Sur la route des vacances !

etsionvoyageaitEt si on voyageait ?

La collection de livres documentaires ‘Et si on… » a tous les arguments pour séduire les enfants. Pour commencer, il s’ouvre sur une pochette remplie de pièces de puzzle (100 pièces à assembler pour reconstituer la ville de New York)! Au fil des pages, les destinations se succèdent. Paris, Londres, Rio de Janeiro, Istanbul, Sydney, New Delhi, Athènes, Tokyo et New York nous livrent tout sur leur histoire, leurs monuments célèbres, leurs spécialités culinaires, leur population… Un graphique dynamique, des planches qui se déplient, des « cherche et trouve » pour apprendre en s’amusant… Les enfants (dès 7 ans) adorent, et leurs parents en sont ravis !

« Et si on… voyageait? », de Marion Augustin, illustrations de J-S Deheeger et F.Foyard, éditions Deux Coqs d’or, 14,95 €

Cote: 4/5

HelloKitty_lesPaysApprendre les pays avec Hello Kitty

Hello Kitty nous fait découvrir les pays. Le Japon bien sûr, mais pas seulement. Etats-Unis, France, Russie,… Comment s’appelle la capitale de la Chine? Où se situe le Kenya? Quelle est la spécialité culinaire de l’Inde? Grâce à la plus célèbre des chatons, les fillettes deviendront bien vite incollables! Dès 3 ans.

Je découvre les pays avec Hello Kitty », éditions Hachette Jeunesse, 6,90 €

Cote: 4/5

tourdumondemmmeLe tour du monde des Monsieur Madame…

Sous la forme d’un bus londonien, les Monsieur Madame nous embarquent pour un tour du monde au travers de jeux. Première étape: Londres, Paris… puis cap sur la Suisse, l’Italie, l’Ecosse, l’Australie,les Etats-Unis, le Brésil, le Japon et même le Pôle Nord! Et pour agrémenter le voyage, charades, sudokus, jeux des différences, mots cachés, ombres… Même si on ne part pas aussi loin cet été, voilà de quoi s’occuper agréablement durant le trajet! On enchaînera ensuite, cela va de soi, par la dernière aventure mettant en scène ces bonnes bouilles: les Monsieur Madame partent en vacances! Des vacances organisées par Madame Bonheur, voilà qui en annonce la couleur ! Dès 3 ans.

« Le tour du monde des Monsieur Madame », de Hachette Jeunesse, 3,50 €
« Les Monsieur Madame partent en vacances », de Roger Hargreaves, éditions Hachette Jeunesse.

Cote: 3/5

trotrotourdumonde… et de Trotro

En route pour un tour du monde! A bord de son vélo, Trotro emmène sa petite soeur Zaza et leurs doudous. « Le monde est rond comme un ballon. Alors pour faire le tour du monde, il suffit de pédaler tout droit », dit Trotro. Avec eux, on visite successivement le Pôle Nord, l’Afrique, le Sahara, la Chine, l’Australie, le Brésil et les Etats-Unis. Un album grand format qui fera rêver les plus jeunes, au-delà les clichés! Dès 3 ans.

« Le tour du monde de Trotro et Zaza », de Bénédicte Guettier, éditions Gallimard-Jeunesse Giboulées, 15,25 €

Cote: 3/5

petitlapinblanclesvacancesTout en rond

Cet imagier tout en rond passe en revue les différentes activités de vacances: journée à la ferme ou à la mer, pique-nique dans les bois, jardinage, ski, toboggan au square, zoo… On se  déguise avec les copains, cuisine avec mamie, ou nage avec papa… La page de gauche est pleine de mots illustrer sur le thème. Pour apprendre en s’amusant avec Petit Lapin Blanc. Dès 10 mois.

« Petit Lapin Blanc – Mon imagier tout en rond – Les vacances », de Marie-France Floury et Fabienne Boisnard, éditions Gautier-Languereau, 5,90 €

Cote: 3/5

plastiquePlastique fantastique

Pendentif, bague porte-bonheur, bracelet, porte-lés, aimants, tableau en relief… C’est fou ce que l’on peut réaliser avec du plastique… fou. Ce livre de la collection « Les petits chefs » fournit une dizaine d’idées à réaliser pas à pas. Chaque étape est illustrée et les modèles en fin d’ouvrage permettent de décalquer l’objet choisi sans trop de difficultés. A partir de 5 ans.

Plastique fou en folie – si joli, si facile ! », éditions Les deux coqs d’or, coll. Les Petits Chefs, 6,90 €

Cote: 4/5

product_9782070664184_244x0Chez les grands-parents

Nouveau venu dans le monde des héros pour les petits, Eliott part en vacances chez ses grands-parents -Grandlou et Maminette- avec maman (papa, lui, malheureusement doit rester travailler…). Après un long trajet en voiture, les voilà arrivés. Grandlou et Maminette habitent au bord de la mer et Eliott n’a pas le temps de s’ennuyer. çà et là, des flaps à soulever. Mais la fin, un peu trop abrupte, nous laisse (malgré les crêpes) carrément sur notre faim… Dès 1 an.

« Eliott part en vacances », de Françoise de Guibert et Olivier Latyk, éditions Gallimard Jeunesse, 9,90 €

Cote: 2/5

Plus d’idées par ici

La femme de ses rêves

alexandrejanvierVaut-il mieux vivre indéfiniment ses rêves ou prendre le risque de chercher à vivre la vie dont on a toujours rêvé?, s’interroge Alexandre Janvier. Décrit par son éditrice comme un « doux rêveur de 33 ans », ce jeune auteur belge, journaliste de profession, publie dans le flot de cette rentrée un premier roman original après un essai sur les « Grands reporters ». Une histoire d’amour qui commence dans un songe. Son héros, Ludwig, jeune trentenaire dont la vie affective laisse franchement à désirer, accepte de tester une pilule de narcose permettant d’orienter les rêves, élaborée par un ami « médecin » (pour ne pas dire charlatan!) aux pratiques alternatives. C’est ainsi que Ludwig fait la connaissance de la femme de ses rêves… Jusqu’au jour où celle-ci se matérialise dans la vraie vie, sous les traits d’une jolie Italienne, Francesca. Sauf que bien sûr, dans la réalité, tout n’est pas aussi simple qu’en songes… Si on est tenté de se demander où ces premiers chapitres vont nous emmener, une fois embarqué, on se laisse agréablement entraîner par ces personnages attachants qui nous offrent, en plus d’une romance contemporaine, une réflexion sur cette nouvelle manière de se trouver et de s’aimer beaucoup plus vite via les médias sociaux.

