Clair de Plume

Blog littéraire

Archive pour la catégorie ‘Beaux livres’

En tête à tête avec Victor Hugo

Publié par chouxdebruxelles le 23 avril 2012

Photo: David Nivière

Tout comme Victor Hugo, Gonzague Saint Bris est un sacré personnage. Avec toute la fougue et la passion qui l’anime, ce «biographe des Romantiques» nous parle de cet homme -à la fois écrivain, poète, auteur dramatique, romancier, dessinateur, décorateur, voyageur, homme politique-, de son œuvre et de ses frasques en tout genre. Un bel hommage à l’auteur des «Misérables», un ouvrage publié à Bruxelles il y a 150 ans.

Qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire un livre sur Victor Hugo?
«Je suis un Romantique absolu depuis l’âge de 20 ans. Ma génération –j’avais 20 ans en mai 68- a compris que les révolutions ratées font les romantismes réussis. J’ai écrit un manifeste, qui s’appelle ‘Le romantisme absolu’ qui est un best-seller. Ayant fait la biographie de Vigny, de Musset, de George Sand, de La Malibran, de Marie d’Agoult, d’Alexandre Dumas, il me restait à signer un Victor Hugo. Ce qui m’a été donné aujourd’hui!»

Cela tombe plutôt bien puisqu’il est né il y a 210 ans, s’est exilé à Bruxelles en 1852 et a terminé d’écrire «Les Misérables» en 1862. Donc 2012 est un triple anniversaire en quelque sorte!
«Vous avez tout à fait raison! C’est donc les 150 ans de la publication des Misérables, événement dans lequel la Belgique joue un rôle majeur. ‘Les Misérables’ commencent par un scandale sexuel. Victor Hugo, qui a 34 ans, est surpris dans les bras de la jeune femme d’un peintre dans un appartement à Paris par un commissaire de police qui arrive avec le mari jaloux qui a bien raison de l’être. Elle, elle est envoyée en prison. Lui, faisant état du fait qu’il est Père de France, rentre chez lui la queue basse si vous permettez l’expression. Il est membre de l’Académie française, il pensait être ministre, et tout à coup, il est déshonoré. Il se met à écrire un livre qui s’appelle ‘Jean Trejean’. C’est un livre dédié au peuple. Puis arrive la révolution de 1848. Son exil. Il laisse tomber le livre pendant plusieurs années. C’est quand il arrive à Jersey, dans cette maison de Marine-Terrace, qu’il commence à faire tourner des tables et qu’il reçoit ce message de l’au-delà, ‘Grand homme, tu dois terminer ‘Les Misérables’. Il n’avait jamais pensé à ce titre. C’est donc par les tables tournantes qu’il reçoit le titre de son chef-d’œuvre. Reste à savoir qui va publier ‘Les Misérables’. Hetzel qui a déjà publié ‘Les contemplations’ et qui publiera Jules Verne? Non! C’est un jeune Belge, Albert Lacroix, qui vient jusqu’à Guernesey pour négocier avec le maître. Et le maître lui demande un fric fou. Ce jeune Lacroix, qui a 30 ans, en fait son affaire. Le lancement des ‘Misérables’ est un lancement à la ‘Harry Potter’. Parce qu’il publie ‘Les Misérables’ dans plusieurs capitales à la fois, en français. Les typographes belges s’arrêtaient à la fin de chaque paragraphe pour pleurer tant le roman est beau. C’est un lancement extraordinaire avec une vente déjà prévue de 100.000 exemplaires. Victor Hugo a demandé qu’il y ait une version pas chère du livre pour le peuple. Mais le livre coûte quand même assez cher. Les ouvriers vont se réunir entre eux pour se cotiser et acheter ‘Les Misérables’. En plus, ils vont tirer à la paille celui qui va garder l’exemplaire.»

