Mary Higgins Clark s’attaque aux miracles

Après s’être intéressée au miracle d’une transplantation cardiaque en supposant que certaines caractéristiques du donneur avaient pu être transmises au bénéficiaire, Mary Higgins Clark s’attaque cette fois à un miracle différent, un de ceux qui ne peut s’expliquer par la science. Sachant qu’elle n’en a plus pour longtemps à vivre, Olivia Morrow hésite à révéler le secret que sa cousine, Soeur Catherine, a emporté dans sa tombe. Mais l’héritage en jeu est tellement important que certains ne sont pas près à courir le risque de laisser parler la vieille dame. Si le sujet peut paraître mystique, Mary Higgins Clark n’en oublie néanmoins pas de distiller suspense et rebondissements dans ce thriller qui entrelace science, foi et quête d’identité. Et si la reine du suspense nous a déjà entraîné dans des courses contre la mort plus haletantes, cela n’en constitue pas moins un agréable moment de stress malgré tout !

Christelle

« L’ombre de ton sourire » de Mary Higgins Clark, éditions Albin Michel, 430 pages, 22,50 €

Cote: 3/5

Une partie en enfer

Bluff, suspense et ambition: ce thriller nous plonge dans l’univers du poker où les personnages jouent, sans le savoir, une seule et même partie. Il y a Lars, l’étudiant fauché qui, pour se faire un peu d’argent, décide de tester des produits pharmaceutiques. Des produits qui ont un drôle d’effet sur lui et le transforment petit à petit en meurtrier. Il y a aussi Hugh, qui au plus grand désespoir de sa copine, Constance, passe ses soirées à jouer au poker en ligne. Jusqu’au jour où il disparaît. Et puis il y a Philippe, installé aux Bahamas, qui achète et revend des noms de domaines sur internet. Et il semble avoir tiré le gros lot avec celui d’une marque de soda. Trois personnages qui ne se connaissent pas et pourtant, jouent une même partie qui va les mener en enfer. Un thriller captivant, écrit par deux auteurs qui maîtrisent assuréement l’art du bluff et la manière de manipuler nos nerfs!

Christelle

«Une partie en enfer» de Florian Lafani et Gautier Renault, éditions First, 352 pages, 19.90 €

Cote: 4/5

Kay Scarpetta victime de sa célébrité

Kay Scarpetta est sans doute la médecin légiste la plus connue et la plus populaire de la planète. Pas étonnant donc que CNN fasse régulièrement appel à elle comme experte en médecine légale. Mais cette notoriété n’est pas sans lui causer quelques tracas. Interrogée en direct sur la disparition d’une millionnaire, Scarpetta reçoit un appel surprenant d’une téléspectatrice, ancienne patiente de son psy de mari, Benton Wesley. Pendant ce temps-là, quelqu’un lui a fait livrer chez elle un paquet suspect. Car la célébrité n’est pas sans danger et la menace entraîne Kay et son entourage dans une nouvelle enquête. Une enquête où un acteur célèbre est accusé d’un crime sexuel. Mais la nièce de Scarpetta, Lucy, n’est pas non plus totalement hors de soupçons. Si l’on retrouve toujours avec plaisir Kay Scarpetta, qui a vallu dans le passé à Patricia Cornwell un Sherlock Award (qui récompense le meilleur détective créé par un auteur américain), l’intrigue se révèle cette fois plutôt décevante et bien loin du suspense haletant de ses débuts. Alors abus de notoriété ou petit passage à vide?  A moins que ce ne soit l’inspecteur Win Garano, dont la deuxième enquête est sortie en octobre (aux éditions Les Deux Terres), qui monopilise désormais toute l’attention de l’auteur? 

Christelle

«L’instinct du mal», de Patricia Cornwell, éditions Les Deux Terres, 22,50 €

Cote: 2/5

Absence et disparitions

© Jörg Steinmetz

© Jörg Steinmetz

Écrivain et cinéaste, Peter James est l’un des auteurs les plus lus au Royaume-Uni. Révélé chez nous en 2006 avec « Comme une tombe », on lui doit une vingtaine de livres, traduits en 33 langues. Parmi ceux-ci, la série mettant en scène le commissaire Roy Grace, un flic un peu paumé et attachant, dont la femme s’est volatilisée il y a près de dix ans, et qui n’hésite pas à recourir au paranormal de temps à l’autre.

