Suspense et paranormal

deankoontzDean Koontz rend ici hommage à son golden retriever. La vraie héroïne du livre est en effet un chien! L’histoire commence lorsque Amy Redwing, qui consacre sa vie à une association de protection des goldens retriever maltraités, sauve Nickie d’un propriétaire malveillant et la ramène chez elle. Mais Nickie n’est pas un chien comme les autres et un lien étrange et inexplicable unit Amy à l’animal qui semble être d’une façon ou d’une outre lié à son passé. Car Amy a ses secrets que même Brian, son compagnon envers qui elle garde pourtant une étrange distance malgré leur complicité, a du mal à percer. À coté de cela, Amy découvre qu’un inconnu la surveille. Et Brian reçoit des mails étranges… Voilà un thriller qui devrait plaire aux amis des chiens. À condition de ne pas être hermétique à une petite dose de fantastique…

Christelle

«Soir de cauchemar» de Dean Koontz, éditions JC Lattès, 400 pages, 21,50 €

Cote: 3/5

Glauque

Dominique Hardenne a survécu à la guerre. Il est même peut-être bien le seul rescapé du désastre depuis que ses copains Maillard et Bizot ont été tués à leur tour. Alors il décide de rentrer chez lui à la ferme, pour retrouver les siens… et la belle Nathalie, à laquelle il n’a cessé de penser. Mais la guerre est passée par là aussi et dans son village, ne l’attendent que des corps, conservés dans leur dernière posture. De quoi lui donner une bonne idée de ce qui s’est produit en son absence. L’ancienne bigote est devenue tenancière de bordel et la majorité des habitants a déserté le café pour la messe. Malgré cela, Dominique est bien décidé à reprendre le cours de sa vie. Commence alors une course contre la montre et contre la pourriture. Plus question d’Italie dans le dernier roman, un peu glauque et sur fond d’apocalypse, du Belge Vincent Engel qui entraîne cette fois le lecteur dans les méandres de la solitude et de la folie, mais tout en le laissant avec le sentiment, en fin de compte, d’avoir fait du surplace.  

Christelle

«Le mariage de Dominique Hardenne», de Vincent Engel, éditions JC Lattès, 200 pages, 17,50 €

Cote: 2/5

Du boulot pour Alex Cross

Alex Cross, le flic vedette de James Patterson, voit sa vie basculer le jour où sa femme, Maria, meurt dans ses bras, assassinée par un mystérieux tueur qu’Alex n’a jamais retrouvé. Depuis, il a démissionné pour mieux se consacrer à leurs enfants et repris ses activités de pychologue. Jusqu’au jour où son ancien coéquipier vient lui demander de l’aide pour coincer un violeur en série qui parivent tellement à effrayer ses victimes que celles-ci refusent obstinément de porter plaindre. Alex et son ex-coéquipier se lancent donc sur la piste de celui qu’on surnomme le Boucher. Mais si l’homme n’était autre que le meurtrier de Maria? On retrouve donc ici une nouvelle aventure du héros imaginé par James Patterson, l’auteur de thrillers le plus vendu au monde qui nous a pourtant déjà habitué à plus haletant. Un bon moment de suspense malgré tout. Et que les fans se rassurent: la dernière phrase de livre montre qu’Alex Cross a encore du boulot qui l’attend…

Christelle

« La lame du boucher » de James Patterson, éditions JC Lattès, 372 pages, 20 €

Cote: 3/5

Une nouvelle héroïne de thriller à suivre

John Connor est un nouveau venu dans le monde du thriller. Cet avocat de profession, qui a conseillé la police du Yorkshire sur de nombreuses affaires, vit aujourd’hui à Bruxelles. Avec son héroïne Karen Sharpe, il a inventé une enquêtrice atypique dont la première des aventures a été traduite en français. Baptisé «code phénix» comme le nom de code attribué à l’enquête, le livre raconte comment Karen, trop ivre, a échappé à la mort en laissant son coéquipier, Phil Leech, rencontrer seul leur indic, Fiona Mitchell. Un piège qui se révèlera fatal pour Phil et Fiona. Si on suspecte d’abord les meurtres de Phil Leech et de Fiona Mitchell d’être liés au milieu de la drogue, l’hypothèse soulève rapidement des doutes. Et Karen devine que l’affaire est directement liée à elle. Il va donc lui falloir retrouver le tueur la première, avant que ses collègues ne découvrent son terrible passé… Suspense, rebondissements et une héroïne pas toute lisse: on attend avec impatience la traduction des prochaines aventures de Karen Sharpe!

