Clair de Plume

Blog littéraire

Archive pour la catégorie ‘Tourisme’

Les bons plans gays à Bruxelles

Publié par chouxdebruxelles le 15 mai 2012

Bruxelles a désormais son guide “gay friendly”! Rédigé par Christophe Cordier, collaborateur régulier du magazine Têtu, on y trouve bien sûr les meilleurs plans «gay» de la capitale mais pas uniquement. Car l’auteur y recense aussi les lieux touristiques incontournables. A côté des bars, restaurants, lieux de shopping et évènements, on y trouve les endroits à ne pas manquer  tels que la Grand-Place, le quartier Dansaert, le Cinquantenaire ou encore le Sablon et les Marolles. Ce petit guide – disponible en français et en anglais- donne également la parole à plusieurs habitants de la ville, histoire de connaître leurs coups de cœur en matière de sorties, de bières et chocolats notamment. Bref, un petit guide “gay friendly” mais pas interdit aux hétéros qui y trouveront eux aussi plein de bonnes adresses, loin des clichés du genre!

Christelle

“Brussels Gay Friendly – Les bonnes adresses”, de Christophe Cordier, éditions Renaissance du Livre, 158 pages, 20 €

Cote: 4/5

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日本人

Publié par clairdeplume le 13 mars 2012

Installée au Japon depuis 2002, la journaliste Karyn Poupée a reçu le prix Shibusawa-Claudel pour ce livre salué tant par la critique française que nippone. Intitulé sobrement “Les Japonais” -un titre écrit en français et… en japonais (日本人)-, elle y dresse un portrait du pays du pays du Soleil-Levant, sorti exsangue de la Seconde guerre mondiale et devenu en l’espace de quelques décennies la deuxième puissance économique planétaire. Génie de l’électronique, créateur d’humanoïdes, terre des mangaka mais aussi aussi des yakusa… La correspondante permanente de l’agence France-Presse  nous peint un portrait de cette société tout en contraste, scrutant la vie quotidienne des Japonais, et tentant de décrypter les ressorts historiques et socio-culturels du fonctionnement de cette société unique, aujourd’hui confrontée à de nouveaux défis après l’accident de Fukushima et sa rétrogradation derrière la Chine. Un livre destiné à tous les passionnés par ce pays, qui ont envie de découvrir cette culture à la fois si riche et si différente. A noter que le Japon sera mis à l’honneur du 16 au 19 mars au Salon du livre de Paris.

Christelle

“Les Japonais - 日本人”, de Karyn Poupée, éditions Tallandier, 672 pages, 12 €

Cote: 4/5

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Offrez un week-end à Venise

Publié par clairdeplume le 26 janvier 2012

Venise est sans doute la ville la plus romantique au monde. Rien de tel qu’une balade en gondole sur ses canaux pour raviver/entretenir la flamme de son amour… Alors pourquoi ne pas offrir à votre tendre moitié “Un grand week-end à Venise”? Pour aiguiser son appétit et planifier votre city-trip, emballez-lui ce guide qui propose un “concentré d’idées et de plaisirs” . On y trouve tout ce qu’il faut absolument voir, quartier par quartiers (et plan compris), une large sélection de restaurants et bacari à petits prix pour manger en tête-à-tête, un énorme carnet de bonnes adresses pour faire du shopping et un  plan détachable. On aime surtout les conseils pour découvrir les lieux connus des seuls Vénitiens. En espérant dès lors que trop de personnes n’auront pas eu l’idée d’offrir ce guide à leur Valentin!

