Du fait maison pour les fêtes

Vous recevez pour les fêtes? Alors impressionnez vos invités avec des plats faits maison! Ce coffret contient quatre minis livres. L’un est consacré aux apéros de fêtes et propose plusieurs terrines de foie gras, un tatin de tomates cerise, des sucettes d’abricots au foie gras ou un pain d’épice perdu, lui aussi au foie gras. Pour les plats de fêtes, un second livre explique le b.a-ba du tournedos Rossini, du capon farci au boudin blanc ou d’un filet de bœuf en croûte aux tomates séchées. En desserts, vous pourrez régaler vos convives avec un espuma de chocolat blanc, des bouchées de pain d’épices au chocolat ou une bûche traditionnelle. S’il reste un petit creux après tout cela, sortez alors gourmandises et chocolats: bonshommes en pain d’épices, truffes, massepain…

Christelle

« Noël – fait maison – recettes gourmandes à réaliser à la maison », éditions Hachette, 10 €

Cote: 3/5

Relève assurée pour «Twilight» et «Harry Potter»

 

COPYRIGHT Alex Hoerner

Après le phénomène «Twilight», voilà une nouvelle série, écrite par un duo féminin, qui pourrait fort bien rendre les adolescentes accros! Sauf que dans «16 lunes», les rôles sont inversés par rapport à la saga créée par Stephenie Meyer: cette fois, c’est un ado humain qui tombe amoureux d’une jeune-fille… surnaturelle. Amies dans la vie depuis que Kami Garcia (photo, à gauche) est devenue la prof des filles de Margaret Stohl (photo, à droite), les deux jeunes femmes, qui vivent à Los Angeles, nous parlent de leurs créatures.

 

Comment vous est venue l’idée du livre?

Margaret Stohl: «L’idée nous est venue lors d’un lunch avec beaucoup de Coca light et de notes gribouillées sur des serviettes! Nous savions que nous voulions situer notre histoire dans le sud de l’Amérique, parce que c’est un endroit aux Etats-Unis où on a l’impression que de la magie peut se produire.» 

Kami Garcia: «Nous avions aussi deux mots: seize lunes.»

C’est le titre donnée en français au livre… Mais pas dans sa version originale. En anglais, c’est «Beautiful Creatures».

M.S.: «’Sixteen Moons’ (ce qui se traduit en français par ’16 lunes’) était notre titre original. Mais aux États-Unis, il y avait déjà beaucoup de livres avec le mot ‘moon’ dans le titre. Il y a une ligne dans le livre où l’un des personnages surnaturels se référent aux mortels comme de ‘belles créatures’, et le nom nous trottait en tête quand on s’est mises à chercher un nouveau titre.»

Pourquoi avoir choisi de raconter l’histoire du point de vue d’Ethan et non de Lena?

K.G. : «On savait que l’on voulait raconteur l’histoire du point de vue d’un garçon, car on voulait faire quelque chose de différent et nous voulions que la fille soit la puissance surnaturelle.»

M.S.: «J’ai grandi avec deux frères, et Kami avec quatre. Nous voulions vraiment faire quelque chose de différent, mais aussi donner à nos lecteurs un aperçu du fonctionnement de l’esprit d’un garçon. Cela nous a mis au défi de penser pour nous-mêmes plutôt que de faire comme les autres livres déjà parus.»

Comment sont nés Lena and Ethan?

M.S.: «Ethan est le garçon avec lequel nous avons toujours voulu sortir ados mais ne l’avons jamais fait. Lena s’inspire des adolescentes présentes autour de nous: mes filles et les élèves de Kami.»

Et comment avez-vous trouvé les noms de personnages?

M.S.: «Pour tous les noms dans nos livres, on a consulté nos arbres généalogiques, en particulier celui plein de noms du sud de Kami. On a aussi recherché des noms Français Créoles, qui sont très typiques du Sud.»

Vous avez fait beaucoup de recherches sur la guerre civile?

K.G.: «Quelques détails historiques, mais on en connaissait déjà pas mal. J’ai toujours eu un intérêt pour l’histoire, et Margie était étudiante en American Studies en troisième cycle à l’université de Yale.»

Les lieux où se déroule l’histoire existent-ils vraiment?