La Belgique a donc joué un rôle important.
«Il habitait sur la Grand-Place, dans la Maison des Pigeons, tandis que Juliette, sa maîtresse, habitait dans la Galerie de la Reine, au-dessus de la librairie ‘Tropisme’. La première édition des ‘Misérables’ est donc publiée à Bruxelles. Mais Victor Hugo a fini ‘Les Misérables’ à l’hôtel des colonnes (aujourd’hui disparu) à Waterloo. Il est venu beaucoup de fois en Belgique. En 1864, alors que Victor Hugo est à Guernesey, son fils Charles épouse une Belge, Alice, donc il vient en Belgique. Le jeune éditeur Albert Lacroix publiera de lui aussi ‘Chansons des rues et des bois’, ‘L’homme qui rit’ et ‘Les travailleurs de la mer’. Avec son associé, ils sont tellement contents d’avoir gagné autant d’argent, qu’ils décident de remercier Victor Hugo, en faisant un grand banquet. Donc la Belgique joue un rôle majeur.»

La vocation d’écrivain de Victor Hugo commence tôt.
«Oui. Très jeune, il crée un journal avec son frère, ‘Le conservateur littéraire’. Et à 15 ans, l’enfant sublime reçoit un prix de l’Académie française. Sauf que les jurés pensaient qu’il était impossible qu’un enfant de 15 ans soit si doué.»

Il avait aussi une vision prophétique des choses.
«En effet. Les États-Unis d’Europe, la monnaie unique. On dit que c’est lui qui est à l’origine du mot euro.»

Son œuvre est multiple. Il a été romancier, poète, dramaturge, homme politique…
«Tout à fait. Les romantiques sont toujours des pluridisciplinaires. Victor Hugo est lui à la fois voyageur, homme politique, pamphlétaire, homme de théâtre, dessinateur avec ses encres de couleurs et le café, et un décorateur phénoménal. J’ai d’ailleurs copié chez moi à Paris quelque chose de sa maison Hauteville House. J’ai vu que le vieux séducteur Victor Hugo, pour embrasser les filles, avait fait chez lui un ‘kiss me quick corner’. Je fais visiter aux jeunes femmes la bibliothèque. À un moment, on passe sur un chemin entre les livres et puis il y a une glace sans tain et tac, c’est là que j’attaque! Je dois dire que cela marche à peu près une fois sur deux.»

C’était un coureur de jupons… Il ne se contentait pas d’une femme et d’une maîtresse…
«Il y a d’abord une chose tout à fait charmante, qui est l’amour de Victor Hugo pour Adèle. On commence vraiment dans le romantisme absolu. Il est amoureux d’Adèle, qui est la sœur de son copain, le truc classique. Mais les parents d’Adèle se demandent ce qu’il va faire plus tard, ce disant que ce mec n’allait pas bien gagner sa vie. Eh bien si. Parce que dès ces premiers poèmes dédiés au roi, Victor Hugo reçoit une pension. Donc les parents d’Adèle sont rassurés. Les deux tourtereaux sont vierges tous les deux et décident de le rester jusqu’à la nuit de noces. C’est une nuit de noces assez mouvementée: neuf fois dans la nuit, ils feront l’amour. Victor Hugo restera comme cela toute sa vie puisqu’à l’âge de 83 ans, il trouve cela assez fatiguant, mais il fait quand même l’amour trois fois par jour.»

Il a vécu aussi des tragédies. Il a enterré quatre de ses enfants, et sa fille qui lui a survécu a été internée.
«C’est terrible. Cet auteur de drames est menacé dans son intimité par la tragédie. Déjà quand Victor Hugo se marie avec Adèle, son frère, fou amoureux d’Adèle également, devient dément, au point de devoir être interné. Et puis il y a sa fille, Adèle Hugo, dont François Truffaut a tiré un film, qui fait une fixette sur un officier qu’elle voit passer sur la plage et qu’elle va harceler en le suivant dans tous les pays. Lui évidement est terrifié, lui dit qu’il ne l’aime pas. Et donc elle va finir folle aussi.»

