L’insidieux plastique

Inquiétante enquête dédiée au plastique que celle que nous livrent Werner Boote, documentariste autrichien, et Gerhard Pretting, journaliste scientifique. Le plastique, fabuleuse invention, s’est imposé comme un incontournable en à peine 100 ans. Aujourd’hui on le retrouve absolument partout : dans les biberons de nos bébés, dans les cartables de nos enfants, dans nos ordinateurs, nos emballages alimentaires, nos meubles, … et même dans notre sang. Du rêve et des promesses qu’évoquait le plastique à ses débuts, on bascule vers le cauchemar. Actuellement, ce ne sont pas moins de 260 millions de tonnes de plastique qui sont produites annuellement, soit 30 kilos par personne. Un chiffre affolant… tant en matière d’environnement que de santé ! Depuis près de vingt ans, l’on sait que le plastique libère, suite à un changement de température par exemple, du bisphénol A et des phtalates, provoquant problèmes hormonaux et stérilité. Une problématique qui, de par ses enjeux économiques notamment, n’est encore que trop peu jetée sur le place publique.

Anne-Sophie

« Plastic Planet. La face cachée des matières synthétiques », de Werner Boote et Gerhard Pretting, éditions Actes Sud, 256 pages, 18 euros

Cote: 4/5

L’amitié à tout prix

Avec « Trois jours en été », Bastien Quignon signe un premier album consacré à l’adolescence et ses rites initiatiques. Bien plus que la thématique, c’est le crayonné de l’auteur qui a attisé notre intérêt. Du délicat dessin au crayon gras se dégage l’atmosphère évanescente des jours d’été où à l’écrasante chaleur se mêle l’ennui de journées peu actives. Gaël a 11 ans, Alban en a 15. C’est l’été et les deux gamins se retrouvent livrés à eux-mêmes. En permanence, l’aîné entraîne le cadet, teste, non sans perversité, ses limites, le met à l’épreuve, le brime. Jusqu’où ira Gaël pour plaire à son ami. Qu’est-il prêt à endurer pour préserver leur amitié ? Une chronique émouvante d’un âge parfois cruel.

Anne-Sophie

« Trois jours en été », de Bastien Quignon, éditions Actes Sud – L’An 2, 96 pages, 19,50 €

Cote : 3/5