Promenades picturales

Le beau temps et les vacances donnent de envies de balades et de découvertes. L’ouvrage de Fabien De Roose répond à ces envies… « Bruxelles vue par les peintres », publié aux éditions Racine, est un de ses petits guides qui vous invitent à la découverte de notre capitale sous un angle original ! A travers plus de 70 tableaux de peintres reconnus ou moins connus, l’auteur propose huit promenades à l’intérieur même du Pentagone. De la Porte de Namur aux Marolles, de la Vieille Halle aux Blés à la Monnaie, de Saint-Nicolas à Sainte-Gudule, le Bruxellois -même le plus aguerri- découvrira de nouveaux détails, de nouvelles perspectives de sa ville qu’il ne connaissait pas. A chaque peinture ancienne est associée une photographie d’aujourd’hui prise sous le même angle de vue, ce qui permet ainsi de saisir les différences entre le tableau et la vue urbaine actuelle. Avec un brin d’imagination, le visiteur se replonge dans ce Bruxelles qui bruxellait.

Anne-Sophie

« Bruxelles vue par les peintres », de Fabien De Roose, éditions Racine, 192 pages, 24,95 euros

Cote: 4/5

 

Une capitale très verte !

Oui, Bruxelles est une ville  verte, une ville ‘nature’. Avec ses 8.000 hectares d’espaces verts, ses 800 espèces de plantes et 45 espèces de mammifères, personne ne pourra le contester. Les Bruxellois ne boudent d’ailleurs pas leur plaisir. Beaucoup arpentent leurs parcs et forêt en toutes saisons. D’autres attendent avec impatience  les beaux jours pour y organiser des pique-niques improvisés. L’ouvrage signé Herman Dierickx, illustré par les photographies de Frédéric Demeuse, répertorie les quelque 76 parcs et espaces verts que compte la capitale.  Tous y sont brièvement présentés et font l’objet d’un petit historique. La publication dévoile ainsi tous les espaces verts et espaces naturels de Bruxelles et indique des parcours exceptionnels dans les parcs, les friches et les sites semi-naturels (comme le maillage  vert  et bleu ou la promenade verte). Elle décortique  également la structure des paysages bruxellois et leur biodiversité. L’ouvrage qui est accompagné d’une carte donne des envies (et des idées) de balades !

Anne-Sophie

« Bruxelles ville verte, ville nature », éditions Racine, 192 pages, 29,95 euros

 

Cote: 2/5

Profession: chocolatier

Métier en voie de diparition que celui de chocolatier, et cela même dans notre plat pays, pourtant réputé en la matière. Rares sont en effet ceux qui fabriquent encore leur chocolat depuis la fève elle-même. Tel est pourtant le cas de Pierre Marcolini, qui nous livre ses secrets… ainsi que quelques-unes de ses recettes dans un livre pour les petits gourmands… et leurs parents.

Comment êtes-vous devenu chocolatier?
«Par péché de gourmandise! Parce que je pense que c’est quelque chose qui m’inspire, c’est quelque chose qui me nourrit aussi. C’est une espèce de vocation et de passion et j’aurais du mal à choisir autre chose. C’est quelque chose qui me permet de me lever le matin.»

Il n’y a pas d’école pour devenir chocolatier?
«Chocolatier, entendons-nous. Si vous voulez travailler de la matière chocolat, comme les pâtissiers par exemple, il y a le CERIA, etc. Mais pour devenir véritablement chocolatier, à partir de la fève de cacao, malheureusement plus. Cela n’existe plus. Il faut être autodidacte.»

Vous êtes donc le seul «vrai» chocolatier belge, qui travaille depuis la fève jusqu’au produit fini?
«J’aurais voulu vous dire non, mais je dois malheureusement vous dire oui. Cela me désole parce que effectivement, on se rend compte qu’on n’est plus beaucoup sur la planète à réaliser ce métier-là. C’est bien simple, en Europe, on est pratiquement plus que dix, à notre échelle, à partir de la fève de cacao. Et je suis le seul en Belgique.»

Comment procédez-vous pour choisir vos fèves?
«Soit par le bouche-à-oreille, qui fonctionne assez bien, soit sur base  des échantillons que l’on reçoit. On va sur place. On discute avec les planteurs, on voit leur manière de travailler, ce qui va nous sécuriser un petit peu dans le cadre d’un accord. Après on leur indique le tonnage que l’on veut, etc. Mais ce qui moi me séduit, c’est la manière dont les fèves sont cultivées, fermentée, la manière dont elles sont cueillies, ce que je vais découvrir comme arôme. La rareté de la fève, je trouve cela intéressant aussi.»