Votre œuvre de Victor Hugo préférée?
«Deux œuvres. Non trois. Une œuvre théâtrale, qui est évidemment ‘Hernani’, le lancement du romantisme. J’adore cette rébellion de la jeunesse contre les vieilles barbes du classicisme. J’adore ce happening, cette manifestation, ce brouhaha, ce chahut du soir de ce qu’on appelle la bataille d’Hernani. J’y suis d’autant plus sensible qu’entre Victor Hugo et moi, l’encre a pris la place du sang, puisque c’est mon ancêtre, l’éditeur Mame, qui a publié ‘Hernani’. J’aime beaucoup aussi ‘Claude Gueux’, l’histoire d’un bagnard, le début de la lutte contre la peine de mort. Cela c’est l’âme d’Hugo, sa compassion. Et ‘Quatrevingt-treize’, sur la guerre de Vendée. Victor Hugo a un sens de la mise en scène… »

Si vous aviez un tête à tête avec Victor Hugo, vous lui diriez quoi?
«Je lui donnerais quelques conseils pour séduire les femmes.»

(rires) Vous pensez vraiment qu’il en avait besoin?
«C’est une très bonne question… Il dit au fond tellement de choses. Je pense que je me contenterais de le féliciter. Car il a inventé quelque chose qui moi me tient tellement à cœur, c’est l’écoute des autres, la compassion, et le fait de rendre les autres heureux par la culture. Donc si j’étais en face de lui, je le féliciterais de tous ses combats, son combat réussi contre la peine de mort, ou ce combat pas achevé contre l’illettrisme. Mais si j’avais la chance de rencontrer Victor Hugo, d’abord je l’embrasserais pour lui dire bravo.»

Vous venez aussi de sortir un livre consacré à la peintre Rosa Bonheur. Comment l’avez-vous découverte?
«C’est un éblouissement. J’ai vu un tableau au Metropolitan Museum de New York qui s’appelle ‘Le marché aux chevaux’. Il paraît que quand les fermiers du far-west ont vu ce tableau, ils ont dit que c’était cette race-là de chevaux qu’il leur fallait. Et ils ont fait venir en Amérique des percherons français!»

Christelle

«En tête à tête avec Victor Hugo», de Gonzague Saint Bris, illustration Philippe Lorin, éditions Gründ, 130 pages, 22,95 €

Cote : 4/5

Publié dans Beaux livres | Tagué: , , , , | Laisser un Commentaire »

Tout sur la déco

Publié par clairdeplume le 26 janvier 2012

Pas toujours facile de décorer son intérieur pour en faire quelque-chose d’à la fois beau et confortable. Mais pas de panique, ce livre, réalisé par une spécialiste de la déco dont on a pu voir les bonnes trouvailles notamment dans “Sans Chichis (RTBF) et “Clé sur porte” (RTL), nous donne pas moins de 150 conseils en la matière, pièce par pièce. Comment faire joliment tomber ses rideaux, maximiser ses rangements, tenir compte des points cardinaux, mais aussi combien de styles différents on peut combiner et à quelle hauteur coller une frise. Ou comme sur la couverture: comment agrandir une pièce à l’aide d’une seule et belle grande toile. Les petits coins n’ont pas été oubliés. Le grenier non plus. Bref, que des bons tuyaux pour rendre votre intérieur digne des photos de magazines.