Christelle

“Un grand week-end à Venise 2012″, éditions Hachette Tourisme, 160 pages, 12,25 €

 

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A Bruxelles, dans les pas des grands écrivains

Publié par clairdeplume le 25 janvier 2012

Brillante idée que celle-ci! Georges Lebouc emboîte le pas des grands écrivains et nous fait redécouvrir Bruxelles à travers leurs yeux.  Ce matin, Verlaine est allé acheter un revolver au passage des Galeries Saint-Hubert, qu’il m’a montré à son retour vers midi“, déclarait Rimbaud au commissaire de police, le 10 juillet 1873. “(…) boire dans la Maison des Brasseurs une première chope authentique de faro, accompagnée d’un de ces pistolets pacifiques qui s’ouvrent en deux tartines garnies de beurre.“, écrivait Gérard de Nerval dans “Lorely, souvenirs d’Allemagne” en 1852. ”Nous étions au bois, mangeant de la crème glacée sur l’île Robinson, à l’heure où les dames font leur toilette, le moment préféré de ma mère“, racontait Jacqueline Harpman dans “La plage d’Ostende” en 1991. Des dizaines d’auteurs sont en effet venus du monde entier pour travailler ou séjourner à Bruxelles. Si certains n’y firent qu’un court séjour, d’autres, comme Baudelaire, y demeurèrent assez longtemps. D’autres encore, comme Victor Hugo, y revinrent tout au long de leur existence. Georges Lebouc  s’est ainsi plongé dans les textes d’écrivains, belges ou d’ailleurs, et a illustré leurs propos. Chouette façon de (re)découvrir la ville.

Christelle

“Bruxelles vue par les grands écrivains”, de Georges Lebouc, éditions La Renaissance du livre, 160 pages, 29 €

Cote: 5/5

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Pour les motards !

Publié par clairdeplume le 19 janvier 2012

Avis aux motards avides de découvrir notre plat pays sur leur bécane: un nouveau guide a été conçu spécialement à leur intention! Concocté par un motard, ce livre, plastifié, propose onze boucles, totalisant 2 000 kilomètres d’itinéraires au travers de petites routes.  L’auteur propose ainsi un voyage dans l’histoire pour le Brabant Wallon, du fantastique et fantasque dans la province de Luxembourg, un bol d’air dans les polders… Pour chaque province, un itinéraire et une fiche technique sont proposés, ainsi que des visites culturelles à ne pas manquer et quelques bonnes adresses pour se restaurer. Mais les motards apprécieront aussi le road book fourni avec le liste des communes traversées. Il ne reste plus qu’à braver le froid hivernal…

Christelle

“La Belgique des motards”, d’André Paquay, éditions La Renaissance du livre / De Rouck Geocart, 14,99 €

 

 

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Adoptez la “Japan attitude”

Publié par clairdeplume le 11 janvier 2012

Plus qu’un simple guide touristique renseignant les incontournables de tout périple au Japon, ce petit guide bleu renseigne lui sur les “usages et coutumes” pratiquées au pays du Soleil Levant. Il aide ainsi à mieux comprendre ce pays, qui oscille entre futur et tradition, et éviter les éventuels malentendus culturels. Après une brève histoire du Japon, on y découvre le pays et ses habitants, et les valeurs de sa société. De même que l’art des baguettes,  la cérémonie du thé et le salut à la japonaise. On y apprend aussi à s’y retrouver dans les transports et y  découvre les sujets tabous à éviter si on souhaite se faire des amis. Le séisme du 11 mars 2011 et la catastrophe nucléaire qu’il a engendré y sont également évoqués. Enfin, en annexes,  figurent quelques expressions usuelles à potasser avant de partir.

Christelle

 Japan attitude - Le petit guide es usages et coutumes “, de Paul Norbury, éditions Hachette Tourisme, collection guides bleus, hors série, 168 pages, 7,90 €

Cote: 4/5

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Toute l’histoire de la Grand-Place

Publié par clairdeplume le 3 janvier 2012

A l’emplacement de la Grand-Place que l’on connaît aujourd’hui se dressait autrefois des édifices à l’esthétique très différent. Détruit dans le bombardement de 1695, l’ensemble architectural fut rénové, voire par endroit reconstruit, au fil des siècles suivants.  Ce beau livre, réalisé par un collectif d’historiens dirigé par un professeur de l’université libre de Bruxelles, Vincent Heymans, se base sur un rassemblement d’archives, de documents historiques rares, de cartes et gravures d’époque, pour reconstituer l’histoire, les différentes étapes de rénovation et de reconstruction de ces maisons qui font aujourd’hui la renommée de la plus belle place au monde! Cette quatrième édition revue et corrigée est un incontournable pour les amateurs d’architecture et tous ceux que les maisons de la Grand-Place et leur riche passé intriguent.

