La relève de Mémé Cornemuse assurée

La truculente Mémé cornemuse cède la place à Elvis Cadillac, « Ze » sosie officiel du King, jusque dans les moindre détails! Chez lui, Elvis est partout, même dans sa salle de bains: la tombe de son idole est reproduite sur son verre à dents et le bidet à la  forme de sa guitare! Même sa chienne -baptisée Priscilla- est affublée d’une banane rose sur la tête. A bord de sa Cadillac,il sillonne les routes pour aller donner ses concerts. C’est ainsi qu’il débarque dans une famille bien barrée où il est invité à chanter pour l’anniversaire de la vieille châtelaine. Mais un crime étrange est perpétré… En second rôle, la mère du sosie (qu’on imagine bien copine avec Mémé Cornemuse!). Après avoir abandonné son rejeton âgé alors d’à peine 5 ans dans des toilettes d’autoroutes, elle refait aujourd’hui surface dans sa vie, bien décidée à devenir son manager… Bref, une galerie de personnages hauts en couleur qui n’auraient pu sortir de nulle part d’autre que de l’esprit iconoclaste et déjanté de Nadine Monfils!

Christelle 

« Elvis Cadillac – King from Charleroi », de Nadine Monfils, éditions Fleuve Noir, 240 pages, 17,90 €

Cote: 3/5

Suite des aventures de Mickey

HarlanCobenHarlan Coben continue les thrillers jeunesse (mais qui ne devraient pas déplaire aux adultes pour autant!) et publie le deuxième tome des aventures de Mickey Bolitar, le neveu de 16 ans de son personnage fétiche Myron. D’ailleurs, comme son oncle (à qui il reproche la mort de son père mais chez qui il est contraint de vivre le temps que sa mère suive une cure de désintoxication), Mickey a plutôt l’art de se mettre dans les pires situations. Lui et ses nouveaux copains -Ema, une fille un peu ronde couverte de tatouages, et Arthur, dit « Spoon »- avaient déjà mis leur vie en danger dans « A découvert« , le premier tome de la série. Cette fois, c’est Rachel, la fille la plus populaire de leur lycée, qui est blessée par balle. Et Mickey et ses amis vont tenter de découvrir ce qui lui est réellement arrivé. En parallèle, on en apprend aussi davantage sur ces nouveaux personnages attachants. Harlan Coben parviendrait même à nous faire douter de la mort du père de Mickey. Affaire à suivre, c’est certain!

Christelle

« A quelques secondes près », de Harlan Coben, éditions Fleuve noir, 336 pages, 18,90 €

Cote: 4/5

Il fait quoi votre mari dans la vie ?

expatsL’Américain Chris Pavone a vécu plusieurs années comme « expat » au Luxembourg. Assez longtemps en tout cas pour lui inspirer ce thriller, dont l’héroïne, Kate, travaillait pour la CIA jusqu’à ce que son mari, Dexter, ne décroche un boulot à Luxembourg. C’est ainsi qu’ils deviennent eux aussi des « expats ». Si la destination n’a, a priori, rien de glamour, Kate, qui rêve de décrocher et quitter l’agence depuis la naissance de leur premier enfant, est tout d’abord ravie. Mais être une épouse oisive, ce n’est finalement pas son truc. Et quand Kate s’ennuie, elle se pose des questions. Connaissons-nous vraiment les personnes qui partagent notre vie? Après tout, elle-même n’a jamais révélé à son mari qu’elle travaillait pour la CIA… Pourquoi Dexter est-il tout d’un coup si évasif sur son nouveau poste? Et qui sont réellement Julia et Bill, ce couple d’Américains qui cherchent leur amitié de façon si appuyée? Paranoïa ou instinct? Une chose est sûre: si Kate a pu garder tant de secrets si longtemps, n’importe qui peut mener une double vie… Lisez-le et vous verrez: ce palpitant thriller qui se déroule à nos frontières vous fera vous aussi douter de vos proches! D’ailleurs, puisque on en parle, il fait quoi au juste votre mari quand il vous dit qu’il est au boulot?

Christelle

« Les expats », de Chris Pavone, éditions Fleuve noir, 496 pages, 20 €

Cote: 4/5

Après Myron… Mickey!

Dans la famille Bolitar, je demande le…neveu. Eh oui, après Myron, place à Mickey,  dont on avait fait la connaissance récemment dans « Sous haute tension » (paru aux éditions Belfond).

Mais qu’on se rassure! Trait de famille oblige sans doute, Mickey a le même don que son oncle pour s’attirer des ennuis! Comme le tonton aussi, il est tenace et peu regardant à sa propre sécurité!

