Frissons et humour garantis

linwoodbarclayAprès « Mauvais pas », « Mauvais garçons », et « Mauvaise compagnie », le journaliste Zack Walker joue une dernière fois les héros malgré lui. Linwood Barclay nous livre avec « Mauvaise influence » le quatrième et dernier opus des aventures de son journaliste au vrai don pour se mettre sans cesse dans le pétrin.
Aucun souci néanmoins si vous n’avez pas encore lu ses précédentes aventures (mis à part sans doute l’envie qu’il vous prendra ensuite de vous y plonger de toute urgence)!
Cette fois, Zack se voit chargé d’écrire pour le Metropolitan sur des fusils paralysants dont la police locale songe à s’équiper. Mais voilà qui pourrait bien être son dernier article politique. Parce qu’appelé à la rescousse de sa charmante ex-voisine, Trixie, dominatrice professionnelle, Zack en vient à bafouer sa déontologie. En tentant d’empêcher un confrère de révéler dans un article la nature illégale de la profession Trixie, il se retrouve parqué à la rubrique déco du Metropolitan. Ce qui n’empêche pas l’article d’être publié malgré tout. Du coup, quand le cadavre du journaliste est retrouvé dans le sous-sol de Trixie, Zack et la belle semblent les coupables tout désignés.
Au menu cette fois des aventures de ce héros attachant et gaffeur, strip-tease, malbouffe et un gang de bikers. Mais parviendra-t-il à sauver sa peau (et son mariage) dans tout cela?  Linwood Barclay, qui signe ici son onzième roman, fait incontestablement partie des maîtres actuels en matière de suspense.

« Mauvaise influence », de Linwood Barclay, éditions Belfond, 390 pages, 21 €

Cote: 5/5

Vengeance et trahison

rachel-abbottEllie et Max ont invité des amis à dîner. La conversation tourne vite autour du drame qui endeuille le village. Une ado a été fauchée par une voiture en pleine nuit et laissée pour morte . Tout le monde est sous le choc. Car le chemin n’est connu que des villageois. Et puis, que faisait une jeune fille de 13 ans seule à cet endroit, en pleine nuit?
Au fil des pages, les coupables potentiels se succèdent. Ellie et son mari, par exemple, étaient tous deux sur cette route au moment du drame… Mais pas ensemble. Léo, la sœur d’Ellie, l’a découvert… Et a bien envie d’en savoir plus. Tout comme Tom, leur nouveau voisin policier, intrigué par les comportements étranges des convives.
Dans son deuxième roman, la Britannique Rachel Abbott nous plonge dans la campagne anglaise et une ambiance qui n’est pas loin de rappeler celle des « Dix Petits nègres » .
A noter que son premier thriller, « Illusions fatales », autopublié en version numérique en 2011, c’était classé numéro un des ventes sur Amazon trois mois après sa sortie. Il ne tarda pas à trouver ensuite un éditeur en Angleterre ! Celui-ci est bien sûr disponible également en ebook.

« Le piège du silence », de Rachel Abbott, éditions Belfond, 448 pages, 21,50 €

Cote: 4/5

www.rachel-abbott.com

Thriller à lire fenêtre fermée, même par une chaude nuit d’été…

morsureRien de pire pour vous tenir éveillé la nuit en cette saison qu’un moustique virevoltant près de vos oreilles pensez-vous? Que nenni, le pire, c’est vraiment le bruit agaçant de ces insectes à côté de vos oreilles alors que vous venez de reposer ce thriller sur votre table de nuit ! Au cœur de l’intrigue en effet, une nouvelle forme de paludisme qui frapperait les Pays-Bas, menaçant toute l’Europe. Parmi les victimes de ce nouveau fléau transmis par les piqûres de moustiques, le patron d’une grosse firme pharmaceutique. En voilà un qui a dû regretter amèrement d’avoir remballé un chercheur qui s’intéressait au paludisme sous prétexte que « les maladies qui tuent dix millions de pauvres par an ne l’intéressent pas » maintenant que la maladie menace dix mille riches. Coïncidence troublante, le virus est apparu alors qu’un congrès sur le thème doit avoir lieu à Amsterdam et qu’une jeune et brillante spécialiste britannique des maladies tropicales, Erica Stroud-Jones, dont la rumeur veut qu’elle aurait mis au point un vaccin contre le paludisme, a disparu la veille de son intervention, son ordinateur portable avec elle. Son compagnon, Max, se lance dans une course contre la montre pour tenter de la retrouver à temps. Terrifiant parce que totalement plausible, ce thriller serait né dans la tête de son auteur, le journaliste Nick Louth, lorsqu’il s’aperçut avec stupeur qu’il était le seul représentant de la presse présent lors d’une conférence sur la malaria dans les années 1990.