“Les Maisons de la Grand-Place de Bruxelles”, éditions CFC, 230 page, 32€

Cote: 3/5

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Bien manger dans le quartier européen de Bruxelles

Publié par clairdeplume le 17 décembre 2011

Ce petit livre bilingue nous guide à travers les restos, les snacks et les brasseries du quartier européen de la capitale. On y trouve près de 350 adresses pour tous les goûts: cuisine typique d’ici ou d’ailleurs, pubs irlandais, restos branchés ou exotiques… De plus, il y en a pour toutes les bourses: du bon plan à quelques euros au repas d’affaires. Pour chaque adresse figure une rapide critique en français et en anglais, ainsi que des pictogrammes afin de découvrir en un rapide coup d’œil si ce resto est plutôt cher ou bon marché, s’il fournit ou non des plats à emporter, offre de la petite restauration, accepte les cartes de crédit, dispose d’une belle cave ou fait preuve de discrétion. Les heures d’ouverture et jours de fermeture y sont également renseignés. Un petit guide à trimbaler dans le sac à main!

Christelle

“Brussels’ eurodistrict – guide critique – restaurants 2012″, d’Hugues Belin et Sophie Wozniak, éditions La Renaissance du Livre, 248 pages, 9,95 €

Cote: 3/5

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La Grand Place racontée

Publié par clairdeplume le 15 novembre 2011

Trente et une maisons mais seulement 25 façades, d’historiques rébus, une tour non centrée, un tapis de fleurs épisodique. Sans oublier l’hôtel de ville, la maison du roi, la statue d’Everard ‘t Serclaes… C’est la plus belle place du monde vous diront certains! Ce qui est sûr, c’est que la Grand Place de Bruxelles a inspiré poètes et écrivains. Inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco depuis une douzaine d’années, elle est photographiée sous tous les angles quotidiennement et fait la fierté des Bruxellois… qui ignorent pourtant souvent presque tout de son histoire! L’historienne de l’art bruxelloise Isabelle de Pange a donc décidé d’en faire parler les pierres. Elle nous livre ici secrets et légendes diverses de cet écrin de la capitale. Entre documents iconographiques et photos d’hier et d’aujourd’hui, on y découvre toutes sortes d’anecdotes qui ne manqueront pas de captiver Bruxellois comme touristes.

Christelle

“La Grand Place de Bruxelles”, d’Isabelle de Pange, éditions Aparté, 236 pages, 28,50 €

Cote: 4/5

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Promenades picturales

Publié par clairdeplume le 29 juin 2011

Le beau temps et les vacances donnent de envies de balades et de découvertes. L’ouvrage de Fabien De Roose répond à ces envies… « Bruxelles vue par les peintres », publié aux éditions Racine, est un de ses petits guides qui vous invitent à la découverte de notre capitale sous un angle original ! A travers plus de 70 tableaux de peintres reconnus ou moins connus, l’auteur propose huit promenades à l’intérieur même du Pentagone. De la Porte de Namur aux Marolles, de la Vieille Halle aux Blés à la Monnaie, de Saint-Nicolas à Sainte-Gudule, le Bruxellois -même le plus aguerri- découvrira de nouveaux détails, de nouvelles perspectives de sa ville qu’il ne connaissait pas. A chaque peinture ancienne est associée une photographie d’aujourd’hui prise sous le même angle de vue, ce qui permet ainsi de saisir les différences entre le tableau et la vue urbaine actuelle. Avec un brin d’imagination, le visiteur se replonge dans ce Bruxelles qui bruxellait.