A cause de la cure de désintoxication de sa mère, Kitty Hammer (une ex-star  du tennis devenue junkie suite au décès de son mari, Brad, le frère de Myron avec qui ce dernier  était brouillé depuis des années pour ceux qui ont manqué les épisodes précédents…), Mickey se voit en effet contraint de vivre temporairement chez son oncle.

Comme s’il cela ne suffisait pas, sa nouvelle petite amie Ashley a cessé de venir aux cours et ne donne plus signe de vie. Mais est-elle bien la jeune fille timide dont il était tombé amoureux? Car ceux qu’elle prétendait être ses parents ne semblent même pas au courant de son existence. Mickey va donc mener son enquête.

Là où son oncle pouvait compter sur le truculent Windsor Horne Lockwood, Win pour les intimes, et la jolie Esperanza Diaz, une ex-catcheuse, Mickey est lui secondé par Ema, une grosse au look emo, et Arthur, dit « Spoon », deux loosers de son école.

Si cette nouvelle équipe mise en place par Harlan Coben semble destinée à la base aux ados (avec une parution simultanée chez Pocket Jeunesse), elle ne manquera pas de continuer à séduire le reste de ses fans qui, outre le plaisir de voir évoluer Myron en toile de fond et découvrir plein de nouvelles choses sur la famille Bolitar, retrouveront avec ces nouveaux personnages attachants tout ce qui faisait le succès des précédentes aventures.  Rebondissements en série, rythme d’enfer, suspense haletant…

En bref: la nuit blanche est toujours garantie!

Christelle

« A découvert », de Harlan Coben, éditions Fleuve noir, 280 pages, 18 €

Cote: 4/5

Confidences sur canapé

Le couple de journalistes londoniens qui se cache sous le pseudo de Nicci French reste décidément une valeur sûre en matière de thriller! Au programme, un kidnapping et un psy pour résoudre l’enquête. Alors qu’un petit garçon roux a disparu à la sortie de l’école, un patient de la psychanalyste  Frieda Klein lui confie son rêve: il ne cesse de songer à un enfant, roux comme lui, qui serait son fils. Se peut-il que ces confidences soient celles d’un kidnappeur d’enfant? Mais lorsque Frieda en réfère à la police, celle-ci refuse de la prendre au sérieux. On ne vous en dira pas beaucoup plus pour ne pas risquer de gâcher le suspense! Car la toute fin risque d’en surprendre plus d’un! Alors interdiction de tricher en zieutant sur les dernières lignes en cours de lecture!

Christelle

« Lundi mélancolie – Le jour où les enfants disparaissent », de Nicci French, éditions Fleuve Noir, 432 pages, 20,50 €

Cote: 4/5

Amnésie et chocolat

 

© Fabienne Cressens

Avez-vous déjà imaginé le drame que cela serait si un auteur à succès perdait la mémoire avant d’avoir écrit la toute dernière ligne du dernier tome de son best-seller? La Belge Barbara Abel bien. Et cela lui a inspiré son dernier roman. De la bonne chick-litt à lire au coin du feu.

Comment est née l’idée de votre dernier roman?
«Je suis partie de l’idée que si JK Rowling perdait la mémoire avant de nous livrer la fin d’Harry Potter, ce serait terrible. Après, cela a évolué évidemment, mais c’était un peu l’idée de départ, le ramdam que cela produirait si une écrivaine à succès comme JK Rowling devenait amnésique.»

Et vous, si un beau jour vous vous réveillez dans votre vie après une amnésie, vous seriez satisfaite avec votre existence?
«Oui, je pense. Je n’ai pas un lourd passé familial et sentimental comme ma petite Zoé Letellier. Ma vie est assez simple. Je pense que je survivrais au choc sans problème!»

Votre héroïne est une écrivaine comme vous. Vous avez beaucoup d’autres points communs?
«Non, à part le métier, on n’a pas tellement de point commun en fait. D’abord parce que je n’ai jamais écrit de best-seller comme elle. Et que j’ai déjà dix ans de plus qu’elle, une vie beaucoup plus calme que la sienne et une famille moins déjantée.»

Vous vous êtes inspirée de quelqu’un en particulier?
«Non, elle s’est vraiment construite au fil de l’écriture. Au début, c’était juste une auteure à succès, et puis comme souvent, les personnages s’étoffent au fil du travail, prennent de la consistance et puis acquièrent leur propre autonomie, leur propre personnalité.»

Y-a-t-il quelque chose dans votre vie actuelle que même avec une amnésie, vous ne pourriez absolument pas oublier?
«Mes enfants! Zoé, elle, n’en avait pas. Même si je le tourne en comédie dans le roman, l’amnésie est un vrai drame, surtout pour l’entourage. J’imagine par exemple ce que cela doit être pour des enfants, un mari, des parents. Etre en face de quelqu’un qu’ils aiment, qu’eux connaissent très bien mais qui ne les reconnaît pas, cela doit vraiment être affreux. C’est le souvenir qui nourrit une relation. Quand il n’y a plus ou pas de souvenir, l’autre est un inconnu. Si les souvenirs ne sont plus là, c’est comme un fil qui se brise.»

