Une nouvelle collection pour les tout-petits

tout-douxUne couverture en velours et un tissu peau de pêche: un vrai câlin que ces nouveaux venus dans le monde de l’édition jeunesse. Comme son nom l’indique, la nouvelle collection « Mes tout premiers livres » de Gallimard Jeunesse s’adresse aux tout-petits (de 0 à 3 ans). Elle propose des livres en tissu tout doux, emballés dans un joli coffret (histoire d’en faire aussi un cadeau de naissance idéal!) qui pourra ensuite servir à emballer les petits souvenirs de bébé. Les petits (et leurs parents) craqueront pour ce tissu tout doux et ces illustrations pleines de calinstendresse aux couleurs vives.  Mais la collection propose aussi pour les bambins dès 9 mois des livres à toucher avec des rabats. Des histoires intitulées « Moi j’aime… ». Un début de phrase qui pour l’instant se complète par « les câlins » et par « les jeux ». Ces livres cartonnés séduiront les petites menottes par leur couverture en mousse, leurs coins ronds et leurs grands rabats. Et les amis de l’environnement par leur encre végétale, leur plastique respectant l’environnement et leur carton issu de forêts durablement gérées !

Christelle

« Mon livre en tissu tout doux – Tout doux bébé », de Camille Chincholle, éditions Gallimard Jeunesse, 8 pages, 15,50 €

« Mon livre à toucher – Moi j’aime les câlins », de Mathilde Bréchet et Camille Chincholle, éditions Gallimard Jeunesse, 10 pages, 10,50 €

Cote: 4/5

Vingt ans après les fourmis, place aux micro humains !

werber_microhumainsVingt ans après la sortie des « Fourmis », Bernard Werber nous conte les péripéties d’une nouvelle mini espèce, celle des Emachs, les Micro Humains (« M.H. ») de sa « Troisième humanité« . Le deuxième tome de cette trilogie suit en effet cette nouvelle race plus petite, plus féminine et plus résistante créée par les scientifiques David Wells (l’arrière petit-fils d’Edmond Wells, l’auteur de la célèbre «Encyclopédie du Savoir Relatif et Absolu») et Aurore Kammerer, avec l’aide de la militaire naine Natalia Ovitz. Suite au succès dû à leur petite taille des missions confiées aux Emachs (notamment au cœur du réacteur nucléaire de Fukushima ou d’une mine au Chili pour libérer des mineurs coincés sous terre), le monde entier s’arrache leurs services, commercialisés par la société française Pygmée Prod. Tout va donc pour le mieux jusqu’au jour où, en Autriche, un adolescent se filme en train de torturer des Emachs loués à son père. La vidéo fait le buzz sur internet. Et les Emachs, emmenés par Emma 109, finissent par se révolter… Une nouvelle question fait débat: ces créatures doivent-elles être considérées comme des êtres humains? A côté de cela, Bernard Werber résout dans ce deuxième tome l’histoire d’amour et… nous livre enfin la solution de la fameuse énigme lancée dans le précédent puisque l’on y découvre comment faire un carré avec trois allumettes!

Christelle

« La troisième humanité ** – Les Micros Humains », de Bernard Werber, éditions Albin Michel, 400 pages, 22 €

Cote: 4/5

Visite guidée du centre-ville de Bruxelles

Bruxelles_PentagoneLe centre-ville de Bruxelles n’a pas de secret pour l’historien et guide-conférencier Roel Jacobs qui nous emmène, par ouvrage interposé, sillonner tout le «Pentagone» bruxellois. La balade démarre Grand-Place et s’achève à l’angle nord-ouest, dans le quartier du Béguinage et des Quais. Au fil des pages, on serpente entre les premières murailles du 13e siècle pour aboutir à l’intérieur de la seconde enceinte du 14e siècle. L’ouvrage est construit sous la forme de 33 visites, à parcourir au gré de nos envies. Alors si vous cherchez encore comment occuper ces quelques derniers jours de vacances, suivez le guide!

