Eric-Emmanuel Schmitt dans les pas de Confucius

Madame Ming, dame pipi d’un grand hôtel chinois, est intarissable sur ses dix enfants. Ting-Ting, son aînée, Ho, Da-Xia (qui voulait tuer Madame Mao), Kun, Kong, Li Mei, Wang, Ru, Zhou et Shuang dont on découvre le parcours au fur et à mesure qu’elle se confie au narrateur, un homme d’affaires européen. Mais ce dernier a un peu de mal à la prendre au sérieux, dans un pays où la politique de l’enfant unique est appliquée à la lettre. Et comme lui, le lecteur s’interroge. Madame Ming fabule-t-elle? Aurait-elle sombré dans une folie douce? Ou bien a-t-elle réussi à contourner la loi? Jusqu’à finir par douter: et si cette progéniture n’était finalement pas si imaginaire que cela? Quoi qu’il en soit, ce petit conte éclairé par la sagesse immémoriale de Confucius nous fait découvrir une facette de la Chine, sixième étape du cycle de l’invisible dont Eric-Emmanuel Schmitt avait entamé l’exploration avec « Milarepa » (1997) et poursuivi avec « Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran » (2001), « Oscar et la Dame Rose » (2002), « L’enfant de Noé » (2004) et « Le sumo qui ne pouvait pas grossir » (2009). Un cycle de l’invisible dans lequel le romancier nous fait à chaque fois découvrir une nouvelle sagesse, une autre spiritualité (bouddhisme, islam, christianisme, judaïsme, zen…), qu’il soit question d’une naissance, d’un amour, une maladie ou de la mort, rien qui n’ait a priori une « signification évidente »… (cd)

« Les dix enfants que Madame Ming n’a jamais eus », d’Eric-Emmanuel Schmitt, éditions Albin Michel, 114 pages, 12 €

Cote: 4/5

www.eric-emmanuel-schmitt.com

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