Bridget Jones en cougar !

BRIDGET_JONES_T3_DOC 145Poids: 446 pages. Situation familiale: veuve. Nombre d’enfants: 2. Nombre de toy boy: 1. Fous rires déclenchés par ce livre: 446 au moins.

Rien de tel que de retrouver une vieille copine emballée sous le sapin! Bridget Jones is back, les filles! Bridget alias @JoneseyBJ. Car désormais, ce qui obsède notre bonne vieille (eh oui, elle est désormais quinqua) Bridget, ce ne sont plus les kilos en trop et les unités d’alcool absorbées mais bien le nombre de poux sur la tête de ses gosses Billy & Mabel et surtout les followers qui la suivent sur Twitter! Dont un en particulier, le jeune Roxter. Exit donc Marc Darcy. Car attention aux choc: dès les premières pages, on découvre que le grand Marc Darcy, avec qui Bridget nous a tenus en haleine depuis les toutes premières pages de son journal, n’est plus. Bridget est veuve. La voilà donc transformée en cougar tombée dans les bras d’un sexy trentenaire. Tout en gérant les frasques de ces amis (des vieilles connaissances à nous aussi: Tom, Jude, Talitha et surtout of course Daniel Cleaver). Et bien sûr les situations incroyables dans lesquelles elle seule a le don de se fourrer. Rien de tel qu’un bon moment en compagnie de la plus truculente des sujets de sa majesté!

Christelle

« Bridget Jones, folle de lui », de Helen Fielding, éditions Albin Michel, 446 pages, 21,50 €

Cote: 4/5

Cocktails & co

« L’amitié est-elle soluble dans le mojito? », s’interroge le quatrième de couverture de ce roman de Madeleine Wickam, pseudonyme utilisé par Sophie Kinsella avant de donner naissance à sa célèbre « Accro du shopping ». Point de  fashionista déjantée ici pourtant, mais bien trois amies, travaillant ensemble dans un magazine féminin, qui se retrouvent une fois par mois dans un bar à cocktails pour refaire le monde. Maggie, la rédactrice en chef, superwoman parfaite en tout sur le point d’accoucher et de s’exiler à la campagne avec sa petite famille. Roxanne, qui vit une histoire d’amour top-secrète avec un mystérieux homme marié. Et la candide Candice, au passé familial compliqué. Lorsque celle-ci retrouve par hasard une copine de classe perdue de vue qui semble ne pas avoir eu beaucoup de chance dans la vie, Candice est prête à tout pour l’aider. Sans se douter que celle-ci n’est peut-être pas aussi bien intentionnée qu’elle… Et que son amitié avec ses trois meilleures copines en est soudain menacée… Le genre de chick litt sans prise de tête… A siroter accompagné d’un bon coktail au bord de la piscine!

Christelle

« Cocktail club », de Madeleine Wickham, éditions Belfond, 296 pages, 20,50 €


De la chick litt pour mère d’ados

 Ne vous laissez pas abuser par le titre: il n’y a point de Kate Middelton dans ce livre! Il est vrai cependant que le destin de l’héroïne tient plus de la parfaite looseuse que du conte de fées! Âgée de 43 ans,  Capucine Guillon, née Poute, est rédactrice de questions pour jeux télévisés et mère célibataire de trois ados d’appartement nés de trois père différents. Ajouter à cela un  irrésistible attrait pour tout ce qu’il faut éviter et un manque cruel de discernement qui la mettent dans des situations  pathétiques. Sans oublier que son ex-mari entend se remarier et voudrait bien dès lors qu’elle cesse d’utiliser son nom de famille, condamnant Capucine à reprendre son nom de jeune fille. Or redevenir une Poute, pour Capucine, il n’en est absolument pas question! La voilà donc en quête d’un nouveau M. Guillon. Reste à savoir pour lequel elle d’entre eux elle craquera: le kiné, le ministre coureur de jupon ou l’hériter des biscuits breton du même nom? Une histoire désopilante et rafraîchissante. De la chick litt pour mère d’ados mal dégrossis !