Et la chose que vous oublieriez par contre volontiers?
«Je n’ai jamais rien fait de trop terrible! Mais bon, s’il le faut vraiment, je dirais la dernière fessée que j’ai donnée à mes enfants, je crois que je voudrais l’oublier.»

Vous êtes une amatrice de chocolat?
«Oui, mon gros péché mignon, c’est le chocolat. J’adore. Je vendrais père et mère!»

«Une bouche qui s’embrase demande juste à être embrassée. (…) C’est ce qu’on appelle ‘la brûlure du chocolat’.»
Barbara Abel dans «La brûlure du chocolat»

Et le plat qui vous évoque pleins de souvenirs?
«Mon autre péché mignon, ce sont les sushis, sashimis. Et le nasi goreng qu’on se fait mon homme et moi le dimanche soir, quand les enfants sont au lit.»

Vous écrivez des romans, des thrillers, des BD. Mais vous avez une préférence?
«C’est toujours de l’écriture de toute façon. Le scénario de BD, c’est beaucoup plus rapide, plus simple, plus facile. Tout ce qui concerne l’action et les personnages, ce n’est pas moi qui les décris, c’est le dessin qui les montre. Tout ce que j’écris, c’est la situation et les dialogues. Je peux très bien écrire dix pages de scénario de BD par jour. Après le dessinateur doit les dessiner et j’en ai pour un mois à ne rien faire. Ce qui est intéressant dans l’écriture de la BD, c’est qu’il faut vraiment les infos capitales tout de suite. On ne peut pas tomber dans la grande littérature, sinon, il y aurait des cases remplies de bulles à textes et des tout petits dessins. Donc cela, c’est un exercice super intéressant. Pour le roman, on ouvre les vannes et on laisse aller les flots. Donc ce sont deux exercices complètement différents qui donnent des satisfactions différentes.»

Vous travaillez sur quoi en ce moment?
«J’ai commencé un nouveau roman. J’en suis à la page 9 donc c’est vraiment tout nouveau… Là par contre, je reviens à mes premières amours: ce sera un thriller. Un vrai thriller avec du suspense, des trucs horribles… Cela concernera l’enfer du voisinage…»

Christelle

En quelques lignes
Auteure de best-sellers, Zoé Letellier a perdu la mémoire suite à un choc émotionnel. Elle se réveille donc un beau jour dans une chambre d’hôpital entourée de gens qui prétendent la connaître… Et surtout fiancée à un homme qu’elle ne se souvient plus avoir un jour aimé. Cela tombe plutôt mal, d’autant qu’elle est supposée l’épouser à la fin de la semaine! Aidée de ses proches, Zoé part donc à la collecte de ses souvenirs et tente de rassembler toutes les pièces du puzzle pour reconstituer ce qu’était sa vie. Et si cette amnésie tombait finalement plutôt bien? Une comédie sur la mémoire et la quête d’identité… et qui risque fort bien de vous donner une envie subite de grignoter du chocolat.

«La brûlure du chocolat», de Barbara Abel, éditions Fleuve Noir, 324 pages, 19,90 €

Cote: 4/5

Magique !

Derrière ce joli titre se cache l’histoire d’Iris, une jeune femme d’une trentaine d’années bien tassées, qui n’a jamais eu beaucoup de chance en amour et qui n’aime pas son boulot. Quand ses parents décèdent tous les deux dans un accident, sa vie ne semble plus avoir de sens, et elle songe à commettre l’irréparable. C’est alors qu’elle découvre  un petit café auquel elle n’avait jamais prêté attention. Son nom étrange -Le plus bel endroit du monde est ici- l’incite à pousser la porte. Elle y fait la connaissance de Luca, un bel Italien. Durant six jours d’affilée, ils se retrouveronnt au même endroit, changeant de table à chaque fois. Avec lui, Iris évoque sa vie et semble sortir la tête de l’eau. Jusqu’au septième jour, où Luca demeure introuvable. Un petit livre autour du deuil et de l’existence et pourtant empreint de magie, de pensées positives et de poésie (ou plutôt de haïku). Un vrai roman pour se faire du bien.

