Cap sur l’Europe

Le tome 5 d’Autre-Monde met enfin le cap sur l’Europe que la Grande Tempête n’a pas non plus épargnée. Les Cyniks y sont appelés Ozdults, mais n’en sont pas moins cyniques, bien au contraire… L’Alliance des trois -Matt, Ambre et Tobias- accompagnée de Pans et de Kloropanphylles débarque donc sur le vieux continent, dans l’espoir de réunir les Cœurs de la Terre, seul espoir face à la menace grandissante d’Entropia qui n’a pas dit son dernier mot. Vous espériez que la fée Faustine rendrait Maxime Chattam moins… psychopathe? Que nenni! L’auteur ne semble pas avoir peur de laisser ses fans dans un suspense haletant. « Le pire reste à venir » même nous dit-il! Mais pour les plus intrépides prêts à encourir le risque de se faire zigouiller par l’auteur dans le prochain tome, le concours pour devenir un Pan reste d’actualité. Et pour ceux qui n’auraient pas encore découvert la saga, sachez que le tome 1 vient de paraître en Livre de Poche.

Christelle

« Autre-Monde – Tome 5 – Oz », de Maxime Chattam, éditions Albin Michel, 414 pages, 20 €

Cote: 4/5

Maxime Chattam renoue avec les thrillers

© Richard Dumas

Marquant une pause dans sa série fantastique «Autre-Monde», Maxime Chattam revient avec un nouveau thriller palpitant qui nous plonge dans les coulisses de l’Exposition universelle de 1900, entre monstre légendaire et le fantasme de maîtriser le temps.

Votre héros, Guy de Timée, est écrivain comme vous. Vous avez beaucoup d’autres points communs?
«Oui, pas mal! D’abord son nom puisque Guy est mon second prénom. Et le Timée de Platon, c’est le dialogue où Platon parle de la pluralité. Je me retrouve assez en lui dans son processus de création des personnages. C’était un moyen finalement de parler de la littérature, de la création littéraire au travers d’un romancier qui a mené une enquête. Son processus pour essayer de comprendre le tueur est quelque chose que je fais moi aussi quand je prépare un roman. En revanche, il y a des choses pour lesquelles je ne me retrouve pas du tout en lui, et c’est volontaire. Ce n’est pas mon double non plus. C’était important pour moi de le faire écrire des satires sociales, qu’il ne soit pas heureux. La rançon de son succès lui impose tout le temps la même chose, là où justement moi je me permets de m’amuser, au sein même des thrillers où je change un peu d’univers à chaque fois, et où je me permets même des ‘Autre-monde’. Je trouvais amusant de le faire fuir tout cela pour lui faire écrire un roman policier. Ce qui moi m’équilibre pouvait peut-être l’équilibrer lui!»

Il essaie d’imiter Conan Doyle. C’est aussi un modèle pour vous?
«Oui, dans sa façon de raconter son histoire, de surprendre le lecteur à la fin, d’avoir un personnage très fort. Par moments, Guy a lui aussi ce côté presque agaçant de toujours savoir, un peu à la Sherlock Holmes. Donc c’était mon Sherlock Holmes à moi. Sauf qu’à la place de son faire-valoir qui est Watson, je voulais plutôt un personnage qui lui servait d’alter ego, qu’il trouve en Faustine mais aussi en Perotti, chacun à sa manière. Perotti avec son côté masculin, Faustine avec sa vision féminine, son instinct. Je suis un grand fan de Conan Doyle, dans tout ce qu’il a fait, pas seulement Sherlock Holmes. Il est une grande référence pour moi.»

Mais rassurez-nous, vous n’avez pas besoin, vous, pour écrire, de vous confronter avec la mort, de vous imprégner de la violence, du sang…
«Non, heureusement! Et en même temps, j’ai quand même dû faire des études de criminologie pour parler de ces sujets-là!»

Ce thriller, c’est aussi une balade dans les coulisses de l’Expo universelle de 1900. Cela vous a demandé beaucoup de recherches?
«Oui. J’ai vraiment voulu m’immerger complètement pour retranscrire cela avec mes mots mais tout en restant fidèle dans le moindre détail à la réalité. Et tout ce qui est écrit dans le livre a existé. La rue Monjol, les attractions que je décris de l’Exposition universelle, le grand bateau, les grandes peintures qui défilent… Tout cela est vrai dans les moindres détails.»