Anne-Sophie

« Bruxelles vue par les peintres », de Fabien De Roose, éditions Racine, 192 pages, 24,95 euros

Cote: 4/5

 

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Chefs d’œuvre connus et perles cachées de l’Art nouveau

Publié par clairdeplume le 2 mars 2011

Florilège d’ouvrages consacrés à l’Art nouveau à Bruxelles et ailleurs parsèment les étagères des libraires. Celui de Marie Resseler sort du lot. Son “ Top 100. Art nouveau/Bruxelles” s’inscrit à la fois comme un ouvrage de référence sur le sujet et comme un guide. Il présente de nombreuses bâtisses peu connues du grand public et des amateurs d’architecture. Il invite à la découverte de la capitale belge et présente à cet effet des cartes en fin de pagination pour permettre aux éventuels promeneurs d’imaginer leur propre balade.

D’où vient l’idée de l’ouvrage?
Marie Resseler:
“C’est par la pratique des visites guidées que j’ai eu l’idée de ce livre. Tout le monde a l’impression de connaître l’art nouveau, mais les connaissances se limitent souvent aux bâtiments célèbres. J’ai eu envie de faire un “top 100” pour aller voir un peu au-delà des vingt bâtiments dont on parle toujours. Toutes ces stars éclipsent la multitude d’autres bâtiments Art nouveau. L’idée du livre était vraiment de ré-expliquer quelle a été la démarche de l’Art nouveau. Il s’inscrit non pas une rupture avec le passé comme on le présente un peu trop souvent, mais bien une rupture par rapport à l’architecture de l’époque. Un groupe d’architectes estime que cette démarche est vaine et n’a plus de sens. Il propose d’essayer autre chose. L’architecte est libre comme les artistes le sont. Chacun va marquer son architecture de sa propre griffe. Les architectes signent les façades comme les artistes signent leurs œuvres.”

La majorité des maisons construites à cette époque-là relevait-elle de l’Art nouveau?
“Pas la majorité. En 1880-1890, la mode est à l’éclectisme. Le néogothique est lui aussi très en vogue. Il est porté par les catholiques. L’Art nouveau relève d’un style plus laïc, du moins progressiste. Les artistes et les mécènes de l’Art nouveau se retrouvent beaucoup dans les loges maçonniques.”

Les bâtisses Art nouveau sont surtout concentrées dans certains quartiers…
“On est à la charnière du 19e et du 20e siècle, Bruxelles est vraiment en pleine expansion. La Belgique, toute jeune à l’époque, est la deuxième puissance industrielle européenne. Elle dispose d’une richesse fantastique. De nouveaux quartiers se construisent à Saint-Gilles, à Schaerbeek avec le quartier des squares, à Ixelles avec le quartier des étangs . Autant d’endroits où c’est à cette époque la rase campagne. Pour stimuler la qualité architecturale, les administrations communales vont mettre en place des concours d’architecture. Ainsi pourront être construites les façades qui seront primées. C’était une façon de stimuler la qualité. A côté de cela, on a pu aussi remarquer une vague de spéculation immobilière. Ernest Blérot, par exemple, va acheter des terrains à la pelle. Il va les bâtir puis revendre les maisons.”

En quoi votre ouvrage se différence-t-il des nombreux bouquins consacré à l’Art nouveau?
“Il va voir l’envers du décor. Ce ne sont pas uniquement les hôtels de maître que l’on connaît qui y sont présentés. J’ai aussi eu envie de taper sur le clou de l’Art nouveau… Qu’a-t-il de nouveau? J’ai voulu reposer les jalons et montrer ses caractéristiques et son évolution par le biais de quelques maisons bien choisies. La “maison des chats” à Schaerbeek, par exemple, n’est reprise dans aucun livre sur l’Art nouveau. J’ai voulu illustrer des maisons qui sont plus discrètes.”

Quelle est la grande nouveauté de l’Art nouveau?
“Sa démarche architecturale est complètement novatrice. Les formes des fenêtres sont originales. La façade est divisée en plusieurs parties. L’architecture n’hésite pas à mettre en évidence les différentes fonctions de la maison. Elle devient presque fonctionnelle. Il y a une honnêteté de l’architecture qui indique ce qui se passe à l’intérieur. La façade devient le reflet du plan.”