Christelle

«Code Phénix» de John Connor, éditions JC Lattès, 355 pages, 20 €

Cote: 4/5

Les passagers ne sont pas des poissons

 

© Delphine Jouandeau

Après «Mort aux cons», Carl Aderhold est de retour avec un nouveau roman. L’occasion pour l’auteur de s’attaquer cette fois aux malentendus liés au culte des apparences.

Les poissons ne connaissent pas l’adultère… Mais les humains bien!
«Il semblerait, oui!»

Comme quoi, une petite robe rouge et une décoloration peuvent vous changer une vie?
«Cela peut en effet changer une vie si on en attend un changement important. Les femmes qui se lancent dans le relooking attendent souvent énormément de choses de ce changement d’apparence. De fait, mon héroïne, Julia, se retrouve tout d’un coup plongée dans un monde totalement nouveau. Avant ce relooking, elle était transparente, personne ne la remarquait. Puis tout d’un coup, tous les regards se tournent vers elle. Les hommes essaient de la séduire, ce à quoi elle n’était plus habituée. Et là pour le coup, cela peut changer une vie!»

Vous prenez souvent le train?
«Très souvent. À la sortie de mon premier roman, ‘Mort aux cons’, je suis allé faire pas mal de signature en province. Pendant un an, j’ai donc pris le train très souvent. C’est comme cela que m’est venue l’idée de ce roman. D’ailleurs, plusieurs dialogues de passagers sont des choses que j’ai entendues.»

Comment sont nés tous ces personnages?
«J’en ai croisé certains. Par exemple, la chorale dans le train, qui est peut-être ce qui est le plus abracadabrant, je l’ai pourtant subi pendant trois heures dans un train. Pour le reste, c’est la combinaison de plusieurs personnes que j’ai pu rencontrer. C’est parfois aussi une idée. J’avais envie de mettre des personnages qu’on ne trouve pas habituellement dans un roman. Une vieille dame, un contrôleur. Parce que forcément, quand on est dans un train, un personnage s’impose, celui du contrôleur. Il fallait que je trouve une contradiction sur lequel il repose qui, au contact de Julia, allait le faire changer complètement. D’où l’idée de faire d’un contrôleur maniaque du règlement une sorte d’anarchiste qui laisse tout filer.»

Duquel êtes-vous le plus proche?
«La question piège! Il y en a plusieurs. Il y a beaucoup de choses de moi dans Vincent. Mais dans Germinal, le contrôleur, aussi, qui est à la fois respectueux de l’ordre et a en même temps envie de tout enfreindre.»

Le personnage central est celui de Julia. Ce n’est pas trop compliqué de se glisser dans la peau d’une héroïne quand on est un homme?
«C’est d’autant plus compliqué qu’au départ, mon idée était de mettre en place des héros qui ne sont pas des héros de romans. Mais petit à petit en écrivant, Julia a pris toute la place. Du coup, il a fallu que je me plonge à la fois dans une psychologie mais aussi dans une gestuelle physique féminine, qui n’était pas du tout mon univers!»

Vous êtes fan de Julia Roberts?
«Je le suis devenu! Ce qui est très intéressant chez Julia Robert, c’est qu’elle a un statut un petit peu à part des autres stars d’Hollywood, parce qu’elle joue très souvent des rôles de femmes simples qui vont devenir petit à petit, soit par leur combat, soit par leur séduction, des femmes remarquables. Il y a ‘Pretty woman’ bien sûr, mais aussi ’Erin Brockovich’. C’était un peu un modèle pour mon héroïne qui avait jusqu’alors l’impression de ne pas exister et qui est devenue à ses propres yeux une star.»

Dans «Mort aux cons», vous vous attaquez aux différentes formes d’imposture. Aujourd’hui, c’est aux malentendus liés au culte des apparences.
«Oui. Ce qui m’a intéressé, c’est de voir comment une femme, vraiment dans l’artifice -parce que c’est assez difficile de vivre au quotidien avec une robe rouge, des talons hauts et un décolleté- va devenir petit à petit elle-même, découvrir sa vérité. Normalement, cet artifice, c’est comme un costume de scène. On le garde quelques heures, on a joué un rôle et puis on redevient ce qu’on était avant. Là, grâce à cet artifice, elle va enfin découvrir qui elle est. Évidemment pas une star, mais une femme qui existe, qui est belle et qui a envie de vivre.»