«Bruxelles-Pentagone», de Roel Jacobs, CFC éditions, 400 pages, 35 €

Cote: 4/5

 

 

Un effet papillon

Photo Loïc Delvaulx

Photo Loïc Delvaulx

Pour son premier roman, la Bruxelloise Anne Duvivier place son héroïne dans une cohabitation forcée. Un «échange risqué» plus complexe qu’il n’y paraît. Avec un joli effet papillon en prime. 

C’est votre premier roman. Comment vous êtes-vous lancée dans l’écriture?
«Il y a quelques années, j’ai commencé à suivre des ateliers d’écriture. J’ai écrit de courts textes d’abord. Puis à un certain moment, j’ai eu envie de me lancer dans un projet de plus grande envergure. Je me suis donc lancée dans un roman, soutenue malgré tout par un atelier d’écriture.»

Comment est née l’histoire?
«Cela s’est construit au fur et à mesure. Je suis partie du personnage de Jane, une jeune scientifique belgo-américaine, qui revenait à Bruxelles et donc était un peu dépaysée, et qui allait redécouvrir certaines choses de sa culture. Cela m’amusait. Je me suis demandé ce qui pouvait bien faire venir une scientifique à Bruxelles. C’est ainsi qu’est venue l’idée du musée d’Afrique de Tervuren, d’abord parce que c’est un beau lieu, et puis parce ce sont des collections assez particulières, très rares sur le plan mondial. Je suis partie de cela. Je ne suis pas du tout scientifique moi-même, mais l’idée de s’occuper de papillons me plaisait bien. Je suis allée visiter le musée et le département zoologique pour ne pas être complètement foireuse dans les éléments que j’apportais! Et puis j’ai mis ce personnage dans une situation inconfortable de cohabitation forcée que je trouvais plutôt amusante comme point de
départ.»

Connaissiez-vous la fin avant de commencer?
«Non, pas du tout. Elle m’a même surprise (rires)! Passée la moitié du roman, j’avais tiré des fils et je me suis dit qu’il fallait faire quelque chose de tout cela! Ce qui est assez amusant, c’est que je me suis retrouvée un peu dans la même situation que le personnage principal qui finalement ne sait pas ce qui la mobilise. Une fois que j’avais trouvé la fin, cela m’a obligée à retravailler l’entièreté du
roman pour que cela reste
cohérent malgré tout.»

Le titre fait donc référence à bien plus qu’un simple échange d’appartement.
«Oui, j’ai trouvé le titre à la fin du roman seulement.»

Les papillons de la couverture ne font pas seulement référence à ceux qu’étudie l’héroïne. On assiste à un bel effet papillon.
«En effet. Et s’il y a deux papillons sur la couverture, ce n’est pas un hasard non plus! C’est l’éditeur qui m’a proposé la couverture et je l’ai trouvée assez chouette.»

L’histoire se passe à Bruxelles.
«Je suis Bruxelloise. Cela me permet de mieux visualiser les lieux et donc d’ancrer mes personnages. Voir les quartiers, les rues, c’est plus facile pour les décrire et rendre les lieux vivants.»

Vous publiez votre roman dans une collection dédiée aux auteurs belges.
«Zellige est une petite maison d’édition française qui a pour vocation de publier des auteurs francophones, mais hors de la France. Des Haïtiens, des Nord-Africains… Et depuis peu, ils ont lancé la collection Vents du Nord, pour les auteurs belges.»

Vous avez déjà commencé un prochain roman?
«Oui, cela avance bien. Cela se passera aussi à Bruxelles. Mais c’est tout à fait un autre univers. C’est l’histoire d’un cadre d’une quarantaine d’années qui vient de perdre son boulot, en pleine crise économique. Il a une femme BCBG qui n’apprécie pas trop la situation. Et il y a aussi la femme de ménage, qui vient travailler chez eux, une Africaine, et qui est un personnage clé en quelque sorte… Ce qui va permettre aux autres personnages d’avancer.»