Quelles sont les grandes étapes de la fabrication du chocolat?
«L’étape que tout le monde connaît, c’est d’aller chercher un sac chez celui dont on ne dira pas le nom et c’est terminé. L’étape que nous avons poursuivi, c’est plutôt de prendre des fèves, séchées entre 3 et 7%. On les torréfie afin de leur imprimer une personnalité, de leur donner une âme. Puis on va les broyer, ce qui va donner la liqueur de cacao. Je goûte la fève quand je la reçois, puis au niveau de la torréfaction en me demandant si je suis proche de la fève initiale, un peu comme dans le vin. Et je regoûte à nouveau au moment où l’on fait la liqueur de cacao et décide de rajouter un peu plus ou un peu moins de sucre. C’est la fève qui va déterminer le taux de sucre que je vais mettre. C’est pour cela que vous avez des différences de pourcentage sur les tablettes. Quand on a terminé cela, on va commencer à broyer de plus en plus fin, pour arriver à moins de 25 microns. On est plutôt à 16-17, de façon à obtenir quelque chose de très lisse. La dernière étape, c’est ce qu’on appelle le ponchage, consistant à homogénéiser les molécules de sucre, de fèves, de beurre de cacao, de manière à faire un chocolat le plus rond possible. Ensuite on le met en bloc et cela part dans les différents départements. Et là, on redevient, entre guillemets, le chocolatier de monsieur et madame tout le monde.»

Quelle est donc la spécificité du chocolat belge ?
«C’est qu’il a été le premier, par rapport à l’Europe, à aller plus bas en termes de microns. Les autres étaient plus tôt aux alentours de 30 microns. C’est pour cela que jusque dans les années 60 – 70, on avait en France des chocolats un petit peu granulés. Aujourd’hui, évidemment, tout le monde connaît la technique et s’est adapté. Mais les belges ont été les premiers à faire des chocolats beaucoup plus lisses, beaucoup plus aromatiques. Et surtout, ce qui a été la grande invention du chocolat belge -parce qu’on la tous, cela fait partie de notre ADN- c’est la créativité. Chaque maison de chocolat avait sa manière de torréfier, sa manière de travailler. Pour faire un parallèle avec le monde du vin, imaginez que vous avez 40 bouteilles différentes de vin, mais qu’en fin de compte, c’est la même coopérative de vin. Vous pensez que vous avez des vins différents alors que c’est faux. C’est la même chose dans le monde du chocolat. Plus on aura des individus qui vont travailler de la fève, comme on faisait avant, je n’ai rien inventé, plus on aura de chocolats différents.»

Et la spécificité Pierre Marcolini?
«C’est d’être Pierre Marcolini! Je vous le dis avec beaucoup de sincérité. Je pense que la grande différence entre nous et les industriels, c’est que quand je me lève, je me dis qu’aujourd’hui, j’ai envie de faire tel ou tel type de chocolat. Et que le client, à un moment donné, puisse se dire qu’il aime bien le chocolat de Pierre. Ou qu’il ne l’aime pas. Mais le monde de la cuisine, c’est cela aussi. C’est aller dans tel ou tel restaurant parce qu’on adore la manière dont le chef cuisine tel ou tel plat. Et c’est cela qu’il faut qu’on garde.»

Vous venez de sortir un livre pour enfant. Mais il s’adresse aussi un petit peu à leurs parents?
«Oui, j’aurais tendance à dire que c’est un livre qui s’adresse à tout public, un petit peu comme pour les BD, de 7 à 77 ans. Maman ou papa peut donner un coup de main. C’est une aide pour les parents aussi qui veulent aborder le monde de la pâtisserie dans sa simplicité. On n’a pas commencé à faire des desserts comme on les fait dans nos magasins. On a essayé de faire les choses les plus simples possibles et d’amener les grandes bases de la pâtisserie.»

Les recettes du livre ont été réalisées avec des enfants. Vous avez des anecdotes sur la réalisation?
«Il y en a une que je trouve sublime parce que je ne m’y attendais pas. On est devant ce plan de travail et je demande au petit Adrien de me séparer les œufs. Et lui, il prend trois œufs et va au bout de la table, et puis trois autres œufs qu’il apporte de l’autre côté. Je lui demande où il va avec les œufs et il me répond qu’il les sépare! C’est là que je me suis aperçu qu’on doit vraiment faire attention à ce que l’on dit.»

