entourée.»

Combien de tomes sont prévus?

«On a prévu une trilogie au minimum. Donc on part sur trois. Après on verra! On a la matière pour aller au-delà. Même pour Oksa, on peut aller au-delà de six si on veut. Mais on aime bien garder l’intensité des choses.»

Vous connaissez la fin de vos deux séries?

«Oui, on connaît la fin. Nous faisons partie de ces écrivains qui ont besoin de savoir où ils vont. Quand on est en voiture, si on ne sait pas où l’on va, on tourne en rond, on va n’importe où et on va nulle part.»

C’est une série très sombre. Plus qu’Oksa. Cela se termine bien à la fin?

«Cela dépend pour qui! (rires) C’est difficile de ne pas finir bien des romans jeunesse. Mais il y a toujours des pertes en cours de route. Tout le monde ne peut pas s’en sortir indemne. Dans Oksa aussi, nous avons été obligées de faire mourir des personnages parfois essentiels. Moi, je le vis très mal. Cela me met dans tous mes états.»

Comment décidez-vous qui doit mourir?

«C’est Cendrine souvent! Elle est beaucoup plus audacieuse que moi. Dans Susan, il y aura aussi des pertes, c’est inévitable. J’en souffre déjà. Mais dans la vie aussi, il y a des choses graves qui se passent et tout le monde ne survit pas à tout. La magie ne fait pas tout non plus.»

La maladie dont souffre Eliot existe vraiment?

«Oui, elle existe vraiment.  C’est une terrible maladie. Heureusement, ils sont peu nombreux à en souffrir. Le terme maladie orpheline nous avait un petit peu interpellées. Il y avait déjà un point commun avec Susan, qui est orpheline. Ce sont deux formes d’orphelinat qui les unissent finalement. Ce sont deux grands solitaires, de par leurs différences. Ils unissent leur solitude.»

Vous aimez les chiens?

«Oui. Georgette existe réellement. C’est la petite chienne de Cendrine. Elle l’a depuis un an, c’est un petit carlin. Elle est extraordinaire. On l’emmène aux dédicaces et on lui met parfois aussi une petite marinière. Elle est très drôle et nous a beaucoup inspirées.»

Comme Oksa, votre nouvelle héroïne est une fille.

«Oui, on comprend un petit peu mieux les filles que les garçons en tant que femmes et ex-adolescentes! J’ai une adolescente de 14 ans à la maison qui m’inspire beaucoup de choses. Mais on aime bien cet âge-là: une période intermédiaire où il se passe tellement de choses. C’est une période de la vie extrêmement déterminante. Il y a un côté métamorphose aussi très spectaculaire. On a encore les doudous et les pyjamas Bob l’éponge et on sait déjà tout sur l’amour et le sexe. Ce mélange entre l’enfant et l’adulte est compliqué et bouillonnant. Cela nous inspire beaucoup.»

Vous faites beaucoup de cauchemars?

«Oui, mais moi j’ai appris à gérer mes cauchemars et à en faire quelque chose de, disons, productif. Sinon, c’est complètement stérile. Je sais qu’un cauchemar peut vous gâcher une journée.»

Oksa en est où?

«Le tome 6 et dernier tome sortira à l’automne. Mais il y aura un tome 0. On va revenir sur l’origine du Grand Chaos, ce qui a déclenché la fuite de tous ces gens. Du coup on va retrouver tous ces personnages qu’on rencontre âgés, à l’état d’enfance, d’adolescence. On va voir ce qui s’est passé à ce moment-là pour que les gens soient devenus ce qu’ils sont devenus. Et puis on va faire un spin-off, développer un des personnages du livre, Tugdual. Deux volumes sont prévus. On va le suivre au-delà des histoires d’Oksa. En plus, c’est un garçon, donc cela va nous changer un petit peu!»

Et l’adaptation cinématographique?

«Les droits ont été achetés. On attend que cela avance. Toutes les adaptations qui sont faites aujourd’hui dans le fantastique sont des adaptations anglo-saxonnes: ‘Sublimes créatures’, ‘Twilight’… Nous avons de la chance qu’Oksa ait été achetée par une maison d’édition anglaise et sortira en Angleterre au mois de juin. Donc tout le monde surveille la sortie en Angleterre et les réactions du public anglo-saxon pour voir comment cela va être adapté. Mais nous essayons de nous concentrer sur l’écriture. Pour le cinéma, ce sont d’autres personnes qui s’occupent de cela.»

Écrire à quatre mains, c’est compliqué? Comment procédez-vous?