Christelle

«Le plus bel endroit du monde est ici», de Francesc Miralles et Care Santos, éditions Fleuve noir, 194 pages, 14 €

Cote: 3/5

Un air de chick-litt pour l’Odyssée

Les filles seraient-elles toutes des Pénélopes, du nom de l’épouse d’Ulysse qui, dans la mythologie grecque, passa des années à attendre son héros de mari en tissant? Stéphanie, en tout cas, est persuadée d’être frappée par cette malédiction. Si ce n’est qu’elle a troqué sa tapisserie par des séries télé dont elle s’abrutit pour masquer l’absence de Bertrand, son amoureux à elle… Car comme bien d’autres femmes, Stéphanie passe son temps à attendre son homme, scotchée au téléphone, devant « Sex and the city », « Questions pour un champion » et même « Dr Quinn ». C’est dire! Entre deux émissions, Stéphanie bosse sur sa thèse (qui a trait bien sûr à la mythologie) et dans une maison d’édition… Olympus. Sans compter ses nombreuses disputes avec Télémaque, le petit chien que lui a offert son Ulysse à elle. Mais que se passera-t-il si Ulysse dépasse vraiment trop les bornes? Pénélope pourrait alors être tentée de mettre un terme à la malédiction, craquer pour l’un de ses prétendants et chambouler toute l’Odysée! De la bonne chick litt pour la plage! 

Christelle

« Toutes des Pénélopes » de Lisa Klimt, éditions Fleuve Noir, 228 pages, 17 €

Cote: 4/5

Un thriller à la frontière de la réalité

Daniel Suarez: voilà un nouveau nom à retenir pour les amateurs de thrillers. Son roman, «Daemon», risque fort bien de vous poursuivre bien après sa dernière page lue… Matthew Sobol, jeune pdg d’une société de conception de jeux vidéo cultes, est emporté par un cancer. Mais avant de mourir, il a décidé de déclencher le chaos… Pour cela, il a élaboré un «démon» particulièrement dangereux qui s’infiltre dans les réseaux informatiques mondiaux, réalise des transferts bancaires, recrute des personnes pour le servir, mais surtout… tue. L’inspecteur Peter Sebeck se retrouve chargé de l’enquête. Mais que faire face à un criminel hors d’atteinte de la justice, qui lui parle depuis sa tombe, et dont le but reste incompréhensif? Expert en technologie et consultant en informatique pour plusieurs sociétés importantes, Daniel Suarez signe ici un premier roman palpitant, à la frontière de la réalité. Car le plus terrifiant dans «Daemon», c’est que toutes les technologies mises en scène existent réellement. Publié d’abord à compte d’auteur, ce livre a remporté un tel succès qu’une maison d’édition américaine s’est empressée d’en racheter les droits. Un film est également en préparation tandis que l’auteur, qui vit en Californie, vient de publier en anglais FreedomTM, son second roman. Espérons qu’il sera rapidement traduit en français!

Christelle

«Daemon», de Daniel Suarez, éditions Fleuve Noir, 588 pages, 20,90 €

Cote: 5/5

www.thedaemon.com

Absence et disparitions

© Jörg Steinmetz

© Jörg Steinmetz

Écrivain et cinéaste, Peter James est l’un des auteurs les plus lus au Royaume-Uni. Révélé chez nous en 2006 avec « Comme une tombe », on lui doit une vingtaine de livres, traduits en 33 langues. Parmi ceux-ci, la série mettant en scène le commissaire Roy Grace, un flic un peu paumé et attachant, dont la femme s’est volatilisée il y a près de dix ans, et qui n’hésite pas à recourir au paranormal de temps à l’autre.

Comment trouvez-vous les idées pour vos livres?
«Le point de départ de mes romans est souvent une histoire vraie ou un événement qui m’a intrigué. Pour ‘Tu ne m’oublieras jamais’ par exemple, j’ai longtemps été intrigué par l’idée d’une personne qui fait semblant de disparaître pour recommencer une autre vie ailleurs. J’ai demandé un jour à un ami détective comment je devrais m’y prendre si je voulais disparaître. Il m’a répondu qu’il y a 25 ans, cela aurait été facile. Il suffisait de déterrer le corps d’une personne décédée récemment, le mettre dans ma voiture et y mettre le feu. Mais aujourd’hui, cela ne fonctionnerait plus à cause de l’ADN. Selon ce détective, pour disparaître aujourd’hui, il ne faut aucun corps du tout, et donc une catastrophe naturelle comme un tsunami, ou un attentat terroriste comme le 11 septembre 2001 où de nombreux corps ont été pulvérisés, serait parfait. C’est comme cela que j’ai eu l’idée d’avoir mon personnage, Ronnie Wilson, simulant sa disparition le 11 septembre.»

