Destins bouleversés

sarah_raynerIl suffit parfois d’un instant pour que la vie bascule. Il est 7h44, dans le train de Brighton pour Londres. Anna feuillette un magazine. Un wagon plus loin, Lou observe les passagers dans le reflet de la vitre. Et Simon caresse tendrement la main de Karen, sa femme. L’instant d’avant, il est en vie. Celui d’après, il est mort. Terrassé par une crise cardiaque. Le train s’arrête. L’ambulance arrive, les médecins font leur possible. En vain. Et tandis que Karen embarque dans l’ambulance avec la dépouille de son mari, Anna et Lou se retrouvent, par hasard, à partager un taxi. Elles ne le savent pas encore, mais leur destin à toutes les trois est désormais lié… C’est donc l’histoire de trois femmes, chacune avec leurs petits et grands soucis, que nous conte Sarah Rayner dans ce premier roman d’une grande sensibilité, classé en tête des ventes en Grande-Bretagne durant un an et traduit dans vingt langues.

Christelle

« L’instant d’après », de Sarah Rayner, éditions Michel Lafon, 382 pages, 17,95 €

Cote: 3/5

Un thriller à la sauce fantastique

On aura tout vu: un flic aidé par un vampire qui s’ennuie! Mêlant le fantastique à son dernier thriller, David S. Khara (auteur du « Projet Bleiberg ») a imaginé un duo improbable. Barry Donavon est flic à New York, dévoré par le désespoir depuis les attentats du 11 septembre 2001 qui lui ont ravi sa femme et sa fille. Werner Von Lowinsky est lui un aristocrate cultivé devenu vampire à l’époque de la guerre de Sécession et qui depuis s’ennuie dans son antre. Ils vont faire connaissance sur internet. Sans s’être jamais rencontrés, ils deviennent peu à peu amis. Et alors que Barry peine à boucler son enquête sur une série de crimes où les victimes sont retrouvées abattues d’une balle dans la tête, à genoux, les mains liées derrière le dos, Werner décide de lui donner un coup de main. À sa manière bien sûr! L’idée est originale et les personnages sont attachants, à commencer par ce vampire au langage châtié et loin des clichés du genre. Un seul reproche peut-être: la facilité à glaner des aveux quand on est un vampire gâche parfois quelque peu l’intérêt de l’enquête. Il n’en reste pas moins qu’on lira la suite avec curiosité… car les dernières lignes du livre laissent en effet présager qu’on peut s’attendre à une nouvelle série. 

Christelle

 « Les vestiges de l’aube » de David S. Khara, éditions Michel Lafon, 288 pages, 20,40 €

Cote: 3/5

Un coffret jardinage

Ce petit coffret est destiné à sensibiliser le public aux pratiques du jardinage écologique et responsable. On y trouve trois petits pots en terre ainsi que trois sachets de graines à planter, contenant un mélange de fleurs pour papillons, un mélange champêtre et du basilic. Mais ce coffret contient également un livre, réalisé par l’association Noé Conservation, et qui propose « dix engagements-conseils » sous forme d’autant de chapitres pour « jardiner avec plaisir tout en accueillant la biodiversité et en respectant l’environnement ». Alors adieu engrais chimiques, pesticides, arrosage abusif et fraises en hiver !

Christelle

« Laissez la nature entrer dans votre jardin », éditions Michel Lafon, 24,95 €

Cote: 3/5

Frédéric Dard raconté par sa fille

Au travers de cet album souvenir émouvant, Joséphine Dard évoque son père, l’homme qui se cache derrière le populaire commissaire San Antonio. Dix ans après la disparition de Frédéric Dard, elle retrace le parcours de cet auteur à succès qui a donné à la littérature policière un nouveau visage et inspiré nombre de romanciers contemporains mais aussi de cinéastes, comédiens, dessinateurs et journalistes dont on retrouve, au travers les pages, des témoignages d’amitié. Mais ce bel ouvrage livre aussi des textes inédits. Enfin, Joséphine y raconte pour la première fois le traumatisme de son enlèvement à 12 ans, dans la maison familiale. Un hommage très personnel à l’écrivain qui a signé plus de 250 romans de son nom ou de l’un de ses nombreux pseudonymes.