Christelle

« Morsure », de Nick Louth, éditions Michel Lafon, 20,50 €

Cote: 5/5

Retour dans le 93

olivier_norekEst-ce vraiment bien sérieux, de la part d’un flic, d’écrire un thriller au suspense tel que vous vous retrouvez en train de lire au volant dans les embouteillages? Olivier Norek confirme dans ce second roman le talent démontré dans « Code 93 » avec ses cadavres qui ressuscitent. Cette fois, Victor Coste et son équipe doivent faire face à l’exécution de trois jeunes caïds à Malceny qui va à nouveau mettre le feu au poudre dans le 93. Comme dans le précédent, l’auteur nous immerge dans son quotidien de lieutenant de police à la section enquêtes et recherches du SDPJ 93 et démontre que personne n’est tout noir ni tout blanc. Il y a des psychopathes de 13 ans. Et des petits vieux qui planquent des pains de cocaïne.  A côté de cela, on en apprend davantage sur Victor Coste et la jolie légiste Léa, sur Ronan, Sam & Johanna. Et on découvre quelques petites nouvelles comme la jeune magistrate Fleur Saint-Croix. Reste à espérer que la vie de l’auteur soit un peu moins trépidante que celle de ses héros, pour qu’il ait vite du temps à consacrer à leurs prochaines aventures !

Christelle

« Territoires », d’Olivier Norek, éditions Michel Lafon, 396 pages, 18,95 €

Cote: 5/5

Suite des aventures de Mickey

HarlanCobenHarlan Coben continue les thrillers jeunesse (mais qui ne devraient pas déplaire aux adultes pour autant!) et publie le deuxième tome des aventures de Mickey Bolitar, le neveu de 16 ans de son personnage fétiche Myron. D’ailleurs, comme son oncle (à qui il reproche la mort de son père mais chez qui il est contraint de vivre le temps que sa mère suive une cure de désintoxication), Mickey a plutôt l’art de se mettre dans les pires situations. Lui et ses nouveaux copains -Ema, une fille un peu ronde couverte de tatouages, et Arthur, dit « Spoon »- avaient déjà mis leur vie en danger dans « A découvert« , le premier tome de la série. Cette fois, c’est Rachel, la fille la plus populaire de leur lycée, qui est blessée par balle. Et Mickey et ses amis vont tenter de découvrir ce qui lui est réellement arrivé. En parallèle, on en apprend aussi davantage sur ces nouveaux personnages attachants. Harlan Coben parviendrait même à nous faire douter de la mort du père de Mickey. Affaire à suivre, c’est certain!

Christelle

« A quelques secondes près », de Harlan Coben, éditions Fleuve noir, 336 pages, 18,90 €

Cote: 4/5

Épidémie de crimes à la Maxime Chattam

LA_CONJURATION_PRIMITIVE_ok_DOC 155Décidément, Maxime Chattam est toujours autant une valeur sûre en matière de thriller. Son dernier, « La conjuration primitive », qui atteint un paroxysme en matière de Mal, vous poursuit jusque dans vos rêves… même s’il s’agit plus à proprement parler de cauchemars! Car le Mal se propage ici sous la forme d’une véritable épidémie de meurtres dont l’auteur nous épargne peu de détails.

Au moins deux tueurs en série -surnommés Le Fantôme et La Bête- semblent se donner la réplique, en signant leurs crimes d’un mystérieux *e gravé sur le cadavre de leurs victimes. Très vite, l’Hexagone ne suffit plus aux deux monstres et l’Europe entière devient le terrain de jeu de leur macabre compétition.

Alexis Timée (l’auteur ne précise pas s’il est un descendant du Guy de Timée de son « Léviatemps » mais il en a en tout cas l’étoffe) est chargé d’enquêter, secondé par ses adjoints Ludivine et Segnon, ainsi que l’éminent criminologue Richard Mikelis. Ce dernier défend l’idée d’une « conjuration primitive », au cœur des pires déviances de la nature humaine.

Petit clin d’œil à ses fans, l’auteur fait faire une apparition à Joshua Brolin, personnage de sa Trilogie du Mal. Onze ans après la parution de son premier roman « L’Âme du mal », qui lui valut de s’imposer immédiatement comme l’un des maîtres incontestables du suspense, Maxime Chattam renoue donc ici avec le thriller après le succès de la série fantastique Autre-Monde (vendues à plus de 500.000 exemplaires). On espère une suite à cet opus qui figure parmi ses meilleurs!

