Comment survivre à l’Euro?

Vous êtes saturé(e) de football ou vous n’avez tout bonnement plus votre mot à dire sur le choix du programme télé jusqu’à la fin de l’Euro ? Voici quatre livres qui vous tiendront plus en haleine que le meilleur des matchs !

Frank Thilliez

thilliezreverRêve ou réalité? Ou plus exactement: cauchemar ou réalité? Avec ce titre palindrome et ses distorsions de  chapitres, Frank Thilliez fait tout pour nous faire douter! Son héroïne, Abbigaël, psychologue et experte réputée à qui la police fait souvent appel, est narcoleptique. Ce qui signifie qu’à tout moment, elle peut sombrer dans un profond sommeil sans crier gare. A son réveil, ses rêves sont parfois si réels qu’elle ne sait plus s’il elle dort ou non. D’autant que sa vie en ce moment tient du cauchemar. Elle seule a survécu à l’accident de voiture qui lui a ravi son père et sa fille. Et alors qu’elle aide la police dans une affaire de disparition d’enfants, elle découvre des éléments troublants liés à son propre accident. En nous livrant les parties de récit dans le désordre, l’auteur contribue à nous faire douter et met nos nerfs en pelote. Pas de triche pour autant: si vous souhaitez vérifier, penser à noter le code fourni par l’un des personnages au cours de l’histoire!

« Rever », de Frank Thilliez, éditions Fleuve noir, 480 pages, 19,90 €

Linwood Barclay

LinwoodLafilledansleretroviseur.jpgDévasté par la mort de son fils, Carl Weaver survit comme il peut.  Un soir, tard, alors qu’il rentre chez lui en voiture, la fille du maire, trempée jusqu’aux os, frappe à sa vitre et le supplie de la ramener chez elle. Carl sait bien que ramener une ado dans sa voiture n’est sans doute pas une bonne idée: dans les petites villes, les rumeurs vont bon train. Mais Claire était une amie de son fils, et il la laisse monter. En chemin, ayant sans doute un peu trop bu, elle ne se sent pas bien et convainc Carl de s’arrêter dans un bar pour éviter qu’elle ne vomisse dans sa voiture. Dix minutes plus tard, la jeune fille qui s’installe sur son siège passager n’est pas Claire, même si elle s’est donnée beaucoup de mal pour lui ressembler. Où est Claire? Dans quel piège Carl s’est-il fourré? Des jeunes-filles qui disparaissent, des flics aux méthodes de ripoux,… Ce livre vous fera veiller bien plus tard que 22 gars courant après un ballon! N’hésitez pas d’ailleurs à déjà réserver la télé pour cet automne, foot ou pas: France 3 diffusera sous le titre « L’Accident », une adaptation en série TV d’un autre roman  de l’auteur, « Contre toute attente ».

« La fille dans le rétroviseur », de Linwood Barclay, éditions Belfond, 464 pages, 21,90 €

Maxime Chattam

chattamcomaJamais de déception avec les thrillers de Maxime Chattam: voilà donc à quoi j’ai bien l’intention d’occuper mes prochaines soirées! Compte-rendu à venir très prochainement!

« Le coma des mortels », de Maxime Chattam, éditions Albin Michel, 400 pages, 21,90 €

 

Sophie Kinsella

kinsellaaccrorescousseDans un tout autre style et pour compenser un trop plein de testostérone, rien de mieux que notre Accro du shopping à la rescousse! Après son expérience à Hollywood, la voilà qui mène l’enquête et nous entraîne dans un roadtrip américain. Tarquin, le mari de sa meilleure amie Suze a disparu dans le sillage d’un gourou new age . Quant à son père, Graham, parti à la recherche d’un vieil ami, il a lui aussi cesser de donner le moindre signe de vie. Mais heureusement, Becky a plus d’un tour dans son sac pour les retrouver !