Des 30 recettes du livre, laquelle est votre préférée?
«Ouh là! Demandez à un père quel est son enfant préféré! C’est difficile. Je les aime toutes parce que c’est pour cela que je les ai mises dans le livre. Cela a déjà été difficile de n’en choisir ‘que’ 30 parmi toutes mes recettes. J’aime assez bien la gaufre au chocolat. Je la trouve intéressante, d’abord parce qu’elle apporte une certaine belgitude. On l’a fait très peu sucré, pour laisser de la place à autre chose. On peut ainsi ajouter une confiture à l’orange, une mousse au chocolat, une crème fraîche…»

Christelle

«Dix petits doigts pleins de chocolat», de Pierre Marcolini, éditions Racine, 80 pages, 17,95 €

Cote: 3/5

La province de Liège sous la loupe

La province de Liège referme la collection en six volumes consacrée à l’histoire et au patrimoine architectural, artistique et naturel des villes, communes et villages de Wallonie et de Bruxelles. Au fil de plus de 600 pages, on (re)découvre ainsi les richesses des 84 communes de cette jolie province. Pour chacune d’elles, d’Amay à Welkenraedt en passant notamment par Aubel, Eupen, Grace-Hollogne, Herve, Malmedy, Pepinster, Seraing, Stavelot ou encore Waremme, l’ouvrage présente un rapide historique mais aussi l’ensemble des curiosités à ne pas manquer et une liste des événements qui s’y déroulent à période régulière… avec parfois une petite note sur la gastronomie en prime! Plus de 300 spécialistes du patrimoine ont participé à cette collection, réalisée avec la collaboration de Gilbert Menne en tant que secrétaire d’édition, Emmanuel Brutsaert comme rédacteur en chef et Johan De Meester pour la mission photographique. De beaux ouvrages à posséder dans sa bibliothèque et à consulter à chaque fois que nous prend l’envie de nous offrir une nouvelle petite «journée du patrimoine».

Christelle

«Province de Liège», éditions Racine-Dexia, 610 pages, 29,95 €

Cote: 4/5

Des verrines à tous les plats

Un repas tout en verrines, c’est ce que propose ce petit livre des éditions Racine. De l’apéro au dessert, on y trouve plein d’idées, sucrées comme salées, alliant esthétisme, originalité et saveurs. On commence par le smoothie de betterave rouge, framboise et citron et la mousse de potimarron au safran, pétale de potiron croustillant, quenelle de ricotta, lard et gingembre en apéro. On poursuit avec, en entrée, une crème de topinambours à la truffe ou ce chutney de pommes aux épices, fruits secs et pétales de foie gras. On enchaîne ensuite avec les nouilles au thé vert sautées aux asperges et poivron ou la salsa de concombre au wasabi et scampi rôti à l’huile de kaffir. On craque enfin pour le pain perdu et figues rôties aux quatre épices ou le tartare de fraises, mousse de yaourt à l’eau de rose. Des recettes joliment illustrées pour saliver dès la préparation. En fin d’ouvrage, des petits conseils quant au choix des verrines adapté pour chaque recette. De quoi faire du repas un «véritable parcours visuel, sensoriel et gourmand».

Christelle

«Chic, on dîne en verrines! De l’apéro au dessert», éditions Racine, 9,95 €

Cote: 4/5

Des histoires à lire et à raconter

Princesses, chevaliers, grenouilles, fleurs, arbres… Ce recueil rassemble vingt-deux histoires écrites et joliment illustrées par des auteurs et des illustrateurs francophones et néerlandophones autour du thème de l’amitié et de la solidarité. Des histoires à lire ou à raconter. Avec une préface de la Princesse Mathilde, qui se dit très sensible à l’importance de la lecture d’histoires aux enfants. Un bel ouvrage pour les enfants de 5 à 8 ans.

Christelle

«Qui veut embrasser la grenouille? Vingt-deux histoires à lire ou à raconter», éditions Racine, 144 pages, 24,95 €

Cote: 4/5

Courir avec Julie Taton

Les beaux jours sont de retour. S’envolent donc tous les prétextes invoqués durant l’hiver pour rester bien au chaud sur le canapé devant la télé plutôt que de sortir courir! D’autant que les éditions Racine nous ont dégoté un coach hors du commun, à savoir une ancienne Miss Belgique, Julie Taton. Cette dernière a testé pour nous un programme d’entraînement pour apprendre à courir. L’objectif? Arriver à courir 5 km en 10 semaines. Impossible, pensez-vous? Pas en suivant les conseils de la belle entourée de toute une équipe de spécialistes. Le programme d’entraînement concocté a déjà fait ses preuves et est idéal pour ceux qui partent de rien. Les astuces sportives sont accompagnées de conseils alimentaires et de recettes apétissantes. Alors, tous à vos chaussures de sport!