Vous avez déjà une idée pour votre prochain roman?
«Oui. Je vais encore changer de registre puisque ce sera une histoire autour de ce qui semble être une spécialité française, à savoir la séquestration de patron.»

Christelle

L’histoire…
Une petite robe rouge au décolleté affriolant et une teinture blonde peuvent parfois chambouler toute une vie! Pour fêter ses 40 ans, Valérie se voit ainsi offrir une séance de relooking par ses meilleures amies. Le lendemain, plutôt que de se rendre à son boulot de caissière, Valérie  décide de plaquer sa vie actuelle -son mari Djamel et leur ado ingrate, Laura – et saute dans le premier train. Dans la foulée, elle change de prénom et devient Julia, comme Julia Roberts, l’héroïne de «Pretty Woman» et de «Erin Brockovich». Débute alors, entre Paris et Toulouse, un huis clos complètement loufoque de personnages improbables. Colette, cette vieille dame amoureuse de deux hommes. Germinal, le contrôleur anarchiste. Gheorje, le Roumain «sourd et muet», qui est là malgré lui. Dick et son groupe de choristes. Jean-Pierre, l’éternel dragueur, embarqué avec sa femme et leurs enfants. Et puis surtout les deux chercheurs, Nicolas et Vincent, qui se rendent à un colloque accompagnés de leurs épouses respectives,  Aude, la silencieuse, et Muriel, l’éternelle insatisfaite. «Les poissons qui peuplent les océans sont innombrables, même si Pline l’ancien n’en compte que 144 variétés. Mais aucune espèce ne peut s’unir avec une autre, à la différence du cheval avec l’ânesse. Les poissons ne connaissent pas l’adultère», écrit l’un des auteurs qu’étudie Vincent. Mais une chose est sûre, les passagers du train ne sont pas des poissons!

«Les poissons ne connaissent pas l’adultère» de Carl Aderhold, éditions JC Lattès, 322 pages, 18 €

Cote: 3/5

Les passagers ne sont pas des poissons

Une petite robe rouge au décolleté affriolant et une teinture blonde peuvent parfois chambouler toute une vie! Pour fêter ses 40 ans, Valérie se voit ainsi offrir une séance de relooking par ses meilleures amies. Le lendemain, plutôt que de se rendre à son boulot de caissière, Valérie  décide de plaquer sa vie actuelle -son mari Djamel et leur ado ingrate, Laura – et saute dans le premier train. Dans la foulée, elle change de prénom et devient Julia, comme Julia Roberts, l’héroïne de « Pretty Woman » et de « Erin Brockovich ».  Débute alors entre Paris et Toulouse un huis-clos complètement loufoque de personnages improbables. Colette, cette vieille dame amoureuse de deux hommes. Germinal, le contrôleur anarchiste. Gheorje, le Roumain « sourd et muet ». Dick et son groupe de choristes. Jean-Pierre, l’éternel dragueur, embarqué avec sa femme et leurs enfants. Et puis surtout les deux chercheurs, Nicolas et Vincent, qui se rendent à un colloque accompagnés de leurs épouses respectives,  Aude, la silencieuse, et Muriel, l’éternelle insatisfaite. « Les poissons ne connaissent pas l’adultère » écrit l’un des auteurs qu’étudie Vincent. Mais les passagers du train ne sont pas des poissons!

Christelle

« Les poissons ne connaissent pas l’adultère » de Carl Aderhold, éditions JC Lattès, 322 pages, 18 €

Cote: 3/5

Un 7e épisode du Women’s Murder Club au « 7e ciel »

Patterson septième cielNouvel épisode pour la série du Women’s Murder Club de James Patterson dans lequel on retrouve le sergent Lindsay Boxer et ses amies Yuki, procureur de son état, Cindy, journaliste, et Claire, médecin légiste. Cette fois, Lindsay et son coéquipier Rich Conklin enquêtent sur la disparition de Michael Campion, fils adoré du Gouverneur de Californie et né avec une malformation cardiaque. Un appel anonyme signale l’avoir vu entrer chez une prostituée de luxe et affirme qu’il n’en est pas ressorti. Parallèlement, Lindsay et et le beau Rich tentent de coincer les auteurs d’une vague d’incendie criminels qui ravagent les villas des riches propriétaires de San Francisco. A côté de cela, sur le plan perso, Joe est venu vivre avec Lindsay en Californie, mais cette dernière ne semble plus trop savoir ce qu’elle veut… Un bon moment de détente pour les fans de James Patterson, l’auteur de thrillers le plus lu au monde. A noter que le « Women’s Murder Club » est l’objet d’une série télé diffusée sur M6.