M.S.: «La ville de Gatlin est fictionnelle. La ville la plus proche de Gatlin dans le livre est Summerville qui, elle, est réelle. Les deux villes sont toutes deux juste au nord de la ville de Charleston, en Caroline du Sud, qui existe vraiment également.»

Où vivez-vous? Dans le sud des USA aussi?

K.G.: «Ma famille est originaire d’une petite ville de Caroline du Nord, qui était un Etat du Sud à l’origine. J’y rends toujours visite à ma mère chaque été. Aujourd’hui, Margie et moi habitons toutes les deux à Los Angeles, pas très loin l’une de l’autre.»

Comment vous êtes-vous rencontrées?

K.G.: «On s’est rencontré il y a huit ans, alors que j’enseignais à la fille aînée de Margie. J’ai été leur prof à toutes les trois. Aujourd’hui, nous sommes plus sœurs qu’amies. On se voit pratiquement tous les jours, parce que même quand on n’écrit pas, je reste le prof de lecture de l’école où va la plus jeune fille de Margie.»

Comment vous y prenez-vous pour écrire à quatre mains? 

 K.G.: «On commence habituellement par un plan plein de couleurs contenant les grandes lignes sur l’énorme tableau blanc dans le bureau de la maison de Margie. Ensuite, on se répartit les scènes et on commence à écrire. Quand nous avons terminé, nous permutons littéralement quelques scènes et nous écrivons par-dessus de travail de l’autre. Je veux dire par là que j’efface, ajoute et change. Un processus qu’on réitère entre 4 à 7 fois par chapitre.»

M.S.: «Quand on en a terminé, on ne peut même plus dire qui a écrit quoi. Un jour, Kami m’a appelée au sujet d’une ligne en particulier qu’elle trouvait moche et qu’elle voulait changer. Et je lui ai dit ‘Je t’en prie, c’est toi qui l’as écrit!»

Warner va faire un film du livre…

K.G.: «Warner Brothers est gigantesque dans le genre fantastique, grâce à ‘Harry Potter’. Et Richard LaGravenese, notre scénariste et directeur, est brillant. Que quelqu’un qui ait adapté CS Lewis adapte notre livre est plus qu’un honneur. Le producteur, Erwin Stoff, est également énormément doué et prolifique. Nous avons énormément de chance.»

Qui jouera Lena, Ethan et les autres?

M.S.: «On s’en tient aux livres, et on fait confiance à Warners pour s’occuper du reste!»

«16 moons» est aussi une chanson…

K.G.: «Oui, c’est une chanson très magique, écrite pour le livre. Vous pouvez la télécharger de iTunes ou de notre site web pour l’entendre!»

Quelle est votre partie préférée du récit?

M.S.: «Je n’ai pas vraiment de partie préférée, mais Ethan and Lena, j’aime chaque fois que Amma et Ethan ou Amma et Macon interagissent. J’aime vraiment ces personnages.»

Vous croyez en la magie?

K.G.: «Je ne sais pas exactement que penser de la magie, mais comme notre personnage Amma, je suis très superstitieuse.»

Et vous êtes fans d’histoires surnaturelles comme «Harry Potter» ou «Twilight»?

M.S.: «Oui, Kami comme moi nous lisons des histoires surnaturelles, et spécialement celles pour ados. Mes filles et moi, nous lisons beaucoup les mêmes livres.»

Vous connaissez la fin de toute l’histoire?

K.G.: «Nous connaissons toute l’histoire, et comment cela se termine. Nous l’avons toujours plus ou moins su.»

Savez-vous déjà combine de livres vous allez avoir besoin pour raconter toute l’histoire?

M.S.: «Nous savons combien de livres il y aura. Nous ne pouvons pas encore révéler le plan de la série, mais nous pouvons dire que nous avons terminé le deuxième livre. Il doit sortir aux USA en décembre 2010.»

Et vous pouvez donner quelques indices croustillants aux lecteurs pour patienter?

M.S.: «Les enjeux sont plus hauts ; c’est un livre très intense. Mais je peux vous dire sans prendre de risque aussi que vous pouvez vous attendre à de l’amour véritable, des cœurs brisés, et beaucoup de pâtisseries!»

