Les Beatles au crible

beatlesLa collection « Pour les nuls » lance une nouvelle série « Biographie ». Son but? Entrer dans l’intimité des Grands de ce monde, d’hier ou d’aujourd’hui. Parmi ses sujets d’exploration, de grandes figures, tant historiques et politiques qu’artistique ou intellectuelle. Et parmi les premiers à recevoir les « honneurs » de cette collection: les Beatles. Pour retracer la biographie de John Lennon, Paul McCartney, George Harrisson et Ringo Starr, trois journalistes. Ils nous livrent les secrets de la formation du groupe, ses étapes jusqu’à la gloire, la folie de la Beatlemania, les parcours solo de John, Paul, George et Ringo. On y trouve aussi la vie sentimentale tumultueuse des Fab Four, une discographie exhaustive et plein d’autres anecdotes.

Christelle

« Les Beatles pour les Nuls », de Pierre Mikaïloff, Jean-Eric Perrin, Gilles Verlant, éditions First, 358 pages, 16,95 €

Cote: 3/5

Parcours d’auteur: PHILIPPE DELERM

© Hermance Triay

Nom: Philippe Delerm
Age: 61 ans (27 novembre 1950)
Profession actuelle: écrivain

Quel métier rêviez-vous de faire enfant?
«Je rêvais d’être journaliste sportif. Et assez vite, j’ai voulu devenir champion d’athlétisme, mais c’était un sport amateur à l’époque où j’étais enfant. Je rêvais d’être un grand athlète, même si je n’avais pas les moyens physiques pour cela. Par contre, être spécialiste d’athlétisme de ‘L’équipe’, cela, c’était mon rêve.»

Alliez-vous volontiers à l’école?
«J’y habitais. Mes parents étaient instituteurs et à l’époque les instituteurs habitaient dans l’école. Donc c’est difficile de répondre à cette question parce que c’était ma vie entière. Avant, après. Globalement, j’aimais bien ce lieu. Mais aller en classe, c’était parfois différent. J’étais souvent en classe avec mes parents. En plus, mon père était le directeur de l’école. C’était un petit peu compliqué parce qu’il fallait que je me démarque, que je ne sois pas le fils du dirlo. Donc je faisais peut-être un peu plus de bêtises que ma nature ne m’aurait poussé naturellement à faire pour être un petit peu du mauvais côté. Alors que j’étais plutôt sage, mélancolique et rêveur.»

Vous étiez donc bon élève?
«Oui, mais cela n’a pas duré. J’ai redoublé ma troisième. J’ai eu mon bac, c’était un miracle! Tout ce qui était de l’ordre du langage, c’était bon. Par contre tout ce qui était de l’ordre du raisonnement, la compréhension d’abstraction, là j’ai plus de mal.»

Qu’avez-vous fait comme études?
«J’ai fait des études de lettres. Après mon baccalauréat, j’ai fait un mois de stage comme journaliste au journal France Soir. Et puis l’ambiance ne m’a vraiment pas plu. Je me suis dit qu’il allait me falloir 25 ans pour faire mon trou. Je trouvais les journalistes sportifs un peu frimeurs. Petite voiture décapotable, petite nana. Cela ne m’emballait pas trop cette ambiance-là. Donc à la rentrée, je suis parti en fac de lettres. Et après une licence de lettres, j’ai passé le concours pour être professeur puisque entre temps, j’avais rencontré la femme de ma vie.»

Quels sont les métiers que vous avez exercés?
«Mon premier job d’été, cela a été ce stage. Je n’en ai pas exercé d’autres. Ce n’était pas vraiment dans ma culture familiale. On allait en vacances chez mes grands-parents qui étaient paysans. Les vacances, j’avais ce privilège de pouvoir traînasser tant que je pouvais à bicyclette sur les routes du sud-ouest de la France.»

Vous souvenez-vous de ce que vous avez fait de votre premier salaire?
«En sortant de France Soir, fin juillet, avec mes 690 francs je crois, je suis allé m’acheter -j’étais quand même très coquet!-, deux jeans, deux polos!»

Parcours d’auteur: BARBARA ABEL

© Fabienne Cressens

Nom: Barbara Abel
Age: 43 (1969)
Profession: Écrivain

Quel métier rêviez-vous de faire enfant?
«Je rêvais d’être comédienne.»

Qu’avez-vous fait comme études?
«Philologie romane à l’ULB. Et j’ai suivi des cours de théâtre, depuis l’âge de 15 ans à l’académie d’Etterbeek, puis je suis partie deux ans à Paris.»

Aimiez-vous l’école?
«Oui. Comme tout enfant, je disais non et je préférais les vacances, bien sûr, évidemment, je ne suis pas une extraterrestre ! Mais disons que j’ai des bons souvenirs de l’école.»

Vous étiez bonne élève?
«Très moyenne. Je me suis toujours contentée de faire le minimum pour passer. Je n’ai jamais doublé. Je n’étais pas dans les cancres, et vraiment pas dans les meilleurs non plus.»

Quels métiers avez-vous exercé?
«Serveuse dans les cafés, les restos, femme de ménage, téléphoniste, baby-sitter… J’ai fait des sondages aussi. J’ai travaillé dans des boîtes de nuit…»

Qu’avez-vous fait de votre premier salaire?
«J’ai payé mon loyer. Je me suis installée dans mon premier petit appart, deux pièces mansardées sous le toit d’une maison, et j’ai dû tout de suite trouver un boulot pour payer mon loyer.»