Vous auriez aimé vivre à cette époque ? Quels personnages auriez-vous aimé côtoyer?
«Oui, j’aurais adoré vivre à la fin du 19e pour rencontrer Darwin, Conan Doyle, Jules Verne, ou encore Churchill enfant… Certains horlogers aussi: je suis un fan de montres. Il y a des tas de personnages que j’aurais adoré rencontrer, les voir vivre.»

Situer votre thriller à cette époque, cela vous prive de toutes les techniques modernes, comme l’ADN.
«C’était frustrant et en même temps intéressant. Cela me lançait le défi de pimenter mon récit avec des techniques qui seraient contemporaines de cette époque-là. Et il fallait que ce soit en rapport avec un romancier, la création, l’écriture. Je suis donc parvenu à deux éléments que je pouvais utiliser. Le premier, c’est la graphologie. Cela colle avec ce personnage qui écrit à la main, est passionné de mots, de calligraphie, de tout ce qui va avec. C’est une méthode quasi scientifique donc très intéressante. Le second élément dont je pouvais me servir était celui de la projection créative, ce qu’on appelle aujourd’hui le profiling. On cherche à faire parler des faits, à les étudier dans les moindres détails pour comprendre la personnalité qui en est responsable. C’est finalement ce que fait un romancier quand il crée un personnage.»

Vous avez déjà assisté à des séances de spiritisme?
«Oui, énormément quand j’étais adolescent. Moins après, mais j’ai toujours trouvé cela intéressant. J’avais envie de m’amuser avec ce contexte-là, un peu ésotérique. Je trouvais qu’un roman qui se situait en 1900 devait absolument jouer avec les codes du fantastique, les codes du gothique, et les codes du roman policier qui sont des littératures nées à cette époque.»

Vous croyez aux fantômes?
«Pas vraiment, non. Je suis très cartésien au contraire. En revanche, je trouve cela amusant d’essayer de leur donner une explication rationnelle et de jouer avec cela.»

« Léviatemps » fait référence au monstre légendaire mais aussi au temps. La maîtrise du temps, c’est un fantasme?
«Cette créature mythologique qui vit dans les abysses de chacun, c’est un peu notre part d’ombre sous forme d’entité. Mais c’est aussi le Léviathan industriel qui est en train de se mettre en place à cette époque-là, c’est le Léviathan historique, politique, c’est la ville de Paris. Et en même temps, je pense que tout ce qui motive un individu dans cette notion, dans ses fantasmes, est lié à ses peurs de vivre et à ses peurs de mourir, donc au temps. Il y a donc l’équation entre le Léviathan et le temps, parce que l’un nourrit forcément l’autre. Je devais faire un jeu de mot avec cela.»

Hubris, c’est votre Jack l’Eventreur à vous?
«Oui, je fais en effet des références à Jack l’Eventreur. Il y a d’ailleurs un clin d’œil, une question qui est posée: est-ce que ce n’est pas lui qui sévissait déjà à l’époque, en Angleterre?»

Vous avez déjà commencé votre prochain thriller?
«Oui, il y aura une suite et fin à ‘Léviatemps’. Ce thriller n’appelle pas de suite parce qu’il y a une vraie fin. Mais le deuxième tome permettra de revoir cette fin sous un autre jour et de se rendre compte que tout n’est peut-être pas aussi simple que ce que pouvait laisser croire le premier tome…»

Vos héros d’Autre-Monde ne vous manquent pas?
«Si, pas mal, c’est vrai! Mais en même temps, je sais que je vais les retrouver bientôt. Je pense que d’ici janvier, je vais rattaquer la suite. Cela laisse le temps aux idées que j’avais de mûrir avant de reprendre. J’ai déjà scénarisé toute la série. Donc ce n’est pas plus mal de laisser du temps. Cela me permet de me demander si j’ai vraiment envie que cela se passe comme cela. Pour l’instant cela n’a pas changé mais… Je suis impatient de les retrouver, c’est vrai.»

