Absence et quête d’identité

Après «Une femme sans qualités», un premier roman remarqué, Virginie Mouzat nous livre l’histoire de Dominique, ado dans les années 1970, dont la mère a déserté du jour au lendemain le domicile familial, sans laisser d’adresse. Sans sa mère, Dominique va donc passer de l’adolescence à « la vie adulte », entre un père qui tente de compenser comme il peut et un grand frère qui vit sa vie. C’est donc un roman de l’absence, de la solitude, et celui d’une quête d’identité. Mais c’est aussi le roman d’une époque -le début des années 70- que l’on voit défiler en filigrane, sur fond de manifs de femmes et de droit à l’avortement, quand la réussite s’incarnait dans la maison individuelle, la Ford Taunus et… le manteau en vison. Pas de fioritures, pas de mots inutiles et des chapitres souvent très courts. Une façon pour l’auteure, journaliste au ‘Figaro’, de nous faire ressentir le profond mal-être de son héroïne. 

Christelle

«La vie adulte», de Virgine Mouzat, éditions Albin Michel, 135 pages, 12,50 €

Cote: 2/5

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