Il n’est pas toujours évident d’identifier les bâtiments Art nouveau tant les styles sont différents…
“Il est effectivement un peu difficile de se retrouver dans le foisonnement de styles. Pour moi, l’art nouveau, plus qu’un style c’est une période. Il n’est pas possible de définir un style Art nouveau bien précis, car chaque architecte va développer son propre langage. Il s’agit là d’une liberté et d’une spécificité qui sont au cœur de la notion d’Art nouveau, partout mais à Bruxelles en particulier. Dans l’Art nouveau, on va déjà retrouver des choses qui font tout à fait penser à l’Art déco. Tous les architectes n’ont pas développer cette envie de courbes et de motifs floraux. Hankar n’a jamais fait ça. Beaucoup d’architectes ont tout de suite travaillé quelque chose de très géométrisant comme cela ce faisait à Vienne.”

Anne-Sophie

“Top 100. Art nouveau/Bruxelles”, de Marie Resseler, éditions Aparté, 224 pages, plus de 600 photos en couleur, 28,50 euros

Cote: 5/5


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Une capitale très verte !

Publié par clairdeplume le 9 février 2011

Oui, Bruxelles est une ville  verte, une ville ‘nature’. Avec ses 8.000 hectares d’espaces verts, ses 800 espèces de plantes et 45 espèces de mammifères, personne ne pourra le contester. Les Bruxellois ne boudent d’ailleurs pas leur plaisir. Beaucoup arpentent leurs parcs et forêt en toutes saisons. D’autres attendent avec impatience  les beaux jours pour y organiser des pique-niques improvisés. L’ouvrage signé Herman Dierickx, illustré par les photographies de Frédéric Demeuse, répertorie les quelque 76 parcs et espaces verts que compte la capitale.  Tous y sont brièvement présentés et font l’objet d’un petit historique. La publication dévoile ainsi tous les espaces verts et espaces naturels de Bruxelles et indique des parcours exceptionnels dans les parcs, les friches et les sites semi-naturels (comme le maillage  vert  et bleu ou la promenade verte). Elle décortique  également la structure des paysages bruxellois et leur biodiversité. L’ouvrage qui est accompagné d’une carte donne des envies (et des idées) de balades !

Anne-Sophie

« Bruxelles ville verte, ville nature », éditions Racine, 192 pages, 29,95 euros

 

Cote: 2/5

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Philippe Lambillon, bourlingueur depuis vingt ans

Publié par clairdeplume le 11 janvier 2011

Depuis 1991, Philippe Lambillon sillonne les zones les plus inhospitalières de la planète, nous livrant ses bons conseils de survie dans ses fameux «Carnets du bourlingueur » (RTBF). Pour fêter les vingt ans de l’émission -achetée par de nombreuses chaînes de télévision et diffusée dans plus d’une centaine de pays-, une BD a été créée, ainsi qu’un carnet plein de bons conseils.  Des expériences, incroyables, souvent cocasses et frisant parfois l’absurde à (re)découvrir pour être paré face à toutes les situations!

Comment est née l’idée des «Carnets du Bourlingueur»?
«L’idée des ‘Carnets’ elle-même vient d’un fait divers que j’avais lu dans la presse au sujet d’un couple de voyageurs avec enfants qui avait été retrouvé mort à quelques kilomètres d’une piste en Algérie. Ils étaient tombés en panne avec leur voiture, n’avaient pas d’eau. Ils sont partis pour trouver des secours, se sont perdus, et on les a retrouvés tous morts. Je me suis demandé comment on pouvait faire une chose pareille. Il y avait de l’eau dans le lave-glace et dans le radiateur, ils auraient dû rester près du véhicule et survivre grâce à ce qu’ils avaient sous la main. Pour le tout premier carnet, j’ai recréé la situation dans le désert, où ma jeep tombait en panne. J’ai bu l’eau du lave-glace parce qu’il n’y avait pas d’antigel avec, j’ai expliqué comment on arrivait au robinet d’un radiateur, et puis j’ai mis le feu au pneu parce qu’un pneu qui brûle, cela se voit à 30 kilomètres…»