«Pas pour nous. On ne saurait pas faire autrement. Plutôt que de se répartir les choses, on fusionne. On a monté toute l’histoire ensemble. Chacune apporte ses éléments, sa sensibilité, sa compréhension des personnages. Pour chaque scène on se voit, on discute, on oralise beaucoup. On mime parfois, on se projette. Je prends les notes et je rédige la première, je mets en forme ce que l’on a convenu ensemble oralement. Je romance. Je passe la version à Cendrine qui à son tour travaille sur cette version. Moi je travaille en noir, elle en rouge. Ce n’est pas une question de correction mais de contraste, parce qu’on est aussi très différentes l’une de l’autre. On se repasse comme cela les versions et on écrase au fur et à mesure. Et puis quand on est d’accord toutes les deux, on passe à la suite. En général, il faut deux ou trois couches, pas plus.»

Comment vous êtes-vous rencontrées Cendrine et vous?

«Cela fera 19 ans bientôt! On s’était rencontrées chez des amis communs. On s’est tout de suite bien entendues, une espèce de coup de foudre amical. On se comprend. On avait la même vision de la vie. On aime bosser de la même façon. Par la suite, comme de vrais amis, on s’est beaucoup entraidées. Ce n’est pas le premier projet qu’on avait ensemble. On avait essayé de monter une épicerie anglaise à un moment. On adore bosser en fait. On adore cela, bosser. Ce n’est pas toujours facile finalement de rencontrer des gens qui sont sur la même longueur d’onde que vous. On se retrouve souvent solitaire quand on est un bosseur un peu compulsif. On est comme des sœurs siamoises. On n’a même pas besoin de se dire les choses parfois, on sait déjà. C’est vraiment très fort.»

Qu’est-ce que cela fait d’avoir une communauté de fans qui vous soutient? C’est grâce à eux que vous avez trouvé un éditeur au départ.

«Complètement. C’est eux qui ont été à l’origine de tout. Et je crois que tous les écrivains du monde ne devraient jamais oublier que s’il n’y a pas le lecteur au bout, le livre n’existe pas. On est très fières d’avoir tous ces gens qui se sont trouvés. Ce sont des gens aussi très solidaires. Certains communiquent tous les jours sur le forum. Au départ, ils parlent du livre mais cela va bien au-delà. Ils s’entraident. Certains sont devenus des amis hyper proches. Un peu comme les Sauve-qui-peut dans le livre, c’est une vraie communauté de gens. Il y a déjà des couples qui se sont formés grâce à Oksa. Cela, c’est vraiment génial.»

http://www.susan-hopper.fr

 Christelle

Susan Hopper1En quelques lignes

Suite à la mort de ses parents dans un terrible incendie lorsqu’elle était bébé, Susan a grandi dans un orphelinat. Le seul souvenir qu’elle conserve d’eux? Un morceau de tissu imprégné du parfum de sa mère. Aussi, lorsque Susan détecte ce même parfum sur Helen Hopper, venue à l’orphelinat avec sa famille pour adopter un enfant, Susan est bien résolue à tout faire pour qu’ils la choisissent. Mais une fois installée dans leur manoir, Susan commence à faire de drôles de cauchemars. Des cauchemars qui la transportent avec Eliot, son nouveau frère adoptif, Georgette, le petit chien de la famille et Alfred, le grand-père un peu fêlé, dans des endroits peu rassurants. Et si une terrible malédiction pesait sur Susan depuis sa naissance?

«Susan Hopper – Le parfum perdu», d’Anne Plichota et Cendrine Wolf, éditions XO jeunesse, 394 pages, 16,90 €

Cote: 4/5

Planète promise

Direction l’espace! Alors que la Terre menace de disparaître, deux vaisseaux sont envoyés pour un long voyage intersidéral de plusieurs décennies, dans le but de coloniser une nouvelle planète. A leur bord, des parents et leurs ados. Une petite communauté amenée à se reproduire et ainsi donner naissance aux nombreux enfants qui peupleront cette terre promise. L’héroïne, Waverly, 16 ans, est née et a grandi dans l’un de ces vaisseaux, l’Empyrée. L’histoire commence alors qu’elle se prépare à épouser Kieran, pressenti pour succéder un jour au capitaine. Mais voilà que l’Empyrée est soudain attaqué par l’autre vaisseau,  le Nouvel Horizon, dirigé par l’étrange pasteur Anne Mather. Cette trilogie trépidante de l’Américaine Amy Ryan nous propulse dans un futur peut-être pas si utopique que cela.

Christelle

« Glow – tome 1 – Mission Nouvelle Terre », d’Amy Ryan, éditions MSK, 388 pages, 17,60 €

Cote: 4/5

Cap sur l’Europe

Le tome 5 d’Autre-Monde met enfin le cap sur l’Europe que la Grande Tempête n’a pas non plus épargnée. Les Cyniks y sont appelés Ozdults, mais n’en sont pas moins cyniques, bien au contraire… L’Alliance des trois -Matt, Ambre et Tobias- accompagnée de Pans et de Kloropanphylles débarque donc sur le vieux continent, dans l’espoir de réunir les Cœurs de la Terre, seul espoir face à la menace grandissante d’Entropia qui n’a pas dit son dernier mot. Vous espériez que la fée Faustine rendrait Maxime Chattam moins… psychopathe? Que nenni! L’auteur ne semble pas avoir peur de laisser ses fans dans un suspense haletant. « Le pire reste à venir » même nous dit-il! Mais pour les plus intrépides prêts à encourir le risque de se faire zigouiller par l’auteur dans le prochain tome, le concours pour devenir un Pan reste d’actualité. Et pour ceux qui n’auraient pas encore découvert la saga, sachez que le tome 1 vient de paraître en Livre de Poche.

