Les mystères de la conscience

LA-CLE-DE-SALOMONJournaliste, reporter de guerre et surtout présentateur vedette du 20h au Portugal, José Rodrigues Dos Santos est une star dans son pays. Mais son héros, Tomas Noronha, l’a fait connaître en dehors de ces frontières comme l’un des grands auteurs de thrillers historiques du moment. Il était de passage à Bruxelles, au Métropole bien sûr (ses lecteurs ne manqueront pas d’y voir le clin d’œil), pour la sortie de son dernier roman qui se penche cette fois sur les mystères de la conscience.

Votre héros, Tomás, est cryptologue. Il pourrait être ami avec Robert Langdon?
«(rires). Non, je pense qu’ils sont très différents. On me demande souvent la différence avec Dan Brown. Et ce que je réponds toujours, c’est que Dan Brown change la vérité pour servir la fiction. Tandis que je change la fiction pour servir la réalité. Je ne triche pas. Les sujets de mes romans sont des mystères vrais.»

Comment est né ce personnage?
«Le personnage de Tomás avait été créé pour une précédente aventure. Et puis quand j’ai imaginé ‘La Formule de Dieu’, j’ai décidé de le reprendre. Et il est devenu d’une certaine façon mon personnage fétiche. Il a ce côté de l’historien et de cryptologiste qui l’aide.»

Dans le précédent, vous prouviez l’existence de Dieu par la science. Cette fois, vous vous attaquez à l’âme et à la conscience.
«Oui! L’objet de ‘La Formule de Dieu’, c’était de répondre à la question ‘qu’est-ce que la science a à dire au sujet de Dieu?’. J’ai appris qu’il y a un tas de découvertes que les scientifiques ont fait très polémiques dans le monde scientifique, mais que le grand public ne connaît pas. J’ai donc utilisé le roman pour raconter ces découvertes autour de l’existence de dieu. Tandis que ‘La clé de Salomon’ est un roman de la conscience. Du point de vue médical: qu’est-ce que c’est la conscience, qu’est-ce qui se passe quand on est mort? Est-ce la fin de tout ou est-ce qu’il se passe quelque chose de plus? Qu’est-ce qu’il y a à dire à ce sujet. Et aussi du point de vue de la physique: il y a ce congrès convoqué en 1927 à Bruxelles, à l’hôtel Métropole, auquel Einstein participe et Bohr. Au petit-déjeuner, ils discutaient des découvertes qu’ils avaient faites au niveau de la nature. Par exemple, Einstein a dit un jour qu’il avait du mal à accepter que la lune n’existe pas si personne ne la regarde. C’est donc ce débat autour de la conscience, le pouvoir qu’a la conscience de créer la réalité. C’est non seulement un pouvoir, mais aussi un très grand mystère. Il reste encore aujourd’hui beaucoup de scientifiques qui débattent à ce sujet. Le roman est écrit autour de ce mystère.»

Ce qui se passe après la mort vous intrigue beaucoup?
«Je pense que cela intrigue tout le monde, même si la plupart des gens essaient de ne pas y penser. Mais qu’est-ce qui se passe après la mort, est-ce que cela veut dire la fin de tout? Non. C’est un mystère qui est présent dans le roman. Et j’y donne la réponse que donne la science.»

On ne vous reproche jamais de vous attaquer à la religion?
«Non. Je n’attaque pas la religion. Ce sont des romans autour de découvertes scientifiques vraies, que le grand public ne connaît pas. Par contre, mon deuxième roman paru en langue française, ‘L’ultime secret du Christ’, parle de qui était vraiment Jésus. Il montre que le personnage historique était fort différent du personnage que l’Église présente. Mais ici encore, il montre aux lecteurs les découvertes faites par les historiens et les théologiens autour de Jésus et que l’Église se garde de présenter. Il y a des gens qui n’ont pas aimé, c’est vrai. Mais en général, je pense que les gens sont attirés par la vérité et ce genre de découvertes. Et ces romans les aident à comprendre les choses.»

Comment, de journaliste et reporter de guerre, êtes-vous devenu écrivain?
«Par hasard à vrai dire. Tous les journalistes sont des écrivains. Nous écrivons beaucoup de textes en tant que journaliste pour le grand public. Pour les journalistes, après quelques années, écrire, c’est comme respirer. Ce n’est pas compliqué. Après avoir été journaliste vingt ans, c’est donc un pas naturel je pense.»

De nouvelles aventures attendent Tomás?
«Bien sûr, il reviendra. Il y a encore des choses qui se passent dans sa vie. Mais le prochain projet, il est encore dans le secret.»

Christelle

En quelques lignes
Le chef de la CIA, Franck Bellamy, est retrouvé assassiné dans les laboratoires du CERN à Genève, alors qu’une équipe de chercheurs est sur le point de réussir à observer le Bosson de Higgs, aussi connu sous le nom de particule de Dieu. Dans ses mains, un mystérieux message: «La clé: Tomás Noronha». Le cryptologue devient donc la cible de la CIA. Et est entraîné dans une course folle qui le pousse à s’intéresser à de troublantes découvertes scientifiques. L’âme existe-t-elle ? Y-a-t-il une vie après la mort? Certes, le pitch fait penser à du Dan Brown. Mais son succès (le premier tome de la saga a été vendu à 2,5 millions d’exemplaires), l’auteur le doit sans aucun doute à sa capacité à tirer profit des énigmes scientifiques, tout en mettant la science à la portée de tous.
«La clé de Salomon», de José Rodrigues Dos Santos, HC éditions, 512 pages, 22 €
Cote : 3/5
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