Christelle

« La vie de mes rêves », d’Alexandre Janvier, éditions Luce Wilquin, 160 pages, 16 €

Cote: 3/5

Vacances !

C’est bientôt l’heure des départs en vacances. Pour occuper les tout-petits durant les longs trajets en voiture ou tout simplement préparer avec eux ces vacances tant attendues, voici quelques ouvrages sur le thème…

onestbientotarrivesOn est bientôt arrivés?

Pas moyen d’y couper à cette question qui revient tout au long du trajet. Mais Larousse à prévu le coup avec ce carnet de plus de cent pages de jeux pour ne (presque) pas voir le trajet passer. BD-énigmes, devinettes, blagues, grilles de mots, jeux des sept différences, sudokus, rébus, labyrinthes, messages codés, quiz… Y figurent aussi des idées de jeux à faire à plusieurs durant le trajet. On y retrouve aussi des petites infos sur les voyages, les avions, les bagages, la route, les destinations de vacances… Sur les dernières pages, un plateau de jeu a été dessiné… Pensez donc à emporter un dé et un pion par voyageur!

« On est bientôt arrivés? », éditions Larousse, collection jeux et activités, 128 pages, 9,90 €

Cote: 3/5

En_voitureUn livre-accordéon

Défilé de voitures. Cabriolet, voiture de police, berline, ambulance, formule 1, tacot, tout-terrain, 2CV… De quoi créer un vrai embouteillage de voitures de deux mètres de long… avant un beau plongeon pour oublier la route! Un livre-accordéon, avec trajet aller et retour, et pour chaque voiture, une rime.

« En voiture », de Philippe Jalbert, éditions Larousse, 9,90 €

Cote: 3/5

imagiervacancesTout sur les vacances

D’abord, préparer les bagages. Sacs à dos, valise, un gilet, deux pulls, des tee-shirts, des jupes, des shorts, des lunettes de soleil, des maillots de bain. Le doudou bien sûr aussi. Ensuite, en route. Le siège auto, la ceinture de sécurité, les panneaux de signalisation,… Caravane, train, avion, décollage, bateau… Puis la plage, la campagne, la montagne, les promenades. Ce « mini imagier des vacances » contient plus de 250 photographies pour développer le vocabulaire des petits et rêver un peu! Les dernières pages reprennent en outre un index de tous les mots pour parvenir directement à son illustration. Un petit livre pratique aussi pour les parents en vacances dans un pays dont ils ne parlent pas la langue: tout y étant illustré, il n’y a plus qu’à y désigner ce que l’on cherche!

« Mon mini imagier des vacances », éditions Larousse, 256 pages, 6,95 €

Cote: 4/5

trotrovacancesTrop rigolo

Cette valisette contient 16 fiches remplies de jeux, de dessins, de points à relier, de labyrinthes, de coloriages et d’exercices de logique divers. Pour les compléter, un feutre spécial deux couleurs qui permet de tout effacer puis de recommencer à volonté.  De quoi occuper les enfants de 2 à 6 ans durant des heures cet été… Un coffret semblable existe aussi dans la collection «Drôles de petites bêtes» d’Antoon Krings.

«Je joue avec Troto », de Bénédicte Guettier, éditions Gallimard jeunesse, 32 pages, 8,50 €

Cote : 4/5

Un cahier de vacances amusant

crocolouDes autocollants, des histoires à raconter, des coloriages, des animaux à compter, des labyrinthes, des jeux des 7 différences,… Il y en a pour plusieurs heures à s’occuper et à jongler avec les formes, les couleurs, les chiffres et lettres grâce à ce cahier de vacances destinés aux enfants dès 3 ans. On y retrouve Crocolou et son univers pour exercer son cerveau tout en s’amusant durant les deux mois d’été.

« Mon premier cahier de vacances avec Crocolou », d’Ophélie Texier, éditions Actes Sud Junior, 72 pages, 9,90 €

Cote: 3/5

cahiervacancesPour les adultes aussi

Les adultes aussi ont droit à leur cahier de vacances. S’adressant aux 17 à 117 ans nostalgiques des bancs de l’école, il permet de bronzer intelligemment. En tout, 30 pages d’exercices présentés avec des touches d’humour sous forme de jeux et de tests permettent à chacun de réviser ses classiques. Maths, français, histoire, géo, anglais… A noter que tout l’été, la page Facebook dédiée à ce cahier de vacances propose chaque jour de nouvelles énigmes à élucider.

«Cahier de vacances pour adultes », éditions Chiflet&Cie, 48 pages, 7,99 €

Cote : 3/5

www.facebook.com/pages/Cahier-de-vacances-pour-adultes/510472192324961

Cupcakes à croquer

plumier-cupcakesLes éditions Marabout nous ont concocté cinq petits livres à croquer, épousant la forme de différents cupcakes, tous plus appétissants les uns que les autres. A l’intérieur de chaque « cupcakes », une douzaine de recettes. Sur la page de droite les explications. Sur celle de gauche, le résultat à obtenir en photo. Et pour vous, ce sera quoi? Cupcakes crémeux, chic, chocolat, aux fruits ou spécial petits chefs?

Christelle

« Plumier cupcakes – 60 recettes gourmandes – 5 livres thématiques », éditions Marabout, 12,90 €

Cote: 3/5

Des petits livres pour amoureux

Et voilà encore trois minis livres pour les amoureux. L’un donne plein d’idées de « recettes gourmandes pour vos repas en duo ». Et parmi celles-ci des carottes glacées au gingembre, du magret de canard au miel, un mille feuilles de saumon au épinards, un cœur au chocolat ou de la chantilly aux fruits secs. Mais le tout sans photo. Un autre nous fait découvrir « le Paris des amoureux » pour « promener son amour dans les lieux les plus romantiques de la capitale » française. Et enfin, le dernier est un « décodeur amoureux » qui fournit « les clés pour trouver et entretenir l’amour ». Tout un programme!