Comment trouvez-vous les idées pour vos livres?
«Le point de départ de mes romans est souvent une histoire vraie ou un événement qui m’a intrigué. Pour ‘Tu ne m’oublieras jamais’ par exemple, j’ai longtemps été intrigué par l’idée d’une personne qui fait semblant de disparaître pour recommencer une autre vie ailleurs. J’ai demandé un jour à un ami détective comment je devrais m’y prendre si je voulais disparaître. Il m’a répondu qu’il y a 25 ans, cela aurait été facile. Il suffisait de déterrer le corps d’une personne décédée récemment, le mettre dans ma voiture et y mettre le feu. Mais aujourd’hui, cela ne fonctionnerait plus à cause de l’ADN. Selon ce détective, pour disparaître aujourd’hui, il ne faut aucun corps du tout, et donc une catastrophe naturelle comme un tsunami, ou un attentat terroriste comme le 11 septembre 2001 où de nombreux corps ont été pulvérisés, serait parfait. C’est comme cela que j’ai eu l’idée d’avoir mon personnage, Ronnie Wilson, simulant sa disparition le 11 septembre.»

Comment est né Roy Grace?
«Roy Grace vient d’un certain nombre d’éléments. Pour sa carrière, je me suis basé sur un officier de la police de la vraie vie, le Detective Chief Superintendent Dave Gaylor, aujourd’hui retraité.  La première fois que j’ai rencontré Dave Gaylor, c’était il y a quinze ans, quand il était inspecteur détective. Le sol de son bureau était couvert de piles de caisses bleues et vertes. Je lui ai demandé s’il déménageait, et il a répondu: «Non, ce sont mes amis disparus»! Chaque caisse contenait les principaux dossiers d’un homicide non résolu. Il était donc la dernière chance de justice pour les victimes et leurs familles.  Les deux éléments de fiction que j’y ai ajoutés sont la femme disparue de Roy, Sandy, et l’intérêt de Roy dans le paranormal. De nombreux policiers se tournent vers le paranormal lorsque tout le reste a échoué. Et puis Roy Grace exprime aussi mon point de vue sur toutes sortes de choses. »

L’absence tient une place important dans vos livres. À commencer par celle de Sandy, mais aussi ce personnage qui disparaît le 11 septembre 2001, par exemple.
«À bien des égards, l’absence est bien pire pour ceux qui restent que la mort, parce qu’il n’y a pas de fin. Si un proche décède, le conjoint, la famille et les amis peuvent assister à l’enterrement, puis lentement commencer à guérir. Mais s’il n’y a pas de corps, alors tout le monde est laissé dans un état d’incertitude – comme Roy Grace, qui se demande toujours depuis 9 ans ce qui est arrivé à sa femme, Sandy, qui a disparu le jour de son 30e anniversaire.»

Vous savez ce qui est arrivé à Sandy?
«Oui, je l’ai toujours su.»

Et quand le saurons-nous aussi?
«Bien sûr, si je vous le dis, je vais devoir vous tuer! Mais je vous garantis beaucoup plus de révélations à venir! Dans ‘Dead Like You’, le sixième roman de Roy Grace, une partie du livre se passe en 1997, lorsque Roy et Sandy étaient toujours ensemble. Mes lecteurs pourront voir pour la première fois leur relation à travers ses yeux à elle. Et ils se rendront compte que leur mariage ne fut pas aussi idyllique que Roy a toujours imaginé et se le rappelle…. »

Roy Grace ne fait plus appel au paranormal pour l’aider dans ses recherches?
«Comme de nombreux détectives à l’esprit ouvert, quand tout le reste a échoué dans une enquête, Roy est prêt à se tourner vers quoi que ce soit qui puisse l’aider, y compris le paranormal. Il s’intéresse au paranormal depuis l’enfance.  Mais je ne veux pas qu’il y ait recours dans chaque histoire car cela serait irréaliste. Cependant, il y a beaucoup de cas enregistrés de détectives qui y ont eu recours à des voyants, notamment pour les aider à localiser les corps. Le Pentagone, Churchill ou encore Hitler y ont par exemple eu recours. Mais je ne laisserais jamais Roy Grace résoudre une affaire uniquement de cette façon, ce serait tromper le lecteur. »

Si vous changiez d’identité, ce serait pour aller où et faire quoi?
«Bonne question! Je pense que cela est plus compliqué qu’on le pense, car si l’on veut réussir, cela signifie ne jamais revoir votre famille ou vos amis ou retourner dans votre pays natal – à part bien sûr déguisé ! Je détesterais cela.»

