Meg Cabot, reine de la chick lit pour ados

Quelle adolescente en quête du Prince Charmant ne connaît pas le nom de Meg Cabot? Traduite dans 37 pays, sa série «Journal d’une princesse» a même été adaptée sur grand écran. Mais parmi la cinquantaine de livres qu’elle a déjà publiés figurent aussi les séries «Missing», à l’origine du feuilleton, «Miss la Gaffe», «The Mediator», et plus récemment «Abandon» et «Les carnets d’Allie». La reine de la chick lit pour ados revient sur les ingrédients de son succès.

Où trouvez-vous l’inspiration pour vos livres?

«L’inspiration peut venir de tellement d’endroits différents! La plupart de mes idées viennent de choses qui me sont arrivées dans la vie de tous les jours. Par exemple, pour la série ‘Insatiable’, l’idée m’est venue quand j’ai trouvé devant ma porte un adorable chiot. Quand j’ai retrouvé son propriétaire, il était si horrible que j’ai pensé qu’il pouvait être un vampire. Le chiot est devenu Jack Bauer, le chien chasseur de vampire dans ‘Insatiable’! Ou encore, j’ai eu l’idée de la série ‘Abandon’ parce qu’à l’époque où j’étais moi-même une jeune lectrice, je suis tombée amoureuse du mythe de Perséphone. Il y a quelque chose de très attirant dans le fait qu’un gars tombe désespérément amoureux d’une jeune fille au point d’être prêt à la kidnapper et permettre à la terre d’être détruite plutôt que de la laisser tomber. Assise en classe, je rêvais que cela m’arrive!»

À quel âge avez-vous commencé à écrire?

«J’ai écrit mon premier livre à l’âge de 7 ans. Cela s’appelait ‘Benny the Puppy’ (Benny le chiot). Je n’ai pourtant jamais pensé qu’en grandissant, je deviendrais un auteur, parce que je n’étais pas brillante à l’école. J’écrivais juste des histoires parce
que j’aimais cela. Je n’ai jamais essayé d’être publiée avant d’avoir 26 ans. Et même à ce moment-là, mes manuscrits ont été refusés durant quatre ans de plus! Mais de toute façon, on n’est pas des billets de 100 $… Tout le monde ne va pas vous aimer! Donc qui se soucie de ce que pensent les autres? Si vous aimez faire quelque chose, continuez à le faire tant que vous y prenez du plaisir!»

Combien de livres avez-vous déjà écrits?

«Si vous incluez ceux qui n’ont pas été publiés et demeurent cachés sous mon lit, probablement 500.»

Quel est votre premier livre à avoir été publié?

«’Where Roses Grow Wild’ (pas traduit en français), publié sous le nom de Patricia Cabot. Cela m’a pris trois ans pour envoyer des lettres tous les jours afin de trouver un agent, et une année à mon agent pour me trouver un éditeur. J’ai toujours un sac de lettres de refus sous mon lit!»

Pourquoi utilisez-vous des pseudos comme Patricia
Cabot et Jenny Carroll?

«Quand j’ai commencé à écrire professionnellement, j’étais publiée par trois éditeurs différents, et donc j’ai pris deux pseudos (Jenny and Patricia). Certains éditeurs ont une clause de non-compétition dans leurs contrats qui veut que l’on ne puisse pas écrire de livre pour d’autres éditeurs tant que l’on écrit pour eux. Vous pouvez vous en sortir en publiant sournoisement sous un autre nom si vous avez désespérément besoin d’argent. Désormais, tous mes livres sont écrits sous le même nom, mon vrai nom, Meg
Cabot.»

Comment est née Mia Thermopolis, l’héroïne du «Journal d’une princesse»?

«L’idée m’est venue quand ma mère a commencé à sortir avec un de mes anciens profs. Cela m’a tout d’abord bouleversée, même si j’étais heureuse pour elle. J’ai donc écrit l’histoire d’une adolescente dont la mère commençait à sortir avec le prof de sa fille. L’histoire n’avait pas vraiment d’action, donc j’y ai enchevêtré le fait que la fille se rende compte que son père est le prince d’un petit pays d’Europe, elle est son unique héritier, et elle doit apprendre à être une princesse. C’est ainsi que Mia est née! J’ai rencontré beaucoup de refus chez les éditeurs et cela a pris du temps avant d’être publié, mais finalement, cela a décollé!»

Et vous en avez vraiment fini avec les histoires de princesse?

«Il se pourrait que j’écrive à nouveau à propos de Michael et Mia un jour. Je dois admettre que voir le mariage royal entre le Prince William et Kate Middleton m’a poussée à m’interroger sur ce à quoi le mariage de Mia ressemblerait… En attendant, les lecteurs peuvent toujours rester en contact avec Mia sur son blog, http://www.miathermopolis.com.»

Et de nouveaux films sont prévus?

«Je ne pense pas. Tous les producteurs sont passés à d’autres projets. Mais il y a eu des rumeurs sur les possibilités de créer une comédie musicale à Broadway. Cela serait fun, non?»

Vous écrivez des histoires fantastiques tout comme de la chick lit. Vous n’avez pas de préférence?

«J’aime toutes les sortes d’histoires et suis incapable d’en choisir une préférée. Quand j’étais jeune, les romances m’ont empêché de devenir incroyablement déprimée à cause du stress de l’école et du quotidien. Maintenant que je suis devenue écrivain, je ne peux juste pas m’imaginer écrire (ou lire) un livre qui n’a pas au moins un élément romantique. Les romances et suspenses romantiques m’ont aidée à m’échapper lorsque ma vie était pire que jamais. Et puis je me suis promis que si jamais je devenais un auteur professionnel, j’écrirais des livres qui donnent aux lecteurs comme moi une évasion ludique de quelque chose d’affreux qu’ils pourraient traverser. C’est ce que j’essaie de faire!»

Christelle

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