Christelle

«Frédéric Dard, mon père», de Joséphine Dard, éditions Michel Lafon, 192 pages, 33,65 €

Cote: 3/5

Un thriller bien réel

Sous l’appelation «thriller», Ann Rule a la particularité de raconter des crimes bien réels. Après s’être intéressée aux tueurs en série -dont Ted Bundy qu’elle a d’ailleurs côtoyé avant qu’il ne soit démasqué- elle se lance cette fois dans une histoire moins médiatique, celle d’«Une petite fille trop gâtée», Patricia Allanson. Comme l’annonce d’emblée le titre du livre, il s’agit ici d’une petite fille à qui on n’a jamais rien refusé et qui, devenue adulte, a pris l’habitude que tout lui soit dû. Après un premier mariage duquel sont nés trois enfants, Pat épouse Tom. À eux deux, ils achètent un ranch et élèvent des chevaux, le rêve de Pat qui se prend pour Scarlette O’Hara. Seule ombre au tableau, les beaux-parents de la jeune femme ne l’apprécient pas et décident d’ailleurs de couper les ponts avec leur fils. Mais quelques semaines plus tard, les parents de Tom, Walter et Carolyn, sont retrouvés assassinés dans leur propriété et Tom est accusé du meurtre. Si la coupable est démasquée dès les premières pages -voire le titre- du livre, on doit pour certains de ses crimes toujours se contenter d’hypothèses à la fin de l’ouvrage. Mais il faut reconnaître à Ann Rule, à défaut d’un suspense insoutenable, une bonne capacité d’analyse psychologique.

Christelle

«Une petite fille trop gâtée», d’Ann Rule, éditions Michel Lafon, 374 pages, 20,90 €

Cote: 2/5

Anne Rice s’attaque aux anges

Après ses « Chroniques de vampires », Anne Rice s’attaque aux… anges. L’auteure abandonne Lestat pour le personnage de Lucky, un tueur à gage professionnel qui exécute froidement depuis dix ans les cibles qu’on lui désigne. Jusqu’au jour où il est abordé par un mystérieux inconnu, qui se fait appeler Malchiah, sait tout de lui et prétend être son ange gardien. Ce Malchiah lui offre de racheter ses crimes en sauvant des vies plutôt que de les prendre… Et Lucky se retrouve au Moyen Age, où il doit aider une famille juive accusée de meurtres rituels. Car le récit est aussi empreint d’histoire. Et s’il faut un peu de temps pour pénétrer dans ce nouvel univers, on finit par s’attacher à ce héros finalement pas si mauvais que cela, qu’on devrait d’ailleurs  retrouver dans deux prochains tomes.

Christelle

« L’heure de l’ange », d’Anne Rice, éditions Michel Lafon, 270 pages, 20,90 €

Cote: 3/5

Des immortels et une bonne dose de surnaturel

Encore plus hypnotique que le premier volume, le tome 2 de la série «Eternels» d’Alyson Noël est paru. On retrouve Ever qui apprend petit à petit à maîtriser ses dons d’immortels, coachée par son âme sœur depuis des siècles, le beau Damen, avec qui elle file le parfait amour. Du moins jusqu’au jour où un petit nouveau, Roman, débarque dans leur lycée, et que tout le monde commence à se comporter bizarrement. Y compris Damen, qui devient tout autre et se conduit désormais en vrai goujat! Prête à tout pour le sauver, Ever explore l’univers mystique de Summerland, où elle découvre le passé que son grand amour espérait lui cacher… Suspense, rebondissements et une bonne dose de surnaturels: le tome 2 de cette série -prévue semble-t-il en cinq tomes- dans la même veine que la saga «Twilight» a tout pour captiver les adolescents. 