Il n’y pas pour l’instant de projets d’adaptation au cinéma de prévus?
«Cela pourrait, si un jour un producteur s’y intéresse, pourquoi pas…»

Christelle

En quelques lignes
Romancier à succès du Paris de la fin du 19e siècle, Guy de Timée décide de plaquer femme et enfant pour se confronter à la violence, au sang et à la mort. Espérant de la sorte trouver matière à un roman policier comme ceux de ce Conan Doyle qu’il admire, il s’installe dans le grenier d’une maison close. Cette mort qu’il désire tant approcher, il ne va pas tarder à la côtoyer. Milaine, l’une des jeunes prostituées, est retrouvée assassinée dans des circonstances particulièrement étranges. Un crime que la police entend bien étouffer alors que s’ouvre à Paris l’Exposition universelle. Guy va donc mener sa propre enquête, aidé de Faustine, une mystérieuse courtisane, et de Marcel Perotti, un jeune inspecteur amoureux de la victime. Et si Milaine n’était pas la première? Et si un monstre rôdait vraiment dans les rues de la capitale? En maître incontestable du suspense, Maxime Chattam nous balade dans le Paris de 1900 et les coulisses de l’Exposition universelle, ajoutant à l’intrigue une petite touche d’ésothérisme, tout en s’intéressant à ce secret qui fascine l’homme depuis la naissance de la civilisation, à savoir la maîtrise du temps.

«Léviatemps», de Maxime Chattam, éditions Albin Michel, 443 pages, 22 €

Cote: 4/5

L’Autre-Monde de Maxime Chattam livre ses secrets!

© Richard Dumas

Les éléments du puzzle mis en place par Maxime Chattam dans les deux précédents tomes de son épopée «Autre-Monde» s’emboîtent enfin! Troisième volet de la série, «Le Cœur de la Terre» vient clore le premier cycle. Quatre nouveaux tomes suivront! Maxime Chattam nous livre quelques secrets sur cette épopée fantastique palpitante!

Le Cœur de la Terre clôt le premier cycle de l’Autre-Monde. Mais on retrouvera Ambre, Matt et Tobias et les autres personnages?
«Oui. Il y aura encore quatre tomes derrière. Il y en aura donc sept en tout pour découvrir ce qu’il en est réellement de ce nouveau Autre-Monde. Mais il y aura une fin totale dans le tome 7 où l’on découvrira tous les tenants et les aboutissants d’Autre-Monde.»

Quelles facettes de cet ‘Autre-Monde’ explorerez-vous dans les prochains livres?
«Je ne peux pas trop vous en dire… Mais on ne va pas tarder à voir les personnages passer de l’autre côté de l’Océan et découvrir ce qu’il est advenu de l’Europe suite à la tempête. L’un des tomes sera quasiment un huis clos dans un château. On va suivre les pérégrinations des personnages pour voir ce qui s’est passé dans le monde entier. Le dernier tome se clôturera dans un autre pays, sur un autre continent mais je ne vous en dirai pas plus!»

Cet ‘Autre-Monde’ est né dans votre imagination il y a longtemps.
«Oui, cela fait un bout de temps que je pensais écrire une série qui tiendrait du roman d’aventure, de fantaisie. Mais je le remettais toujours plus tard. À un moment j’ai arrêté d’attendre, me disant qu’entre deux thrillers, je pouvais bien m’accorder cette petite pause récréative. J’ai donc pris le temps de structurer le récit. Au départ, il devait être une trilogie, mais au cours de l’écriture du tome 1, j’ai trouvé qu’il y avait trop de choses à dire. J’ai donc modifié légèrement le découpage pour en faire sept. J’ai gardé la première partie de l’histoire dans les trois tomes que j’avais prévus pour la trilogie numéro 1. Mais pour les autres choses dont j’avais envie de parler, plutôt que de faire un grand fourre-tout dans les trois bouquins, j’ai préféré prendre le temps pour développer chaque fois un aspect particulier de l’Autre-Monde.»

Entre-temps, vous pourriez continuer à écrire d’autres thrillers ou bien raconterez-vous tout l’Autre-Monde d’abord?
«Non, je continue les thrillers! Je viens d’en terminer un et je vais enchaîner directement un thriller en deux parties. L’an prochain, je réattaquerai ‘Autre-Monde’. J’écrirai le tome 4 en même temps que le tome 5. C’est pour cela qu’il y aura un écart assez grand entre le tome 3 et le tome 4 qui ne devrait pas sortir avant Noël 2011!»

