Une nouvelle héroïne belge de polar

IMG_0712Tiziana Dallavera est une nouvelle recrue dans le monde du polar… belge. Cette jeune flic débutante et girly mène ses enquêtes à Rebecq, dans le Braband wallon. Tuyautée par un petit frère surdoué. Et jamais très loin de sa famille italienne un peu encombrante. Rencontre avec son auteure, Sarah Berti.

Comment est née Tiziana Dallavera?
«J’avais envie d’écrire un roman policier et qu’il se passe à Rebecq et dans ma région. Je voulais aussi une héroïne qui soit un peu différente de ce qu’il y a d’habitude dans les romans policiers, où on trouve souvent des commissaires hommes, plus âgés, un peu torturés. Je voulais une femme d’aujourd’hui, bien dans sa tête et dans ses baskets, et donner aussi un côté plus glamour au roman policier.»

D’où vous vient votre connaissance de la police belge?
«Je travaille à l’administration de la commune de Rebecq depuis des années. À travers ce travail, j’ai beaucoup de contacts avec les services de police. Cela m’a donné envie de raconter de l’intérieur comment fonctionne la police parce je pense que les gens ont une vision parfois très lointaine de ce qui se fait en réalité chez nous.»

Vous aimez le tiramisù?
«Oui, beaucoup! J’aime beaucoup la cuisine italienne en général. J’ai grandi moi aussi avec deux grands-mères qui cuisinaient beaucoup. Le jour du tiramisù, c’est le jour où l’on se met en famille, devant un gâteau, et on parle, on s’entraide, on s’écoute. C’est important. Je pense que cela ressource. C’est pour cela que je voulais appeler le livre comme cela. Et puis aussi bien sûr par rapport à l’enquête, parce qu’il se passe quelque chose dans le livre le jour du tiramisu!»

Vous connaissiez la fin de l’histoire en commençant à écrire?
«Non. Je n’écris pas forcément en continu. J’ai des personnages et des idées qui me viennent. J’écris des scènes. Et puis je relie le tout ensemble à la fin. Et je vois ce que cela donne!»

Vous vous inspirez de personnes de votre entourage pour vos personnages?
«Pas de matière entière. Il n’y a pas un personnage qui correspond à une personne réelle. Mais je m’inspire de tout ce que je vois, de ce que j’entends. Et il y a des petites touches que l’on peut retrouver chez les uns et les autres. Chacun des personnages a aussi beaucoup de moi, des choses que j’ai pu vivre ou voir.»

«Le jour du tiramisù» est la première enquête de Tiziana. D’autres sont prévues?
«Je travaille sur une deuxième enquête qui sera en relations avec les inondations qu’a connu Rebecq. Je travaillais au plan d’urgence. Je me suis inspirée cette fois des pompiers, des services de secours, comment ils collaborent dans ce genre de catastrophe. C’est un vrai traumatisme pour les gens. Et donc cela va se passer dans cette ambiance-là. Mais toujours avec le petit côté de Tiziana, sensible, un peu italien.»

Tiziana a même son site internet.
«Oui, on voulait aussi que ce soit plus qu’un livre, que cela se prolonge sur le net. Si le lecteur n’a pas envie de quitter Tiziana tout de suite, il peut retrouver son univers, les personnages, des petits jeux, les recettes… Les recettes qui sont les vraies recettes de ma Nana!»

Vous avez déjà reçu de nombreux prix pour vos écrits.
«J’ai toujours écrit, même toute petite. Le premier prix que j’ai reçu, c’était adolescente. J’avais reçu le prix des jeunes auteurs. J’ai gagné un concours de nouvelles à 20 ans. C’est comme cela que j’ai rencontré mon premier éditeur, les éditions Mols, qui voulaient lancer un jeune auteur. Après j’ai rencontré Luce Wilquin qui est partie avec moi sur la série des Tiziana.»

Christelle

www.tizianadallavera.be

tiramisu-coverEn quelques lignes
Tout commence un dimanche, jour sacré du tiramisù pour la jeune flic Tiziana Dallavera et sa famille. Mais Tiziana n’arrivera pas jusqu’au dessert ce jour-là. Le corps d’un adolescent a été retrouvé flottant dans la Senne, à Rebecq, et elle est appelée sur les lieux. Il semblerait que le jeune homme ait été aperçu pour la dernière fois lors d’une soirée des rhétos qui a dégénéré. Tiziana et ses collègues récoltent indices et témoignages parmi des professeurs désabusés et des jeunes nymphettes tyranniques. Les suspects potentiels ne manquent en effet pas. Et Tiziana démêle les pistes à sa manière, tuyautée par un petit frère surdoué, entre une mère superficielle légèrement névrosée, un père fier d’elle et une Nonna qui veille à remplir tous ces estomacs.

«Le jour du tiramisù», de Sarah Berti, éditions Luce Wilquin, 234 pages, 20 €

Cote: 3/5

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