Christelle

“Toute la déco en 150 conseils”, de Marie-France Adnet, photos de Mireille Roobaert, éditions Racine, 158 pages, 19,95 €

Cote: 3/5

Publié dans Beaux livres | Tagué: , | Laisser un Commentaire »

A Bruxelles, dans les pas des grands écrivains

Publié par clairdeplume le 25 janvier 2012

Brillante idée que celle-ci! Georges Lebouc emboîte le pas des grands écrivains et nous fait redécouvrir Bruxelles à travers leurs yeux.  Ce matin, Verlaine est allé acheter un revolver au passage des Galeries Saint-Hubert, qu’il m’a montré à son retour vers midi“, déclarait Rimbaud au commissaire de police, le 10 juillet 1873. “(…) boire dans la Maison des Brasseurs une première chope authentique de faro, accompagnée d’un de ces pistolets pacifiques qui s’ouvrent en deux tartines garnies de beurre.“, écrivait Gérard de Nerval dans “Lorely, souvenirs d’Allemagne” en 1852. ”Nous étions au bois, mangeant de la crème glacée sur l’île Robinson, à l’heure où les dames font leur toilette, le moment préféré de ma mère“, racontait Jacqueline Harpman dans “La plage d’Ostende” en 1991. Des dizaines d’auteurs sont en effet venus du monde entier pour travailler ou séjourner à Bruxelles. Si certains n’y firent qu’un court séjour, d’autres, comme Baudelaire, y demeurèrent assez longtemps. D’autres encore, comme Victor Hugo, y revinrent tout au long de leur existence. Georges Lebouc  s’est ainsi plongé dans les textes d’écrivains, belges ou d’ailleurs, et a illustré leurs propos. Chouette façon de (re)découvrir la ville.

Christelle

“Bruxelles vue par les grands écrivains”, de Georges Lebouc, éditions La Renaissance du livre, 160 pages, 29 €

Cote: 5/5

Publié dans Beaux livres, Tourisme | Tagué: , | Laisser un Commentaire »

Cela s’est passé près de chez vous….

Publié par clairdeplume le 25 janvier 2012

Pour voir de jolies choses, il suffit de trouver un coin de nature près de chez soi, de se lever tôt et de s’armer de patience…“, explique Cédric Jaquet, qui a photographié la nature près de nous. Livre d’images surtout on y découvre une nature époustouflante, comme le réveil d’un lac. Volatiles, insectes, eau, végétation, surpris à différents moments de la journée… Des images poétiques et une invitation à la promenade dans la nature!

Christelle

“C’est beau près de chez vous”, de Cédric Jacquet, éditions Racine, 144 pages, 39,95 €

Cote: 3/5

Publié dans Beaux livres | Laisser un Commentaire »

Toute l’histoire de la Grand-Place

Publié par clairdeplume le 3 janvier 2012

A l’emplacement de la Grand-Place que l’on connaît aujourd’hui se dressait autrefois des édifices à l’esthétique très différent. Détruit dans le bombardement de 1695, l’ensemble architectural fut rénové, voire par endroit reconstruit, au fil des siècles suivants.  Ce beau livre, réalisé par un collectif d’historiens dirigé par un professeur de l’université libre de Bruxelles, Vincent Heymans, se base sur un rassemblement d’archives, de documents historiques rares, de cartes et gravures d’époque, pour reconstituer l’histoire, les différentes étapes de rénovation et de reconstruction de ces maisons qui font aujourd’hui la renommée de la plus belle place au monde! Cette quatrième édition revue et corrigée est un incontournable pour les amateurs d’architecture et tous ceux que les maisons de la Grand-Place et leur riche passé intriguent.

“Les Maisons de la Grand-Place de Bruxelles”, éditions CFC, 230 page, 32€

Cote: 3/5

Publié dans Beaux livres, Tourisme | Tagué: | Laisser un Commentaire »

Tout sur les parfums

Publié par clairdeplume le 10 décembre 2011

© L.Sassiat

Depuis qu’elle a senti “L’heure bleue” de Ghuerlain, Elisabeth de Feydeau est passionnée par les parfums. Au point de faire des recherches sur le sujet. Et de publier, des années plus tard, ce bel ouvrage qui retrace non seulement l’histoire des parfums, mais est aussi une anthologie et un dictionnaire.

Comment en êtes-vous venue à vous intéresser aux parfums ?

