Un roman sur fond de génocide

Comme pour son premier roman «KarmAfrica», Joël Schuermans s’inspire de son expérience de sous-officier dans les paras-commandos belges pour écrire. Après la Somalie, son dernier roman a pour cadre le Rwanda durant le génocide de 1994. Simon, son héros, est un des ces anciens paras qui se trouvait à Kigali la nuit du 6 avril, lorsque l’horreur absolue commença. Traumatisé, il quitte l’armée, sombre dans la dépression. L’histoire, qui démarre douze ans plus tard, le soir du nouvel an, est construite sous forme de flash-back, alors que Simon vient de quitter sa femme, cette fois définitivement. Il décide de retourner au Rwanda, sur les traces de deux jeunes femmes qu’il a aimé. Fortunée, la belle Tutsie. Et Chiara, l’exubérante humanitaire d’UNICEF. Mais si ce roman est l’occasion de découvrir les premières heures du massacre, le manque de préparation des militaires belges et les tergiversations de l’ONU racontées par un ancien para, il n’en reste pas moins une histoire prenante, celle d’un homme dévasté, complètement à bout. En qui il ne persiste qu’un fragment d’inhumanité.

Christelle

« Mais ce qui persiste en moi est ce fragment d’inhumanité… », de Joel Schuermans, éditions Memory Press, 294 pages, 19 €
Cote : 4/5

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