Comment est né Roy Grace?
«Roy Grace vient d’un certain nombre d’éléments. Pour sa carrière, je me suis basé sur un officier de la police de la vraie vie, le Detective Chief Superintendent Dave Gaylor, aujourd’hui retraité.  La première fois que j’ai rencontré Dave Gaylor, c’était il y a quinze ans, quand il était inspecteur détective. Le sol de son bureau était couvert de piles de caisses bleues et vertes. Je lui ai demandé s’il déménageait, et il a répondu: «Non, ce sont mes amis disparus»! Chaque caisse contenait les principaux dossiers d’un homicide non résolu. Il était donc la dernière chance de justice pour les victimes et leurs familles.  Les deux éléments de fiction que j’y ai ajoutés sont la femme disparue de Roy, Sandy, et l’intérêt de Roy dans le paranormal. De nombreux policiers se tournent vers le paranormal lorsque tout le reste a échoué. Et puis Roy Grace exprime aussi mon point de vue sur toutes sortes de choses. »

L’absence tient une place important dans vos livres. À commencer par celle de Sandy, mais aussi ce personnage qui disparaît le 11 septembre 2001, par exemple.
«À bien des égards, l’absence est bien pire pour ceux qui restent que la mort, parce qu’il n’y a pas de fin. Si un proche décède, le conjoint, la famille et les amis peuvent assister à l’enterrement, puis lentement commencer à guérir. Mais s’il n’y a pas de corps, alors tout le monde est laissé dans un état d’incertitude – comme Roy Grace, qui se demande toujours depuis 9 ans ce qui est arrivé à sa femme, Sandy, qui a disparu le jour de son 30e anniversaire.»

Vous savez ce qui est arrivé à Sandy?
«Oui, je l’ai toujours su.»

Et quand le saurons-nous aussi?
«Bien sûr, si je vous le dis, je vais devoir vous tuer! Mais je vous garantis beaucoup plus de révélations à venir! Dans ‘Dead Like You’, le sixième roman de Roy Grace, une partie du livre se passe en 1997, lorsque Roy et Sandy étaient toujours ensemble. Mes lecteurs pourront voir pour la première fois leur relation à travers ses yeux à elle. Et ils se rendront compte que leur mariage ne fut pas aussi idyllique que Roy a toujours imaginé et se le rappelle…. »

Roy Grace ne fait plus appel au paranormal pour l’aider dans ses recherches?
«Comme de nombreux détectives à l’esprit ouvert, quand tout le reste a échoué dans une enquête, Roy est prêt à se tourner vers quoi que ce soit qui puisse l’aider, y compris le paranormal. Il s’intéresse au paranormal depuis l’enfance.  Mais je ne veux pas qu’il y ait recours dans chaque histoire car cela serait irréaliste. Cependant, il y a beaucoup de cas enregistrés de détectives qui y ont eu recours à des voyants, notamment pour les aider à localiser les corps. Le Pentagone, Churchill ou encore Hitler y ont par exemple eu recours. Mais je ne laisserais jamais Roy Grace résoudre une affaire uniquement de cette façon, ce serait tromper le lecteur. »

Si vous changiez d’identité, ce serait pour aller où et faire quoi?
«Bonne question! Je pense que cela est plus compliqué qu’on le pense, car si l’on veut réussir, cela signifie ne jamais revoir votre famille ou vos amis ou retourner dans votre pays natal – à part bien sûr déguisé ! Je détesterais cela.»

Vous avez peur des ascenseurs?
«Je suis terriblement claustrophobe. Quand j’ai écrit ‘Comme une tombe’, j’ai demandé à un directeur de funérarium de m’enfermer pendant 30 minutes dans un cercueil avec le couvercle fermé. Je suis presque devenu fou. L’une de mes plus grandes peurs est d’être enfermé dans un ascenseur. J’imagine que j’écris mieux sur les choses qui me terrifient réellement!»

Vous avez déjà commencé le prochain livre? Vous savez déjà ce qui va s’y passer?
«J’ai commencé le 7e de la série. Je connais toujours l’intrigue de base, les vingt premiers pourcents en détail et la fin, ce qui me donne une sorte de ‘feuille de route’. Mais j’aime quand j’ai commencé à écrire et que quelque chose fait soudainement irruption dans ma tête. C’est cette spontanéité que j’aime. »

Vous êtes un écrivain, mais aussi un producteur. Vous pourriez adapter vos livres à l’écran?
«La série des Roy Grace va être développée pour une série télévisée. J’ai essayé à plusieurs reprises d’adapter mes propres livres, mais c’est très compliqué. Mes livres contiennent environ 140.000 mots. Or, un scénario de 90 minutes en compte seulement 20.000.»