Christelle

anne_duvivier_un_echange_risqueEn quelques lignes

Pour son premier roman, la Belge Anne Duvivier a choisi comme cadre Bruxelles. Son héroïne, Jane, une jeune scientifique qui s’intéresse aux papillons, revient dans son pays natal après avoir grandi aux États-Unis pour y terminer sa thèse sur les lépidoptères au musée royal de l’Afrique centrale. Elle a donc échangé son appartement de Chicago avec celui d’une famille bruxelloise. Mais à son arrivée, elle découvre consternée que l’appartement n’est pas vide et qu’elle va devoir cohabiter avec leur fils, Jérôme, resté au pays. Et bien sûr, il est plutôt du genre bon à rien. Mais l’échange risqué auquel fait référence le titre est bien plus complexe que cela! Une sorte d’effet papillon peut-être? Car Jane trimbale un lourd secret, enfoui tout au fond d’elle. Un secret que l’auteure, devenue psychothérapeute après avoir travaillé dans la communication, nous livre par bribes jusqu’au dénouement final, plutôt inattendu! Un premier roman fort réussi donc, et publié dans la collection Vents du Nord des éditions Zellige, consacrée aux auteurs belges.

«Un échange risqué», d’Anne Duvivier, éditions Zellige, 144 pages, 17,90 €

Cote: 4/5

Destins bouleversés

sarah_raynerIl suffit parfois d’un instant pour que la vie bascule. Il est 7h44, dans le train de Brighton pour Londres. Anna feuillette un magazine. Un wagon plus loin, Lou observe les passagers dans le reflet de la vitre. Et Simon caresse tendrement la main de Karen, sa femme. L’instant d’avant, il est en vie. Celui d’après, il est mort. Terrassé par une crise cardiaque. Le train s’arrête. L’ambulance arrive, les médecins font leur possible. En vain. Et tandis que Karen embarque dans l’ambulance avec la dépouille de son mari, Anna et Lou se retrouvent, par hasard, à partager un taxi. Elles ne le savent pas encore, mais leur destin à toutes les trois est désormais lié… C’est donc l’histoire de trois femmes, chacune avec leurs petits et grands soucis, que nous conte Sarah Rayner dans ce premier roman d’une grande sensibilité, classé en tête des ventes en Grande-Bretagne durant un an et traduit dans vingt langues.

Christelle

« L’instant d’après », de Sarah Rayner, éditions Michel Lafon, 382 pages, 17,95 €

Cote: 3/5

Un effet papillon

anne_duvivier_un_echange_risquePour son premier roman, la Belge Anne Duvivier a choisi comme cadre Bruxelles. Son héroïne, Jane, une jeune scientifique qui s’intéresse aux papillons, revient dans son pays natal après avoir grandi aux Etats-Unis pour y terminer sa thèse sur les lépidoptères au musée royal de l’Afrique centrale. Elle a donc échangé son appartement de Chicago avec celui d’une famille bruxelloise. Mais à son arrivée, elle découvre consternée que l’appartement n’est pas vide et qu’elle va devoir cohabiter avec leur fils, Jérôme, resté au pays. Et bien sûr, il est plutôt du genre bon à rien. Mais l’échange risqué auquel fait référence le titre est bien plus complexe que cela! Une sorte d’effet papillon peut-être? Car Jane trimbale un lourd secret, enfoui tout au fond d’elle. Un secret que l’auteure, devenue psychothérapeute après avoir travaillé dans la communication, nous livre par bribes jusqu’au dénouement final, plutôt inattendu! Un premier roman fort réussi donc, et publié dans la collection Vents du Nord des éditions Zellige, consacrée aux auteurs belges.

Christelle

« Un échange risqué », d’Anne Duvivier, éditions Zellige, 144 pages, 17,90 €

Cote: 4/5

Mensonge et conséquences

leahflemingLe Titanic inspire décidément bien des romanciers. Leah Fleming met en scène ici le destin de deux femmes, l’une riche, l’autre pas, qui se lient d’une profonde amitié suite au naufrage du célèbre paquebot. Céleste était impatiente de retrouver son petit garçon dans l’Ohio après s’être rendue en Angleterre aux funérailles de sa mère. May rêvait de commencer une nouvelle vie en Amérique avec son mari et leur bébé. Quelques heures plus tard, alors que sombre le Titanic, May se retrouve dans l’eau glacée et perd rapidement de vue les siens. Repêchée in extremis par un canot de sauvetage, elle tente en vain de les repérer  parmi les corps flottant autour d’eux. Et quand on lui met dans les bras un bébé tout emmailloté, elle ne dit pas qu’il ne s’agit en fait pas de sa fille. Puis le temps passe. Celeste et May reprennent chacune le cours de leur vie, changées à jamais par le drame qu’elles ont vécu. Car plus que l’histoire du Titanic, il est  question ici de nos choix et de leurs conséquences. Et c’est l’histoire du 20e siècle, et de la lutte des féministes notamment, que l’auteure déroule ici tout en maintenant le suspense autour de l’identité de la petite fille. Un roman finalement bien captivant et rempli d’émotion.

