Désintox

Eric Holder aime dérouter le lecteur. Pas question de lui tenir la main tout au long du récit, il l’aiguillera juste ce qu’il faut et s’amusera des interrogations. Son roman est fractionné en de multiples petits chapitres, jusque là rien de bien exceptionnel, si ce n’est que le premier d’entre eux ne semble se rattacher à aucun autre… Surprise… Le titre “Bella ciao” évoque la fin d’une histoire d’amour. Certes, l’amour est omniprésent dans ce court roman de 146 pages, mais l’amour auquel l’auteur fait référence est davantage celui qui lie l’ivrogne à sa bouteille. Notre héros, un écrivain qui a signé un best-seller et s’est ensuite reposé sur ses lauriers, vit depuis de trop longues années aux crochets de sa belle Myléna qui finalement en a eu assez. L’alcool est sa seule passion. Se retrouvant à la rue, il décroche un emploi d’ouvrier agricole. Un boulot abrutissant. La bouteille reste son principal soutien. Jusqu’au jour où il décide de reconquérir Myléna et de tenter de rattraper le temps perdu avec ses enfants.

Anne-Sophie

“Bella ciao”, d’Eric Holder, éditions Seuil, 146 pages, 16 euros

Cote: 3/5

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