Même pas peur!

teddyVotre bout de chou a peur du noir ou du grand méchant loup? Et si vous adoptiez un monstre? Dessinés par des enfants, ces sept adorables balafrés colorés et aromatisés -made in Belgium qui plus est- ont un pouvoir magique: celui de faire peur… aux peurs !

Il y a Skully, à qui le noir ne fait même pas peur.  Mummy, que les vieilles skullysorcières n’effraient pas.  Ginger est insensible aux affreux fantômes. Zoombie, lui, fait peur aux vilains monstres. Et puis il y a Hammer, qui ne craint pas les grosses catastrophes. Oswald, sur qui les zoombieméchants microbes n’ont aucune prise. Et enfin, le super-monstre, baptisé Teddy, qui n’a même pas peur… tout court!

mummyAu total, sept totems joliment affreux pour faire peur à toutes les frayeurs que l’imagination fertile des bambins entre 3 et 12 ans peut créer.

Avec son sourire édenté, sa couleur grenadine  et sa taille parfaite pour hammerêtre serré très fort dans les bras, Zoombie, par exemple, aide les plus petits à affronter la peur des animaux (domestiques ou sauvages) , la phobie des insectes (comme les araignées) ainsi que la peur de créatures imaginaires aussi terrifiantes que les vampires et les loups garous. Hammer, avec ses grands yeux ronds et sa couleur vert d’eau, vient, lui, à la rescousse en cas de peur du tonnerre, mais aussi de l’avion et des transports, voire du mal du voyage. Très utile donc en cette période oswaldestivale!

Les parents les trouvent parfois hideux. Mais les enfants, eux, comprennent tout de suite que  «pour faire peur à un monstre, il faut un gentil monstre», comme nous l’explique Gauthier Bribosia, le «papa» de ces Fear Hunters, puisque tel est leur nom. Ou plus exactement le papa de leurs deux concepteurs. Car ces «chasseurs de peur» ont en réalité été dessinés par ses deux garçons d’alors 7 et 11 ans, un après-midi de vacances.  Avant que leur grand-maman ne donne un vrai visage à leurs gingeresquisses!

«Beaucoup de mamans sont inquiètes parce qu’elles voient des balafres et des cicatrices et se disent que cela va faire peur à leur enfant. Or ce n’est pas le cas», poursuit Gauthier Bribosia. «La psyché des enfants est très différente de la nôtre. Ils sont beaucoup plus dans la spontanéité.  Il n’y a qu’à voir comment la plupart des enfants sont fiers de leurs cicatrices. Ou Harry Potter!»

S’approprier le pouvoir du personnage

En grandissant, les enfants doivent appréhender différentes peurs. La première à laquelle ils sont généralement confrontés, vers l’âge de deux ou trois ans, est la peur du noir.  «La peur du noir, c’est la symbolisation de la séparation», explique Gauthier Bribosia. «Il y a un moment où l’enfant prend conscience que son corps est distinct de celui de sa mère et de son père. Cela crée une angoisse de séparation. C’est une étape inévitable. Pour se rassurer, l’enfant a souvent besoin d’un objet transitionnel, le doudou.»

D’accord, mais qu’est-ce que ces peluches  ont de plus qu’un simple doudou, si ce n’est une forme bizarroïde, vous demandez-vous? C’est simple : ils ont été recousus!

«Ils sont tous un peu différents, mais il y a une norme, c’est qu’ils ont été recousus», répond le concepteur des Fear Hunters. Comprenez : ils ont eu des bobos et ont été rafistolés.  «C’est un peu le concept du doudou qui a été réparé parce que l’enfant ne veut pas se séparer de lui. Et en même temps, c’est la marque d’une blessure, mais qui est passée, qui a été surmontée.»

À eux sept, ces personnages bizarroïdes couvrent donc l’ensemble des grandes catégories de peurs qu’un enfant va rencontrer entre 3 et 12 ans. «Ces personnages n’ont pas peur de ces phénomènes. Ils vont donc servir de vecteurs transitionnels pour les enfants qui vont pouvoir s’approprier le pouvoir du personnage. Jusqu’à ce qu’ils développent leurs ressources qui vont leur permettre de ne plus avoir besoin de leur copain».

Terreur à la CaveDes livres et des fragrances

Ces «Fear Hunters» sont en outre devenus les vedettes de contes, imaginés eux aussi spécialement pour vaincre une angoisse bien précise. Les trois livres déjà parus traitent de la peur du noir, de celle des catastrophes naturelles et la peur des monstres. Le quatrième épisode traitera lui de la peur des microbes, et sortira à l’automne.

«Nous avons voulu couvrir toutes ces peurs  de manière drôles, légères,… C’est pourquoi on les a accompagnées d’une histoire», raconte encore Gauthier Bribosia. «Les histoires sont forcément celles de ces personnages. Elles sont surtout scénarisées avec Diane Drory, une pédothérapeute belge spécialisée dans la petite enfance, avec une très grande expérience. C’est donc  ‘validé’ par une professionnelle. Ce n’est pas n’importe quoi ce qu’on raconte!», rassure-t-il!

Les parents les plus curieux trouveront en plus, à la fin des ouvrages, quelques informations pratiques sur la thématique abordée par le conte et sur les peurs en général.

aromasLa dernière petite touche pour faire peur aux peurs -et cela, c’est l’élément magique, nous confie le papa des Fear Hunters-, c’est le spray aux huiles essentielles qui fait échos à chaque personnage. «On va utiliser des plantes qui rappelleront tantôt la couleur, tantôt le pouvoir du personnage. Ils vont apporter l’effet que le personnage apporterait pour conforter l’enfant», explique-t-il.

Chacune des plantes a donc été étudiées sur base de ses vertus médicinales. «On sait que la lavande est anxiolytique, l’eucalyptus est bronchodilatateur, donc va permettre une meilleure respiration, etc. Et puis, il y a des synergies: on va combiner différentes plantes ou essences pour créer un effet mieux cibler. On va par exemple cibler les poumons, ou l’estomac.»

Ces huiles essentielles ultra douces ont été développées avec  la société belge Pranarôm. Elles sont vendues en pharmacie ou sur le site des Fear hunters directement.

«C’est de l’aromathérapie pour les enfants. On est les premiers à proposer une solution pour les enfants spécifiquement -pas pour les bébés et pas pour les adultes », nous dit encore Gauthier Bribosia.

Quant au principe, il est tout bête: «Papa ou maman vaporise le doudou à 20 cm du personnage,  attend deux à trois minutes que les vapeurs d’alcool se dissipent. Puis donne le doudou à l’enfant.»  Ensuite, les monstres n’ont qu’à bien se tenir ! Même plus peur!

Christelle

www.fearhunters.com

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