Christelle

« Recettes pour deux », d’Héloïse Martel, éditions First, 160 pages, 2,90 €

« Le Paris des amoureux », de Patricia Michel, éditions First, 160 pages, 2,90 €

« Le décodeur amoureux », d’Yves-Alexandre Thalmann, éditions First, 160 pages, 2,90 €

Des images et du son

Quel bébé animal rugit? Où se cachent bébé ourson et bébé singe? Qui vit dans le poulailler? Et qui aime se rouler dans la boue? Pour le découvrir, il suffit de soulever les volets présents sur les différentes pages de ces petits livres qui offrent à la fois des images et du son. Car outre les images à regarder et les volets à découvrir, il y a aussi des sons à écouter. En plus de répondre à une situation, le volet de droite émet en effet un son une fois soulevé! Un seul inconvénient peut-être: si les pages cartonnées résisteront sans problème à l’impatience des bébés, les volets, eux, seront souvent soumis à rudes épreuves par leurs petites mains agiles!

Christelle

« Bonjour la ferme », illustrations de Pierre Caillou, sons de Lionel Lecreux, éditions Larousse, 12 pages, 9,95 €

« Bébés animaux », illustrations de Pierre Caillou, sons de Lionel Lecreux, éditions Larousse, 12 pages, 9,95 €

Cote: 4/5

La « Pollockmania » se propage !

Certains parlent déjà d’Anne Plichota et de Cendrine Wolf comme les nouvelles JK Rowling françaises! Et pour cause: leur héroïne, Oksa Pollock, est bien partie pour suivre les traces du célèbre petit sorcier. Autoéditées depuis trois ans, les deux femmes, bibliothécaires à Strasbourg, ont rencontré un tel succès auprès de leurs jeunes lecteurs, les « Pollockmaniaks », que ceux-ci ont poussé un coup de gueule qui a été entendu par les éditions XO qui viennent tout récemment de publier les deux premiers tomes des six prévus, et surtout… ont conclu un accord pour la cession des droits cinéma à SND, société du Groupe M6, actionnaire de Summit Entertainment, qui n’est autre que le producteur de «Twilight». Entre-temps, les droits de traduction ont eux déjà été achetés par de nombreux pays, dont l’Allemagne, l’Italie, le Brésil, le Japon, la Pologne et la Turquie. Et l’Espagne et les Etats-Unis devraient suivre prochainement.
 
Mais qui est donc cette mystérieuse jeune fille de 13 ans, aux cheveux châtains coupés au carré et aux yeux gris ardoise, qui suscite tant d’engouement? A priori, on pourrait penser qu’il s’agit d’une ado ordinaire… Si ce n’est peut-être qu’elle rêve de devenir une ninja! Le tome 1, «L’inespérée», débute par le déménagement précipité de la famille Pollock -Oksa, ses parents, Pavel et Marie, et son excentrique grand-mère Dragomira- qui s’en va vivre à Londres. Oksa fait donc sa rentrée dans sa nouvelle école, accompagnée heureusement de son meilleur ami, Gus Bellanger, venu s’installer à Londres lui aussi avec sa famille, très proche de celle d’Oksa. Tous deux se retrouvent dans la classe du terrible professeur McGraw.

Ce qu’Oksa Pollock a de commun avec Harry Potter alors, vous demandez-vous? Non pas une cicatrice en forme d’éclair sur le front, mais bien une étoile apparue soudainement autour de son nombril… Sans compter bien sûr ses pouvoirs magiques qui ne tarderont pas à se révéler à elle. Et parmi ceux-ci, comme l’illustre la couverture du premier tome, le don de pouvoir créer une boule de feu sans allumette!

Terrifiée à l’idée de s’attirer des ennuis, Oksa n’ose d’abord en parler à personne. Mais lorsque Dragomira découvrira la trace autour du nombril de sa petite-fille, elle aura vite compris que celle-ci est l’Inespérée, la nouvelle Gracieuse, celle qui permettra aux Sauve-Qui-Peut  de retourner dans leur monde, Edéfia, dont ils ont été éjectés en 1953…

Au fil des pages qu’on est de plus en plus pressé de tourner, on découvre donc les nouveaux pouvoirs d’Oksa et les origines de sa famille hors du commum. Sans oublier les créatures imaginaires attachantes qui gravitent auour d’eux, comme les deux Foldingots, le Gétorix, l’Insuffisant, le Curbita-Peto ou encore la Goranov.

Les deux premiers tomes viennent de paraître en mars et en mai. Maintenant, il va falloir patienter jusqu’à la sortie du troisième… et des suivants.

Christelle

« Oksa Pollock – L’Inespérée » d’Anne Plichota et Cendrine Wolf, XO éditions, 496 pages

« Oksa Pollock – La forêt des égarés », d’Anne Plichota et Cendrine Wolf, XO éditions, 400 pages

Cote: 5/5

http://www.oksa-pollock.com/

Mary Higgins Clark s’attaque aux miracles

Après s’être intéressée au miracle d’une transplantation cardiaque en supposant que certaines caractéristiques du donneur avaient pu être transmises au bénéficiaire, Mary Higgins Clark s’attaque cette fois à un miracle différent, un de ceux qui ne peut s’expliquer par la science. Sachant qu’elle n’en a plus pour longtemps à vivre, Olivia Morrow hésite à révéler le secret que sa cousine, Soeur Catherine, a emporté dans sa tombe. Mais l’héritage en jeu est tellement important que certains ne sont pas près à courir le risque de laisser parler la vieille dame. Si le sujet peut paraître mystique, Mary Higgins Clark n’en oublie néanmoins pas de distiller suspense et rebondissements dans ce thriller qui entrelace science, foi et quête d’identité. Et si la reine du suspense nous a déjà entraîné dans des courses contre la mort plus haletantes, cela n’en constitue pas moins un agréable moment de stress malgré tout !