Christelle

«Eternels – tome 2: Lune bleue», d’Alyson Noël, éditions Michel Lafon, 344 pages, 18,35 €

Cote: 4/5

Des livres pour la Saint Valentin !

Un coffret sensuel

Ce joli coffret rouge contient… un vibromasseur de poche en forme de rouge à lèvre et une « bague plumes » pour caresser les courbes de votre partenaire !  Et bien sûr aussi un livre coquin intitulé « Les jeux de l’amour et du désir ». Il y est question du jeu amoureux sous toutes ses formes, du plus soft au plus coquin, de la chantilly à la cravache en passant par le canard vibrant et les gels chauffant. Outre la présentation de 16 sextoys et les conseils d’utilisation (pour débutants comme habitués), on y trouve aussi des témoignages… sans oublier quelques exercices pratiques.

« Les jeux de l’amour & du désir », d’Anne-Charlotte Desruelle, illustrations de Mzelle-Fraise, éditions Michel Lafon, 25,95 €

Cote: 4/5

Le Feng shui dans votre vie amoureuse

Après avoir appliqué les techniques du feng shui mot chinois désignant cet art de vie qui cherche l’amélioration des rapports entre l’homme et son environnement à votre intérieur, vous pouvez aussi y recourir dans votre vie amoureuse. Vous trouverez dans cet ouvrage astuces et techniques afin d’optimiser les meilleures chances de rencontre, favoriser l’harmonie dans le couple et améliorer ses relations en vue d’échanges fructueux et gratifiants. Experte en feng shui, l’auteur y indique où trouver dans son chez soi les espaces où se situent les secteurs de l’amour et quels sont les pièges à éviter en matière d’agencement et de déco. Des conseils qui s’adressent tant aux célibataires qu’aux couples. 

«Le Feng Shui de l’amour», d’Astrid Schilling, éditions Pocket, collection Evolution, 242 pages, 7,80 € 

Cote: 3/5

L’art d’insulter sa moitié

Le côté recto, destiné aux femmes, explique comment vanner un homme en 90 leçons. Et le côté verso, réservé à la gent masculine, révèle comment vanner une femme, aussi en 90 leçons. Parmi ces petites plaisanteries pêchées des deux côtés, pour insulter son prochain avec panache, on trouve par exemple que «le seul point commun entre George Clooney et toi, c’est que tu bois du café» ou que «l’homme descend du singe, le singe descend de l’arbre et toi, vu ta tronche, tu as dû rater une branche». Mais aussi «qu’est-ce que je ferais si tu me quittes… à part des économies?» ou «Tu es comme une oeuvre d’art que je ne peux plus encadrer». Des petites méchancetés inofensives, histoire de pimenter la Saint Valentin. Et comme il est réversible, il n’y aura pas de jaloux! Dans le même genre, on trouve aussi deux autres petits guides indispensables, «Pourquoi les hommes veulent du sexe» et son pendant féminin, «Pourquoi les femmes veulent de l’amour», publiés aux éditions First.

«Le petit livre de Comment vanner un homme/une femme en 90 leçons», de François Jouffa et Frédéric Pouhier, éditions First, 160 pages, 2,90 €

Cote: 3/5

Les premières fois de la sexualité

Dans l’histoire de la sexualité, la liste des premières fois est longue! Jugez plus tôt: -1000 avant J.-C: première contraception féminine, une sorte de suppositoire vaginal composé de pâte de levain et d’excréments de crocodile séchés. 1712: premiers préservatifs (à ne pas confondre avec les étuis péniens de l’Antiquité, dont la fonction était de protéger la verge des agressions extérieures comme les morsures). 1869: premier vibromasseur. 1915: premier nu au cinéma. 1950: premières poupées gonflables. De la préhistoire à nos jours, ce beau livre dresse la liste des 100 premières fois de la sexualité au travers de 100 dates et de 300 photos. Il raconte le chemin par lequel le corps a acquis le droit au plaisir, malgré ces empêcheurs d’aimer en rond que sont la morale, la loi ou encore la religion… Un livre entre plaisir et interdit, passion et raison, romance et séduction. A découvrir blotti (e) contre  sa moitié.