Christelle

« Tout le monde n’a pas le destin de Kate Middelton », de Fred Ballard, éditions Pygmalion, 306 pages, 16,90 €

Cote: 3/5

Meg Cabot, reine de la chick lit pour ados

Quelle adolescente en quête du Prince Charmant ne connaît pas le nom de Meg Cabot? Traduite dans 37 pays, sa série «Journal d’une princesse» a même été adaptée sur grand écran. Mais parmi la cinquantaine de livres qu’elle a déjà publiés figurent aussi les séries «Missing», à l’origine du feuilleton, «Miss la Gaffe», «The Mediator», et plus récemment «Abandon» et «Les carnets d’Allie». La reine de la chick lit pour ados revient sur les ingrédients de son succès.

Où trouvez-vous l’inspiration pour vos livres?

«L’inspiration peut venir de tellement d’endroits différents! La plupart de mes idées viennent de choses qui me sont arrivées dans la vie de tous les jours. Par exemple, pour la série ‘Insatiable’, l’idée m’est venue quand j’ai trouvé devant ma porte un adorable chiot. Quand j’ai retrouvé son propriétaire, il était si horrible que j’ai pensé qu’il pouvait être un vampire. Le chiot est devenu Jack Bauer, le chien chasseur de vampire dans ‘Insatiable’! Ou encore, j’ai eu l’idée de la série ‘Abandon’ parce qu’à l’époque où j’étais moi-même une jeune lectrice, je suis tombée amoureuse du mythe de Perséphone. Il y a quelque chose de très attirant dans le fait qu’un gars tombe désespérément amoureux d’une jeune fille au point d’être prêt à la kidnapper et permettre à la terre d’être détruite plutôt que de la laisser tomber. Assise en classe, je rêvais que cela m’arrive!»

À quel âge avez-vous commencé à écrire?

«J’ai écrit mon premier livre à l’âge de 7 ans. Cela s’appelait ‘Benny the Puppy’ (Benny le chiot). Je n’ai pourtant jamais pensé qu’en grandissant, je deviendrais un auteur, parce que je n’étais pas brillante à l’école. J’écrivais juste des histoires parce
que j’aimais cela. Je n’ai jamais essayé d’être publiée avant d’avoir 26 ans. Et même à ce moment-là, mes manuscrits ont été refusés durant quatre ans de plus! Mais de toute façon, on n’est pas des billets de 100 $… Tout le monde ne va pas vous aimer! Donc qui se soucie de ce que pensent les autres? Si vous aimez faire quelque chose, continuez à le faire tant que vous y prenez du plaisir!»

Combien de livres avez-vous déjà écrits?

«Si vous incluez ceux qui n’ont pas été publiés et demeurent cachés sous mon lit, probablement 500.»

Quel est votre premier livre à avoir été publié?

«’Where Roses Grow Wild’ (pas traduit en français), publié sous le nom de Patricia Cabot. Cela m’a pris trois ans pour envoyer des lettres tous les jours afin de trouver un agent, et une année à mon agent pour me trouver un éditeur. J’ai toujours un sac de lettres de refus sous mon lit!»

Pourquoi utilisez-vous des pseudos comme Patricia
Cabot et Jenny Carroll?

«Quand j’ai commencé à écrire professionnellement, j’étais publiée par trois éditeurs différents, et donc j’ai pris deux pseudos (Jenny and Patricia). Certains éditeurs ont une clause de non-compétition dans leurs contrats qui veut que l’on ne puisse pas écrire de livre pour d’autres éditeurs tant que l’on écrit pour eux. Vous pouvez vous en sortir en publiant sournoisement sous un autre nom si vous avez désespérément besoin d’argent. Désormais, tous mes livres sont écrits sous le même nom, mon vrai nom, Meg
Cabot.»

Comment est née Mia Thermopolis, l’héroïne du «Journal d’une princesse»?

«L’idée m’est venue quand ma mère a commencé à sortir avec un de mes anciens profs. Cela m’a tout d’abord bouleversée, même si j’étais heureuse pour elle. J’ai donc écrit l’histoire d’une adolescente dont la mère commençait à sortir avec le prof de sa fille. L’histoire n’avait pas vraiment d’action, donc j’y ai enchevêtré le fait que la fille se rende compte que son père est le prince d’un petit pays d’Europe, elle est son unique héritier, et elle doit apprendre à être une princesse. C’est ainsi que Mia est née! J’ai rencontré beaucoup de refus chez les éditeurs et cela a pris du temps avant d’être publié, mais finalement, cela a décollé!»

Et vous en avez vraiment fini avec les histoires de princesse?