L’émission a beaucoup évolué depuis ses débuts?
«Au départ, c’était de la survie pure. Je me suis retrouvé dans des situations extrêmes un peu partout dans le monde. Que fait-on quand un avion s’écrase en pleine jungle? Puis je me suis retrouvé perdu en mer, dans un remake avant ‘Titanic’ d’un cargo qui coule. C’est vrai que ce n’est pas le quotidien de tous les voyageurs, mais pourquoi pas! Puis, petit à petit, au bout de près de 300 numéros, c’est parti dans tous les sens. De la survie, c’est devenu un peu de l’ethno, du conseil, de la découverte. Je brasse très large. Le plus dur c’est d’être toujours original et, après 20 ans, de toujours intéresser les gens.»

Depuis le lancement de l’émission en 1991, combien d’endroits avez-vous bourlingué?
«Ce serait plus facile de vous dire les endroits où je ne suis pas encore allé! Il y a des pays où c’est très compliqué comme la Lybie, ou des pays en conflit comme le Soudan. Dans les tournages, on n’est ni accompagnés, ni financés. On entre dans le pays avec nos sacs à dos, nos caméras démontées. On fait nos petits reportages sans prévenir tout le monde. Le principe, c’est d’être assez libres, apolitiques. Il y a tellement de pays que ce serait ridicule de prendre des risques pour tourner les ‘Carnets’ dans des pays en guerre. Et puis, il y a des pays comme le Japon, les Etats-Unis, où l’on tourne très peu car c’est moins original et surtout, cela entamerait méchamment notre budget qui est très limité. On tourne dans des zones où le coût de la vie est peu élevé. On est une équipe de trois et on a très peu de moyens. On vit avec les gens, on prend les bus locaux. C’est d’ailleurs aussi un peu là que je trouve mon inspiration.»

Quelle est votre pire expérience vécue dans le cadre de cette émission?
«Ce sont les rapports avec la police ou les militaires. Les contrôles douaniers où il faut toujours monnayer son passage. L’attente avec un policier plus véreux qu’un autre qui exige des sommes qu’on ne peut pas payer. Les problèmes que je rencontre en général et qui peuvent se résoudre assez facilement sont de cet ordre-là. Il y a des problèmes de  santé évidement. Mais contrairement à ce que la plupart des gens croient, je prends très peu de risques en m’approchant de très près d’un rhinocéros ou en capturant un piton de 60 kg. C’est, d’après moi, moins  risqué que de m’aventurer en forêt avec des Pygmées, d’y vivre pendant 15 jours et d’être là à la merci des bactéries, des microbes, etc. Les risques ou les pires souvenirs que l’on encourt sont donc plutôt une malaria que j’ai ramenée. Cela, c’est pour le mauvais côté du boulot parce que pour le reste, c’est une découverte au quotidien, c’est le monde de la débrouille. Quelque part, si l’on peut parler de meilleur souvenir, c’est que dans des situations extrêmes, il y a toujours une solution. Et que l’on peut vivre avec très peu de choses quand on n’a rien.»

Les méthodes que vous présentez, notamment dans le livre, ont toutes été réellement été testées?
«Oui. Mais sauf si on est dans une situation vraiment extrême, il vaut mieux pour certaines choses, ne pas les mettre en pratique! Je mets en garde au début du livre. J’ai vu plusieurs fois mon fils capturer des faucheuses, des bourdons et les mettre en bouche quand il était gamin parce qu’il m’avait vu faire! Même si cela paraît invraisemblable parfois, c’est cela qui est drôle! On a tendance à exagérer juste un peu parce que l’on est à l’image. C’est sûr que même si je ne suis pas vraiment mordu par un serpent, les gens en ont l’impression. Mais j’ai recoupé mes informations avec des gens sur place. Je prends des notes, je fais des photos, je filme. Les trucs que je donne figurent dans les us et coutumes en Asie ou en Afrique.»