«Sexualité – Les 100 premières fois», d’Olivier Calon, éditions Gründ, 208 pages, 14,95 €

Cote: 4/5

Christelle

Télépathe et immortel

Ever Boom avait tout d’une ado comme les autres. Mais cela, c’était avant l’accident de voiture dans lequel ses parents et sa petite soeur ont perdu la vie. Ever, elle, est revenue à la vie, mais avec un terrible don empoisonné: celui de lire dans les pensées des gens et de connaître toute leur vie, simplement en les effleurant. Sans compter qu’elle est aussi capable de dialoguer (voire de se disputer)  avec sa petite soeur décédée. Désormais, Ever se balade donc camouflée sous un capuchon, les écouteurs de son iPod dans les oreilles, pour éviter d’entendre toutes les pensées de ses condisciples qui ne l’apprécient guère. Jusqu’au jour où un nouveau fait son apparition au lycée: le mystérieux Damen Auguste. D’une beauté inquiétante, toutes les filles (et même certains garçons) sont folles (fous) de lui. Mais Damen ne s’intéresse, lui, qu’à une seule fille : Ever. Irrésistiblement attirée par lui, Ever comprend vite que ce garçon n’est pas comme les autres… Car il est le seul dont elle ne peut déchiffrer les pensées. Et puis il est capable de faire apparaître des tulipes à tout moment. Une belle histoire amour, une fille capable de lire dans les pensées des gens et des êtres « éternels » comme le sous-entend le titre du livre… Voilà une série -prévue semble-t-il en cinq tomes- dans la même veine que la saga « Twilight » et qui devrait, elle aussi, séduire les adolescentes. A voir sur Youtube pour se mettre en appétit: la bande-annonce du livre.

Christelle

« Eternels – tome 1 : evermore », d’Alyson Noël, éditions Michel Lafon, 341 pages, 15,95 €

Cote: 4/5

Pour les jeunes mamans

Un cadeau à faire à une jeune maman? Et pourquoi pas ce bouquin plein d’humour qui devrait lui rappeler pas mal de situations vécues et lui apporter parfois un peu de réconfort. L’auteure -une journaliste, écrivain, globe-trotteuse, shopping-victim accro d’internet et mère de famille- livre les hauts et les bas d’une «Mama cool». Du lever au coucher, la moindre banalité prend désormais des allures d’expédition rocambolesque…

Christelle

 «Mama cool», de Marie-Julie Gagnon, éditions Michel Lafon, 256 pages, 18€

 Cote : 3/5

Des produits de beauté faits maison

Baume pour les lèvres, crème, sels de bains… Après les livres de cuisine, voici les livres de cosmétiques. Docteur en pharmacie de formation, Michèle Nicoue-Paschoud nous livre ses meilleures recettes dans un joli coffret, composé d’un livre de recettes, d’un pot à baume et d’un pot à crème en verre customisés ainsi que quelques petits ustensiles.

 

 Réaliser ses cosmétiques, c’est à la portée de tout le monde?
«Oui, c’est très simple. C’est comme en cuisine: avec de bonnes recettes, tout marche! Il y a des recettes très faciles comme les sels de bains qui peuvent être fabriqués avec des enfants.» 

Quels sont les avantages à réaliser soi-même ses produits de beauté?

«Le premier avantage, c’est de se confectionner un soin individualisé. Beaucoup de personnes, moi la première, achètent des crèmes parce qu‘elles ont vu une publicité qui leur a plu. Et puis cela ne leur convenait pas vraiment. Étant docteur en pharmacie, je me suis dit un jour que je pouvais fabriquer mes produits moi-même, et choisir les ingrédients adaptés à ma peau. La peau n’a pas les mêmes besoins en hiver qu’en été. Un jour, on va avoir envie de quelque chose à la lavande et le lendemain à l’orange. Le second intérêt est le plaisir de le faire soi-même. Aujourd’hui, on a envie de faire sa propre cuisine, son tricot, sa couture. On peut aussi faire soi-même ses produits de beauté! On peut se transformer en petite sorcière dans sa cuisine!»

