Autopsie d’un bonheur familial

© Thierry Rateau

© Thierry Rateau

Avec son premier roman à l’héroïne attachante, Julie Gouazé nous plonge au cœur de relations familiales compliquées. Rencontre avec une auteure pétillante.

C’est votre premier roman. Qu’est-ce qui vous a donné envie de vous lancer dans l’écriture?

«J’ai toujours un peu écrit. Des petits textes. Celui –là a commencé pareil. Je ne peux donc pas dire que ce livre a été le commencement de quelque chose. C’est vraiment au bout d’un moment, quand il a commencé à prendre de l’ampleur, que je me suis dit qu’il pouvait éventuellement se transformer en livre. »

L’histoire  vous est venue comment?

«J’ai beaucoup puisé dans mon histoire, celle de mes proches, pour le point de départ de ce livre. On est toujours un peu cannibale dans ces cas-là !»

Quelle part de vous avez-vous mis dans les personnages justement?

«Louise est très proche de moi. Une sœur jumelle presque !»

Et le choix du prénom?

«Ouille. Peut-être parce que le cousin de mon père s’appelait Louis, et que c’était une belle personne. Que c’était une manière de lui rendre hommage. C’est un prénom que j’aime beaucoup, que je trouve très doux.»

Vous connaissiez l’histoire en commençant à écrire?

«J’avais le début et la fin. Je savais comment j’allais commencer et comment cela allait terminer. Après, j’ai rempli par le milieu. J’avais tous mes personnages, mais le fil de l’histoire a été construit au fur et à mesure.»

Il y a aussi beaucoup de références musicales.

«Oui. Là aussi, j’ai beaucoup puisé chez moi. La culture musicale que moi j’ai, et celle de Louise, c’est un mélange entre la culture musicale qu’écoutait les jeunes à ce moment-là et  puis des artistes plus âgés de la génération précédente.»

Vous avez opté pour un titre court.

«Mon document de travail s’appelait Louise. Quand je l’ai envoyé à mon futur éditeur, il s’appelait Louise.doc. Je n’avais pas pensé au titre. Il a été évident tout de suite pour lui que c’était ce titre-là et pas un autre. J’avais pensé plus tard à des choses hallucinantes comme ‘vodka, mandale et court-bouillon’. Je me suis fait remballée!»

Trouver un éditeur, cela a été facile?

«J’ai eu de la chance, oui. Cela fait quelques années que je travaille dans le milieu de l’édition. Je suis lectrice. Donc je sais le parcours du combattant que cela peut être parfois. Et là, cela ne l’a pas été. Je pense que j’étais au bon endroit au bon moment.»

Vous travaillez déjà sur un prochain roman?

«J’ai déjà commencé à écrire des petites choses mais il faut que je redescende sur terre je crois avant de pouvoir vraiment recommencer à écrire. Là je suis sur mon petit nuage!»

Faire la rentrée littéraire, cela met la pression?

«Non. C’est une très belle aventure. Mais rien que le fait que ‘Louise’ ait été publié, c’est déjà merveilleux. C’est déjà une victoire. Tout ce qui peut se passer maintenant, ce serait que du plus. Il fait partie de la rentrée littéraire à côté des grands et je crois que ‘Louise’ s’y trouve bien.»

Christelle

louiseEN QUELQUES LIGNES

Portrait d’une famille, portait d’une époque. À travers sa jeune héroïne, Louise, l’auteure décortique ici aussi des relations familiales compliquées. Il y a Louise donc. Sa grande sœur, Alice, de dix ans son aînée, qu’elle a toujours idolâtré. Mais aujourd’hui, son icône est devenue alcoolique, et a quitté son mari, en emportant leur fils. Et puis, il y a les parents, Roger et Marie, qui tentent de faire de leur mieux, tout en les noyant dans un trop plein d’amour. Un premier roman à la plume affûtée pour cette trentenaire prometteuse.

«Louise», de Julie Gouazé, éditions Léo Scheer, 162 pages, 18 €

Cote : 3/5

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