Christelle

« La conjuration primitive », de Maxime Chattam, éditions Albin Michel, 460 pages, 22,50 €

Cote: 5/5

 www.maximechattam.com/blog

Il fait quoi votre mari dans la vie ?

expatsL’Américain Chris Pavone a vécu plusieurs années comme « expat » au Luxembourg. Assez longtemps en tout cas pour lui inspirer ce thriller, dont l’héroïne, Kate, travaillait pour la CIA jusqu’à ce que son mari, Dexter, ne décroche un boulot à Luxembourg. C’est ainsi qu’ils deviennent eux aussi des « expats ». Si la destination n’a, a priori, rien de glamour, Kate, qui rêve de décrocher et quitter l’agence depuis la naissance de leur premier enfant, est tout d’abord ravie. Mais être une épouse oisive, ce n’est finalement pas son truc. Et quand Kate s’ennuie, elle se pose des questions. Connaissons-nous vraiment les personnes qui partagent notre vie? Après tout, elle-même n’a jamais révélé à son mari qu’elle travaillait pour la CIA… Pourquoi Dexter est-il tout d’un coup si évasif sur son nouveau poste? Et qui sont réellement Julia et Bill, ce couple d’Américains qui cherchent leur amitié de façon si appuyée? Paranoïa ou instinct? Une chose est sûre: si Kate a pu garder tant de secrets si longtemps, n’importe qui peut mener une double vie… Lisez-le et vous verrez: ce palpitant thriller qui se déroule à nos frontières vous fera vous aussi douter de vos proches! D’ailleurs, puisque on en parle, il fait quoi au juste votre mari quand il vous dit qu’il est au boulot?

Christelle

« Les expats », de Chris Pavone, éditions Fleuve noir, 496 pages, 20 €

Cote: 4/5

Un thriller aigre-doux

Et dire que le duo d’auteurs anglais qui se cache derrière le pseudo de Saffina Desforges n’avait pas trouvé d’éditeur pour ce thriller qui a conquis les lecteurs anglophones sous le nom de «Sugar & Spice»! Trois mois après qu’ils l’aient finalement publié par eux-mêmes en version électronique, leur thriller choc inspiré de faits réels a déjà été écoulé à plus de 150.000 exemplaires! MA édition, dans sa collection Pôle Noir, est le premier éditeur à le publier en version papier. Il y est question, comme le dévoile le titre en «français» de paraphilie, comprenez de troubles psychosexuels dont fait partie la pédophilie. Tout commence avec la découverte par deux ados du corps de la petite Rebecca, dix ans, alors qu’ils jouaient le long d’une rivière. D’autres fillettes suivront. Le point commun entre ces différents meurtres? Une carte de visite laissée dans le corps des petites victimes avec la signature d’un mystérieux « Oncle Tom ». Sueurs froides et écœurement garantis. Car les auteurs, qui se glissent de temps à autre dans la peau de pédophiles, nous inspireraient presque  la pitié… avant de nous écœurer complètement.

Christelle

«Paraphilia», de Saffina Desforges, MA éditions, 528 pages, 20 €

Cote: 5/5

Télé-réalité version snuff movie

C’est une télé-réalité  du genre « snuff movie » qu’a imaginé John Katzenbach dans son dernier thriller, « Mort-en-direct.com ». L’héroïne du show? Jennifer, une ado en fugue, kidnappée par un drôle de couple qui, depuis, la séquestre dans une cave et la filme 24h/24. Seul témoin de cet enlèvement, Adrian, un professeur de psychologie à qui l’on vient de diagnostiquer une maladie incurable, dégénérative du cerveau, et qui rentrait chez lui pour se suicider… La police ne voulant pas croire à un enlèvement, le vieux professeur se retrouve seul pour mener l’enquête… Ou presque. Car sa femme, leur fils et son frère, pourtant aussi morts les uns que les autres, viennent malgré tout à sa rescousse au travers des hallucinations provoquées par sa maladie. Ainsi qu’un pervers sexuel, en liberté surveillée, qui va l’initier aux réseaux souterrains du web… Bref, une fois encore, l’auteur de « L’analyste », grand prix de littérature policière en 2004, frappe fort et nous plonge dans des cerveaux dérangés en tout genre, histoire de provoquer quelques frissons dans la chaleur de l’été.

Christelle

« Mort-en-direct.com », de John Katzenbach, éditions Presse de la Cité, 538 pages, 22,50 €

Cote: 4/5

Higgins Clark, mère & fille

La mère…

84 ans et toujours efficace! Le dernier thriller de Mary Higgins Clark prouve que sous ses airs de gentille grand-mère, la reine américaine du suspense n’ a rien perdu de son talent à brouiller les pistes. Certes, le sujet n’est pas des plus glamours puisqu’il est question ici de maladie d’Alzheimer et de religion. Mais cela n’empêche pas le lecteur de se laisser rapidement captiver par l’histoire! Tout commence lorsque Mariah retrouve sa mère, une arme à la main, à côté du cadavre de son père. Pour la police, il n’y a aucun doute: atteinte d’Alzheimer, Kathleen a tué Jonathan dans une crise de jalousie. Mais leur fille, Mariah, ne veut y croire. D’autant moins que son père, spécialiste de la Bible, venait de faire une découverte spectaculaire pour le monde de la chrétienté en mettant la mains sur l’unique lettre écrite de la main de Jésus, et volée dans la bibliothèque du Vatican au XVe siècle. Jonathan aurait-il été tué par un de ses amis mis au courant de sa spectaculaire découverte et avide de récupérer le précieux parchemin? Mariah se lance donc dans l’enquête, aidée par Alvirah Meehan, la gagnante du loto apparue dans « Ne pleure pas, ma belle » en 1988 et devenue depuis l’héroïne fétiche de Mary Higgins Clark…