Est-ce sûr? On ne risque pas de malmener sa peau avec des recettes ratées?  «Normalement non! La plupart des ingrédients que j’ai choisi de mettre dans ce livre sont des ingrédients bien tolérés. Les seuls produits pour lesquels il faut faire attention dans le maniement, ce sont les huiles essentielles. Mais j’ai choisi des huiles essentielles bien tolérées et je donne quelques indications pour les utiliser avec précautions. Je parle bien sûr aussi de l’hygiène. C’est très important de travailler proprement. Cela ne viendrait à l’idée de personne de faire des confitures sans stériliser les pots, dans une cuisine pas propre. Pour les cosmétiques, c’est la même chose.»

 Combien de temps ces produits faits maison se conservent-ils?

«Certains peuvent se conserver entre six mois et un an, lorsqu’il n’y a pas d’eau. Je pense aux sels de bains, aux huiles corporelles… Les crèmes, elles, doivent contenir un conservateur pour qu’on puisse les garder entre trois à six mois. Mais les quantités des recettes que je donne sont tout à fait utilisables dans ces délais.» 

Vous réalisez tous vos cosmétiques vous-même?  «Oui, pratiquement tout. Le seul produit que je ne fabrique pas, c’est mon dentifrice, parce que je trouve que c’est difficile de réussir un dentifrice qui se rince bien. Mais les crèmes pour le corps, les produits de lavage, je fais tout moi-même.»
Cela coûte-t-il moins cher de fabriquer ses produits soi-même?  «Oui, parce que vous ne payez pas le marketing, vous ne payez pas les flaconnages, ni les stars qui doivent en faire la pub. Vous ne payez que les ingrédients et le temps que vous passez à les fabriquer. Donc le coût est extrêmement modique. Pour certains produits que l’on fabrique soi-même, on peut utiliser des produits comestibles, comme des huiles de tournesol, du sucre, du sel. On n’a donc pas besoin de faire des achats spécifiques pour cela. Les conservateurs, pour les crèmes, et l’émulsifiant, sont les deux seuls produits techniques qu’il faudra acheter et ne serviront que pour cela.»
On trouve les ingrédients facilement?  «Oui. La plupart de ces ingrédients sont des ingrédients comestibles. On peut les trouver dans des grandes surfaces, dans les magasins de produits biologiques, dans les pharmacies pour certains d’entre eux. Et il y a aussi des vendeurs d’ingrédients cosmétiques purs, chez qui on peut trouver à la fois les huiles essentielles, végétales mais aussi quelques produits techniques. Je donne des adresses dans le livre.»
Va-t-il y avoir d’autres livres de recettes?  «J’aimerais bien écrire un autre livre, pas tellement sur les cosmétiques, mais sur tout ce qui est lavant. . Les savons, les shampoings… Car on ne peut pas appliquer une crème sur une peau si on ne l’a pas auparavant lavée. C’était compliqué de faire cela dans le même livre, car ce sont d’autres techniques. »

Christelle

«Cosmé kit», de Michèle Paschoud, éditions Michel Lafon, 92 pages, 19,95 €
 Cote: 3/5
 
 
 

 

Un coffret terrines

coffret_terrineRien de plus frustrant que d’acheter un livre de cuisine puis de se rendre compte que pour en réaliser les recettes, il vous faut un ustensile que vous n’avez pas. C’est un problème que vous ne rencontrerez pas ici puisque ce livre plein de recettes de terrines est vendu dans un coffret avec… une terrine en silicone très tendance! Gérard Vié, chef du bistrot parisien « Les Terrines » nous confie donc cinquante recettes, salées et sucrées. Parmi les plus appétissantes: la terrine bavaroise d’avocats, la terrine de carottes au gingembre et cabillaud et la terrine de brie aux raisins pour les salées, la terrine au chocolat blanc, violette et rose ou la terrine d’orange à l’hibiscus pour les sucrées. Une idée cadeau pour sous le sapin… Sauf que la terrine  de flan de foie gras, de coquilles Saint-Jacques ou encore celle au homard seraient parfaites à servir en entrée à vos invités le 25 décembre… Alors à (s’) offrir avant les fêtes?