Christelle

« Autre-Monde – Tome 5 – Oz », de Maxime Chattam, éditions Albin Michel, 414 pages, 20 €

Cote: 4/5

Déjà un parfum d’Halloween

Dictionnaire démoniaque

Les sciences occultes vous fascinent? Alors laissez-vous envoûter par ce dictionnaire démoniaque, qui ce veut, si on en croit la préface, « un manuel à l’usage des sorciers et des mages, mais aussi des exorcistes et des érudits ». Vous y trouverez tout ce qu’il faut savoir sur l’histoire des démons, la signification des pactes, les messes noires, les envoûtements et autres pratiques satanistes. Une partie dictionnaire identifie toutes les entités démoniaques existantes, de Aamon à Zymymar. Quant aux auteurs, il s’agit de deux sorciers, Nahema-Nephthys et Anubis.

« Le prince de ce monde – précis de démonologie occidentale et dictionnaire des démons », de  Nahema-Nephthys et Anubis, éditions Jourdan, 470 pages, 24,90 €

Cote: 3/5

Le potiron à toutes les sauces

Ça y est, vous avez vidé votre potiron puis l’avez transformé en lanterne en lui taillant une bouille effrayante à souhait. Reste maintenant à trouver quelques recettes originales pour cuisiner la chair ainsi récoltée! Ce petit livre des éditions Marabout rassemble  30 recettes à base de potiron. Risotto au potiron rôti et au romarin, salade de trévise au potiron et halloumi, soupe de potiron et crème à la cannelle,… Vous en trouverez pour tous les goûts, de l’entrée au dessert.

« 30 recettes de saison – Potiron », éditions Marabout, collection Le petit marché, 64 pages, 3,50 €

Cote: 3/5

Chroniques de mort annoncée

Par noyade. Électrocution. Avion. Lions sauvages. Amour. Piano. Pop-corn. Imaginez une machine à écrire la mort qui soit capable de prédire la façon dont vous allez mourir à partir d’un simple échantillon de votre sang. C’est ce qu’on fait les trois auteurs de ce recueil de 34 chroniques de mort annoncée qui entraînent le lecteur dans un monde terrorisé par la connaissance suprême. Car cette machine sadique ne se trompe jamais. Pas facile de continuer à vivre quand on connaît à l’avance sa fin. Un roman terrifiant à lire ce 31 octobre. À noter qu’un tome 2 est déjà en préparation!

«La machine à écrire la mort», de Ryan North, Matthew Bennardo, David Malki, éditions Fleuve noir, 400 pages, 20 €     

Cote: 3/5

Du Stephen King

Ce 31 octobre, juste à temps pour Halloween, sort une réédition de « L’année du loup-garou », un court roman du maître de l’épouvante paru en français en 1986 et qui débute bien sûr par une nuit de pleine lune… Le premier à sentir des crocs lui déchirer la gorge est un employé du chemin de fer… Mais qui sera le prochain? Cette réédition est illustrée par les dessins glauques de l’Américain Berni Wrighton. Brrrrr.

« L’année du loup-garou », de Stephen King, 126 pages, 16 €

Cote: 3/5

Un vampire à Bruxelles

Méfiez-vous si vous habitez Bruxelles. Car la ville est devenue le terrain de chasse du vampire  Lazlo Vogelsang. Ce dernier a établi ses quartiers à Ixelles, 48 rue des Mélèzes, comme l’indique la carte de visite qu’il a glissé dans l’ouvrage dans lequel il épanche sa mélancolie. Dandy, mélomane, Lazlo a vu le jour (ou plutôt la nuit) au XIXe siècle. C’est le dernier né de la Horde: depuis sa naissance, aucune femme vampire n’a plus donné naissance a un « homo necans ». Aussi, la Horde compte-t-elle sur lui. Mais Lazlo est un vampire délicat. Et depuis qu’il est tombé amoureux d’une mortelle, plus rien ne va! Loin d’un Dracula ou d’un Edward Cullen, Vogelsang revisite ici le mythe du vampire. Après « Les armes de Bruxelles » et « Porte Louise », Christopher Gérard semble avoir trouvé une nouvelle façon intéressante de nous balader dans Bruxelles, qu’on découvre cette fois dans une version plus noctambule…  Avec toutefois quelques bâillements en prime.

Christelle

« Vogelsang ou la mélancolie du vampire », de Christopher Gérard, éditions L’âge d’homme, collection La petite Belgique, 160 pages, 15 €

Cote: 2/5