« Les années perdues », de Mary Higgins Clark, éditions Albin Michel, 416 pages, 22,50 €

www.m-higgins-clark.com

Cote: 4/5

… et la fille

Dans la famille Higgins Clark, je demande la fille… Carol Higgins-Clark fait, elle aussi, vivre de nouvelles aventures à son héroïne fétiche, la détective Regan Reilly, fille d’une célèbre auteure de thrillers (tiens, tiens, voilà qui n’est pas sans rappeler quelqu’un!). Star montante du cinéma, la belle Cleo Paradise a mystérieusement disparu, en abandonnant toutes ses affaires dans la maison qu’elle louait au bord de la mer. Son excentrique propriétaire a décidé de les mettre en vente lors d’un vide-grenier géant, pour le plus grand bonheur des fans de l’actrice, qui accourent de toutes parts. Regan Reilly se lance bien sûr sur la piste de la star disparue. Mais si les personnages de Carol Higgins Clark sont certes plus glamours que ceux imaginés par sa mère, il faut bien avouer que la fille n’a pas tout à fait le talent de son illustre mère et nous sert une fin plutôt décevante…

Christelle

« Affaire de star », de Carol Higgins-Clark, éditions Albin Michel, 304 pages, 19,50 €

Cote: 2/5

Patrick Bauwen, seul à savoir… ou presque

© Arja HYYTIÄINEN / ALBIN MICHEL

Facebook et ces parfaits inconnus qui vous proposent parfois d’être votre ami sur le réseau social avaient de quoi titiller l’imagination débordante de Patrick Bauwen. Ce médecin urgentiste, écrivain à ses heures, y a rajouté sa petite touche personnelle, à savoir quelques prouesses scientifiques et des personnages attachants, pour nous offrir un thriller riche en rebondissements.

 Vous êtes sur Facebook?

«Oui! J’ai 700 amis. Ce n’est pas un site de fan, c’est ma page Facebook à moi. Ceux qui veulent être amis avec moi, sont amis avec moi et voilà! On discute. Je me suis fait beaucoup d’amis sur Facebook en discutant réellement avec eux. Ce n’est pas un site promotionnel où je fais la promo de mes livres. C’est vraiment pour discuter.»

Et si quelqu’un vous propose de jouer avec lui?

«Je serais sûrement intrigué! Est-ce que je répondrais? C’est possible. Cela dépend des arguments! Si la personne me contacte avec un appât qui me fait mordre à l’hameçon, pourquoi pas. Si quelqu’un me parle de mon passé ou de quelqu’un que j’ai connu dans le passé et à qui il est arrivé quelque chose, cela va m’interpeller c’est sûr! On est toujours très prudent quant à ce qu’on laisse traîner sur des sites internet concernant notre vie privée, etc. Et puis on rentre à la maison, on se connecte à Facebook et là toutes les barrières tombent. On oublie complètement que c’est un réseau public et on met en ligne joyeusement les photos de nos gamins, nos goûts, plein d’infos complètement personnelles. Il suffit de répondre oui à la demande d’un parfait inconnu d’être notre ami pour qu’il ait tout à coup accès à toutes ces infos. Malgré tout, j’adore ce réseau! Je trouve cela bienveillant et sympathique. Mais que se passerait-il si quelqu’un de mal intentionné y pêchait ses infos? C’est tout l’argument du livre!»

On n’y trouve rien de compromettant sur vous?

«Non, parce que je n’ai pas une vie très compromettante! J’ai une vie moins glamour que les héros de mes livres! Il n’y a pas de photos de moi sous la douche sur Facebook!»

Nathan est responsable du service des urgences, comme vous. Vous avez d’autres points communs?

«J’ai beaucoup de points communs avec les deux personnages principaux du livre puisque je mets toujours un maximum de mes émotions et de mon travail de médecin urgentiste dans les histoires. Toute la jeunesse de Marion, tout ce qu’elle fait à l’Hôtel-Dieu, c’est vraiment autobiographique puisque, en gros, j’ai vécu les mêmes moments qu’elle… sauf que je n’étais pas amoureux de ma chef à l’époque! Je trouvais intéressant de raconter un petit peu comment cela se passait. Après, tout ce qui arrive au niveau chirurgical autour de Nathan, les références scientifiques etc, c’est plutôt mon quotidien actuel, puisque je travaille dans un service de SOS main.»

La science sera réellement capable un jour de faire repousser des doigts?