Christelle

« Les Terrines » par Gérard Vié (Michel Lafon), 96 pages, 24,90 €

Cote: 4/5

Vampires & co

Entre la sortie de la suite «officielle» de «Dracula» et l’adaptation au cinéma du deuxième volet de la saga «Twilight », voici une (petite) sélection d’ouvrages qui devraient satisfaire les assoiffés d’hémoglobine…

Du sang frais chez les Dracula

Dracula l immortelDacre Stoker, l’arrière petit-neveu de l’auteur de «Dracula», vient de publier la suite «officielle» (comprenez autorisée par les autres descendants) du chef-d’oeuvre de son aïeul.

Pour ressusciter le mythe, Dacre Stoker s’est allié avec un spécialiste des vampires, Ian Holt, membre de la «Société transylvanienne de Dracula».

Le roman de Bram Stoker, paru en 1897, s’inspirait d’un personnage historique, un seigneur des Carpates du XVe siècle, Vlad Tepes, «Vlad l’empaleur», redouté pour sa cruauté. «Dracula l’immortel» a lui été réalisé à partir des notes personnelles de Bram Stoker. On y retrouve ainsi un policier, l’inspecteur Cotford, dont l’éditeur de Bram Stoker n’aurait pas voulu jadis. Mais Bram Stoker lui-même y tient un rôle. Fait aussi son apparition dans cette version, une comtesse lesbienne vampire, Elizabeth Bàthory.  

L’intrigue se déroule en 1912, soit 25 ans après la sortie de ses premières aventures. Des meurtres effroyables à Londres et à Paris font croire à Mina Harker et ses anciens compagnons qui ont survécu à la première histoire que le Prince des ténèbres n’est finalement pas mort.

A en croire la rumeur, Bram Stoker aurait projeté une suite aux Etats-Unis pour Dracula.  C’est, semble-t-il, le chemin que comptent prendre aussi son arrière-petit-neveu et Ian Holt. C’est à tout le moins ce que laisse supposer la fin de ce pavé de 500 pages qui se croque à pleines dents.

«Dracula l’immortel», de Dacre Stoker et Ian Holt, éditions Michel Lafon, 510 pages, 22,95 €

http://www.dracula-limmortel.com

Cote:4/5

Lestat ressuscitélestat le vampire anne rice

Les éditions Albin Michel viennent de republier l’une des  Chroniques des vampires d’Anne Rice, la suite de « Entretien avec un vampire », paru pour la première fois en français en 1988. On y retrouve à La Nouvelle-Orleans Lestat le vampire qui, après 55 ans de sommeil, est devenu… une star du rock, jouant une musique à réveiller les morts! Ce chef-d’oeuvre d’une des reines du genre raconte l’histoire de ce puissant vampire, que beaucoup ont découvert au cinéma, incarné par Tom Cruise. S’il paraissait alors peu sympathique raconté du point de vue de Louis (alias Brad Pitt sur grand écran), on le redécouvre aujourd’hui sous un autre jour (mais je devrais sans doute plutôt dire « nuit »), bourré d’humour,  en quête d’amour et même plutôt attentionné parfois, bien que toujours un peu insolent… Il nous raconte sa jeunesse, benjamin d’une famille de hobereaux ruinés, et la façon dont il est devenu un vampire, peu avant la Révolution française. On y fait la rencontre de Gabrielle et de Nicolas. Et on en apprend davantage aussi sur Armand et le Théâtre des vampires, ainsi que sur Marius, le créateur de Lestat, qui va lui révéler le secret de l’origine des vampires… On y fait enfin la connaissance d’Akasha et Enkil. Une Akasha qu’on retrouve dans « La reine de damnés », troisième volume de la série… Car l’histoire n’est heureusement pas finie, les autres vampires étant loin d’être ravis que Lestat ose ainsi dévoiler  leur existence aux mortels dans ses chansons… Bref, une série à vous rendre complètement accro!