Vous avez peur des ascenseurs?
«Je suis terriblement claustrophobe. Quand j’ai écrit ‘Comme une tombe’, j’ai demandé à un directeur de funérarium de m’enfermer pendant 30 minutes dans un cercueil avec le couvercle fermé. Je suis presque devenu fou. L’une de mes plus grandes peurs est d’être enfermé dans un ascenseur. J’imagine que j’écris mieux sur les choses qui me terrifient réellement!»

Vous avez déjà commencé le prochain livre? Vous savez déjà ce qui va s’y passer?
«J’ai commencé le 7e de la série. Je connais toujours l’intrigue de base, les vingt premiers pourcents en détail et la fin, ce qui me donne une sorte de ‘feuille de route’. Mais j’aime quand j’ai commencé à écrire et que quelque chose fait soudainement irruption dans ma tête. C’est cette spontanéité que j’aime. »

Vous êtes un écrivain, mais aussi un producteur. Vous pourriez adapter vos livres à l’écran?
«La série des Roy Grace va être développée pour une série télévisée. J’ai essayé à plusieurs reprises d’adapter mes propres livres, mais c’est très compliqué. Mes livres contiennent environ 140.000 mots. Or, un scénario de 90 minutes en compte seulement 20.000.»

Christelle

L’histoire…

Le commissaire Roy Grace, qui a déjà séduit plus de trois millions de lecteurs dans le monde, est de retour, plus tourmenté que jamais. Un squelette a été retrouvé dans un chantier, et il craint cette fois encore qu’il s’agisse de Sandy, son ex-compagne disparue mystérieusement neuf ans plus tôt. Parallèlement, on emboîte les pas de cette jeune femme traquée, qui se retrouve prise au piège dans l’ascensceur de son immeuble. Prisonnière de la cabine durant plus de 24h, elle reçoit cet SMS inquiétant: «Je sais où tu es». Et puis il y a aussi l’histoire de cet homme, criblé de dettes, qui profite du chaos causé par les avions percutant les tours du World Trade Center alors qu’il se trouve sur les lieux pour disparaître et se réinventer une autre vie ailleurs. Trois enquêtes qui à première vue n’ont rien en commun. Mais à première vue seulement! Comme dans ses précédents thrillers («Comme une tombe», «Mort… ou presque» ou encore «La mort leur va si bien»), Peter James nous embarque dans un suspense haletant. Les intrigues se croisent et s’entrelacent. Sans oublier les nouveaux rebondissements de livres en livres autour de la disparition de la femme du commissaire Grace. Mais saura-t-on enfin ce qui est arrivé à Sandy? Réponse dans le livre…

Christelle

«Tu ne m’oublieras jamais» de Peter James, éditions Fleuve Noir,

Cote: 5/5

Myron Bolitar débarque en Europe

Dans son dernier thriller, Harlan Coben emmène son personnage fétiche en Europe. Myron Bolitar, l’ancien champion de basket devenu agent sportif et accessoirement détective, s’envole en effet pour Paris, appelé à la rescousse par Terese, son ancienne maîtresse dont le petit bikini avait mis Myron en émois dans « Mauvaise base ». Mais à peine est-il débarqué en France que le cauchemar commence. L’ex-mari de Terese, qui avait des révélations à faire à son ex-femme, est retrouvé assassiné. Et l’ADN de leur fille décédée est retrouvé sur les lieux du crime. Toujours partant quand il s’agit de s’attirer des ennuis, Myron vole donc au secours de son ex-maîtresse, soupçonnée du crime. Au programme de ces neuvièmes aventures: enlèvements, manipulations génétiques, meurtres, menace islamiste et complots internationaux… Le « maître de nos nuits blanches » ne lésine pas sur les moyens pour empiéter sur notre temps de sommeil! On notera aussi le petit clin d’oeil d’Harlan Coben, qui a  donné comme noms à ses deux flics français, Berléand et Lefebvre… soit le nom des acteurs qui incarnent les policiers dans l’adaptation cinématographique de son livre « Ne le dis à personne »!