«Oui, les études dont je parle sont réelles. C’est vraiment à l’ordre du jour. La régénération, c’est même quelque chose qui est étendu à l’ensemble de la médecine.»

Ce n’est pas trop difficile de se glisser dans la peau d’une héroïne féminine quand on est un homme?

«Tout ce côté féminin m’intéressait beaucoup! Cela m’a permis de critiquer ouvertement les hommes sous un tas d’aspects variés. Le fait de le faire dire à une femme n’a pas la même résonance que si c’était un homme! Je vis dans un milieu très féminin. J’ai une oreille tendue à chaque fois que j’entends des propos féminins: c’est une mine d’or pour moi! Il y a des dialogues entiers qui sont copiés collés de mes collègues secrétaires, infirmières. La vie de Marion, la trentenaire qui galère un peu avec les mecs et qui dit ‘je suis la parfaite Bridget Jones: chez moi il y a un chat et un frigo vide’, cela, c’est copyrighté directement d’une des infirmières de mon service.»

Et vos collègues se sont reconnues?

«Bien sûr! D’ailleurs, il y a un tas de personnages réels dans ce roman-ci. Je le fais toujours dans mes livres, mais là il y en a dans tous les coins! Ce sont des private joke pour eux. Quand Marion et sa copine ont un accident de voiture, elles sont emportées dans la clinique dans laquelle je travaille: le médecin avec les initiales PB sur sa blouse qui les reçoit, c’est moi! Donc même moi, j’y passe! J’ai mis aussi plein de copains. Ce n’était que justice étant donné que je leur ai copieusement volé des dialogues!».

Seul à savoir, c’est aussi un peu l’écrivain juste avant d’envoyer votre manuscrit à votre éditeur. Cela fait quoi?

«C’est jubilatoire et terrifiant, les deux à la fois! Parce que je ne dis pas grand-chose à mon éditeur avant d’envoyer le manuscrit. Je donne un vague pitch de ce que je vais faire, mais pour préserver la surprise et les rebondissements, je ne dis presque rien.»

Mais vous, vous connaissez toujours  la fin de l’histoire?

«Oui, je connais toujours la fin, parce que le thriller, c’est un genre littéraire assez exigeant. C’est une promesse faite au lecteur. Si on ouvre un de mes bouquins, forcément il y aura des rebondissements régulièrement et une ou deux surprises de taille à la fin! Donc je suis obligé de calculer tout cela à l’avance.»

Vous écrivez en musique, avec les musiques suggérées en début d’ouvrage?

«Je n’écris pas en musique parce qu’au moment où j’écris, il faut vraiment que ce soit précis. Mais par contre je conçois les scènes en musique systématiquement. Je me passe les musiques en boucle. Les personnages défilent comme un film devant mes yeux et j’imagine tout un tas de situations possibles. C’est un très bon moyen pour laisser partir mon imagination dans un sens ou dans un autre. Ici, la musique de Keane a beaucoup joué. C’est une musique très romantique, elle m’a beaucoup servi pour imaginer certaines situations du livre.»

Vous travaillez déjà sur le prochain?

«Toujours. Lorsque j’ai fini un bouquin, je suis déjà dans le prochain. Très souvent, pendant que j’écris le livre, il y a un certain nombre d’idées que j’écarte parce qu’elles sont en trop. Je les mets dans un tiroir avec des feuilles empilées dans tous les sens en me disant que je pourrais peut-être exploiter cela ou cela. Et c’est souvent là que je puise la matière du suivant.»

Mais vous êtes toujours seul à savoir pour l’instant…

«C’est toujours secret. Seul à savoir!»

Le succès remporté par vos thrillers ne vous donne pas envie de vous consacrer uniquement à l’écriture?

«Non, je ne l’ai jamais envisagé. La médecine et l’écriture sont deux parties complètement différentes de ma vie. La médecine d’urgence, c’est super. Cela me permet vraiment d’être surpris tous les jours, de savoir pourquoi je me lève le matin. C’est vraiment très satisfaisant de pouvoir aider des gens au quotidien. L’écriture au contraire, c’est quelque chose de très solitaire et c’est au long cours. Ma vie c’est d’être médecin, et l’écriture, c’est la cerise sur le gâteau.»

Vos thrillers pourraient être adaptés au cinéma?

«C’est toujours possible, mais je reste assez distant par rapport à cela car c’est un peu un miroir aux alouettes. Si un jour cela se fait, je serai ravi. Mais c’est un autre métier. Si quelqu’un s’emballe et en fait quelque chose à sa sauce, très bien! Exactement comme Guillaume Canet a réussi une superbe adaptation de ‘Ne le dis à personne’ en réinterprétant complètement le livre d’Harlan Coben. C’est cela qui en a fait un super film! Donc il faut laisser les gens qui en ont envie en faire ce qu’ils veulent. C’est leur passion qui va donner un bon film, pas ma volonté à moi. Je ne travaille pas moi dans l’optique que cela soit adapté.»

