Douloureux aveux

Il en est de bonnes surprises, comme cette « Grasse carcasse », premier opus d’une série de cinq imaginée et dessinée par Manu Larcenet. Les dessins délicats en noir et blanc et leur trait fin et léger offrent un peu de douceur à l’ambiance intrigante et un rien malsaine de ce huis clos dont on ne s’échappe que grâce aux souvenirs d’un petit monsieur obèse peu ragoûtant. Polza Mancini est cuisiné par deux flics nerveux qui essaient tant bien que mal de lui tirer les vers du nez, tout en douceur, pour éviter de le brusquer et de couper le contact. Alors Polza se raconte. Sa vie médiocre, sa carrière littéraire ratée, sa relation maritale sans passion, la mort de son père, et puis l’événement qui a fait basculer sa vie : un premier blast (entendez une espèce d’explosion mentale) qui l’a mené à tout quitter pour se rendre sur l’île de Pâques. Les poulets s’impatientent. Tout cela n’a ni queue ni tête et ne nous dit pas ce qui est arrivé à la jolie Carole Oudinot!

Anne-Sophie

« Blast, t 1 : Grasse carcasse », de Manu Larcenet, éditions Dargaud, 208 pages, 22 €

 Cote : 4/5

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