Christelle

« Sans laisser d’adresse » de Harlan Coben, éditions Belfond, 347 pages, 21,50 €

Cote: 4/5

Une enquête rocambolesque pour Regan Reilly

Regan Reilly, cette détective privée dont la mère est une auteure célèbre (tiens, cela vous rappelle quelqu’un?), est appelée à la rescousse par l’une de ses anciennes voisines californiennes, Abigail, coiffeuse de stars à Hollywood. Car le sort semble s’acharner sur la  jeune femme, née un vendredi 13. Son petit ami a soudainement disparu… tout comme les 100.000 dollars qu’elle lui avait prêtés. Sans compter que l’un de ses riches clients est retrouvé mort chez lui, assassiné. Regan parviendra-t-elle à faire en sorte que le destin cesse de malmener son amie? Le douzième livre de la série des Regan Reilly nous emmène à la découverte du milieu des acteurs d’Holywood, un milieu que Carol Higgins Clark connaît bien pour avoir suivi des études d’art dramatique à la Beverly Hills Play House avant de devenir romancière. Reste que son dernier livre, qui sortira le 4 mars, tient plus du rocambolesque que du suspense insoutenable.

Christelle

« Au voleur », de Carol Higgins Clark, éditions Albin Michel, 298 pages, 19,50 €

Cote: 2/5

www.carolhigginsclark.com

 

Qui Antonio tuera-t-il ce soir ?

Comme l’annonce d’emblée le titre du roman, l’histoire débute par un gros plan sur Antonio s’apprêtant à sortir de chez lui pour aller tuer l’assassin de son fils. Mais qui Antonio tuera-t-il ce soir? Telle est la question qui va maintenir le lecteur en haleine d’un bout à l’autre de ce thriller. Flashback onze mois plus tôt. Parti faire du vélo, le fils d’Antonio et Sylvia meurt renversé par un chauffard qui a pris la fuite. Sylvia fait jurer à son mari qu’il vengera leur fils et tuera son meurtrier. Mais l’enquête piétine. Puis, un soir, Antonio découvre qu’un cadre de la boîte dans laquelle il travaille a un comportement vraiment suspect. Mais alors qu’il s’apprête à passer à l’acte et tenir la promesse faite à sa femme, les gendarmes l’informent qu’ils ont arrêté le coupable et que celui-ci est passé aux aveux. Or, il ne s’agit pas du même individu…

Un roman à quatre voix qui nous plonge tour à tour dans les pensées d’Antonio et de sa femme Sylvia, mais aussi de Jean-Pierre, l’assassin, et de son épouse, Christine. Car après s’être attaqué aux pensées de la « Femme du monstre » en 2007, l’auteur, directeur des programmes de Paris Première, s’attaque cette fois au thème de la justice personnelle. Un roman captivant.

Christelle

« Ce soir je vais tuer l’assassin de mon fils » de Jacques Expert, éditions Anne Carrière, 256 pages, 18 €

Cote: 4/5

Meurtrière ou manipulée ?

Il est question de «baby blues» et d’amitié indéfectible dans le nouveau thriller de Patricia MacDonald. Morgan et Claire ont toujours été les meilleures amies du monde. Rien d’étonnant donc à ce que Claire, récemment mariée et jeune maman, choisisse Morgan comme marraine pour son fils, Drew. Mais quelques jours à peine après le baptême du bébé, Morgan reçoit un appel désespéré de son amie d’enfance. Drew et le père de l’enfant sont morts. Et Claire vient d’avouer être l’auteur du double meurtre. Mais Morgan a du mal à croire à la culpabilité de son amie. D’accord, depuis son accouchement, Claire donne des signes de dépression inquiétants. Mais de là à devenir une meurtrière… S’est-elle réellement muée en une redoutable criminelle ou bien est-elle victime d’une manipulation? Morgan est bien décidée à se battre pour prouver l’innocence de son amie. Rebondissements, doute, ambiguïté: tous les éléments sont réunis pour nous tenir en haleine et nous empêcher d’aller dormir trop tôt. La preuve une fois encore que la collection «spécial suspense», qui vient de fêter ses trente ans, est une valeur sûre en matière de thrillers.