Christelle

EN QUELQUES LIGNES

Il y a quinze ans, Marion, alors étudiante en médecine, a vécu une grande histoire d’amour avec un brillant chirurgien, Nathan, l’homme de sa vie. Jusqu’à ce qu’il disparaisse du jour au lendemain, sans laisser de trace. Quelle n’est donc pas sa surprise quand elle reçoit sur Facebook un message d’un certain «Troyen» qui affirme savoir ce qui est arrivé à Nathan et lui propose de «jouer avec lui». Marion accepte bien sûr et là voilà lancée dans un jeu de piste infernal avec suspense, amour et rebondissements jusqu’au coup de théâtre final, sur fond de nouvelles technologies et de recherches médicales de pointe (mais on n’en attendait pas moins de Patrick Bauwen, par ailleurs médecin urgentiste dans la région parisienne). Bref tous les ingrédients qui ont fait le succès des précédents de l’auteur thrillers («L’œil de Caine» et «Monster») sont à nouveau réunis pour empiéter sans vergogne sur notre temps de sommeil. Alors on se dépêche de tourner les pages pour être, à notre tour,  seul à savoir… ou presque!

«Seul à savoir» de Patrick Bauwen, éditions Albin Michel, 416 pages, 19 €

Cote: 4/5

www.patrickbauwen.com

Un thriller bien réel

Sous l’appelation «thriller», Ann Rule a la particularité de raconter des crimes bien réels. Après s’être intéressée aux tueurs en série -dont Ted Bundy qu’elle a d’ailleurs côtoyé avant qu’il ne soit démasqué- elle se lance cette fois dans une histoire moins médiatique, celle d’«Une petite fille trop gâtée», Patricia Allanson. Comme l’annonce d’emblée le titre du livre, il s’agit ici d’une petite fille à qui on n’a jamais rien refusé et qui, devenue adulte, a pris l’habitude que tout lui soit dû. Après un premier mariage duquel sont nés trois enfants, Pat épouse Tom. À eux deux, ils achètent un ranch et élèvent des chevaux, le rêve de Pat qui se prend pour Scarlette O’Hara. Seule ombre au tableau, les beaux-parents de la jeune femme ne l’apprécient pas et décident d’ailleurs de couper les ponts avec leur fils. Mais quelques semaines plus tard, les parents de Tom, Walter et Carolyn, sont retrouvés assassinés dans leur propriété et Tom est accusé du meurtre. Si la coupable est démasquée dès les premières pages -voire le titre- du livre, on doit pour certains de ses crimes toujours se contenter d’hypothèses à la fin de l’ouvrage. Mais il faut reconnaître à Ann Rule, à défaut d’un suspense insoutenable, une bonne capacité d’analyse psychologique.

Christelle

«Une petite fille trop gâtée», d’Ann Rule, éditions Michel Lafon, 374 pages, 20,90 €

Cote: 2/5

De père en fils

Serge Papadakis apprend d’un seul coup qu’il a un fils, Thomas, âgé de 30 ans, et que ce dernier a disparu depuis bientôt neuf mois. Ancien de la Légion puis chargé de la protection des personnalités, Serge décide de partir à la recherche de ce fils, journaliste spécialisé dans les faits divers. Il suit donc les traces de son fils qu’il apprend à connaître petit à petit en se penchant à son tour sur les faits divers terribles sur lesquels Thomas enquêtait, comme le Barbare du Vercors, responsable de trois crimes atroces. Mais au fur et à mesure que son enquête progresse, Serge se rend compte que son fils était passionné par  la violence. Au point que le doute le taraude: quel rôle exactement son fils a-t-il joué dans tous ces événements? Un suspense haletant signé Olivier Descosse, à qui l’on doit notamment « Les enfants du néant », « La liste interdite » et « L’ordre noir ».

Christelle

« La spirale des abysses » d’Olivier Descosse, éditions Flammarion, 468 pages, 19,90 €

Cote: 3/5

Un thriller sur la folie

 

© Maurizio Bacci

Après un premier thriller sur les dérives de la génétique paru il y a deux ans, l’auteur franco-belge Gilles Haumont nous emmène à travers son deuxième roman dans une course folle sur le thème de la folie.

Où allez-vous chercher de telles idées?

«Je pense qu’il y a un lien avec le premier livre. D’abord parce que c’est aussi une trame de thriller. Ensuite, parce qu’il y a de nouveau une interrogation philosophique et scientifique mélangée. Mais il y a aussi dans celui-ci peut-être quelque chose de plus personnel. Le thème de la folie m’interpelle depuis très longtemps. J’y ai été confronté moi-même avec des proches. La folie, c’est quelque chose de très particulier. Le rapport que l’on a avec son cerveau est un rapport différent de ce que l’on a avec tout le reste. Donc c’est le problème de l’identité, de qui on est…»

 Vos romans sont un peu votre façon d’attirer l’attention sur les dérives scientifiques possibles?