Christelle

« L’ombre de ton sourire » de Mary Higgins Clark, éditions Albin Michel, 430 pages, 22,50 €

Cote: 3/5

Une mûre parmi les framboises…

Jolie métaphore de l’histoire de « Victoria et les Staveney » que cette couverture: une mûre noire parmi des framboises roses. Ce conte aigre-doux sur le racisme, la bonne conscience et l’ambition prouve qu’à 90 ans passés , le Prix Nobel de littérature Doris Lessing n’a pas perdu la main!  Elle y raconte la vie d’une petite fille noire, Victoria, éprouvée par les décès de sa mère puis de sa tante. Durant toute son enfance, elle se raccrochera au souvenir d’une visite éphémère dans la villa d’une riche famille blanche, les Staveney. Plus tard, devenue une jeune fille séduisante, elle va entretenir  l’espace d’un été une liaison avec l’un des deux fils de la maison, Thomas Staveney. De leur brève histoire naîtra Mary, une adorable petite fille couleur « crème caramel ». Après avoir caché à Thomas durant six ans qu’il était père, Victoria réalise la chance que ce serait pour sa fille de bénéficier un peu elle aussi de la richesse des Staveney. En adoration devant Mary, la famille de Thomas propose de l’accueillir de plus en plus souvent. Victoria réalise alors qu’elle n’avait pas imaginé les conséquences pour sa fille d’une telle éducation…  Un nouveau chef d’oeuvre de cette grande dame de la littérature anglaise, à qui l’on doit une quarantaine de romans, dont « Vaincue par la brousse » (1950),  « Carnet d’or » (Prix Mécicis étranger), « Mémoires d’une survivante » et, plus récemment, « Alfred et Emily » (2008).

Christelle

« Victoria et les Staveney » de Doris Lessing, éditions Flammarion, 200 pages, 16 €

Cote: 4/5

Le frère de Johnny Depp assassine à Hollywood

Daniel Depp… Un nom de famille pas tout à fait inconnu. Et pour cause: l’auteur est le demi-frère de Johnny Depp. Son premier livre est un thriller qui prend comme décor Hollywood. Son héros, David Spandau, est un ancien cascadeur devenu détective privé à Los Angeles. Appelé à la rescousse par le jeune comédien Bobby Creeve en pleine ascension qui prétend avoir reçu des menaces de mort, Spandau va découvrir que cette affaire en dissimule une autre bien moins reluisante, un chantage qui implique un patron de boîte de nuit proche de la mafia. Si avoir un nom n’est certes pas tout pour écrire de bons thrillers, il faut reconnaître que Daniel Depp, par ailleurs scénariste, maîtrise le suspense tout en nous dévoilant les dessous moins glamours de cette usine à rêve qu’est Hollywood.

Christelle
«Les losers d’Hollywood», de Daniel Depp, éditions Presse de la cité, collection Sang d’encre, pages, 19,50 €

Cote: 3/5

Ah! L’amoooouuuuur

un siècle d'amourCe n’est pas d’une histoire d’amour qu’il est question ici mais bien de l’histoire de l’amour, de 1900 à aujourd’hui! Ce beau livre retrace un siècle d’amour, année après année, au travers d’évolutions marquantes, de films et livres cultes et bien sûr de couples célèbres (du genre de Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir, Yves Montand et Simone Signoret, Charles et Diana ou encore Michelle et Barack Obama). On y découvre notamment que fonder le mariage sur l’amour est une innovation du XXe siècle, que depuis 1904, le remariage d’une personne divorcée avec son ou sa complice d’adultère est autorisé par la loi française, qu’en 1921, Magnus Hirschfeld, l’un des père de la « science sexuelle », donne à l’homosexualité une justification biologique et qu’en 1956, l’éducation sexuelle devient obligatoire à l’école pour tous les enfants suédois dès 7 ans. L’auteure rappelle aussi que les moyens de contraception modernes se diffusent depuis les années soixante, que la pornographie atteint un stade industriel dans les années 70 et qu’en 19898, le Danemark est le premier pays à rendre légales les unions entre deux personnes de même sexe…. Sans oublier non plus l’apparition du viagra en 1998. Y sont aussi traitées des questions de société comme la bissexualité, le fait de rester ami(e) avec son ex, la virginité jusqu’au mariage ainsi que l’amour viruel. A offrir à sa ou son chéri(e) pour Noël ou… la Saint-Valentin !

Christelle

« Un siècle d’amour – de 1900 à aujourd’hui » par Florence Montreynaud (Nathan), 272 pages, 29,95 €

Cote: 4/5

Une nouvelle enquête pour Bogaert & Bacall

aarcamonde 3On pousse une nouvelle fois  avec beaucoup de plaisir la porte de l’Arcamonde, la boutique de l’antiquaire Frans Bogaert pour le troisième tome de ses aventures. Au centre de cette nouvelle enquête, un drôle de pendentif, apparemment sans valeur, mais qui réapparaît de façon inexplicable chaque fois que sa propriétaire cherche à s’en débarrasser. Frans Bogaert et son énigmatique assistante Lauren Bacall y voient la relique d’un macabre rituel toscan, qui laisserait présager qu’un crime inavoué a été commis. Mais ce tome trois est aussi l’occasion d’entretenir le mystère qui plane autour de Lauren. Avec même un petit clin d’oeil au commissaire Van In, Brugeois célèbre tout comme Bogaert! Sans oublier, comme à chaque fois, l’énigme dans l’énigme, ce petit bonus pour les lecteurs attentifs qui permettra au plus futé qui parviendra à percer le secret de l’Arcane Maxime avant Frans Bogaert de remporter un petit quelque chose. A trouver cette fois : un nombre, mais dans la langue qui convient…

Christelle

« Le coeur-de-gloire – Troisième enquête de l’antiquaire » par Hervé Picart (Le Castor Astral), 224 pages, 13 €

 Cote: 4/5

Rencontré à l’occasion de la sortie du premier volume de l’Arcamonde, l’auteur, Hervé Picart, nous avait livré quelques infos croustillantes sur ses personnages…

L’enquêteur  est antiquaire, ce qui n’est pas commun…

«J’avais envie d’écrire des romans policiers mais je voulais sortir de la routine avec analyse ADN, empreinte digitale, etc. Donc je me suis demandé pourquoi ne pas remplacer le cadavre par autre chose. J’ai pensé qu’en chinant, on rencontre souvent des objets un peu mystérieux. Parfois même le brocanteur ne sait pas de quoi il s’agit et nous invente une belle histoire. Et je me suis dit qu’une histoire sur un objet, cela pouvait être intéressant. Du coup, puisqu’on en était à essayer de percer le mystère d’un objet, l’enquêteur ne pouvait plus être un policier. Et qui est mieux à même qu’un antiquaire d’essayer de découvrir le secret d’un objet?»