Deux bios de stars

Les éditions Albin Michel viennent de sortir deux biographies de stars. Côté musique d’abord, s’attaquant au parcours hors du commun de Lady Gaga.  Auteur-compositeur-interprète,  la star déjantée au look  improbable enchaîne  les tubes d’années en années. Mais qui se cache vraiment derrière des tenues toujours plus extravagantes et un maquillage outrancier? Comment la jeune Stefani a-t-elle réussi son incroyable ascension? Et pourquoi cherche-t-elle la provocation?, s’interroge l’ouvrage. Côté cinéma ensuite avec la bio de l’idole de nombreuses ados, Robert Pattinson, alias le bel Edward de la saga « Twilight ».  Une bio sous forme d’abécédaire, commençant à la lettre « A » avec « accidents », en référence aux bobos de tournages, et se terminant à « Z » comme « Zac Efron », son prédécesseur semble-t-il dans le cœur des jeunes filles. Entre les deux, on passe notamment par le « F » de fans, le « K » de Kristen Stewart et le « R » de « rencards ». Une manière originale de découvrir les derniers potins concernant le jeune comédien anglais, totalement inconnu jusqu’à son apparition dans le 4ème film de « Harry Potter » en 2005. Sans oublier les nombreuses photos de Rob qui parsème l’ouvrage…

Christelle

« Lady Gaga », d’Emily Herbert, éditions Albin Michel, pages, 236 pages, 10 €

« Robert Pattinson », de Sarah Olivier, éditions Albin Michel, 270 pages, 10 €

Cote: 2/5

Nietzsche en un volume

Le philosophe Michel Onfray et le dessinateur Maximilien Le Roy nous campent le portrait de Friedrich Nietzsche et le fondement de sa philosophie dans un bel album de 126 pages. Les dialogues sont concis mais tout est dit. Ce qui ne l’est pas est dessiné. Les auteurs osent les dessins vierges de tout texte. Une image vaut parfois bien plus que de longs discours, comme le dit l’adage. Nietsche, révélé à lui-même par la lecture de Schopenhauer, était en avance sur son temps. Il le savait et disait d’ailleurs qu’il faudrait attendre l’an 2000 pour que ses livres soient lus. Ce penseur révolutionnaire mena une existence faite de souffrances. Ses écrits bousculent les modes de penser de l’époque. Les mentalités ne sont pas prêtes à recevoir ses idées. Rien d’étonnant donc à ce que ce grand philosophe ne soit pas (ou presque pas) lu de son vivant. A peine quarante exemplaires d’«Ainsi parla Zarathoustra» furent tirés. Sept furent écoulés. Nietzsche les avait offerts. Avide de liberté, Nietzsche est à la recherche d’absolu. Sa théorie de l’éternel retour appelle à aimer son destin quel qu’il soit. Les dix dernières années de son existence, le philosophe sombre dans la folie. Certaines de ses œuvres commencent à être lues. Sa sœur, qui deviendra une amie proche d’Hitler, reprend en main les affaires de son frère décédé. Elle n’hésite pas à dénaturer sa pensée, à faire passer Friedrich pour un antisémite, partisan de la brutalité et du mépris de la piété. Elle ira même jusqu’à publier des faux. Dans cet album très riche, Onfray et Leroy rendent en quelque sorte justice à un homme dont l’image fut écornée de décennies durant.

Anne-Sophie 

«Nietzsche. Se créer liberté», d’Onfray et Le Roy, éditions Le Lombard, 128 pages, 19 €

 Cote : 4/5

Paul Van Himst se confie

Aujourd’hui âgé de 66 ans, Paul Van Himst, qui a été l’un des meilleurs footballeurs belges du XXe siècle, livre ses confidences dans un ouvrage. Après «Monsieur Football», publié par Paul Van Himst en… 1971, voici donc un second livre dans lequel celui qu’on surnomme «le Pelé blanc» raconte sa vie. Il y est d’ailleurs question de toute sa vie, «pas rien que le joueur de football, mais aussi l’homme». Cet authentique Brusseleer, affable gentleman qui reçut quatre Souliers d’or, y parle donc aussi de son amitié avec Eddy Merckx, et même de son expérience au cinéma aux côtés de Sylvester Stallone. Un livre pour amateurs de football!

«Confidences», de Paul Van Himst, éditions Luc Pire, 256 pages, 25 €

Cote: 2/5

Le vrai Sherlock Holmes

Le docteur Joseph Bell. Le nom ne dit plus grand chose aujourd’hui, à part peut-être aux férus d’histoire de la médecine. C’est pourtant à cet éminent chirurgien, qui enseigna la médecine à l’Université d’Édimbourg, que l’on doit le personnage de Sherlock Holmes, comme l’avoue d’ailleurs Arthur Conan Doyle à son ancien professeur et mentor dans une lettre, en 1892. Réputé pour ses fabuleux pouvoirs d’observation, le Dr Joe Bell est en effet le père de la «méthode déductive» qui sera la signature de Sherlock Holmes et la source de la fascination exercée par le célèbre détective sur des générations de lecteurs à travers le monde entier. Le Dr Joseph Bell avait recours à ses fameuses déductions qui éblouissaient tant Conan Doyle  tant pour établir un diagnostic que pour résoudre les affaires criminelles qu’allait lui confier plus tard ScotlandYard… dont le mystère de Jack L’Eventreur. Une biographie captivante.

Christelle

«L’homme qui était Sherlock Holmes – Une biographie du Dr Joe Bell», de Ely M. Liebow, éditions Baker Street, 352 pages, 21 €

Cote: 3/5