Mensonge et conséquences

leahflemingLe Titanic inspire décidément bien des romanciers. Leah Fleming met en scène ici le destin de deux femmes, l’une riche, l’autre pas, qui se lient d’une profonde amitié suite au naufrage du célèbre paquebot. Céleste était impatiente de retrouver son petit garçon dans l’Ohio après s’être rendue en Angleterre aux funérailles de sa mère. May rêvait de commencer une nouvelle vie en Amérique avec son mari et leur bébé. Quelques heures plus tard, alors que sombre le Titanic, May se retrouve dans l’eau glacée et perd rapidement de vue les siens. Repêchée in extremis par un canot de sauvetage, elle tente en vain de les repérer  parmi les corps flottant autour d’eux. Et quand on lui met dans les bras un bébé tout emmailloté, elle ne dit pas qu’il ne s’agit en fait pas de sa fille. Puis le temps passe. Celeste et May reprennent chacune le cours de leur vie, changées à jamais par le drame qu’elles ont vécu. Car plus que l’histoire du Titanic, il est  question ici de nos choix et de leurs conséquences. Et c’est l’histoire du 20e siècle, et de la lutte des féministes notamment, que l’auteure déroule ici tout en maintenant le suspense autour de l’identité de la petite fille. Un roman finalement bien captivant et rempli d’émotion.

Christelle

« L’enfant du Titanic », de Leah Fleming, éditions Belfond, 528 pages, 21 €

Cote: 3/5

 

Les dernières heures du Titanic

 

Le 14 avril 1912 coulait le Titanic. Un siècle plus tard, le naufrage du Costa Concordia  vient rappeler que ce genre de catastrophe n’appartient malheureusement pas uniquement au passé. Ce livre nous fait revivre les dernières heures du paquebot mytique au travers des témoignages de ses passagers. Celui d’Edward John Smith, le commandant, de Joseph Bruce Ismay, président de la White Star Line et passager ce soir-là en première classe, de Joseph Bell, chef mécanicien, Helen Churchill Candee, passagère première classe, Lawrence Beesley, passager 2e classe, Anna Sofia Turja, passagère 3e classe… Passionné par le Titanic, l’écrivain et historien Gérard Piouffe donne ici la parole à quelques-uns de acteurs du drame ou ceux qui les ont côtoyés. Des témoignages tantôt bouleversants, tantôt poignants, qui nous transportent à notre tour au côté des 2 228 hommes, femmes et enfants, de toutes conditions sociales, embarqués à bord du navire le plus célèbre au monde, qui heurta un iceberg dans la nuit du 14 avril 1912 et sombra, causant la mort de 1 523 personnes.

Christelle

« Nous étions à bord du Titanic du 27 mars au 15 avril 1912 », de Gérard Piouffe, 290 pages, 19,90 €

Cote: 4/5