«Tout à fait. Depuis mon premier livre, on a enfin synthétisé la première bactérie par un séquençage. Donc on peut désormais pianoter sur un ordinateur, écrire un code génétique… Il y a deux ans, je disais que ce serait possible très vite. C’est aujourd’hui chose faite. Et c’est évident que la recherche sur le contrôle des cerveaux, de ce que pensent les gens, est lancée à toute vitesse en ce moment. Or si on se met à tripatouiller dans la manière dont le cerveau fonctionne, on change notre identité humaine. Notre identité, c’est notre identité génétique, c’est qui on est et on est effectivement le résultat de 4 milliards d’années d’évolution, mais on est aussi la manière dont notre cerveau fonctionne. C’est sûr qu’il y a des dérives évidentes.»

Où trouvez-vous ces personnages? Un détective kabbaliste, une psy excentrique…

«Ce sont des gens que je croise! Le monsieur qui m’a inspiré le détective ne faisait pas ce métier-là, mais il en faisait un autre qui était proche. Aux États-Unis vous en voyez énormément des gens comme cela, ces sortes d’énormes personnes obèses et très sympathiques. J’aimais bien l’idée du détective complètement raté qui va arriver à trouver ce que personne n’est arrivé à trouver. J’aime bien aussi le personnage de la psychiatre, héritière un peu fantasque, un peu instable.»

Vergevecht, le nom de famille de votre narrateur, a une consonance un peu belge…

«Si je ne me suis pas trompé dans mon néerlandais qui n’est pas très bon car même si je suis Belge je n’ai jamais vécu vraiment en Belgique, pour moi, cela veut dire un combat lointain. Comme j’avais ce thème d’Ulysse, que le fils d’Ulysse, c’est Télémaque, et qu’en grec, telemachos, c’est un combat lointain, je trouvais que Vergevecht cela sonnait bien. Donc Vergevecht, c’est un peu Télémaque qui part non pas à la recherche de son père, mais de son fils. J’aime bien cette idée qu’on a tous une odyssée intérieure où on peut arriver aux rivages proches de la folie, puis après il faut revenir au port.»

Vous avez des attaches belges et françaises. Qu’est-ce qui vous a donné envie de situer l’intrigue aux USA?

«J’y ai vécu. Et je pense que c’est l’épicentre de la tentative de contrôle des pensées. L’exigence de normalité des Américains est quelque chose qui m’a énormément inquiété. J’ai l’impression qu’ils sont devenus un peu robotisés. La moindre déviance est inquiétante. Tout le monde doit être conforme, et si cela ne marche pas comme cela, il faut donner des pilules. Je trouve que la société américaine telle qu’elle se développe est très inquiétante. Donc situer un livre sur la folie aux États-Unis, je trouvais que cela avait du sens.»

Comment expliquez-vous ce titre?

«Le personnage principal du livre, c’est le narrateur, qui est coincé entre son propre père, fou, et son fils, dont il se demande s’il est fou. C’est donc la confrontation à la folie chez l’autre, à la différence. Finalement, on a tous une part d’irrationalité, de mystère, d’insondable qu’on a peur de réveiller. C’est pour cela que la société nous contrôle de plus en plus. C’est pour cela qu’il y a un marché absolument gigantesque des contrôleurs de toutes les humeurs. 10% des enfants en Amérique sont sous Rétiline pour soigner leur hyperactivité. Or les enfants sont hyperactifs par nature. Donc le fils du fou, c’est ce personnage perdu dans tout cela, qui est finalement normal, mais pas plus qu’un autre, qui a sa part de folie intérieure, qui est confronté à la folie du monde extérieur et qui doit se définir par rapport à cela.»

La dernière phrase du livre, c’est une fin ouverte ou bien va-t-il y avoir une suite?

«Non, il n’y aura pas de suite. J’aime bien les fins en ellipse, qui laissent la liberté au lecteur de fantasmer, de réfléchir. Dans le premier aussi, il y avait une pirouette. J’aime effectivement bien cette idée de deuxième chance, cette idée qu’on loupe une porte mais que parfois, il y en a une deuxième qui s’ouvre. Ceci dit, je me suis rendu compte qu’il y avait peut-être matière à une trilogie. Cela m’a fait penser en effet à la théorie de Freud, selon laquelle l’homme a eu trois blessures qui ont touché son ego de manière profonde. La première, c’était Copernic qui a démontré que la Terre n’était pas le centre du monde. La deuxième, c’était Darwin qui a expliqué que l’homme n’était pas une création divine, mais le résultat de l’évolution naturelle. Et c’est lui, Freud -car il n’était pas très modeste!- qui a apporté la troisième avec le fait que l’homme n’est même pas le maître de son propre esprit. J’ai déjà traité Darwin et Freud et je serais ravi de faire une histoire sur Copernic…»

Christelle  

En quelques lignes

Jean, neuf ans, s’est enfui de l’hôpital psychiatrique où il recevait un traitement expérimental contre la schizophrénie, sans que personne ne comprenne comment il a bien pu s’y prendre. Son père, Jonas Vergevecht, rendu soupçonneux par l’attitude du FBI, décide de mener sa propre enquête , épaulé par un détective privé kabbaliste obèse et une psychiatre excentrique. Lancé à sa poursuite de Jean à travers les États-Unis, ils s’aperçoivent que Jean paraît suivre une trajectoire précise et qu’il n’est pas le seul à avoir pris la route.