Christelle

L’histoire…

Le commissaire Roy Grace, qui a déjà séduit plus de trois millions de lecteurs dans le monde, est de retour, plus tourmenté que jamais. Un squelette a été retrouvé dans un chantier, et il craint cette fois encore qu’il s’agisse de Sandy, son ex-compagne disparue mystérieusement neuf ans plus tôt. Parallèlement, on emboîte les pas de cette jeune femme traquée, qui se retrouve prise au piège dans l’ascensceur de son immeuble. Prisonnière de la cabine durant plus de 24h, elle reçoit cet SMS inquiétant: «Je sais où tu es». Et puis il y a aussi l’histoire de cet homme, criblé de dettes, qui profite du chaos causé par les avions percutant les tours du World Trade Center alors qu’il se trouve sur les lieux pour disparaître et se réinventer une autre vie ailleurs. Trois enquêtes qui à première vue n’ont rien en commun. Mais à première vue seulement! Comme dans ses précédents thrillers («Comme une tombe», «Mort… ou presque» ou encore «La mort leur va si bien»), Peter James nous embarque dans un suspense haletant. Les intrigues se croisent et s’entrelacent. Sans oublier les nouveaux rebondissements de livres en livres autour de la disparition de la femme du commissaire Grace. Mais saura-t-on enfin ce qui est arrivé à Sandy? Réponse dans le livre…

Christelle

«Tu ne m’oublieras jamais» de Peter James, éditions Fleuve Noir,

Cote: 5/5

Les dessous du mannequinat

Élue plus belle femme du monde par ‘Playboy’, Carol Alt a fait la couverture de plus de 700 magazines, joué dans des films, et lancé sa marque de cosmétiques. C’est donc de son vécu qu’elle s’inspire dans sa série de romans pour filles, «Graine de top modèle», dont le volume 2 vient de paraître. On y retrouve la jeune et jolie Melody Ann Croft, qui a fait ses débuts dans le mannequinat dans le tome 1 et qui depuis, gravit avec succès les échelons sous le nom de Mac. Mais si atteindre la célébrité n’est pas facile, la conserver l’est encore moins… Car le monde de la mode n’est pas que paillettes, robes haute couture et cachets faramineux. Et Carol Alt profite de cette série pour nous en brosser un portrait plus crédible, fait de sacrifices au quotidien, de longues journées de pose, régimes draconiens et de rivalités. Un livre pour toutes celles qui ne se séparent jamais du dernier numéro de Vogue et bavent devant les paires de chaussures inabordables de Manolo Blahnik. 

Christelle 

«Graine de top modèle – volume 2: Top d’un jour, top toujours», de Carol Alt, éditions Fleuve Noir, 348 pages, 9,50 €

Cote: 3/5

Vampirette wanted !

Le deuxième tome des aventures de la comtesse Lilliana Arabella Guinevere du Marchette -Lil pour les intimes!- est sorti. On y retrouve la vampirette la plus trendy et la plus romantique de tout Manhattan, à la tête de l’agence de rencontres Vamp’n’love. Mais alors que ses affaires commencent à décoller, Lil se retrouve suspectée du meurtre de l’un de ses clients. Pas facile dans ce cas-là de dégoter une vingtaine de partenaires virils pour une horde de garelles (ces femmes loups-garous). Heureusement, Lil va pouvoir compter sur l’aide du beau Ty Boner. Ah, si seulement il était vampire héréditaire comme elle et non un vulgaire mordu… 

Christelle 

«Vamp in Love – saison 2», de Kimberly Raye, éditions Fleuve noir, 322 pages, 14,90 €

 Cote : 3/5

Le chat de Simon en version papier

simon s catVéritable buzz du web, Simon’s cat, le chat imaginé par Simon Tofield, existe désormais au format papier. Adaptation des petits films d’animation éponymes déjà visionnés des millions de fois sur Youtube, le livre est une succession de petites saynètes hilarantes croquées d’un coup de crayon en noir & blanc. Il met en scène une journée dans la peau du chat de Simon, journée qui consiste essentiellement à pourrir la vie de son propriétaire… Jamais à court d’imagination dans ce domaine, ce chat obnubilé par l’appel de son estomac comme on le voit sur la couverture, a raflé de nombreux prix l’an dernier, dont le Prix d’animation du festival international des très courts, le prix de la meilleure comédie à la cérémonie des British animations et le prix du blockbuster Youtube. Si on préfère malgré tout la version animée, la version livre fait néanmoins elle aussi sourire.