 Christelle

«Une mère sous influence», de Patricia MacDonald, éditions Albin Michel, 352 pages, 19.90 €

 Cote: 5/5

Un 7e épisode du Women’s Murder Club au « 7e ciel »

Patterson septième cielNouvel épisode pour la série du Women’s Murder Club de James Patterson dans lequel on retrouve le sergent Lindsay Boxer et ses amies Yuki, procureur de son état, Cindy, journaliste, et Claire, médecin légiste. Cette fois, Lindsay et son coéquipier Rich Conklin enquêtent sur la disparition de Michael Campion, fils adoré du Gouverneur de Californie et né avec une malformation cardiaque. Un appel anonyme signale l’avoir vu entrer chez une prostituée de luxe et affirme qu’il n’en est pas ressorti. Parallèlement, Lindsay et et le beau Rich tentent de coincer les auteurs d’une vague d’incendie criminels qui ravagent les villas des riches propriétaires de San Francisco. A côté de cela, sur le plan perso, Joe est venu vivre avec Lindsay en Californie, mais cette dernière ne semble plus trop savoir ce qu’elle veut… Un bon moment de détente pour les fans de James Patterson, l’auteur de thrillers le plus lu au monde. A noter que le « Women’s Murder Club » est l’objet d’une série télé diffusée sur M6.

Christelle

« Le 7e ciel », de James Patterson, éditions JC Lattès, 345 pages, 20 €

Cote: 3/5

Un thriller sur le monde du diamant

CrouzetLe dernier thriller de Vincent Crouzet nous propulse dans le monde des grands diamantaires, où l’on emboîte les pas de l’un d’entre eux. Surnommé le «Seigneur d’Anvers», Sacha Bronstein règne sur la métropole. Il frime devant ses confrères en s’affichant au bras de la plus glamour des actrices du moment qui sert d’écrin à ses parures. Jusqu’à devenir un seigneur à abattre. Car le Seigneur d’Anvers n’a pas que des amis. D’abord, on l’accuse de trafic de diamants avec le Congo et l’Afrique du Sud lors d’un dîner de la profession. Puis les diamants que lui envoie le président russe tombent entre les mains d’une joueuse de poker mal barrée. En représailles, ses trois enfants sont enlevés. Et s’il ne retrouve pas les pierres rapidement, ils seront assassinés. S’ensuit une véritable course contre la montre pas gagnée d’avance pour Sacha. Comme dans «Rouge intense», ce roman est un nouveau prétexte pour l’auteur, spécialiste de l’Afrique australe et de la géopolitique du diamant, de nous faire découvrir l’univers obscure de ces joyaux. Et malgré peut-être quelques passages un peu longs, suspense et rebondissements sont bien au rendez-vous dans ce thriller qui se passe en partie près de chez nous. On y flâne avec beaucoup de plaisir dans Anvers, entre la gare et le quartier des diamantaires… 

Christelle 

 «Le seigneur d’Anvers», de Vincent Crouzet, éditions Flammarion, 492 pages, 19,90 €

cote: 3/5

Trois ados et un psychopathe

Enfants_du_NeantLucie, 17 ans, blonde et jolie, habitant Avignon. Pierre, 17 ans, un physique de premier de la classe, vivant à Grenoble. Justine, 16 ans, anorexique, résidant à Bagnolet. Trois ados. Ils ne vivent pas au même endroit et ne se connaissent pas. Leur seul point commun: une mort atroce. Pour arrêter leur meurtrier, le commissaire François Marchand, ancien psychanalyste devenu flic à la suite d’un drame personnel, va tenter de saisir les raisons qui ont pu amener ces jeunes victimes à une si atroce. Quel était leur but? Qui a bouleversé leur destin? Et que cherche à prouver l’assassin? Aidé par le lieutenant Julia Drouot, François tente de s’immiscer dans le cerveau du psychopathe. Commence alors une chasse effrénée qui nous immerge dans le monde déroutant de l’adolescence, entre anorexie, drogue et prostitution, et sur fond de rock metal et satanisme. Prix polar de Cognac 2005, Olivier Descosse, ancien avocat, tire les ficelles et nous embarque dans les méandres d’un cerveau tourmenté pour un dénouement des plus inattendus. Frissons garantis.

Christelle

« Les enfants du néant », d’Olivier Descosse, éditions Michel Lafon, 440 pages, 20 € 

www.thriller-descosse-enfants-neant.com

Cote: 4/5