Les univers d’Adèle Blanc-Sec

Alors que le nouveau film de Luc Besson «Les aventures extraordinaires d’Adèle Blanc-Sec», adaptation de l’oeuvre de l’auteur de BD Jacques Tardi, est sorti dans les salles ce mercredi, «Le Roman d’Adèle» et «Le Livre d’Adèle» déboulent dans les librairies. Le premier est une novélisation du scénario de Luc Besson, réalisé par Benjamin Legrand, écrivain et scénariste de BD sous la supervision de Tardi qui a validé l’ensemble. Ce «roman», agrémenté de quelques photos du film, est sans doute destiné aux grands fans du cinéaste. Il ravira -aussi- certainement les retardataires qui n’auront pas eu l’occasion de voir le film en salle. «Le Livre d’Adèle» intéressera davantage. Centré sur le personnage d’Adèle Blanc-Sec, il propose à la fois une découverte approfondie du film de Besson et une exploration de l’univers d’auteur développé par Tardi autour de son héroïne. On apprécie l’iconographie qui allie illustrations de Tardi et photos du tournage et propose ainsi une comparaison de certaines cases et scènes. Le texte, fouillé, conjugue entretiens, récit de tournage, galerie de personnages, découverte de l’univers visuel du film, évocation des monstres de Tardi et présentation détaillée des albums de la série consacrée à Adèle Blanc-Sec.

Anne-Sophie

«Le roman d’Adèle» (247 pages, 12 euros) et «Le livre d’Adèle» (64 pages, 16 euros) aux éditions Casterman

Un nouveau périodique signé Tardi

C’est l’été et Casterman poursuit avec Tardi et ses périodiques grand format. Après l’événement « Putain de guerre! » initié l’an dernier et qui se prolonge cet été encore, Tardi relance le périodique « L’Etrangleur » en y accueillant un invité, à savoir Emmanuel Moynot. Ce dernier s’est plongé dans l’univers de Nestor Burma en adaptant l’un des romans de Léo Malet, « L’envahissant cadavre de la plaine Monceau ». Trois numéros en noir et blanc mettent en scène le récit. Les deux premiers sont déjà en librairie, le troisième est attendu dans le courant du mois d’août. La parution de l’album en couleur est programmée pour l’automne. On apprécie particulièrement le format tabloïd et le papier épais qui offrent une approche peu commune à la BD. Sympathique, cette initiative nous redonne goût aux feuilletons et s’enorgueillit d’un prix fort démocratique.

 Anne-Sophie

 « L’Etrangleur. Nestor Burma : L’envahissant cadavre de la paine Monceau », de Moynot, Manet et Tardi, éditions Casterman, 20 pages, 2,50 €

 Cote : 4/5