Christelle

« Simon’s cat – Une calamité de chat » par Simon Tofield (Fleuve noir), 240 pages, 14,90 €

Cote: 3/5

Myron Bolitar à la rescousse

Peur noire

Myron Bolitar est de retour dans “Peur noire“, le septième épisode de ses aventures. L’ancien champion de basket et ex-membre du FBI est devenu agent sportif pour défendre les intérêts des jeunes espoirs du stade. Cette fois pourtant, Myron s’éloignera du milieu sportif car il a des affaires bien plus urgentes à régler… Sa première petite-amie, Emily, refait en effet surface dans sa vie. Elle a besoin de Myron pour l’aider à sauver la vie de son fils qui doit subir une greffe de moelle pour survivre. Or le seul donneur compatible s’est mystérieusement évaporé. Myron, qui galère pour remettre son entreprise à flot, a bien envie de l’envoyer balader… Mais Emily a semble-t-il de bons arguments pour le faire changer d’avis… Et Harlan Coben de nous entraîner dans les aventures de son personnage fétiche.  Le quinzième roman du Maître de nos nuits blanches nous tient une fois de plus en haleine du début à la fin. Comme à son habitude, il sait trouver les mots pour nous captiver dès le début: l’histoire commence en effet avec Myron mâchant une pâtisserie à l’aspect et au goût d’un pain détartrant pour urinoir. Et quand au trois quarts du bouquin on pense avoir trouvé la solution du problème, on s’aperçoit qu’il reste encore plusieurs chapitres avec plein de rebondissements en vue. Car Harlan Coben est bien décidé, une fois encore, à empiéter sur nos heures de sommeil… A noter la parution simultanée de “Mauvaise Base” -6ème aventure  de Myron Bolitar-, chez Pocket pour ceux qui l’aurait manqué. Quant au 8ème épisode, “Promets-moi”, il est déjà paru en 2007 chez Belfond, ce dernier ayant acheté les droits des livres d’Harlan Coben parus aux Etats-Unis après 2001, Fleuve Noir ceux d’avant. D’où cet anachronisme… 

Christelle

« Peur noire », d’Harlan Coben, éditions Fleuve Noir, 348 pages, 21 €

Cote: 5/5

Les riches héritières détectives

rich girlsImaginez Paris Hilton clonée. En trois exemplaires. Et en détective. Vous obtenez à peu de choses près ce à quoi ressemblent Madison, Lexington et Park Hamilton, les riches héroïnes de cette série. Baptisée “Rich girls”, celle-ci met en scène des triplées nées avec une cuillère en argent dans la bouche et qui, vétues en Triple Threat, la marque qu’elles ont créée, vont au lycée, assistent à des cocktails ou des avant-premières et se baladent en limousine avec chauffeur… Entre tout cela, comme l’a démontré le premier tome de leurs aventures, elles jouent les détectives amateurs. Et elles vont de nouveau avoir du boulot. Car lors de la soirée d’inauguration de la nouvelle boîte de nuit hyper branchée lancée par leur père, un de leurs camarades de lycée  pour gosses de riches est retrouvé assassiné sur la piste de danse. L’arme du crime? Un talon de chaussure rose d’un goût douteux. Tout semble accuser une de leurs amies. Mais est-ce vraiment le cas? Heureusement, les triplées sont là… Une série destinée aux 15-25 ans et à ne lire que pour autant que les riches petites héritières un rien «tassepés» sur les bords (et dont l’une d’elles, sacrilège, boit son champagne mélangé avec du lait) ne vous insupportent pas. C’est le but? Ah bon…

Christelle

 «Rich girls Tome 2: Petits meurtres en soirée», d’Antonio Pagliarulo, éditions Fleuve Noir, 364 pages, 9,50 €.

 Cote: 2/5

DES LIVRES POUR AMATEURS DE VAMPIRES

En attendant le prochain livre de Stephenie Meyer, il faut bien que les fans s’occupent… Voilà donc un petit aperçu de livres sur l’univers Twilight et quelques autres histoires vampiriques…

Les secrets du tournage de «Twilight»carnet de bord twilight

Ce livre dévoile tous les secrets du tournage du premier film. Sorte de carnet de bord de la réalisatrice Catherine Hardwicke, il livre tout le processus créatif mis en place pour adapter les romans à l’écran. S’y trouvent notamment le travail sur les costumes, les story-boards, les photos des coulisses et les notes personnelles de Catherine Hardwicke sur la réalisation de ses scènes favorites… Un livre qui ravira surtout les fans du beau et sexy Robert Pattinson (alias Edouard Cullen), mais qui intéressera sans doute aussi tous ceux qui veulent découvrir les dessous du métier de réalisateur.