Christelle

« L’enfant du Titanic », de Leah Fleming, éditions Belfond, 528 pages, 21 €

Cote: 3/5

 

Paternité surprise

pernuschPaulin adore sa vie. Il file le parfait amour avec Lena, et mène une existence paisible dans son petit village au bord de la mer où il tient un magasin de poteries. Jusqu’au jour où une lettre vient tout bouleverser. Une femme -dont il ne se souvient même plus- lui apprend que leur aventure d’un soir il y a neuf ans a fait de lui le père d’une petite Hermine. Mine  pour les intimes. Et que celle-ci réclame  désormais de connaitre son père. Pour Paulin, c’est hors de question. D’abord parce que la bizarre Lena ne veut pas d’enfant, et certainement pas d’une fillette qui n’est même pas d’elle. Et puis parce qu’il en veut beaucoup à la mère de Mine qui ne lui a rien dit à l’époque et le met aujourd’hui devant le fait accompli. Mais un beau jour, Mine débarque dans son village, bien décidée à le rencontrer. Une belle histoire de paternité au fil de laquelle vous ne pourrez vous empêcher de vous demander comment vous auriez réagi, vous, à la place de Paulin.

Christelle

« Une visite surprise » de Claude Pernusch, éditions Belfond, 224 pages, 18 €

Cote: 3/5

Des animaux à caresser

petits-animaux-tout-douxCraquants, ces « petits animaux tout doux ». De pages en pages, on découvre leur pelage. Chats, chiens, lapins, poussins, canards, furet, escargot, souris… Très réalistes qui plus est puisqu’il s’agit de photos d’animaux. Du coup, les tout-petits n’auront pas de problèmes à les identifier lorsqu’ils les croiseront en rue ou au parc, au contraire de ces animaux joliment crayonnés mais pas toujours tout à fait ressemblant de certains imagiers…

Christelle

« Petits animaux tout doux », éditions Larousse Jeunesse, collection Les petits touche-à-tout, 13,50 €

Cote: 4/5

Mille bornes version livre

Vous vous souvenez du jeu « Mille bornes »? Eh bien, il existe désormais en version livre. Mais un livre-jeu bien sûr, sur le principe du « cherche et trouve ». La première double page invite par exemple les jeunes lecteurs à retrouver les fameuses bornes 25, 50, 100, les feux rouges et autre panneaux de signalisation, mais aussi cartables, papillons, canards, fusées… Et ainsi de suite au fil des pages, en fonction des décors et des thèmes (en route pour l’école, tous au travail, vive les sports d’hiver, week-end à la campagne, la route des vacances…). De quoi occuper sans aucun doute les enfants sur la route des vacances!

Christelle

« 1000 bornes – Cherche et trouve », éditions Deux coqs d’or, 24 pages, 8,95 €

Cote: 3/5

Des pommes de terre à toutes les sauces

Il y a les pommes de terre à chair farineuse, comme les célèbres bintjes et la victoria,  idéales pour la purée et les frites. Les pommes-de terre à chair ferme, telles la gourmandine, la charlotte ou la nicola, particulièrement appréciées en cuisson à la vapeur et en salades. Les pommes de terre à toutes fin (marabel, ukama…), succulentes en rissolées. Et puis les spécialités régionales, comme la corne de gatte, la plate de Florenville ou la ratte… Grâce à ce beau livre, vous serez bientôt incollable en la matière!  Mais il propose aussi 100 recettes à faire saliver, de la mise en bouche au dessert. On craque notamment pour la tarte tatin de foie gras, le duo de charlottes et vitelottes ou encore le coquetier de charlotte et les p’tits macarons de vitelottes à la violettes et fleurs de lavande. Un livre réalisé par le Belge Michel Boreux, l’une des figures de proue de la gastronomie ardennaise en province du Luxembourg.