«Il se pourrait que j’écrive à nouveau à propos de Michael et Mia un jour. Je dois admettre que voir le mariage royal entre le Prince William et Kate Middleton m’a poussée à m’interroger sur ce à quoi le mariage de Mia ressemblerait… En attendant, les lecteurs peuvent toujours rester en contact avec Mia sur son blog, http://www.miathermopolis.com.»

Et de nouveaux films sont prévus?

«Je ne pense pas. Tous les producteurs sont passés à d’autres projets. Mais il y a eu des rumeurs sur les possibilités de créer une comédie musicale à Broadway. Cela serait fun, non?»

Vous écrivez des histoires fantastiques tout comme de la chick lit. Vous n’avez pas de préférence?

«J’aime toutes les sortes d’histoires et suis incapable d’en choisir une préférée. Quand j’étais jeune, les romances m’ont empêché de devenir incroyablement déprimée à cause du stress de l’école et du quotidien. Maintenant que je suis devenue écrivain, je ne peux juste pas m’imaginer écrire (ou lire) un livre qui n’a pas au moins un élément romantique. Les romances et suspenses romantiques m’ont aidée à m’échapper lorsque ma vie était pire que jamais. Et puis je me suis promis que si jamais je devenais un auteur professionnel, j’écrirais des livres qui donnent aux lecteurs comme moi une évasion ludique de quelque chose d’affreux qu’ils pourraient traverser. C’est ce que j’essaie de faire!»

Christelle

Un air de chick-litt pour l’Odyssée

Les filles seraient-elles toutes des Pénélopes, du nom de l’épouse d’Ulysse qui, dans la mythologie grecque, passa des années à attendre son héros de mari en tissant? Stéphanie, en tout cas, est persuadée d’être frappée par cette malédiction. Si ce n’est qu’elle a troqué sa tapisserie par des séries télé dont elle s’abrutit pour masquer l’absence de Bertrand, son amoureux à elle… Car comme bien d’autres femmes, Stéphanie passe son temps à attendre son homme, scotchée au téléphone, devant « Sex and the city », « Questions pour un champion » et même « Dr Quinn ». C’est dire! Entre deux émissions, Stéphanie bosse sur sa thèse (qui a trait bien sûr à la mythologie) et dans une maison d’édition… Olympus. Sans compter ses nombreuses disputes avec Télémaque, le petit chien que lui a offert son Ulysse à elle. Mais que se passera-t-il si Ulysse dépasse vraiment trop les bornes? Pénélope pourrait alors être tentée de mettre un terme à la malédiction, craquer pour l’un de ses prétendants et chambouler toute l’Odysée! De la bonne chick litt pour la plage! 

Christelle

« Toutes des Pénélopes » de Lisa Klimt, éditions Fleuve Noir, 228 pages, 17 €

Cote: 4/5

Vintage et fantôme dans le dernier Sophie Kinsella

Reine de la chick’ litt’ -comprenez de la littérature pour poulettes-, Sophie Kinsella a délaissé sa très déjantée accro du shopping pour une nouvelle héroïne, Lara, en pleine mauvaise passe. Josh, son fiancé, l’a quittée. Natalie, sa meilleure amie et associée, est partie sans prévenir à l’autre bout de la planète alors que leur agence de recrutement frôle la faillite. Sa très vieille grand-tante, qu’elle a dû voir cinq fois tout au plus, vient de mourir et elle se retrouve obligée d’assister aux funérailles. Et pour courronner le tout, voilà que son imagination se met à lui jouer des tours. Car comment expliquer sinon que le fantôme de cette grande-tante, Sadie, vienne sans cesse lui rendre visite? Sous l’apparence d’une jeune fille tout droit sortie des années vingt, fan de charleston et de soirées cocktail, de belles toilettes et de beaux garçons, cette Sadie est à la recherche d’un de ses colliers et a bien l’intention de hanter sa petite nièce jusqu’à ce que celle-ci parvienne à mettre la main dessus. Histoire d’amour, fantôme et vintage… Certes, l’histoire semble à première vue assez tirée par les cheveux. Mais ses personnages attachants parviennent malgré tout à nous tenir en haleine. Un bon moment de détente pour poulettes!

Christelle

«Très chère Sadie», de Sophie Kinsella, éditions Belfond, collection Mille comédies, 496 pages, 19 €

Cote: 3/5

Pour les confessions de l’auteure, c’est par ici !