Echecs, littérature et rock’n’roll…

GuenassiaC’est toute une époque que nous conte Jean-Michel Guenassia dans son premier roman, une brique de 768 pages mais néanmoins très digeste! « Le Club des Incorrigibles Optimistes » nous plonge en 1959, sur fond de rock’n’roll et de guerre d’Algérie. On y enboîte les pas de Michel Marini, douze ans, lecteur compulsif, passionné de baby-foot et photographe amateur. On le suit au Balto, un café parisien où, dans l’arrière-salle, se trouve un club hors du commun, celui des Incorrigibles Optimistes. Avec lui, on écarte le rideau et pousse la porte de ce club étrange pour y découvrir Joseph Kessel et Jean-Paul Sartre en train de jouer aux échecs. On y croise aussi Leonid, Igor, Sacha, Imré, Werner et les autres. Des hommes qui ont passé le Rideau de fer pour sauver leur peau. Ce roman est ainsi le portrait d’une génération, mais aussi le parcours d’un adolescent. Et si l’auteur y aborde des sujets sérieux, le livre n’en reste pas moins un roman très divertissant aux personnages attachants! Pour preuve, ses 768 pages s’avalent et se digèrent facilement! L’une des bonnes surprises de cette rentrée!

Christelle

« Le Club des Incorrigibles Optimistes », de Jean-Michel Guenassia, éditions Albin Michel, 768 pages, 23,90 €

Cote: 4/5