Katherine Pancol et ses muchachas

muchachasImpossible pour Katherine Pancol de faire un pas ce week-end à la Foire du Livre de Bruxelles sans se faire harponner par un (mais surtout une) fan lui demandant un autographe. C’est sûr, l’auteure des «Yeux jaunes des crocodiles», de «La Valse lente des tortues» et des «écureuils de Central Park sont tristes le lundi» est populaire chez nous! Le temps d’une petite pause, elle a néanmoins pris le temps de répondre à nos questions.

Vous n’en aviez pas tout à fait terminé avec la famille Cortès?

«Apparemment, non! (rires) La suite de leurs aventures m’est venue assez naturellement finalement. J’ai entendu la voix d’Hortense qui disait la première phrase. Et j’ai replongé dans les histoires d’Hortense, de Gary. J’étais à New York. C’est venu comme cela.»

«Muchachas» est aussi prévu en trois tomes.

«Mais ce n’est pas une trilogie. C’est un même livre, une même histoire, que l’on a coupé en trois. C’est pour cela qu’ils sortent tous les deux mois. Les deux prochains tomes sortiront en avril et en juin.»

Vous avez donc déjà terminé de raconter toute l’histoire? Vous en connaissez la fin?

«Ah bhein oui!»

Et en commençant à écrire, vous connaissiez déjà la fin de l’histoire?

«Non, elle est venue après.»

Vous pouvez nous en dire déjà un peu plus sur le prochain tome?

«Le tome 2 se passe à New York. Avec Gary, Hortense, Calypso. Toute la partie américaine de l’histoire.»

La maman de Stella, votre nouvelle héroïne, vous a été inspirée alors que vous étiez assise à une terrasse de café.

«Oui, je l’explique à la fin du livre. J’étais à une terrasse de café. Je vois une femme qui se fait battre. Je sens que je ne peux absolument rien faire. »

Comment avez vous découvert l’univers des ferrailleurs de Stella?

«Une de mes amies a une ferme. Et je m’étais installée chez elle, pour le personnage de Stella et sa vie dans une ferme justement. Et j’étais chez elle depuis déjà dix jours quand elle m’a parlé de Gloria. Je lui ai demandé ce que faisait Gloria. Elle m’a dit qu’elle tenait une ferraille. »

À laquelle de vos héroïnes vous identifiez vous le plus?

«À toutes, même au petit garçon, Tom. Je suis tout le monde.»

Pourquoi ce titre, «Muchachas»?

«Parce qu’il y a beaucoup de femmes, que ce sont elles qui mènent l’action. C’est vraiment une histoire de solidarité entre femmes. Il faut aller jusqu’au bout pour comprendre… C’est un bloc d’amis.»

Ce livre est donc un hommage que vous rendez aux femmes?

«Oui, en effet. Elles y sont mises à l’honneur.»

Votre livre fait aussi voyager.

«Oui, j’adore voyager. Et j’ai vécu dix ans à New York.»

Votre précédente trilogie va être adaptée au cinéma.

«Oui. Un producteur a acheté les droits. Mais je ne m’en suis pas occupée du tout, moi. J’avais déjà commencé à écrire ‘Muchachas’, donc je ne m’en suis pas occupée. Je suis quand même allé deux fois sur le tournage. Mais j’étais en train d’écrire ‘Muchachas’ et je n’étais pas disponible dans ma tête.»

Vous avez vu Julie Depardieu dans le rôle de Joséphine?

«Oui, elle est très bien. Elle est formidable.»

Et «Muchachas» pourrait être adapté au cinéma à son tour?

«Je ne sais pas. Ce n’est pas moi qui m’en occupe. Mais c’est possible. C’est comme un feuilleton en fait.»

Comment vous y prenez-vous pour écrire?

«J’écris l’après-midi, dans le calme, sur l’ordinateur, chez moi. J’ai des horaires précis. Je travaille de 14h jusqu’à 19h30.»

Et où trouvez-vous votre inspiration?

«Dans la vie de tous les jours. Rossellini avait une phrase formidable qui disait que ce n’est pas la peine d’inventer, qu’il y a tout dans la vie. Et c’est vrai. Il y a tout dans la vie. Si vous alliez interviewer tous les personnages là (elle désigne les gens autour de nous), je suis sûre que vous auriez autant d’histoires que de personnes. C’est vrai, hein! Si je vous interroge sur votre vie, je suis sûre que je pourrais écrire un livre! Après tout dépend de la manière dont vous le mettez en scène, comment c’est écrit, comment c’est raconté. »

Et cela vous arrive de prendre des gens de votre entourage comme personnage?

«Jamais.»

Quel est alors votre secret pour raconter des histoire?

« Je n’ai pas de secret. Non, non. Il n’y a pas de recette.»

Christelle

En quelques lignes

Ce sont les filles qui mènent la danse dans le dernier livre de Katherine Pancol, une grosse brique divisée en trois parties, et dont la première vient de paraître. On y retrouve Hortense et Gary à New York. A leur histoire s’invite Calypso, une violoniste tout à l’opposé d’Hortense. Puis direction Londres pour la suite des aventures de Joséphine, de Phil et de Zoé. Avant d’emboîter le pas de Stella, une nouvelle héroïne, ferrailleuse en Bourgogne. Et l’auteure de nous dévoiler son passé. L’occasion pour elle de parler de la violence conjugale. Car à l’origine du livre, une scène de ménage à laquelle elle a assisté un jour, alors qu’elle était attablée à la terrasse d’un café, un homme qui frappe sa femme devant leurs deux enfants. Katherine Pancol tente de rejoindre la femme aux toilettes pour lui parler. Mais l’homme la menace de dérouiller son épouse si elle ne s’en va pas. Ainsi sont donc nés les personnages de Stella, de sa mère Léonie et de Ray, son « père », pompier et héros de la ville. De nouveaux secrets de famille qui tiendront ses lectrices en haleine durant encore deux tomes.

« Muchachas », de Katherine Pancol, éditions Albin Michel, 450 pages, 19,80 €

Cote: 3/5

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Une réflexion sur “Katherine Pancol et ses muchachas

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