« L’accro du shopping à la rescousse », de Sophie Kinsella, éditions Belfond, 360 pages, 19,95 €

 

Vous ne lirez plus en bibliothèque de la même manière…

murakamiLa dernière nouvelle de Murakami s’avale en quelques dizaines de minutes à peine et pourtant, ces pages ont de quoi faire flipper à vie les usagers de bibliothèque ! Imaginez un jeune garçon, qui se rend à la bibliothèque municipale de son village… Et s’y retrouve séquestré. «Dites-moi, M. l’homme-mouton, fis-je. Pour quelle raison le vieil homme veut-il m’aspirer le cerveau? – Eh bien, lorsque le cerveau est bourré de savoir, il est particulièrement délicieux. Nutritif et consistant. Bien crémeux, riche en pulpe.» Voilà une réplique appelée indéniablement à devenir culte! Pour le reste, les fans ne seront pas déçus et se plongeront avec délectation dans cet univers entre rêve et cauchemar imaginé par le maître et magnifiquement illustré par l’Allemande Kat Menchik dont le talent contribue à rendre l’atmosphère d’autant plus inquiétante.

Christelle

« L’étrange bibliothèque », d’Haruki Murakami, éditions Belfond, 72 pages, 17 €

Cote: 3/5 

Une nouvelle auteure de polar à découvrir…

jennyblachurstFan de polar et diplômée de psychologie, la Britannique Jenny Blackhurst nous met les nerfs à rude épreuve avec son premier roman. Son héroïne, Susan, vient de sortir de prison et tente de se reconstruire. Sous une nouvelle identité, elle vient de s’installer dans un petit village paisible où, espère-t-elle, personne n’a entendu parler de son drame. Mais tel n’est visiblement pas le cas puisqu’elle vient de trouver sur son paillasson une enveloppe avec la photo d’un petit garçon. Son petit garçon à en croire le nom inscrit derrière la photo. Sauf que c’est impossible, puisque son petit garçon à elle est mort il y a trois ans. Une mort dont elle serait d’ailleurs responsable d’après la police et son ex-mari, et pour laquelle elle vient de purger trois ans en prison. Susan est pourtant incapable de se remémorer le drame. Et si on lui avait menti ? Et si elle avait payé pour un crime qu’elle n’a pas commis? Accrochée à cet espoir, elle se lance à la recherche de son fils.  Aidée de sa meilleure amie rencontrée derrière les barreaux et d’un jeune journaliste, Susan décide donc de rouvrir l’enquête, plongeant les lecteurs dans un thriller palpitant. Pas étonnant que certains voient déjà en Jenny Blackhurst l’héritière anglaise de Jean-Christophe Grangé!

Christelle 

« Une cruelle absence », de Jenny blackhurst, éditions Belfond, 315 pages, 20,50 €

Cote : 4/5

Frissons et humour garantis

linwoodbarclayAprès « Mauvais pas », « Mauvais garçons », et « Mauvaise compagnie », le journaliste Zack Walker joue une dernière fois les héros malgré lui. Linwood Barclay nous livre avec « Mauvaise influence » le quatrième et dernier opus des aventures de son journaliste au vrai don pour se mettre sans cesse dans le pétrin.
Aucun souci néanmoins si vous n’avez pas encore lu ses précédentes aventures (mis à part sans doute l’envie qu’il vous prendra ensuite de vous y plonger de toute urgence)!
Cette fois, Zack se voit chargé d’écrire pour le Metropolitan sur des fusils paralysants dont la police locale songe à s’équiper. Mais voilà qui pourrait bien être son dernier article politique. Parce qu’appelé à la rescousse de sa charmante ex-voisine, Trixie, dominatrice professionnelle, Zack en vient à bafouer sa déontologie. En tentant d’empêcher un confrère de révéler dans un article la nature illégale de la profession Trixie, il se retrouve parqué à la rubrique déco du Metropolitan. Ce qui n’empêche pas l’article d’être publié malgré tout. Du coup, quand le cadavre du journaliste est retrouvé dans le sous-sol de Trixie, Zack et la belle semblent les coupables tout désignés.
Au menu cette fois des aventures de ce héros attachant et gaffeur, strip-tease, malbouffe et un gang de bikers. Mais parviendra-t-il à sauver sa peau (et son mariage) dans tout cela?  Linwood Barclay, qui signe ici son onzième roman, fait incontestablement partie des maîtres actuels en matière de suspense.