Christelle

« Pommes de terre – 100 délicieuses recettes », de Michel Boreux, éditions Weyrich, 224 pages, 29 €

Cote: 4/5

Cuisinez avec Jamie & Co

Dans une nouvelle série d’ouvrages consacrés à la cuisine, la star des chefs cuisiniers Jamie Oliver et ses amis nous livrent tout ce qu’il faut savoir concernant les « viandes & poissons« , les « pasta » ou encore les « desserts« . Sur chaque (double) page  figure une recette illustrée. On y trouve au total 40 recettes par livre. Rôtis, mijotés, tourtes ou gratins dans l’un. Cannellonis, gnocchis, lasagnes, raviolis, tagliatelles, spaghettis, linguines ou orechiettes dans l’autre. Et pour finir, les cookies, brownies, moelleux, gâteau au citron, tartes aux fruits, cupcakes et glaces. On aime particulièrement la rubrique ‘liste des ingrédients’, qui renvoie aux différentes recettes en fonction des aliments qu’on a dans nos placards ou notre frigo. Bref une collection de grands classiques pour ceux qui débutent.

Christelle

« Desserts », de Jamie & Co, éditions Hachette cuisine, 96 pages, 9,95 €

Cote: 3/5

Alice aux pays des senteurs: un parfum d’été avec le nouveau Marc Levy

Quelle foi prêter à une diseuse de bonne aventure qui vous annonce que l’homme qui va le plus compter dans votre vie vient de passer fugitivement dans votre dos, mais qu’avant d’arriver jusqu’à lui, il vous faudra rencontrer six personnes? Alice, elle, ne veut pas y croire. Pourtant, elle ne peut chasser ces paroles de ses pensées, à tel point qu’elle en perd le sommeil. D’étranges cauchemars incompréhensibles viennent peupler ses nuits. Elle qui exerce la profession de nez n’arrive plus à créer de parfum original. Pour tenter d’y remédier, son voisin, Mr Daldry (un peu bougon de prime abord mais qui se révèle vite un véritable gentleman excentrique, peignant des… carrefours), la persuade de prendre au sérieux la prédiction de la voyante. Il passe avec Alice  un drôle de marché et tous deux se retrouvent embarqués pour un long voyage qui les mènera de Londres à Istanbul, à la rencontre du destin. De romantique au départ, l’histoire – qui démarre peu de temps après la seconde guerre mondiale – se termine sur une touche plus historique. Mais rythmé par les cauchemars d’Alice, ses péripéties avec son voisin aux intentions pas toujours très claires et leur correspondance, le récit est aussi parfumé. Dans son douzième roman aux mille senteurs, Marc Levy nous balade en effet dans de petites ruelles escarpées, avec vue sur le Bosphore, des odeurs d’épices et de café serré. Déjà un vrai parfum de vacances!

Christelle
« L’étrange voyage de Monsieur Daldry », de Marc Levy, 434 pages, 21 €
Cote: 3/5

La suite des aventures d’Oksa Pollock

Voilà un ouvrage qui devrait produire la félicité dans le cœur des « Pollockmaniaks » et susciter leur enjouement le plus total, paroles de Foldingots! Alors que la Terre subit séismes, éruptions volcaniques et pluies torrentielles, Oksa Pollock et les Sauve-Qui-Peut se lancent à la recherche du portail d’accès à Edéfia, la terre magique de leur origine dont les plus anciens d’entre eux ont été expulsés une cinquantaine d’années plus tôt. Mais pour ce faire, la Jeune Gracieuse et ses proches vont devoir s’allier à leurs ennemis mortels, les redoutables Félons menés par Orthon. Le parcours sera, cela va de soi, pas de tout repos. Quant à ce qui les attend sur cette terre perdue, n’en parlons pas! Disons seulement que l’on retrouve avec un bonheur non feint et un intérêt exponentiel la pétillante Oksa, sa grand-mère Dragomira, son père Pavel -que la colère transforme en dragon-, Gus, son ami de toujours, et le ténébreux Tugdual, qui semble tant émouvoir le coeur de la Jeune Gracieuse… Sans oublier non plus les inénarrables et extravagantes créatures magiques que sont les Foldingots, les Insuffisants ou encore les Devinailles. Bref, en un mot, le charme du début continue d’opérer et d’engendrer chez les Pollockmaniaks, petits comme grands, des palpitations, preuves de lecture des plus plaisantes!