Christelle

« Le 7e ciel », de James Patterson, éditions JC Lattès, 345 pages, 20 €

Cote: 3/5

Confession d’un tueur psychopathe

BikiniTed Bundy, Jeffrey Dahmer et Jack l’Eventreur, c’était de la gnognote comparé à Henri Benoit, un dangereux tueur psychopathe dont Ben Hawkins, ex-flic devenu auteur de polar et reporter, nous raconte l’histoire. Une histoire qui débute pour le grand public par l’enlèvement, lors d’une séance photo de bikinis à Hawaï, d’une jeune top-modèle. Craignant le pire, les parents de la jeune fille se rendent sur place pour lancer leur propre enquête. Présent sur place à l’époque lui aussi, Ben Hawkins couvre l’affaire pour le ‘L.A. Times’, dans l’espoir, qui sait, de trouver peut-être l’inspiration pour un futur best-seller. Mais devant l’inefficacité de la police locale, l’ex-flic qu’il est se retrouve à apporter son aide aux victimes. Tous étaient loin d’imaginer alors l’horreur qui les attendait… Rapidement en effet, les meurtres s’enchaînent, le suspense devient haletant. Et ce qui ressemblait au départ à un petit coin de paradis se transforme en enfer au fur et à mesure qu’on s’enfonce dans l’univers cauchemardesque d’un tueur en série qui semble insaisissable. Résultat: du tout bon thriller à vous maintenir en haleine de la première à la dernière page et sans doute un nouveau best-seller, pour le narrateur mais surtout l’auteur, le vrai, James Patterson. Avec plus de cent millions d’ouvrages vendus, il est l’auteur de thrillers le plus lu au monde. Il se classait d’ailleurs en 61e position du dernier classement Forbes des célébrités les plus riches publié en juin, devançant même Stephen King, 68e. Au palmarès de ce phénomène littéraire, à qui l’on doit  notamment deux séries cultes («Alex Cross» et le «Women Murder Club», objet d’une série télé), figure aussi un Edgar Award, le prix de littérature policière le plus prisé.

Christelle

«Bikini», de James Patterson et Maxine Paetro, éditions JC Lattès, 380 pages, 20 €

Cote : 4/5

Amour, amitié, vintage et trahison

unamourvintagePhoebe Swift a une passion: les vieux vêtements. Elle vient d’ailleurs d’ouvrir une boutique vintage pour rendre à ces merveilleuses pièces leur splendeur passée et leur offrir une nouvelle vie. A priori, on se dit qu’il doit s’agir d’une histoire de vieilles fringues, de la bonne chick litt pour la plage. C’est le cas! Mais c’est aussi beaucoup plus que cela! Car s’il est question au départ d’une boutique de fringues, l’auteure nous tient rapidement en haleine avec… un petit manteau bleu. Un jour en effet, Phoebe fait la connaissance d’une vieille dame française, Thérèse, qui souhaite lui vendre quelques tailleurs élégants avant de mourir. Dans la garde-robe, Phoebe découvre un manteau d’enfant bleu ciel, datant des années 1940, et dont Thérèse, qui n’a jamais eu d’enfant, refuse de se séparer. Mais qu’est-ce donc qui rend ce manteau si spécial? Au fur et à mesure que les deux femmes font connaissance et deviennent amies, Thérèse va se confier à Phoebe et le manteau nous livrer son lourd secret. Un secret qui nous plonge en 1940, en Avignon, sous l’occupation. Entre amitié, amour et trahison, de frivole l’histoire tourne subitement au drame. Et au final, Phoebe Swift se révèle une héroïne aussi attachante que les Minty Malone et Tiffany Trott dont les mésaventures et les tribulations nous avaient fait découvrir l’auteure il y a quelques années.

Christelle

«Un amour vintage», d’Isabel Wolff, éditions JC Lattès, 410 pages, 20 €

www.isabelwolff.com/francais/francaisbooks.html

Cote: 4/5