« Mauvaise influence », de Linwood Barclay, éditions Belfond, 390 pages, 21 €

Cote: 5/5

Becca King en proie au doute

elizabethgeorgeLa romancière américaine Elizabeth George vit sur l’île pas très peuplée de Whidbey, au large de Seattle, dans l’Etat de Washington. De quoi apparemment lui avoir inspiré les aventures de sa jeune héroïne Becca King  dont le troisième tome est sorti il y a peu.
Installée sur l’île de Whidbey depuis près d’un un an maintenant après avoir fui son dangereux beau-père, Becca attend toujours des nouvelles de sa mère, partie chercher un endroit où, ensemble, elles pourraient s’installer en toute sécurité.
Tant bien que mal, Becca essaie de vivre une existence normale de lycéenne. Désormais, elle sort avec Derric, le beau gosse de sa classe, et s’est fait des amis: Jenn, sa meilleure amie, Seth et Hayley…
Mais une série d’incendies criminels vient perturber la tranquillité de l’île. Pour tenter de débusquer le pyromane, Becca va devoir apprendre à mieux maîtriser son don qui lui permet d’entendre des bribes de pensées des gens qui l’entourent. Et qui semble vouloir prendre de l’ampleur.
Décidément, chacun sur l’île cache bien ses petits secrets. On attend impatiemment de voir où la reine du crime, qui a délaissé son inspecteur Linley pour Becca et un public de jeunes adultes, veut nous emmener!

« Les flammes de Whidbey », d’Elizabeth George, Presses de la Cité, 400 pages, 19 €

Cote: 4/5

Comédie de vacances

nousSacré auteur britannique de l’année au National Book Award, David Nicholls nous revient avec une comédie douce-amère mettant en scène une famille au bord de l’implosion, entre crise de couple et ado rebelle. Pour Douglas Petersen, le père, les vacances s’annoncent comme celles de la dernière chance. Connie, son épouse, lui a annoncé son intention de le quitter. Il espère profiter de leur tour d’Europe pour lui prouver que derrière le biochimiste coincé se cache aussi un mari attentionné. Les accompagne contraint et forcé dans leur périple, Albie, leur fils de 17 ans, en pleine crise d’adolescence. A leur programme, Paris, Amsterdam, Munich, Vérone, Venise, Florence, Rome, Naples… Mais la fugue de leur fils va quelque peu perturber le programme… Oscillant entre le passé et le présent, le récit échappe au happy end escompté. Et c’est tant mieux !

Christelle

« Nous », de David Nicholls, éditions Belfond, 484 pages, 22 €

Cote: 3/5

Thriller à lire fenêtre fermée, même par une chaude nuit d’été…

morsureRien de pire pour vous tenir éveillé la nuit en cette saison qu’un moustique virevoltant près de vos oreilles pensez-vous? Que nenni, le pire, c’est vraiment le bruit agaçant de ces insectes à côté de vos oreilles alors que vous venez de reposer ce thriller sur votre table de nuit ! Au cœur de l’intrigue en effet, une nouvelle forme de paludisme qui frapperait les Pays-Bas, menaçant toute l’Europe. Parmi les victimes de ce nouveau fléau transmis par les piqûres de moustiques, le patron d’une grosse firme pharmaceutique. En voilà un qui a dû regretter amèrement d’avoir remballé un chercheur qui s’intéressait au paludisme sous prétexte que « les maladies qui tuent dix millions de pauvres par an ne l’intéressent pas » maintenant que la maladie menace dix mille riches. Coïncidence troublante, le virus est apparu alors qu’un congrès sur le thème doit avoir lieu à Amsterdam et qu’une jeune et brillante spécialiste britannique des maladies tropicales, Erica Stroud-Jones, dont la rumeur veut qu’elle aurait mis au point un vaccin contre le paludisme, a disparu la veille de son intervention, son ordinateur portable avec elle. Son compagnon, Max, se lance dans une course contre la montre pour tenter de la retrouver à temps. Terrifiant parce que totalement plausible, ce thriller serait né dans la tête de son auteur, le journaliste Nick Louth, lorsqu’il s’aperçut avec stupeur qu’il était le seul représentant de la presse présent lors d’une conférence sur la malaria dans les années 1990.

Christelle

« Morsure », de Nick Louth, éditions Michel Lafon, 20,50 €

Cote: 5/5