Vacances surréalistes à la Côte belge

© Philippe Matsas/ Opal

La Belge Nadine Monfils nous emmène patauger à la Côte belge. Au programme: vacances surréalistes, subtil mélange entre son «côté noir serial killer» et -de son propre aveu- son «côté barré». Fous rires garantis!

Où passez-vous vos vacances?
«(rires) En Belgique, dans ma maison de campagne dans le Brabant wallon.»

Pas à la mer?
«Parfois aussi à la mer du Nord! C’est la mer de mon enfance, je l’affectionne tout particulièrement. Même si je trouve qu’elle a été un peu détruite par d’affreux buildings, quand je leur tourne le dos, je retrouve toujours la mer que j’aime.»

Et vous avez une caravane?
«Non. (rires) Heureusement, mes parents ont un appart là-bas, ce qui m’épargne la caravane. Je ne suis pas du tout camping!»

Dans les vacances d’un serial killer, on s’enfonce un peu plus encore dans votre part de surréalisme!
«C’est différent, c’est vrai, de ce que j’ai écrit avant. On est vraiment dans le côté déjanté! C’est un livre tout à fait particulier pour moi. Je l’ai fait comme on saute à l’élastique sans élastique. J’ai eu envie de me lâcher à fond. J’ai eu envie de me plonger là-dedans, d’aller patauger à la Mer du nord. C’est un peu un mélange de mon côté noir serial killer mais avec aussi tout le côté barré que j’ai, comme on retrouve ‘Dans la vieille folle’.»

Et l’idée du livre est née comment?
«C’est difficile à expliquer comment cela vient. C’est comme une carte postale qui tout d’un coup apparaît dans ma tête et puis tout le reste part delà. En fait, j’avais envie de passer des vacances à la mer, tout en restant dans mon fauteuil!»

Vous vous êtes inspirée de quelqu’un en particulier pour les personnages de ce roman?
«Il y a toujours un petit peu de gens que je connais dedans. C’est un mélange. Je peux partir d’un personnage qui m’inspire, puis, comme un caricaturiste, poussez les traits plus loin.»

De nouveaux personnages font leur apparition. On quitte définitivement Lynch et Tequilla?
«Ils pourraient revenir, on ne sait jamais! Mais ce livre-ci est plus dans la veine de ‘Nickel Blues’. J’ai souvent besoin, après un bouquin très noir comme ‘Babylone Dream’ ou ‘Coco givrée’, de repasser ensuite à quelque chose de très coloré, très humour noir. J’ai besoin de rire avant de replonger dans les ténèbres.»

Et les personnages de ce roman-ci pourraient vivre de nouvelles aventures?
«Pourquoi pas. Je les trouve complètement cinématographiques.»

Le livre pourrait être adapté sur grand écran?
«Je serais ravie si un réalisateur avait envie de l’adapter! Je pourrais l’adapter, mais je suis déjà moi-même occupée sur ‘Nickel Blues’»

Et où en est l’adaptation?
«Elle en est que je me suis faite refouler par toute la Belgique, malgré qu’ils disent qu’ils aident le cinéma belge. J’ai donc monté ma boîte de production en Belgique, les productions du Chapeau boule. J’ai une majorité d’acteurs belges, dont Emilie Dequenne, Annie Cordy, Suzie Falk… Il y a une musique d’Arno. Je suis Belge. Et je n’ai pas reçu un rond de carotte de la Belgique. Donc je vais faire mon film ailleurs, ce qui est un peu triste car c’est très belge comme ambiance. Cela se passe à Ostende. Je vais donc le tourner en France et au Luxembourg.»

Christelle

En quelques lignes
Direction la Côte belge et une «charmante» pension familiale pour la famille Destrooper. Alphonse est au volant. Sa femme, Josette, assise à ses côtés. À l’arrière, les enfants, Steven -comme Steven Seagal- et Lourdes -comme la fille de Madonna- ont emporté leur caméra. Remorquée par la tribu dans sa caravane, la Mémé, qui tient assez de Calamity Jane, les accompagne. Mais les vacances commencent mal. Un motard arrache par la fenêtre ouverte de l’auto le sac de Josette. Quelques kilomètres plus tard, profitant d’une pause sur une ère d’autoroute, les enfants décident de planquer leur caméra dans les toilettes… pour découvrir ensuite sur leur écran les images du cadavre du motard. Quant à la Mémé, la voilà contrainte de faire du charme et essayer l’auto-stop, sa caravane s’étant malencontreusement détachée en cours de route… Tous les ingrédients pour des vacances en enfer sont en place. Entre poésie et humour noir, on peut toujours compter sur Nadine Monfils pour un bon moment de surréalisme à la belge!

«Les vacances d’un serial killer», de Nadine Monfils, éditions Belfond, 240 pages, 18 €

Cote: 4/5

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