Christelle

« Oksa Pollock – Le cœur des deux mondes », d’Anne Plichota et Cendrine Wolf, XO éditions, 368 pages, 17,90 €

Cote: 5/5

Steak au Dr Pepper et carré de porc Mojito

Surprenant, le steak au Dr Pepper, du nom de ce soda à la cerise très sucré et qui permet accessoirement de caraméliser de la viande. Intéressant aussi, le carré de porc Mojito, pour les repas avec amis voraces, qui peut en plus se préparer la veille. Sans parler du cheesecake aux spéculoos inratable et des triangles abricot-nougat à se damner. Du plateau-TV digne de ce nom au dîner intimidant et formel en passant par une dégustation séduction en tête-à-tête, la journaliste Candice Kother a concocté plein de recettes faciles à réaliser et pour toutes les circonstances. Pour chaque recette, des petits pictogrammes rigolos nous indiquent combien de temps on peut passer à se prélasser dans la baignoire pendant la cuisson ou affalé dans le fauteuil. En fin d’ouvrage, on trouve aussi quelques bons conseils comme par exemple comment faire gonfler un soufflé sans qu’il ne nous gonfle ou comment réussir son risotto. Un bon ouvrage pour débutant.

Christelle

«Les délices de Candice», de Candice Kother, éditions Racine, 192 pages, 19,95 €

Cote: 3/5

Maths rigolotes !

Calculs combinatoires, racines carrées, nombres transcendants mais surtout digressions philosophiques, culturelles et poétiques: voilà un petit livre qui vous ferait presque aimer les maths! Car il ne s’agit pas ici d’un concentré de nombres pour intellos, mais bien de curiosités arithmétiques, géométriques et logiques. Ce petit bouquin s’articule autour de différents thèmes. On y parle de mots, de couleurs, d’Orient, d’amour, de ciel, de machines et même de vacances. Il a été concocté par un mathématicien spécialiste de la vulgarisation scientifique, Paolo Gangemi. De quoi bronzer malin sur la plage cet été… et épater son prof de maths à la rentrée!

Christelle

«Salades de mathématiques» de Paolo Gangemi, éditions First, 160 pages, 12,90 €

Cote: 3/5

Une belle histoire d’amitié

Telle n’est pas la surprise d’Hermann, Marlène, Jean-Claude et Lucas quand leur meilleur ami, Marc, pourtant séducteur insatiable, leur annonce qu’il va se marier. Mais leur étonnement est encore plus grand quand ils découvrent sur un cliché pris par leur ami, par ailleurs célèbre photographe, que la future mariée est une jeune Chinoise plutôt insipide.  Les quatre acceptent malgré tout de jouer les témoins pour ce mariage qui doit avoir lieu cinq jours plus tard. Oui mais voilà: avant que le mariage n’ait été prononcé, Marc meurt dans un tragique accident de voiture. Il ne reste donc plus à ses meilleurs amis qu’à attendre la fiancée, Yun,  à l’aéroport et lui apprendre la triste nouvelle. Mais alors qu’ils s’apprêtent à briser son rêve, ils s’aperçoivent que c’est elle qui va bouleverser leur vie. Et si Yun n’était pas vraiment la femme qu’elle semblait être? Didier van Cauwelaert nous livre ici une belle histoire d’amitié bourrée de sensualité, racontée à tour de rôle par les témoins. Bouleversant, l’auteur de « L’évangile de Jimmy » et de « L’éducation d’une fée » fait une pause dans sa série pour ados Thomas Drimm et nous entraîne dans un récit plein de suspense et de machiavélisme. Un très bon cru!

Christelle

« Les témoins de la mariée » de Didier van Cauwelaert, éditions Albin Michel, 250 pages, 19 €

Cote: 4/5