«Twilight le tournage – Le Carnet de bord de la réalisatrice», de Catherine Hardwicke, édition Hachette Jeunesse, hors-série, 164 pages, 12,90 €

Cote : 3/5

La biographie de Rpattz

Robert Pattinson la bioSi jeune et déjà sa biographie… C’est qu’avant d’incarner le bel Edouard Cullen dans «Twilight», Robert Pattinson campait déjà un autre beau gosse, Cedric Diggory, dans  «Harry Potter et la Coupe de Feu». Bourré de photos, cet album nous apprend tout sur le jeune acteur de 23 ans que certains n’hésitent pas à appeler «le nouveau Jude Law»… Parmi ces petits potins, on découvre ainsi notamment que ses deux sœurs, pour jouer, l’habillaient en fille quand il était petit! Les fans se régaleront…

«Robert Pattinson, la biographie», de Paul Stenning, éditions Hachette Jeunesse, hors-série roman, 96 pages, 9,90 €

Cote : 2/5

Une nouvelle de Stephenie Meyernuits d'enfer

A côté de ses vampires végétariens, Stephenie Meyer a aussi inventé un monde peuplé d’anges et de démons, celui de Sheba et Jezabel. Un univers pas aussi développé que celui de  «Twilight» puisqu’il tient en une cinquantaine de pages, écrites pour un recueil de nouvelles. Intitulé «Nuits d’Enfer au Paradis» et publié dans la collection Black Moon d’Hachette Jeunesse, la même qui publie la saga «Twilight», ce livre regroupe différents auteurs -outre Stephenie Meyer, on retrouve aussi Meg Cabot, Lauren Myracle, Kim Harrison et Michelle Jaffe- autour d’un thème, celui du bal, d’une soirée de rêve qui tourne au cauchemar à cause de vampires, démons et autres morts-vivants qui se sont invités à la fête… L’histoire inventée par Stephenie Meyer pour ce recueil met donc en scène un démon dans une robe rouge en cuir très sexy, bien décidé à gâcher le bal du lycée en semant la zizanie entre tous les couples et les amis de longues dates. Pourtant, Gabi, bien que trompé et abandonné par sa cavalière, n’arrive pas à être malheureux… Si on y retrouve le goût de Stephenie Meyer pour les super-héros, cette nouvelle est malgré tout bien loin d’égaler «Twilight», voire certaines autres nouvelles de ce livre…

« Nuits d’Enfer au Paradis», de Stephenie Meyer, Meg Cabot, Lauren Myracle, Kim Harrison et Michelle Jaffe, éditions Hachette Jeunesse, 408 pages, 16 €

Cote: 3/5

Vampires amoureux

vamp in loveCe n’est déjà pas facile de trouver l’âme sœur en temps normal, alors quand on est vampire et qu’on cherche un compagnon d’éternité, n’en parlons pas ! Voilà pourquoi Lil, vampirette de son état, a eu l’idée de créer une agence de rencontres, Vamp’n’Love. Il faut dire que c’était cela ou travailler dans l’ennuyeuse entreprise familiale. Incorrigible romantique, Lil n’a elle-même toujours pas trouvé l’âme soeur, malgré les tentatives répétées de sa mère. Mais les choses sont peut-être en train de changer… Après la saga «Twilight», voici donc une autre histoire de vampires modernes. Car Lil, -comtesse Lilliana Arabella Guinevere du Marchette de son vrai nom- tient très peu de Dracula. Comme les Cullen, elle est «végétarienne»: elle préfère en effet boire le sang dans un verre à cocktail. Fashion victim addict aux cosmétiques et aux fringues, elle s’entendrait probablement bien avec Alice. Et si sa famille ne joue pas au base-ball, ils connaissent d’autres jeux tordants… On attend avec impatience la suite des aventures de cette vampirette glamour et de sa famille.

«Vamp in Love», de Kimberly Raye, editions Fleuve noir, 378 pages, 14,90 €

Cote : 4/5

Encore d’autres créatures de la nuit… journal d un vampire 2

journal d'un vampire

«Journal d’un vampire» est une autre série sur le thème des buveurs de sang, dont le tome 2 vient de paraître. Plus captivant encore que le premier volume, on y retrouve le ténébreux Stefan Salvatore et son frère Damon -tous deux changés en vampires quelques siècles plus tôt par Katherine, la femme qu’ils se disputaient alors-, mais aussi la belle Elena, Bonnie et ses dons paranormaux, Meredith, Matt et les autres. Après s’être noyée fin du tome 1, Elena s’est à son tour métamorphosée en vampire. Fell’s Church est donc loin de s’être débarrassée de ses créatures de la nuit. Tapie dans l’ombre, l’une d’elle semble déterminée à s’en prendre à Elena et ses amis. S’ils veulent la vaincre Stefan et Damon n’auront pas le choix: ils vont devoir s’allier pour empêcher que la femme qu’ils aiment leur soit de nouveau arrachée. Ce qu’on aime dans cette série? Que tout n’est pas toujours bien qui finit bien… Mais on ne vous en dira pas davantage! Petit bonus à la fin du livre: les premières pages du tome 3, qui promettent elles aussi pas mal de surprises…

«Journal d’un vampire – tomes 1 & 2», de L.J. Smith, éditions Hachette Jeunesse, 16 €

Cote : 4/5

Christelle

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