Vos personnages sont nés comment?
«De plusieurs envies! Dans un premier temps, il me semblait évident pour un roman d’aventures d’avoir le trio de base des contes légendes. Depuis des siècles et des siècles, les grands récits se racontent toujours avec trois personnages principaux. Il y a toujours un héros, le faire-valoir du héros mais sans lequel le héros ne serait rien, et puis il y a le personnage de sexe opposé qui permet éventuellement de lier une histoire amoureuse avec le héros ou de créer un triangle amoureux. La légende d’Arthur avec Lancelot et Guenièvre en est un exemple. Celui qu’on appelle le père du roman moderne, Mark Twain, avait fait la même chose avec Tom Sawyer, Huckleberry Finn et Becky. C’est le cas aussi dans Harry Potter. Donc cela me semblait évident qu’il y aurait trois personnages. Restait ensuite à les caractériser. J’ai donc pris différents aspects de ce que je suis que j’ai poussé au maximum en essayant de voir ce que je pouvais y greffer pour singulariser encore plus chaque personnage. C’est comme cela que tout s’est construit.»

© Richard Dumas

Matt, c’est un peu vous ados alors?
«Un petit peu, mais de la même manière que Tobias est un peu moi aussi et Ambre d’une certaine manière aussi. C’est un petit mélange. Après, je vous mets au défi de trouver les aspects qui sont personnels et ceux qui ne le sont pas!»

Vous vous voyez plutôt Pan, Cynik ou Glouton?
«Je suis un peu de tout je crois puisque j’écris le livre, même si je me sens plus proche des Pans, c’est évident! Ce qui est finalement intéressant, ce sont les excès des uns des autres, de voir que l’on peut considérer que les Pans sont finalement les adultes. Une des questions qui sous-tend ‘Autre-Monde’, c’est de savoir ce qu’est la maturité. Peut-on considérer les adultes dans le monde dans lequel on vit comme particulièrement matures quand on voit les décisions qu’on prend et à quoi ressemble le monde? Et quand on entend parfois la vérité sortir de la bouche des enfants, il y a de quoi se poser des questions! Maintenant, plus le temps passe et plus je suis un adulte, avec une dose de cynisme! Mais ce qui m’intéressait chez les adultes, c’était montrer à quel point l’ignorance est le terreau de l’extrémisme et donc de la barbarie.»

On peut donc y voir un parallèle avec le terrorisme qu’on vit aujourd’hui.
«Oui, cela fait échos à la situation qu’on vit aujourd’hui avec les histoires de terrorisme entre autres. C’est un moyen de montrer qu’une coquille vide se remplit très facilement et peut-être encore plus facilement de choses obscures et dangereuses donc il faut faire attention. Ces enfants qui sont en quête sans cesse de savoir et explorent le monde pour comprendre sont plutôt dans une logique de curiosité et par conséquence sont plus équilibrés que les adultes ne le sont. Le message est donc soyons plus curieux, plus tolérants, moins sûrs de nous et peut-être que l’on sera plus équilibré.»

Comment sont nés Malronce et le Raupéroden?
«J’avais envie de raconter un roman d’aventures, un grand divertissement, mais en même temps que ce soit aussi une réflexion sur l’humanité et sur l’homme. Je me suis inspiré aussi du ‘Banquet’ de Platon, du ‘Paradis perdu’ de Milton. Et puis de la psychanalyse en général en m’intéressant au rôle de parents et au rapport qu’on a avec ses parents quand on est un enfant, puis quand on grandit. Il me semblait qu’il y avait une corrélation entre le thème fort -à savoir la Terre qui se rebiffe face à ses enfants que sont les hommes parce qu’ils ont cessé d’être respectueux envers leur propre mère nourricière. Je trouvais que c’était intéressant de renvoyer le problème à une échelle moindre, pour peut-être essayer de trouver des débuts de solutions.»

Si vous étiez un Pan, quelle serait votre altération?
«(rires) Peut-être la rapidité, car je suis toujours en train de faire plusieurs choses en même temps! Ou plutôt le don d’ubiquité. Je pense que la capacité de me dédoubler serait proche de ce dont j’ai besoin parfois!»

Vous avez un chien?
«Oui, j’en ai plusieurs, mais il y en a un qui ressemble beaucoup à Plume!»