Christelle

EN QUELQUES LIGNES

Ethan, 16 ans, vit à Gatlin, un bled du Sud américain. Son père, écrivain, ne sort plus de son bureau depuis la mort de sa femme. Élevé par Amma, une nounou un peu mystique, Ethan est pourtant un ado comme tout le monde, qui joue dans l’équipe de basket de son école, où il a plutôt la cote. Mais l’arrivée de Lena Duchannes, nièce de Macon Ravenwood, le marginal du patelin, va quelque peu perturber son quotidien. Car Ethan reconnaît en Lena le visage de la jeune fille qui hante ses rêves depuis le décès de sa mère… Bien vite, les deux ados vont s’éprendre l’un de l’autre. Ils arrivent à communiquer par la pensée, partagent les mêmes rêves et les mêmes visions. Mais où cet amour les mènera-t-il? Car Lena est destinée à la magie. Et la nuit de sa «seizième lune» -celle de ses seize ans- approche. C’est à ce moment-là que Lena devra choisir son destin… Parviendra-t-elle à lutter contre la lourde malédiction qui semble frapper sa famille? Reste à voir si cette nouvelle saga sera capable de concurrencer «Twilight». C’est ce que semble croire Warner Bross qui a acquis les droits et pense avoir trouvé là un successeur à «Harry Potter». Le livre en version française est quant à lui édité par Hachette Jeunesse, par ailleurs déjà l’éditeur de «Twilight».

«16 lunes» de Kami Garcia et Margaret Stohl, éditions Hachette Jeunesse, collection Blackmoon, 18 €

Cote: 4/5

www.beautifulcreaturesthebook.com

Tout pour séduire un vampire

Vlad Mezrich, vampire de son état, promulgue ses conseils aux adolescentes amoureuses d’un vampire. Ce petit livre s’adresse ainsi à toutes celles qui souhaitent trouver le vampire de leurs rêves, le séduire et le garder ou encore survivre à la rupture. On y trouve des quizz, des tableaux, des schémas, des statistiques, mais aussi des témoignages de jeunes filles, de vampires, et même de chasseurs de vampires… La bible indispensable à toutes les jeunes filles amoureuses d’un vampire…        

Christelle

«Comment séduire un vampire sans y laisser la peau», de Vlad Mezrich, éditions Hachette Jeunesse, 178 pages, 9,9 €      

Cote: 2/5

Quand le surnaturel devient naturel

Pauline Alphen

copyright: Iris de Oliveira

Après l’univers des sorciers d’Harry Potter et celui des vampires de Stephenie Meyer, voici encore un nouveau monde à découvrir, celui de Pauline Alphen et de ses Eveilleurs. Cette Franco-Brésilienne de 48 ans a imaginé un univers fantastique où le surnaturel est naturel et où les personnages transitent dans des dimensions parallèles! Avec passion, elle nous parle de son univers à elle…

 

Comment avez-vous eu l’idée de ce livre?

«J’ai commencé à penser à ce roman en 2001. Cela fait un bail déjà! J’habitais Paris à l’époque. Aujourd’hui je vis à Toulouse. Je venais de déposer mon fils à la crèche. Il faisait un temps pourri. J’étais en retard pour aller travailler. Je rate le bus, je cours pour le rattraper au prochain arrêt, et en courant sous la pluie, j’ai vu l’image d’Eben dans sa tour qui regardait en bas et voyait sa fille, Claris, passer dans la cour. Et je l’ai entendu penser si on peut dire! Ce n’est pas la première scène du livre, mais celle qui vient juste après. Ces personnages sont arrivés comme cela! Puis dans le bus, bondé de gens de mauvaise humeur, j’ai noté ce début d’histoire dans un carnet. En arrivant au travail, arce que j’avais vraiment l’histoire dans la tête, j’ai tapé quelques pages et c’est comme cela  que cela a commencé!»

Vous avez donc mis près de dix ans à écrire cette histoire?

«Quand j’ai eu cette idée, j’ai très vite vu que c’était un univers assez complexe et qu’il me faudrait beaucoup de temps pour en écrire l’histoire. Or, je n’avais pas beaucoup de temps à l’époque, parce que je travaillais à temps plein. J’écrivais un peu le week-end, la nuit quand mon fils dormait. Donc j’ai pensé à cette histoire pendant près de dix ans, en prenant des notes et en écrivant d’autres livres plus courts à côté, cinq qui ont été publiés au Brésil, et un en français. Peut-être aussi que je n’étais pas encore prête pour écrire ‘Les Eveilleurs’. Je me disais que c’était un livre que j’écrirais quand je serais à la retraite! Puis ma vie est arrivée à un tournant. J’ai quitté Paris et mon travail pour suivre mon compagnon dans le Sud. Je me suis dit que c’était peut-être le bon moment.»