Cet antiquaire est un vrai gentleman. Quelqu’un vous a inspiré le personnage?

«J’ai connu des gens comme cela. Mais pas dans le monde de la littérature du tout. Des gens qui avaient autour de la quarantaine et qui avaient des manières du temps passé. C’était les musiciens du groupe allemand Kraftwerk. Ce sont eux qui ont inventé la musique techno bien avant que personne n’y songe. C’était des gentlemen, avec des manières excises. Je me suis dit que si un jour, j’avais besoin d’un personnage avec un peu de classe, il ressemblerait à ces gens-là. Comme eux, Bogaert s’adresse systématiquement dans la langue de la personne qu’il reçoit. Et comme eux, il a les cheveux lissés en arrière.»

Son assistante, Lauren, n’est pas banale non plus!

«Elle est née en fait du nom Bogaert. J’avais choisi le nom de l’antiquaire en référence à un peintre flamand puisqu’il me fallait trouver un nom bien brugeois. Puis je me suis dit qu’un roman policier sans assistant, cela n’allait pas. Il me fallait quelqu’un, et je me suis dit puisque c’est un Bogaert, prenons Bacall. Et de là est venue l’idée que ce soit un clone parfait de Lauren Bacall, c’est-à-dire quelqu’un qui a l’apparence totale de Lauren Bacall, mais pour dissimuler quelque chose.» 

On va donc en apprendre plus sur elle?

«Beaucoup plus. Puisqu’il y a deux points d’interrogations qui persistent à la fin: qui est Lauren, et où est passée la femme de Bogaert? C’est cela l’intrigue transversale. Et cela va donner quand même une atmosphère assez lourde, assez sombre et même carrément inquiétante! » 

Donc vous connaissez déjà la fin du feuilleton?

«Oui, absolument. Il ne faut pas s’embarquer dans une série si l’on n’en connaît pas la fin. C’est un peu le principe de l’accordéon. Quand on a les deux bouts, on peut tirer autant qu’on veut. Donc je sais comment cela finit. J’ai même déjà les dernières scènes.»

Vous êtes Français. Pourtant votre histoire se passe à Bruges. Pourquoi?

«Français à peine, parce qu’en fait, je suis un quart belge par mon grand-père et trois quarts ch’timi. Je suis donc très enraciné au nord. Et parmi toutes les villes que j’aime beaucoup, il y a Bruges, une ville magnifique. C’est une ville où l’on peut se déplacer partout en marchant, où il y a de l’eau à la place des rues. En plus, c’est une sorte de vaste magasin d’antiquités. C’était donc l’écrin idéal pour y placer l’Arcamonde. D’ailleurs c’est une ville pleine de ressources. On verra dans les autres livres que plein d’endroits vont être exploités.»

À la fin du livre, vous invitez le lecteur à partir à la découverte de l’Arcane Maxime…

«Pour ceux qui n’en auraient pas eu assez avec l’énigme résolue par Bogaert, ils peuvent s’amuser à en résoudre une autre. Cela s’adresse plutôt à ceux qui aiment les casse-tête, les puzzles… C’est une énigme en cinq parties et dans chaque volume, on découvre une partie de cette énigme dont Bogaert donnera la clé dans le 6ème livre. La réponse est quelque part dans le livre. Si le lecteur a une idée et pense avoir trouvé, il va sur le site arcamonde.hautetfort.com. Il tape ce qu’il pense être la réponse et si c’est cela, il gagnera un petit quelque chose. Pour l’instant personne n’a encore trouvé.» 

http://arcamonde.hautetfort.com/

Entretien avec une vampirologue

encyclopédie amoureuse des vampiresLE LIVRE : Katherine Quénot est vampirologue. Elle vient de publier une oeuvre frissonnante, « L’encyclopédie amoureuse des vampires ». On y apprend tout ce qu’il y a à savoir sur les buveurs de sang qui plongent leurs crocs au plus profond de l’histoire, depuis la ténébreuse Lilith, premier vampire, effacée ensuite de la Genèse. L’encyclopédie reprend les nombreuses races existantes. Elle donne aussi des preuves du vampirisme. Une partie de l’encyclopédie est également consacrée au baiser du vampire. Sans oublier, les secrets pour devenir un vampire  par la magie et les lieux où les rencontrer… Une encyclopédie agrémentée des dessins gothiques de John Bolton, à qui l’on doit nottamment les illustrations de l’oeuvre de Neil Gaiman, « Books of magic », et d’Anne Rice pour « Lestat le vampire ».
Katherine Quénot

copyright DR

 

Comment devient-on vampirologue ?
« On ne devient pas vampirologue, c’est comme pour Dieu, on reçoit la Grâce ou pas ! Depuis toute petite, les vampires hantent mes nuits, je me réveille avec la sensation de morsure à mon cou ou à mon bras…  Pas d’autre solution que d’aller voir de plus près leurs canines pour essayer de savoir qui ils sont exactement… Ça tombe bien car des dizaines de livres, des centaines d’articles ont été écrits sur eux, essentiellement pendant la grande épidémie vampirique qui déferla sur l’Europe de 1680 à 1740. »

D’où vous vient cette passion?« Je me passionne pour tout ce qui a trait à Dieu, à Satan, à la mort et aux pouvoirs de l’esprit qui me semblent immenses. Moi-même, je fais des rêves lucides où, devenant consciente pendant que je rêve, j’ai la possibilité d’explorer le monde d’une manière bien différente… »

Comment avez-vous procédé pour écrire ce livre?
« Je suis un rat de bibliothèque et je vais à la recherche des livres anciens et des grimoires ancestraux qui attendent leur heure au fond des antiques bibliothèques … »

Vous-mêmes, croyez-vous aux vampires et autres créatures fantastiques ?
 « Je crois beaucoup plus aux créatures fantastiques qu’aux créatures raisonnables. Il me semble tout à fait déraisonnable de croire que le monde est formellement comme ci ou comme ça, alors que nous baignons dans le mystère. Par exemple, chaque jour, l’astrophysique fait reculer les frontières du «normal» . Le monde n’est pas vraiment prévisible, le fantastique est à l’œuvre partout. Et ne parlons pas du grand mystère de la mort … Mais Jean-Jacques Rousseau lui-même croyait aux vampires! »