«Le fils du fou », de Gilles Haumont, éditions Anne Carrière, 336 pages, 20 €

Cote : 3/5

Un thriller à la frontière de la réalité

Daniel Suarez: voilà un nouveau nom à retenir pour les amateurs de thrillers. Son roman, «Daemon», risque fort bien de vous poursuivre bien après sa dernière page lue… Matthew Sobol, jeune pdg d’une société de conception de jeux vidéo cultes, est emporté par un cancer. Mais avant de mourir, il a décidé de déclencher le chaos… Pour cela, il a élaboré un «démon» particulièrement dangereux qui s’infiltre dans les réseaux informatiques mondiaux, réalise des transferts bancaires, recrute des personnes pour le servir, mais surtout… tue. L’inspecteur Peter Sebeck se retrouve chargé de l’enquête. Mais que faire face à un criminel hors d’atteinte de la justice, qui lui parle depuis sa tombe, et dont le but reste incompréhensif? Expert en technologie et consultant en informatique pour plusieurs sociétés importantes, Daniel Suarez signe ici un premier roman palpitant, à la frontière de la réalité. Car le plus terrifiant dans «Daemon», c’est que toutes les technologies mises en scène existent réellement. Publié d’abord à compte d’auteur, ce livre a remporté un tel succès qu’une maison d’édition américaine s’est empressée d’en racheter les droits. Un film est également en préparation tandis que l’auteur, qui vit en Californie, vient de publier en anglais FreedomTM, son second roman. Espérons qu’il sera rapidement traduit en français!

Christelle

«Daemon», de Daniel Suarez, éditions Fleuve Noir, 588 pages, 20,90 €

Cote: 5/5

www.thedaemon.com

Et vous, connaissez-vous vraiment votre mari ?

Des cernes sous les yeux à cause du manque de sommeil, une station de métro qu’on loupe, des ongles rongés… Voilà quelques-uns des symptômes auxquels sont confrontés les lecteurs de Lisa Unger! Et la reine du thriller psychologique a encore sévi. Après -entre autres- «Cours ma jolie» vient une nouvelle recommandation: «… et surtout ne te retourne pas». Un conseil envoyé à Isabel sur son portable par son mari, Marcus, qui a disparu et lui demande de faire comme s’il était mort… Mais c’est compter sans l’obstination de sa femme, une romancière à succès qui entend bien découvrir qui est réellement l’homme qu’elle a épousé cinq ans plus tôt, quels crimes il lui a cachés et jusqu’où il est prêt à aller pour l’empêcher de le retrouver. Dans son dernier thriller, Lisa Unger nous entraîne dans une course haletante, des quartiers new-yorkais huppés aux dédales des rues praguoises. Mais au fait, et vous, connaissez-vous vraiment votre mari?

Christelle

«et surtout ne te retourne pas…», de Lisa Unger, éditions Belfond, 408 pages, 21 €

Cote: 4/5

Disparition mystérieuse

«Attention! Zone de haute tension psychologique…», prévient la quatrième de couverture de ce thriller. Et mieux vaut prendre l’avertissement au sérieux car l’Allemande Charlotte Link sait en effet comment jouer avec nos nerfs et empiéter sur notre temps de sommeil! Janvier 2002. Elaine, jeune provinciale originaire d’un petit village anglais, disparaît alors qu’elle se rend au mariage de son amie Rosanna à Gibraltar. Cinq ans plus tard, la disparition demeure inexpliquée et Rosanna, par ailleurs journaliste, se voit chargée d’écrire une série d’articles sur plusieurs personnes disparues, dont Elaine. Rosanna y voit l’occasion de savoir enfin ce qui est arrivé à son amie. A-t-elle profité de l’invitation pour mettre les voiles, lassée de jouer les infirmières pour son frère handicapé? Ou bien a-t-elle vraiment été assassinée? Mais remuer le passé n’est jamais sans danger. Et Rosanna ne va pas tarder à l’apprendre à ses dépens. Suspense, revirements de situation et psychopathie… A ne lire que si on a les nerfs solidement accrochés!

Christelle

«La dernière trace», de Charlotte Link, éditions Presses de la Cité, 462 pages, 21,50 €

Cote: 4/5