L’ancien et le moderne

Deux styles graphiques et deux histoires d’amour s’entrecroisent dans ce récit romantique signé Dimitri Piot. Comme nombre d’Occidentaux, cet auteur, nourri de mangas à l’adolescence, voue une véritable passion au Japon. Cet intéressant one shot digère de belle manière la tradition de la BD franco-belge et japonaise. Le jeune Koji, aspirant dessinateur de manga, peu accro à l’école et aux études, a le béguin pour Atsumi, une ado de sa classe dont le père est historien et restaurateur d’estampes anciennes. Lors d’une excursion scolaire, ils prennent un peu de distance avec le groupe, ce qui ne passe pas inaperçu et leur vaut réprimande et convocation parentale. De fil en aiguille, Koji se rapproche d’Astumi et de sa famille. Il se laisse séduire par les fabuleuses estampes sur lequel travaille le paternel et sa belle. Elles content dans la pure tradition la fuite de Koryu, samouraï pourchassé par son maître pour avoir eu une liaison avec une de ses concubines. Dans «Koryu d’Edo», Dimitri Piot allie admirablement l’ancien et le moderne. Une douce impression de romantisme se dégage de l’album dès les premières pages.

Anne-Sophie

«Koryu d’Edo», de Dimitri Piot, éditions Glénat, 56 pages, 14,90 €

Cote : 3/5