Nadine Monfils n’en a pas fini avec sa Mémé Cornemuse

monfilsAprès «Les vacances d’un serial killer» et «La petite fêlée aux allumettes», l’inénarrable Mémé Cornemuse sortie tout droit de l’imagination déjantée de Nadine Monfils rempile pour de nouvelles aventures. Cette fois, la voici concierge. Meurtres et rires comme toujours garantis!

Mémé Cornemuse rempile pour de nouvelles aventures. Cette fois, elle est concierge.
«Oui. Elle constate qu’aujourd’hui, il faut creuser sa place. Alors elle a zigouillé une concierge pour prendre son boulot.»

Elle est toujours fan de Jean-Claude Van Damme et d’Annie Cordy.
«Oui, elle adore. Elle parle à Jean-Claude qui lui répond comme Don Camilo à Jésus. C’est son dieu. Jean-Claude forever. Il faut dire qu’il lui donne de très bons conseils.»

Toujours cougar aussi!
«Oui, elle adore les petits jeunes. C’est une espèce de vieille bique qui n’a pas de morale, qui y va gaiement. Elle est dangereuse, mais si tu ne l’embêtes pas, elle ne te fera rien.»

Elle se découvre un fils aussi.
«En effet. Elle essaie de monter un casse avec un SDF qu’elle a rencontré et qui est un ancien braqueur de banque. Elle le loge dans sa cave. Et à cause de l’arrivée de Micheline Martini, femme d’un célèbre pédophile, dans le couvent d’en face, son plan capote. La rue est envahie par des journalistes, des flics,… Heureusement, la chance est avec elle: un fils qu’elle a abandonné sur les marches d’une église dans un vieux gilet réapparaît parce qu’il l’a vue à la télé comme elle habite en face du couvent. Elle se rend compte que c’est un chic monsieur, et qu’il est banquier. Et là, évidemment, Mémé Cornemuse, cela va tourner dans sa caboche! Déjà la première fois qu’elle le rencontre, elle lui fait les poches, parce qu’elle trouve qu’un fils doit subvenir aux besoins de sa mère.»

Cela se passe à Pandore. Mais on y retrouve de l’actualité bien belge. Notamment avec Micheline Martini.
«Oui. Pandore, c’est ma ville imaginaire, mais pour moi, elle est belge. Parce que Pandore, c’est en référence à Magritte. Donc c’est ma ville un peu surréaliste. Avec un côté comme les Marolles à Bruxelles, ou Liège. J’avais envie de créer une ville qui regroupe tout ce que j’aime dans les villes belges. Et en même temps, je voulais une ville où tout est possible, où je ne serais pas coincée par une réalité géographique.»

C’est un polar, mais on rigole beaucoup aussi. C’est quoi votre recette magique?
«Ah, si je l’avais ! J’ai eu un gros succès avec ‘Les vacances d’un serial killer’. J’ai écrit ce livre comme tous les autres. Je me lâche chaque fois que j’écris parce qu’il faut que j’aie moi la petite étincelle, la petite flamme, cette passion de l’écriture. Et un jour, il y a un truc qui marche beaucoup plus qu’un autre parce que j’ai eu un coup de chance.»

Où dénichez-vous les noms de vos personnages ? Ginette Plouf, Marcel Durite…
«Je ne sais pas. C’est un mélange… J’aime bien aussi capter des trucs dans des bistrots. Je pense avoir une écriture populaire mais qui en même temps n’est pas anodine. Au-delà de mes gaudrioles, il y a quand même me disait un journaliste une réflexion sur la vie, sur l’actualité. Il y a une deuxième lecture à avoir. Du moins j’espère!»

De nouvelles aventures sont prévues pour Mémé Cornemuse?
«Je me tâte. Mais les gens aiment tellement ce personnage. Le dernier part comme des petits pains. Il faut qu’elle me parle encore bien sûr. Mais je crois que j’ai encore des conneries à faire avec la vieille. Cela me tente bien. Avec mon commissaire Léon, le flic qui tricote, je pensais écrire un bouquin. Finalement, j’en ai écrit douze.»

Le point commun entre Mémé Cornemuse et votre commissaire Léon, c’est qu’ils aiment tous les deux le tricot.
«Oui, c’est vrai tiens, je n’avais pas fait attention. Mais j’aime bien tricoter. Quand je suis en voiture, comme je suis une trouillarde, quand mon mec conduit je stresse. J’ai trouvé ce truc de tricoter des écharpes. Cela me rend zen. Donc j’ai des commandes d’écharpes….»

Vous avez des projets pour le cinéma?
«J’essaie de monter ‘Les vacances d’un serial killer’. J’ai un très bon producteur belge, Climax. Et Myriam Boyer dans le rôle de la Mémé Cornemuse!»

Christelle

En quelques lignes

Mémé Cornemuse s’est créée un emploi de concierge. Dans son immeuble, un peintre de cadavres, des toqués de leur clébard, une petite vieille mal lunée. Et puis Ginette Plouf, gaga de Lady Di, qui rentre chez elle un soir pour retrouver son mari, Marcel Durite, découpé en kit, le ziz rangé dans le frigidaire. Pendant que Ginette mène l’enquête, Mémé Cornemuse prépare le casse de la bijouterie voisine, avec un ex-taulard qu’elle héberge clandestinement dans sa cave. Mais l’arrivée de Michelle Martini, femme d’un célèbre pédophile, dans le couvent d’en face, va bouleverser ses plans. Il en faut toutefois bien plus pour décourager cette mémé délicieusement fêlée, qui n’a fini de nous faire tordre de rire avec son humour totalement surréaliste. Mais outre les nouvelles aventures de la vieille bique, Belfond poursuit aussi la réédition des enquêtes du commissaire Léon, le flic qui tricote. Un nouveau tome vient de paraître, regroupant «Clair de lune à Montmartre» et «Le fantôme de Fellini».

«La vieille qui voulait tuer le bon dieu», de Nadine Monfils, éditions Belfond, 256 pages, 19 €

Cote: 4/5

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