Avez-vous testé le «Livre secret de Abramelin le Mage» ou d’autres recettes pour devenir vampire ?
« Il ne faut pas s’aventurer dans ces pratiques sans motif sérieux. L’auteur du Livre secret  d’Abramelin le mage le dit lui-même. Il a utilisé son procédé sur le souverain de Saxonie parce que s’il était mort, la couronne serait tombée entre des mains étrangères. Je m’oppose aux pratiques de vampirisme magique dont la motivation  est simplement la volonté de domination sur les humains. »

Christelle

« Encyclopédie amoureuse des vampires », de Katherine Quénot, illustration de John Bolton (Hoebeke), 96 pages, 25 €

Cote: 4/5

20 ans après la chute du Mur…

Il y a 20 ans, le 9 novembre 1989, le mur de Berlin qui séparait l’Est de l’Ouest tombait. Un événement qui a bouleversé le monde entier. Des livres pour se souvenir…

UN HOMME SURVEILLE

Vesko Branev DRLe Bulgare Vesko Branev a longtemps été un homme surveillé. En 1957, il étudie à Berlin que le Mur n’a pas encore divisé. Jusqu’à ce qu’un homme du KGB l’approche et lui propose de travailler pour eux. Incapable d’accepter, il passe à l’Ouest. Enlevé par la Stasi, il est remis à la Sécurité bulgare et interrogé. Même libéré, il restera surveillé durant de très longues années.

 

Votre dossier à la Sécurité de l’Etat comprenait environ 2.000 pages. On peut dire que vous avez été un homme très surveillé. Qu’éprouve-t-on à vivre continuellement sous surveillance?

«Pour que l’Etat communiste existe, il fallait absolument une chose: faire peur, à tout le monde, innocent ou coupable. Nous savions qu’on était surveillés. On était très vigilants à ne rien dire contre le gouvernement. Dans mon cas spécialement, j’ai été arrêté en un instant à Berlin par la police Est-allemande. Après une dizaine de jours, on m’a envoyé à Sofia. On a finalement décidé que je n’étais coupable de rien et on m’a laissé sortir. Mais depuis ce moment-là, j’étais sur la liste des gens suspects. Parce qu’à Berlin-Ouest, j’ai été en contact avec les Français qui s’occupaient des immigrés, ils ont décidé que j’étais peut-être un espion français. C’est marqué dans mon dossier. Cela n’a jamais été prouvé bien sûr: je n’étais pas un espion. Mais à cause de cela, pendant 15 ans, on m’a surveillé. Je savais que j’étais soupçonné. Je le sentais parfois.»

Impossible à cette époque de faire confiance à quiconque, pas même à ses amis.

«C’est très difficile de se dire qu’on ne peut faire confiance à personne. On se dit impossible qu’il me trahisse, c’est un ami à moi, ma bien-aimée, un parent. Dans mon dossier, j’ai constaté que par exemple le frère de ma femme m’avait dénoncé. Un de mes meilleurs amis aussi. Il y a malgré tout des nuances. Il y a des dénonciateurs, des agents de la police secrète, qui ont donné des renseignements sans importance, en cachant par exemple ce que j’avais vraiment dit. C’est un jeu très compliqué. Dans mon cas, environ 80% des gens avec lesquels je vivais ont été en contact avec la police secrète. Même s’il n’était pas toujours des dénonciateurs.»

Vous racontez aussi que lycéen, vous avez été enrôlé malgré vous par la sûreté de l’État.

«C’est quelque chose que l’on peut difficilement comprendre. Même en Bulgarie, les jeunes d’aujourd’hui me demandent ce qui m’a tant effrayé que cela, avec quoi j’ai été menacé. Mais c’était 1948. Tout était menace. Il suffisait d’être appelé à la police secrète. On avait devant soi non des hommes, mais l’État lui-même. Des figures de métal. Je sentais qu’ils pouvaient faire avec moi tout ce qu’ils voulaient. Une menace de quelque chose en particulier n’était pas nécessaire. À cette époque-là, on recrutait beaucoup de jeunes personnes comme moi pour qu’ils continuent à travailler une fois diplômés, au moment où ils ont des professions. C’est à ce moment-là qu’ils devenaient être utiles. Je n’imagine pas que quelqu’un ait dit non à l’époque. Cela nous marque pour toujours. Parfois, je me dis que mes yeux ne sont pas sous mon front, mais dans mon dos. Je regarde tout le temps derrière. Je ne peux pas me débarrasser de cela.»

Quels souvenirs gardez-vous du Mur?

«J’étais déjà de retour en Bulgarie quand on a construit le Mur. Une dizaine d’années plus tard, je suis allé à Berlin, j’ai visité l’appartement où je vivais autrefois, comme étudiant. En continuant dans la rue, je suis arrivé au Mur où j’ai vu quelque chose de vraiment humiliant. De l’autre côté du Mur, il y a avait des constructions de bois, une plate-forme où on amenait des étrangers pour qu’ils puissent voir comment vivent les gens à Berlin-Est. Et je me sentais comme dans un zoo.  C’est un souvenir très désagréable.»

La chute du Mur, vous l’avez vécue comment?HOMME_SURVEILLE.qxd

«Ah, c’était formidable! Je connaissais Berlin avant la Chute. C’était donc quelque chose d’inoubliable parce qu’on passait de Berlin-Est à Berlin-Ouest comme cela! Cela semblait presque impossible. En cinq minutes, on était à l’autre bout du monde. Quelques semaines avant la chute du Mur, je suis allé à Berlin, et déjà on permettait aux gens d’aller à Berlin-Ouest avec leur passeport. Je voyais très bien que c’était la fin, pas seulement du Mur, mais de quelque chose de terrible, cette séparation de l’Europe en deux. Pour moi, c’était une grande joie!»

Aujourd’hui, vingt ans après la chute du Mur, quel est votre sentiment?