Christelle

«Start to run avec Julie Taton», éditions Racine, 160 pages, 17,95 €

Cote: 3/5

Une déconcertante histoire de la cruauté humaine

Dans son dernier ouvrage « Les assassins et leurs mobiles », Jef Vermassen, avocat de la famille d’Annick Van Uytsel, assassinée il y a deux ans par Ronald Janssen, affirme que sept meurtres sur dix sont commis dans le cercle des connaissances, famille, amis et voisins. Il conte dans une brique de 656 pages la déconcertante histoire de la cruauté humaine sous toutes ses facettes. Il dévoile les visages du meurtre de toutes les classes et de tous les milieux. Il autopsie les motivations des meurtriers, du parricide au génocide en passant par le crime passionnel. Il se demande constamment pourquoi des actes aussi incompréhensibles voient parfois le jour. Cet ouvrage passionnant nous a quelque peu déconcertés par sa mise en jambe étonnante dans laquelle l’auteur se penche sur le cas des animaux. Une fois passé ces premiers chapitres, on se passionne pour le contenu rédigé dans un style clair et fluide.

Anne-Sophie

« Les assassins et leurs mobiles », de Jef Vermassen, éditions Racine, 656 pages, 29,95 €

Cote : 4/5

Des livres sur Bruxelles

Bruxelles détaillée

Voilà un petit livre sympa pour les amoureux de la Capitale. Il reprend en effet des photos de détails d’architecture de Bruxelles, Brusselleke pour les intimes. Sur la page de droite, la photos d’une façade, d’une sculpture, d’une céramique, d’une porte, d’une ferronnerie. Sur la page de gauche, un mot, en trois langues (français, néerlandais, anglais) exprimant ce que la photo symbolise, et une légende identifiant le détail, ainsi que l’adresse complète où l’admirer et son éventuel architecte ou artisan. Ce livre au format carré s’adresse au lecteur de 2 à 102 ans. Si les grandes photos devraient plaire aux enfants et leur apprendre de nouveaux mots  -qui plus est dans trois langues-, les adultes trouveront eux aussi leur bonheur dans ce safari urbain.

Christelle

«Brusselleke – Safari urbain/Stadssafari/Urbansafari», d’Isabelle de Pange, éditions [aparté], 252 pages, 19 €

Cote : 4/5

Bruxelles au jour le jour

Dans un an, Bruxelles n’aura plus de secret pour vous grâce à ce beau livre qui fournit 365 idées de découvertes originales de la capitale. De la gare du Nord à la gare du Midi en passant par le marché du Sablon, le musée Magritte, la porte de Hal, la place Fernand Coq la maison Horta, le vieux marché aux grains ou la librairie Saint-Hubert, on y découvre la ville telle qu’elle est aujourd’hui, aussi grise que colorée, avec des petits et des grands monuments, ses lieux incontournables comme ses coins secrets. Les petits textes, trilingues (français, néerlandais, anglais), qui accompagnent chaque photo, se font tantôt conteurs, tantôt seulement évocateurs. Un livre à glisser sous le sapin.   

«365 X Bruxelles/Brussel/ Brussels», de Cristina Marchi, éditions Racine/Lannoo, 744 pages, 39,95 €

Cote: 4/5

100 merveilles…

La clinique du docteur Van Neck, la maison Pelgrims, l’antichambre du bourgmestre à l’Hôtel de Ville, le café A la mort subite, le Concert Noble, le musée Wiertz, la Tour japonaise, le moulin de Lindekemale, le palais du Coudenberg… Dans ce livre de Georges Lebouc (photos de Bénédicte Maindiaux) sélectionne 100 merveilles de Bruxelles, des lieux à la fois méconnus et particulièrement beaux. Que l’on soit Bruxellois ou simplement de passage dans la capitale de l’Europe, l’ouvrage nous emmène à leur découverte et nous conte des lieux insolites, curieux, inattendus et souvent imprévus. Tous plus étonnants les uns que les autres!

 «Bruxelles 100 merveilles », de Georges Lebouc, photos de Bénédicte Maindiaux, éditions Racine, 224 pages, 24,95 €

Cote: 4/5

… et 200 incontournables

Pratique car il entre facilement dans un sac, ce petit livre nous offre une vraie visite guidée de  Bruxelles, comme celle dans laquelle on embarquerait un ami venu nous rendre visite. C’est en tout cas le pari de l’auteur qui nous balade de l’Atomium à la Forêt de Soigne en passant par le centre. La Grand-place et Manneken Pis bien sûr, mais aussi bien d’autres. On y découvre le Bruxelles historique, gastronomique, architectural et nocturne… Le tout accompagné de nombreuses photos noir et blanc. Des  «incontournables» pour le touriste comme pour l’echte Brusseleir.   

 «200 lieux incontournables», de Guy Verstraeten, éditions Racine, 192 pages, 9,95 €

Cote: 3/5