« Lestat le vampire », d’Anne Rice, éditions Albin Michel, 528 pages, 20 €

Cote: 5/5

Fiancée à un vampire…

comment se débarrasser d'un vampire amoureuxComment se débarrasser d’un vampire amoureux? Telle est la question que se pose Jessica, 17 ans, une ado américaine comme tout le monde. Enfin, comme tout le monde, pas tout à fait. Si elle sait que ses parents l’ont adoptée seize ans plus tôt en Roumanie, quand elle s’appelait encore Antanasia, ils ont omis de lui expliquer que ses parents biologiques étaient des… vampires. Et qu’ils l’avaient fiancée, dès sa naissance, à un prince vampire, Lucius Vladescu. Alors quand ce dernier débarque dans l’Etat de Pennsylvanie où vivent Jessica et sa famille pour récupérer sa promise, la belle n’a pas trop envie de la suivre. Car Lucius a beau être musclé, élégant, prévenant, sublime et faire craquer tout son lycée, Jessica, elle, en aime un autre… Un premier roman drôle et captivant pour Beth Fantaskey qui devrait séduire les ados de 12 ans et plus. Si sa mythologie est loin d’être aussi étoffée que celle créée par Stephenie Meyer, on se laisse néanmoins captiver par ses personnages qu’on retrouvera avec plaisir dans la suite du livre, sur laquelle travaille l’auteure actuellement.

« Comment se débarrasser d’un vampire amoureux », de Beth Fantaskey, éditions Msk, 412 pages, 16 €

Cote: 4/5

Encore d’autres créatures de la nuit… journal d un vampire 2

journal d'un vampire«Journal d’un vampire» est une autre série sur le thème des buveurs de sang, dont le tome 2 vient de paraître. Plus captivant encore que le premier volume, on y retrouve le ténébreux Stefan Salvatore et son frère Damon -tous deux changés en vampires quelques siècles plus tôt par Katherine, la femme qu’ils se disputaient alors-, mais aussi la belle Elena, Bonnie et ses dons paranormaux, Meredith, Matt et les autres. Après s’être noyée fin du tome 1, Elena s’est à son tour métamorphosée en vampire. Fell’s Church est donc loin de s’être débarrassée de ses créatures de la nuit. Tapie dans l’ombre, l’une d’elle semble déterminée à s’en prendre à Elena et ses amis. S’ils veulent la vaincre Stefan et Damon n’auront pas le choix: ils vont devoir s’allier pour empêcher que la femme qu’ils aiment leur soit de nouveau arrachée. Ce qu’on aime dans cette série? Que tout n’est pas toujours bien qui finit bien… Mais on ne vous en dira pas davantage! Petit bonus à la fin du livre: les premières pages du tome 3, qui promettent elles aussi pas mal de surprises…

«Journal d’un vampire – tomes 1 & 2», de L.J. Smith, éditions Hachette Jeunesse, 16 €

Cote : 4/5

Pour tout savoir sur les vampires et autres mythesmythes et légendes

Après les signes et les symboles, les éditions Larousse se penchent sur les légendes et les mythes. Parmi ceux-ci figurent bien sûr vampires, loups-garous, trolls, ogres, fantômes, spectres et autres créatures démoniaques. On y apprend notamment que les vampires, dans les mythes slaves, seraient des morts qui perpétuent leur existence physique en s’abreuvant la nuit venue du sang des vivants endormis; que les loups-garous -ou lycanthropes-, dans les légendes d’Europe, descendaient d’êtres humains mais se changeaient en loups à la pleine lune; et que les trolls, géants de la mythologie nordique, apparaissent bien souvent par groupe familiaux pour tourmenter les humains. Bref, que des gens charmants! Mais à côté de cela, on découvre aussi dans ce gros livre tout ce qu’il y a à savoir sur les sagas des dieux nordiques, les héros de la Grèce ancienne, le serpent à plumes des Aztèques ou sur les grandes oeuvres fondatrices telles que l’Odyssée, l’épopée indienne du Ramayana ou le Popol-Vuh.