Vous connaissez déjà la fin ?

«Je sais où mène l’histoire, je sais ce qui va se passer, ce que je veux raconter. Mais je ne sais pas comment cela va se décliner.»

Vous savez déjà en combien de volumes vous allez raconter l’histoire?

«Non, je ne sais pas! Je n’arrive pas à y penser comme cela. C’est une longue histoire, je n’y peux rien! Au départ, j’étais partie sur une trilogie, parce que cela allait raconter une histoire de divers points de vue différents. Et puis, je me suis aperçue en cours d’écriture, que l’univers en s’installant prenait de l’ampleur, qu’il y avait des personnages qui déboulaient. Par exemple, les Borges n’étaient pas du tout prévus. Pendant quelques minutes, je me suis demandé ce que j’allais faire avec cette famille-là. Mais ils étaient là avec leur nom, leur personnalité, je ne pouvais pas juste les gommer. Et donc je me suis rendu compte que cela ne pouvait pas être une trilogie, sinon, le premier livre ferait mille pages.»

Cette fin nous laisse quand même sur notre faim, ce n’est pas sympa!

«Je suis désolée!  C’est vrai que j’aurais pu arrêter un peu avant ou après. Mais c’était la construction du livre dans ma tête. Au départ, c’était donc la première partie du livre. Après commençait la seconde partie, qui va être le second livre. Mais cela, c’est la faute des personnages!»

Vous voulez dire que vous n’arrivez pas à contrôler vos personnages?

«Non! L’écrivain ne contrôle pas tout. Même si je sais exactement où  je vais, que je fais plein de plans, de portraits, de tableaux, je réfléchis beaucoup à la façon dont les choses vont s’agencer etc.,  ce que je préfère dans tout ce travail d’écriture, c’est justement quand je perds le contrôle. Quand l’histoire prend tout à coup un chemin auquel je ne m’attendais, quand des personnages arrivent ou qu’ils font des choses qui me font me demander ce que je vais faire de cela! Cela, ce sont vraiment des moments très intéressants.» 

Vous ne vous inspirez donc pas de gens que vous connaissez pour créer vos personnages?

«Si. Après coup, je découvre qui ils sont, je réfléchis, je les construis bien sûr.  Et là, je peux découvrir qu’effectivement, ils ressemblent à quelqu’un que je connais. Ce sont souvent mes proches qui disent cela. Mais cela reste toujours des personnages de fiction.»

Et y a-t-il un personnage qui vous ressemble à vous ?

«Tous, je crois! Ma mère trouve que Claris, c’est moi. Cela m’a fait rigoler. Parce que Claris, ce n’est plus moi. Elle ressemble sûrement à la petite fille que j’ai été à douze ans. Mais je ne me décris pas moi quand je parle d’elle.»

Vous aimeriez avoir un don?

«J’ai la sensation qu’on a tous des dons. Et les dons des jumeaux ne sont pas encore très clairs. Ce qu’on sait, c’est qu’ils ont le don de la télépathie. Mais en même temps ce sont des jumeaux et les jumeaux vous diront que cela arrive. Beaucoup de gens font l’expérience d’avoir comme cela une communication non verbale avec des gens qu’ils aiment. Moi, cela m’est arrivé. Cela arrive aussi avec des animaux domestiques. Ce n’est pas comme la communication que Blaise peut avoir avec Athena. Mais les dons pour moi, ce ne sont pas des dons surnaturels. Pour moi, tout est un peu naturel! Alors est-ce que j’aimerais avoir un don surnaturel, je ne sais pas. Je crois qu’on a toute une partie du cerveau qu’on n’exploite pas et qui sûrement possède des trésors de capacité.»

Dans votre livre, le surnaturel est en fait quelque chose de tout à fait naturel !

«Voilà! Mais je crois que c’est comme cela! C’est peut-être dû à mon côté brésilien. C’est vrai qu’au Brésil on a avec ce qui est appelé surnaturel un contact plus familier.»

Dans quelles catégories se classe votre roman?