«Tout d’abord, je ne cesserai jamais d’être content du changement. Maintenant, tout ce qui m’occupe, c’est de faire en sorte que ce passé ne reste pas sans explication. On a toujours tendance à dire qu’il ne faut pas regarder en arrière mais en avant. Les nouvelles générations dans mon pays ne savent pas ce qui s’est passé. Ce que je raconte dans mon livre, cela n’existe pas dans les programmes scolaires. Ce qu’ils veulent, c’est qu’on se taise sur le passé. Le crime nazi a duré douze ans. Le communisme en Bulgarie, cela a duré 45 ans. Pour les Russes, ça a été plus de 80 ans. Cela fait une grande différence entre les deux régimes totalitaires, le nazisme et le communisme.»

 Christelle

«Un homme surveillé», par Vesko Branev (Albin Michel), 440 pages, 22,50 €

Cote: 4/5

LE COMBAT D’UNE MERE POUR RETROUVER SES FILLES

mur entre nos vies1982. Jutta Gallus tente de fuir l’Allemagne de l’Est avec ses deux filles. Mais son plan échoue et elle se retrouve en prison tandis que ces enfants sont placées dans une institution. Libérée deux ans plus tard et expulsée d’Allemagne de l’Est, Jutta n’a pas le droit de revoir ses filles. Elle se pointera dès lors, tous les jours et par tous les temps, à Checkpoint Charlie, point de passage entre Berlin-Ouest et Berlin-Est, avec une pancarte réclamant qu’on lui rende ses enfants. C’est le combat de cette mère pour retrouver ses filles derrière le mur de Berlin que nous raconte la journaliste Ines Veith dans ce livre émouvant.

Christelle

«Un mur entre nos vies», de Ines Veith, éditions Michel Lafon, 242 pages, 17,90 €

A lire aussi sur le sujet:

* « Art / Mur de Berlin » par  Jean-Luc Faby (Hachette): des photos de 25 oeuvres d’art aujourd’hui disparues.

* «Berlin 1989», par Georges Marion (Seuil): l’ancien correspondant à Berlin du ‘Monde’ y raconte les derniers jours du Mur à travers le regard de nombreux témoins qu’il a tous rencontrés dernièrement, de grandes figures politiques comme Günter Schabowski à des citoyens anonymes en passant par des officiers de la Stasi et des fuyards.

Un 7e épisode du Women’s Murder Club au « 7e ciel »

Patterson septième cielNouvel épisode pour la série du Women’s Murder Club de James Patterson dans lequel on retrouve le sergent Lindsay Boxer et ses amies Yuki, procureur de son état, Cindy, journaliste, et Claire, médecin légiste. Cette fois, Lindsay et son coéquipier Rich Conklin enquêtent sur la disparition de Michael Campion, fils adoré du Gouverneur de Californie et né avec une malformation cardiaque. Un appel anonyme signale l’avoir vu entrer chez une prostituée de luxe et affirme qu’il n’en est pas ressorti. Parallèlement, Lindsay et et le beau Rich tentent de coincer les auteurs d’une vague d’incendie criminels qui ravagent les villas des riches propriétaires de San Francisco. A côté de cela, sur le plan perso, Joe est venu vivre avec Lindsay en Californie, mais cette dernière ne semble plus trop savoir ce qu’elle veut… Un bon moment de détente pour les fans de James Patterson, l’auteur de thrillers le plus lu au monde. A noter que le « Women’s Murder Club » est l’objet d’une série télé diffusée sur M6.

Christelle

« Le 7e ciel », de James Patterson, éditions JC Lattès, 345 pages, 20 €

Cote: 3/5

Vampires & co

Entre la sortie de la suite «officielle» de «Dracula» et l’adaptation au cinéma du deuxième volet de la saga «Twilight », voici une (petite) sélection d’ouvrages qui devraient satisfaire les assoiffés d’hémoglobine…

Du sang frais chez les Dracula

Dracula l immortelDacre Stoker, l’arrière petit-neveu de l’auteur de «Dracula», vient de publier la suite «officielle» (comprenez autorisée par les autres descendants) du chef-d’oeuvre de son aïeul.

Pour ressusciter le mythe, Dacre Stoker s’est allié avec un spécialiste des vampires, Ian Holt, membre de la «Société transylvanienne de Dracula».

Le roman de Bram Stoker, paru en 1897, s’inspirait d’un personnage historique, un seigneur des Carpates du XVe siècle, Vlad Tepes, «Vlad l’empaleur», redouté pour sa cruauté. «Dracula l’immortel» a lui été réalisé à partir des notes personnelles de Bram Stoker. On y retrouve ainsi un policier, l’inspecteur Cotford, dont l’éditeur de Bram Stoker n’aurait pas voulu jadis. Mais Bram Stoker lui-même y tient un rôle. Fait aussi son apparition dans cette version, une comtesse lesbienne vampire, Elizabeth Bàthory.  

L’intrigue se déroule en 1912, soit 25 ans après la sortie de ses premières aventures. Des meurtres effroyables à Londres et à Paris font croire à Mina Harker et ses anciens compagnons qui ont survécu à la première histoire que le Prince des ténèbres n’est finalement pas mort.

A en croire la rumeur, Bram Stoker aurait projeté une suite aux Etats-Unis pour Dracula.  C’est, semble-t-il, le chemin que comptent prendre aussi son arrière-petit-neveu et Ian Holt. C’est à tout le moins ce que laisse supposer la fin de ce pavé de 500 pages qui se croque à pleines dents.

«Dracula l’immortel», de Dacre Stoker et Ian Holt, éditions Michel Lafon, 510 pages, 22,95 €

http://www.dracula-limmortel.com

Cote:4/5

Lestat ressuscitélestat le vampire anne rice

Les éditions Albin Michel viennent de republier l’une des  Chroniques des vampires d’Anne Rice, la suite de « Entretien avec un vampire », paru pour la première fois en français en 1988. On y retrouve à La Nouvelle-Orleans Lestat le vampire qui, après 55 ans de sommeil, est devenu… une star du rock, jouant une musique à réveiller les morts! Ce chef-d’oeuvre d’une des reines du genre raconte l’histoire de ce puissant vampire, que beaucoup ont découvert au cinéma, incarné par Tom Cruise. S’il paraissait alors peu sympathique raconté du point de vue de Louis (alias Brad Pitt sur grand écran), on le redécouvre aujourd’hui sous un autre jour (mais je devrais sans doute plutôt dire « nuit »), bourré d’humour,  en quête d’amour et même plutôt attentionné parfois, bien que toujours un peu insolent… Il nous raconte sa jeunesse, benjamin d’une famille de hobereaux ruinés, et la façon dont il est devenu un vampire, peu avant la Révolution française. On y fait la rencontre de Gabrielle et de Nicolas. Et on en apprend davantage aussi sur Armand et le Théâtre des vampires, ainsi que sur Marius, le créateur de Lestat, qui va lui révéler le secret de l’origine des vampires… On y fait enfin la connaissance d’Akasha et Enkil. Une Akasha qu’on retrouve dans « La reine de damnés », troisième volume de la série… Car l’histoire n’est heureusement pas finie, les autres vampires étant loin d’être ravis que Lestat ose ainsi dévoiler  leur existence aux mortels dans ses chansons… Bref, une série à vous rendre complètement accro!