Le cactus, les blattes, les araignées… C’est bon?
«Oui, le cactus, c’est bon! Au Mexique, c’est considéré un peu comme une pastèque ou du melon. J’en ai mangé souvent, ce n’est pas mauvais, même cru. Les blattes, c’est évidemment un autre rayon. Mais sur les marchés en Asie, on vend de tout: des scorpions grillés, des blattes, des punaises, des abeilles.»

Et il y a les araignées aussi…
«J’ai eu un problème un jour sur un tournage avec une mygale que j’ai voulu manger! Le soleil baissait, il fallait boucler la scène. Je prends donc la mygale qui était morte, la met dans une espèce de sandwich. J’avais bien fait sortir les pattes pour voir ce que je devais croquer. Mais face caméra, je l’ai visiblement mal dirigé, j’ai croqué dans l’abdomen de l’araignée, et choppé une flopée de poil urticant dans la langue. Ma langue a triplé de volume! J’en ai fait une séquence après d’ailleurs. On était isolés. Le caméraman était mort de rire parce qu’il a cru que je plaisantais. Et là, il m’est revenu dans la tête tous mes conseils. Enfoncer un bambou dans la gorge… Qu’ensuite j’ai un peu adapté en disant qu’on pouvait aussi se servir d’un stylo parce qu’on n’a pas toujours de bambou sous la main. Heureusement j’avais des antihistaminiques, car on se déplace quand même avec une pharmacie complète!»

Vous avez une formation de secouristes quand même?
«Même pas! Pour ce qui est des médicaments, j’ai quand même une certaine connaissance. Je fais les vaccins de base parce que c’est obligatoire, mais à part cela, je ne prends rien de préventif. Sinon, je serais toute l’année sous médicaments!»

Et les feuilles de chou permettent vraiment de soigner la gueule de bois?
«Oui, la migraine et la gueule de bois, c’est surprenant! Je l’ai découvert dans un village, où il y avait des types couchés avec tous une feuille de chou sur le visage. J’ai d’abord cru que c’était une tradition. Mais en fait, ils avaient fêté un enterrement. Ils étaient tous ivres morts. Et les femmes avaient déposé une feuille de chou sur leur visage. J’ai pensé que c’était en signe de deuil. Elles m’ont expliqué que c’était parce qu’ils étaient bourrés et que le contact du chou avec le crâne avait un effet bénéfique. Par contre, cela n’a aucune incidence sur l’alcool-test! Pas sûre qu’une feuille de chou dans la boîte à gant puisse grand-chose pour vous!»

Christelle

«365 jours avec le bourlingueur», de Philippe Lambillon, éditions Racine, 224 pages, 14,95 €

Cote: 4/5

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L’offre culturelle bruxelloise passée au crible

Publié par clairdeplume le 6 janvier 2011

Vous désirez profiter au maximum de l’offre culturelle bruxelloise? Le Guide culturel Bruxelles 2011 vous est indispensable! Chaque année, la Fondation pour les Arts publie une nouvelle édition de cet agenda. Bien agencé, l’ouvrage reprend mois par mois tous les rendez-vous culturels à ne pas manquer. Festivals, expositions, théâtre, danse, concerts, opéra, tout y est. Enfin presque… Seuls (et ce n’est déjà pas si mal!) tous les grands événements annoncés avant le 15 septembre 2010 par leurs organisateurs y sont répertoriés. Le guide non exhausitf s’avère fort utile pour se faire une idée précise des événements culturels qui auront lieu dans la capitale en 2011 et ainsi programmer judicieusement ses sorties. L’ouvrage propose, en seconde partie, un carnet d’adresses complet. Musées, galeries d’art, théâtres, cafés-théâtres, salles de spectacles et de concerts, jazz clubs, centres culturels, cinémas, visites thématiques et tours de villes, librairies,… Rien ne manque!

Disponible dans toutes les bonnes librairies au prix de 10 euros.