L’amitié, comme celle entre Tobias, Matt et Ambre, est un élément important. Dans votre vie aussi?
«Oui, je suis très proche de certains de mes amis, et ce côté ‘à la vie à la mort’ est quelque chose qui me parle, qui me touche.»

L’environnement est un sujet qui vous préoccupe?
«Disons que je me pose des questions sur le monde dans lequel on vit et celui que l’on va léguer aux générations qui viennent. Je ne dirais pas que je suis quelqu’un d’écolo, ce n’est pas vrai. J’aime par exemple les belles voitures, un peu polluantes. Je n’ai pas mauvaise conscience. Je ne suis pas extrémiste dans l’écologie. Il faut arrêter de culpabiliser les citoyens, quand on voit que l’activité des citoyens aujourd’hui représente quelque chose comme 8% à peine de la pollution réelle. C’est l’industrie qui cause de gros problèmes.»

Un film pourrait voir le jour?
«Non, il n’y a pas de film prévu.»

L’Autre-Monde se prolonge sur un site internet, avec en bonus une carte de cet Autre-Monde notamment. Il y a beaucoup de documents sur lesquels vous vous appuyez pour écrire?
«Oui, je fais en général des croquis systématiques de tous les lieux importants où mes personnages se rendent. Je prends beaucoup de notes sur tout ce qui se passe, tout ce qu’ils disent, tout ce qu’ils sont, de manière à ce qu’il n’y ait pas d’incohérence dans le récit. Et puis j’avoue que j’aime bien crayonner!»

Christelle

/// www.versunautremonde.com

En quelques lignes

LE COEUR DE LA TERRE

Alors que Tobias a disparu dans les entrailles du Raupéroden, Malronce et ses armées d’adultes, les Cyniks, se préparent à livrer une guerre inégale et sans merci aux enfants, rebaptisés «Pans». Matt et Ambre, qui ont découvert dans le tome précédent les sombres projets de la reine des Cyniks, retournent à Eden, la cité des Pans, pour avertir le conseil de la ville de l’imminence d’une invasion. Les Pans n’ont plus le choix: il leur faudra se battre pour assurer la survie des enfants et l’avenir de cette étrange planète. Épreuve ultime d’une longue quête, on suit ces jeunes héros attachants à travers leurs nouvelles péripéties et leur apprentissage de la vie, mais aussi de la politique et de la guerre. De quoi revoir notre propre rapport à la nature.

«Autre-Monde tome 3 – Le Cœur de la Terre» de Maxime Chattam, éditions Albin Michel, 473 pages, 20 €

Cote: 5/5

 

Et pour la critique de « Autre Monde, tome 4, Entropia », c’est par ici !

 

L’Autre-Monde de Maxime Chattam livre enfin ses secrets !

Tous les éléments du puzzle mis en place par Maxime Chattam dans les deux précédents tomes de son épopée « Autre-monde » s’emboitent enfin! Dans « Le Coeur de la Terre », troisième volet de la série qui vient clore le premier cycle, cet Autre-Monde nous révèle tous ses secrets… ou presque (car quatre nouveaux tomes suivront!) Alors que Tobias a disparu dans les entrailles du Raupéroden, Malronce et ses armées d’adultes, les Cyniks, se préparent à livrer une guerre inégale et sans merci aux enfants, rebaptisés « Pans ». Matt et Ambre, qui ont découvert dans le tome précédent les sombres projets de la reine des Cyniks, retournent à Eden, la cité des Pans, pour avertir le conseil de la ville de l’imminence d’une invasion. Les Pans n’ont plus le choix : il leur faudra se battre pour assurer la survie des enfants et l’avenir de cette étrange planète. Epreuve ultime d’une longue quête, on suit ces jeunes héros attachants à travers leurs nouvelles péripéties et leur apprentissage de la vie, mais aussi de la politique et de la guerre. De quoi revoir notre propre rapport à la nature. Une épopée fantastique palpitante dont on attend avec impatience le prochain cycle! Et pourquoi pas un film?

Christelle

« Autre-Monde tome 3 – Le Coeur de la Terre » de Maxime Chattam, éditions Albin Michel, 473 pages, 20 €

Cote: 5/5

Pour ceux qui aurait manqué les deux premiers volumes, petit rattrapage ici:

………… et ici!

L’interview de Maxime Chattam à lire prochainement sur Clair de plume!

www.versunautremonde.com