« Petit Larousse illustré des légendes et des mythes », de Philip wilkinson, éditions Larousse, 352 pages, 24,90 €

Cote: 3/5

Des conseils pour les gourmands

pâtisserieAprès l’entretien de la maison et le jardinage, la collection «L’ABC des trucs» de Michel Lafon se penche sur la pâtisserie. De A comme «abaisse» (morceau de pâte à tarte ou de pâte feuilletée aplati avec un rouleau, prêt à être découpé) à Z comme «zeste» en passant par plein de bonnes choses, on y découvre les petits trucs d’un pro. Un livre bien pratique pour celles et ceux qui ont parfois du mal à s’y retrouver dans certaines recettes. On y découvre en outre pourquoi la chantilly ne peut se faire avec de la crème fraîche à 10 ou 15%, le secret d’une crème pâtissière sans grumeau et d’autres trucs de gourmands…

Christelle

«Pâtisserie», de Didier Girol, éditions Michel Lafon, collection L’ABC des trucs, 304 pages, 11,45 €

Jouer les doublures pour son sosie

Tana FrenchVous aimez les romans difficiles à lâcher? Ceux qui vous font lire plus tard que prévu et vous rendre le lendemain au bureau avec des cernes sous les yeux? Alors le dernier livre de Tana French va vous plaire. Avec elle, pas de détails inutiles: on plonge directement dans l’action. Appelée sur les lieux d’un meurtre, l’inspecteur Cassie Maddox découvre un cadavre qui lui ressemble comme deux gouttes d’eau et porte des papiers au nom d’Alexandra Madison, dite Lexie. Une identité empruntée par Cassie elle-même il y a quelques années pour infiltrer un réseau de trafic de stupéfiants. Pour démasquer l’assassin, les enquêteurs ont donc l’idée de faire croire à tous que la victime a survécu. Et Cassie de jouer les doublures auprès des amis de son sosie. Inséparables, ceux-ci habitent à cinq un vieux manoir près de Dublin. Ils partagent une passion commune pour les études de littérature et semblent s’être mis d’accord pour enfouir un passé qu’ils cherchent à oublier. Après «La mort dans les bois», traduit en 25 langues et qui lui valut de rafler tous les prix, dont le prestigieux Prix Edgar Alla Poe, celle que certains surnomment déjà la «Amy Winehouse» de l’écriture continue donc de nous faire flipper. Dans ce thriller psychologique aux personnages attachants, elle nous force à enfiler avec Cassie la peau de Lexie pour appâter le meurtrier. Sueurs froides garanties. 

Christelle 

«Comme deux gouttes d’eau», de Tana French, éditions Michel Lafon, 396 pages, 21,95 €
 
Cote: 5/5

Des énigmes pour la route

énigmesVoilà le livre idéal pour occuper les longs trajets en voiture sur la route des vacances! Il contient en effet 200 énigmes pour lesquelles il vous faudra faire travailler tantôt vos méninges tantôt votre imagination. Questions tirées par les cheveux, problèmes cartésiens ou jeux de logique: il y en a pour tous les goûts. Un exemple, avec cette devinette: «J’ai des rues sans chaussées, des villes sans immeubles, des forêts sans arbres, des rivières sans eau. Que suis-je?» (réponse: une carte de géographie»). Reste à savoir si vous faites partie de ceux qui rumineront sur le problème toute la journée pour trouver la solution ou bien si vous appartenez à la catégorie qui ne pourra s’empêcher de se ruer sur la solution…

Christelle

«200 énigmes qui vont vous rendre fou», de Cyril Hanouna, éditions Michel Lafon, 9,90 €

Cote: 3/5