Anne-Sophie

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La province de Liège sous la loupe

Publié par clairdeplume le 26 octobre 2010

La province de Liège referme la collection en six volumes consacrée à l’histoire et au patrimoine architectural, artistique et naturel des villes, communes et villages de Wallonie et de Bruxelles. Au fil de plus de 600 pages, on (re)découvre ainsi les richesses des 84 communes de cette jolie province. Pour chacune d’elles, d’Amay à Welkenraedt en passant notamment par Aubel, Eupen, Grace-Hollogne, Herve, Malmedy, Pepinster, Seraing, Stavelot ou encore Waremme, l’ouvrage présente un rapide historique mais aussi l’ensemble des curiosités à ne pas manquer et une liste des événements qui s’y déroulent à période régulière… avec parfois une petite note sur la gastronomie en prime! Plus de 300 spécialistes du patrimoine ont participé à cette collection, réalisée avec la collaboration de Gilbert Menne en tant que secrétaire d’édition, Emmanuel Brutsaert comme rédacteur en chef et Johan De Meester pour la mission photographique. De beaux ouvrages à posséder dans sa bibliothèque et à consulter à chaque fois que nous prend l’envie de nous offrir une nouvelle petite «journée du patrimoine».

Christelle

«Province de Liège», éditions Racine-Dexia, 610 pages, 29,95 €

Cote: 4/5

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Bruxelles, hors des sentiers battus

Publié par clairdeplume le 5 août 2010

Vous pensiez connaître Bruxelles? Les auteurs, Laurence Bragard et Régis Duqué, accompagnés du photographe Michel Reuss, nous prouvent pourtant qu’il existe, dans la capitale, beaucoup d’endroits insolites et méconnus, dans lesquels ils nous entraînent, anecdotes, légendes et photos à l’appui. Au fil des pages, on découvre ainsi, disséminés dans les communes de la ville, le plus grand graffiti d’Europe, une église de travers, un labyrinthe végétal, un rempart de plus de 700 ans, une voie interdite à la circulation «excepté STIB et corbillard», un musée du hochet… et même qu’il est possible de dormir dans une sphère de l’Atomium!  Bref, un livre -publié par une maison d’éditions française!- qui permet, aux Bruxellois comme aux touristes désireux de visiter la capitale hors des sentiers battus, de (re)découvrir les nombreuses particularités de cette ville insolite.

Christelle

«Bruxelles insolite – Trésors cachés et lieux secrets», de Laurence Bragard et Régis Duqué, photos de Michels Reuss, éditions Les Beaux Jours, 160 pages, 19 €

Cote: 4/5

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Un geek au Japon

Publié par clairdeplume le 31 juillet 2010

Immersion dans la culture japonaise grâce à cet ouvrage bien conçu qui nous offre une vision très réaliste du Pays du Soleil Levant. Après une brève histoire du Japon afin de planter le décor, l’auteur -un Espagnol dont le blog (www.kirainet.com) a servi de base au bouquin- s’attaque aux différences culturelles qui font la spécificité du pays. Il y est question de geishas bien sûr, mais aussi de la cérémonie du thé, de cette passion robotique niponne, des comportements japonais dont la vertu de l’humilité, des relations homme-femme, du cosplay (ce hobby consitant à se déguiser en personnage de manga), du quotidien d’un salaryman et d’une carrière woman, ainsi que des familles, des étudiants et des retraités. L’auteur y aborde aussi les mangas, la musique, la TV, le cinéma et j’en passe. Mais pas question ici de servir les vieux clichés.  On voit que l’auteur connait bien le pays, et surtout ses habitants. Un chapitre est également consacré à une visite de Tokyo, avec différents thèmes au menu, tandis que le dernier chapitre nous prodigue des conseils généraux pour visiter le Japon et nous fournit une liste des lieux incontournables ainsi que quelques lieux plus secrets et un mini lexique. Bref, le complément idéal du guide de voyage pour tous les amoureux du Japon.

Christelle

“Un geek au Japon”, de Hector Garcia, éditions 12 bis, 152 pages, 19 €

Cote: 5/5

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