« Lestat le vampire », d’Anne Rice, éditions Albin Michel, 528 pages, 20 €

Cote: 5/5

Fiancée à un vampire…

comment se débarrasser d'un vampire amoureuxComment se débarrasser d’un vampire amoureux? Telle est la question que se pose Jessica, 17 ans, une ado américaine comme tout le monde. Enfin, comme tout le monde, pas tout à fait. Si elle sait que ses parents l’ont adoptée seize ans plus tôt en Roumanie, quand elle s’appelait encore Antanasia, ils ont omis de lui expliquer que ses parents biologiques étaient des… vampires. Et qu’ils l’avaient fiancée, dès sa naissance, à un prince vampire, Lucius Vladescu. Alors quand ce dernier débarque dans l’Etat de Pennsylvanie où vivent Jessica et sa famille pour récupérer sa promise, la belle n’a pas trop envie de la suivre. Car Lucius a beau être musclé, élégant, prévenant, sublime et faire craquer tout son lycée, Jessica, elle, en aime un autre… Un premier roman drôle et captivant pour Beth Fantaskey qui devrait séduire les ados de 12 ans et plus. Si sa mythologie est loin d’être aussi étoffée que celle créée par Stephenie Meyer, on se laisse néanmoins captiver par ses personnages qu’on retrouvera avec plaisir dans la suite du livre, sur laquelle travaille l’auteure actuellement.

« Comment se débarrasser d’un vampire amoureux », de Beth Fantaskey, éditions Msk, 412 pages, 16 €

Cote: 4/5

Encore d’autres créatures de la nuit… journal d un vampire 2

journal d'un vampire«Journal d’un vampire» est une autre série sur le thème des buveurs de sang, dont le tome 2 vient de paraître. Plus captivant encore que le premier volume, on y retrouve le ténébreux Stefan Salvatore et son frère Damon -tous deux changés en vampires quelques siècles plus tôt par Katherine, la femme qu’ils se disputaient alors-, mais aussi la belle Elena, Bonnie et ses dons paranormaux, Meredith, Matt et les autres. Après s’être noyée fin du tome 1, Elena s’est à son tour métamorphosée en vampire. Fell’s Church est donc loin de s’être débarrassée de ses créatures de la nuit. Tapie dans l’ombre, l’une d’elle semble déterminée à s’en prendre à Elena et ses amis. S’ils veulent la vaincre Stefan et Damon n’auront pas le choix: ils vont devoir s’allier pour empêcher que la femme qu’ils aiment leur soit de nouveau arrachée. Ce qu’on aime dans cette série? Que tout n’est pas toujours bien qui finit bien… Mais on ne vous en dira pas davantage! Petit bonus à la fin du livre: les premières pages du tome 3, qui promettent elles aussi pas mal de surprises…

«Journal d’un vampire – tomes 1 & 2», de L.J. Smith, éditions Hachette Jeunesse, 16 €

Cote : 4/5

Pour tout savoir sur les vampires et autres mythesmythes et légendes

Après les signes et les symboles, les éditions Larousse se penchent sur les légendes et les mythes. Parmi ceux-ci figurent bien sûr vampires, loups-garous, trolls, ogres, fantômes, spectres et autres créatures démoniaques. On y apprend notamment que les vampires, dans les mythes slaves, seraient des morts qui perpétuent leur existence physique en s’abreuvant la nuit venue du sang des vivants endormis; que les loups-garous -ou lycanthropes-, dans les légendes d’Europe, descendaient d’êtres humains mais se changeaient en loups à la pleine lune; et que les trolls, géants de la mythologie nordique, apparaissent bien souvent par groupe familiaux pour tourmenter les humains. Bref, que des gens charmants! Mais à côté de cela, on découvre aussi dans ce gros livre tout ce qu’il y a à savoir sur les sagas des dieux nordiques, les héros de la Grèce ancienne, le serpent à plumes des Aztèques ou sur les grandes oeuvres fondatrices telles que l’Odyssée, l’épopée indienne du Ramayana ou le Popol-Vuh.

« Petit Larousse illustré des légendes et des mythes », de Philip wilkinson, éditions Larousse, 352 pages, 24,90 €

Cote: 3/5

Bol ou mug ?

objets bavardsIl y a la Barbie -yeux bleus et seins obus- qu’on barbouille, scalpe et mordille. La chaussette esseulée qui finit sa vie en cirant les pompes des autres. La cravate, un petit étranglement social, attibut du pouvoir des hommes et de leur servitude. Mais aussi l’erreur de shopping, les soldes, le ticket perdu. Le K-way, égalisateur de sexe et d’âge qui vous transforme en schtroumpf grognon. Le chewing-gum collé sous le pupitre. Et puis le sac à foutoir ou la valise à moitié défaite. Ce petit livre au format carré dresse l’inventaire de tous ces objets qui peuplent notre quotidien et nous dévoilent. Pourquoi boit-on son chocolat chaud dans un bol mais son thé dans un mug? Pourquoi les souvenirs de vacances sont-ils si kitsch? Et vous, êtes-vous plutôt GPS ou carte routière? Tongs ou talons aiguilles? Un livre à picorer. Mais attention: si vous le laissez trainer aux toilettes, vous risquez d’y passer plus de temps que prévu!

Christelle

« Les objets bavards – de la Barbie au caméscope », de Sophie Carquain, éditions du Rocher, 174 pages, 14,50 €

Cote: 3/5