Dico pour bédéphiles

Le dico mondial 2010 de la BD est paru, revu et largement complété. Destiné aux bédéphiles de tous bords, il retrace l’histoire et l’actualité  du 9e art,  à travers plus de 2.200 articles. Une nouvelle édition qui intègre les trois phénomènes les plus marquants de ces dernières années: la vague des «indépendants», la reconnaissance des mangas japonais et la mondialisation de la production.

«Ce dictionnaire fait un bilan en 2010 du passé et du présent de la bande dessinée et, je l’espère, ouvre des perspectives d’avenir», explique l’auteur, Patrick Gaumer (photo), reconnu comme l’un des meilleurs historiens mondiaux du 9e art.

© Larousse

Les séries ou personnages à succès comme «Le Chat», «Hellboy» ou «Max & Lily» côtoient dans cette édition 2010 des «grands anciens» pas encore répertoriés tels que le Franco-Russe Caran d’Ache, le Québécois Joseph Charlebois, le Belgo-Égyptien Kiko ou le Liégeois Marcel Maréchal.

Mais à côté des classiques figurent également des représentants «d’une nouvelle vague» parmi lesquels on retrouve Matthieu Bonhomme, Christian De Metter, Gwen (De Bonneval), Olivier et Jérôme Jouvray, Éric Liberge, Lisa Mandel, Ralph Meyer, Cyril Pedrosa, Sylvain Savoia, Bastien Vives… Sans oublier les «indépendants» tels qu’Alfred, Christopher, Ludovic Debeurme, Gipi, Bruno Heitz, Patrice Killoffer, Linda Medley, Morvandiau, Mezzo, David Prudhomme ou Tom Tirabosco.

Les amateurs de mangas n’ont pas été oubliés non plus. Si la première version de ce dictionnaire, en 1993, comptait 15 titres mangas, l’édition 2010 en contient près de 1.500, des grands classiques (Black Jack, Detective Conan, Golgo 13…) aux blockbusters nippons (Deathnote, Fruits basket, Fullmetal alchemist, Satan 666, etc.).

Un cahier central de 96 pages tout en couleur offre par ailleurs un panorama des principaux pays et continents producteurs de bande dessinée. L’occasion par exemple de découvrir la BD africaine ou le manhua chinois…

Ce précieux dico renseigne également sur des termes techniques comme «seinen», «shôjo» ou «shônen».

L’ouvrage s’appuie également sur une importante iconographie, rassemblant plus de 1.200 images (malheureusement en grande partie en noir et blanc).

Un ouvrage destiné «à tous les passionnés… et à ceux qui vont le devenir»!

Christelle

« Dictionnaire mondial de la BD », de Patrick Gaumer, éditions Larousse, 1056 pages, 50,50 €

Cote: 4/5