«Je ne m’embarrasse pas trop de ces catégories. Ce sont des mots tout cela. Je m’en fiche un peu qu’on dise que mon livre c’est de la fantaisie, de la science-fiction, du fantastique ou du merveilleux. C’est une fiction. De même, pour les tranches d’âge: est-ce un livre pour enfants, ado, adulte? Pourquoi cela ne pourrait pas être un livre pour tout le monde?» 

Harry Potter a le Quidditch. A Salicande, on a le jeu des milles chemins?

«Oui, c’est vrai! Le livre joue un peu avec tout cela. Je suis une grande lectrice de fantaisie, de littérature de l’imaginaire. C’est vrai qu’il y a des clins d’œil à des auteurs, à des livres, à des standards de la fantaisie. Il y a aussi un peu une liberté de jouer avec ces éléments qu’on attend dans ce genre de livres et de les utiliser un petit peu autrement.»

L’environnement, c’est une question qui vous préoccupe? Vous parlez beaucoup de la nature dans votre livre.

«C’est vrai. C’est curieux comme cela s’est passé, parce qu’il y a dix ans, quand j’ai commencé à penser ce livre, ce n’était pas inscrit dans ce contexte-là. Peut-être tout simplement parce qu’il y a dix ans, les choses n’en étaient pas où elles sont maintenant et que moi-même, je ne me sentais pas autant concernée. Et puis aussi, il y a dix ans, je vivais à Paris. On ne peut pas dire que c’était un environnement naturel! Je vis aujourd’hui plus proche de la nature. Tout cela à fait que, quand j’ai commencé à écrire vraiment le livre, je me suis rendu compte que l’histoire était venue se nicher dans ce contexte-là. Mais La Grande Catastrophe existait déjà tout au début.»

Et cette Grande catastrophe, vous pensez qu’elle pourrait se produire ?

«Oui, je le pense. Sûrement pas celle-là, avec ces caractéristiques-là. Je trouve que ce qui se passe maintenant, c’est déjà un peu une Grande Catastrophe. Je pense que ce n’est pas pour rien non plus que ce livre s’appelle ‘Les Eveilleurs’. Je crois qu’il faut éveiller à un certain nombre de choses.» 

Oui, pourquoi ce titre?

«Il y a plusieurs choses dans ce mot-là. Je pense que l’on est des éveilleurs dans la vie des uns des autres. Il y a une chose à laquelle je crois vraiment dans la vie, ce sont les rencontres. Quand je regarde en arrière, je me rends compte que dans ma vie, beaucoup de choses se sont passées grâce à des rencontres. Par exemple, j’ai commencé à écrire parce qu’il y a eu une rencontre avec un prof en CM1. Je pense que les rencontres, c’est ce qui tisse vraiment notre vie et on ne s’en rend pas toujours compte. Donc ‘Les Eveilleurs’, c’est un peu cela. Chacun peut être dans la vie l’éveilleur de l’autre. Pareil pour les personnages du livre.  Il n’y en a pas un qui fait tout, qui est plus sage que les autres ou qui n’a pas de doutes. Parce que dans la vie c’est comme cela, on apprend les uns des autres.»

L’histoire en quelques lignesles éveilleurs

Au centre du récit, des faux jumeaux, Claris et Jad. Leur mère, Sierra, a mystérieusement disparu le jour de leur troisième anniversaire. Ou plus exactement de leur troisième lunée puisque c’est ainsi que l’on compte désormais dans le royaume de Salicande, fondé par le grand-père des jumeaux, Jors. En s’installant à Salicande après La Grande Catastrophe de 2189, Jors a en effet établi un nouveau calendrier et interdit a quiconque d’encore faire usage de ses dons. Car dans le monde des Eveilleurs, la magie se pratique sans baguette. Certains parlent avec les animaux. D’autres vivent à l’intérieur des couleurs ou même parmi les arbres. Et on dirait bien que les dons des jumeaux, âgés de 12 lunées au début du récit, sont prêts à se réveiller à leur tour…  Après s’être familiarisé avec la ribambelle de personnages, on se laisse entraîner pour un drôle de voyage dans un monde dont on découvre au fil des pages l’étendue. Un roman à la fois magique et écolo. Une nouvelle série pour nous faire rêver.

Christelle

“Les  Eveilleurs – livre 1. Salicande”, de Pauline Alphen, aux éditions Hachette, 526 pages, 14,90 €

Cote : 4/5