«C’est une longue histoire. Disons que, à défaut d’avoir fait de la musique, j’ai fait du parfum! J’ai étudié le piano jeune, dès l’âge de 5 ans, et j’aurais aimé faire des études orientées vers cela. Mes parents, qui avaient les pieds sur terre, et qui pensaient peut-être aussi que je n’étais pas suffisamment douée pour percer vraiment dans ce milieu, m’ont poussé à faire de vraies études. J’ai donc rejoint la Sorbonne où j’ai choisi l’histoire. Et un jour, ma mère m’emmène dans une parfumerie pour choisir un parfum, et là, je suis submergée par un parfum qui m’attire, me fascine. Je voulais porter ce parfum. C’était L’heure bleu de Guerlain. C’est toujours mon parfum d’ailleurs. Je me suis mise à faire des recherches autour du parfum, qui me ramène à des mots comme accord, composition, note, dissonance, qui finalement appartiennent au vocabulaire de la musique! Puis en licence d’histoire, alors que j’avais  un travail à faire sur les années 30, je suis tombée sur des publicités pour N°5, Arpège,… On était dans les années 80 et ces parfums datés des années 20-30 étaient toujours là. J’ai trouvé cela fascinant. En fin de licence, pour mon sujet de maîtrise, j’ai donc décidé de prendre les parfums.»

L’idée de ce livre est née comment ?

«Par la collection Bouquins des éditions Robert Laffont. Ils m’ont dit qu’il n’y avait rien qui existait sur les parfums. Et ils voulaient tout : l’histoire, le dictionnaire et l’anthologie. J’ai dit ok, pas de problème! Et vous serez seule à le faire, ont-ils ajouté. Parce qu’en général, ce sont des ouvrages collectifs dans cette collection. J’ai dit d’accord! Puis cela a été une autre paire de manche! Cela m’a pris beaucoup de nuits, de week-ends, de vacances!»

A quand remonte l’apparition du premier parfum?

«Cela dépend ce qu’on entend par parfum. Dès l’âge de bronze, les hommes ont brûlé des aromates, des aliments, pour offrir cette fumée odorante aux dieux. Les premiers mélanges, on en a en Mésopotamie. La première recette écrite date de 4.000 ou 3.000 ans avant Jésus Christ. Le parfum s’appelle le Kyphi, qui veut dire le parfum deux fois bons, parce qu’il était bon pour les dieux et bons pour les hommes. C’est la première fois qu’on a vraiment une recette de parfum écrite. C’est une composition aromatique à l’odeur florale et sucrée.»

Et l’origine du mot “parfum”?

«Parfum vient de l’expression latine ‘per fumum’, ‘à travers la fumée’, et qui nous relie à ses premiers rites religieux où on brûlait pour offrir aux dieux. Le mot parfum, avec son sens actuel, est arrivé très tard dans le dictionnaire, au 16e, 17e siècle. Avant cela, on parle d’odeur. Le parfum est utilisé pour parler d’une bonne odeur.»

La parfumerie moderne date de quand?

«De 1860. L’industrialisation fait passer le métier de parfumeur artisanal à un métier de parfumeur industriel, avec des quantités, avec la naissance du marché et une parfumerie tout d’un coup segmentée (du parfum pour homme, du parfum pour femme), et aussi l’idée de la présentation, du flacon de marque, de la marque, de la publicité, tout ce que l’on connait aujourd’hui.»

Napoléon était un grand consommateur d’eau de Cologne…

«Oui, 40 litres par mois. Parce qu’en fait, il la buvait. Car autrefois, les parfums, on les buvait. Le Kyphi, il était bu, l’eau de Cologne, elle était bue. Le parfum était un élixir, le médicament le plus précieux. Donc Napoléon buvait l’eau de Cologne, il la mettait dans l’eau du bain et se faisait frictionner avec. Napoléon avait contracté la gale, qui est la maladie de la saleté, quand il était caporal lors du siège de Toulon. Et donc il avait cette angoisse de la gale qui faisait qu’il se lavait et prenait des bains tout le temps, alors que ce n’était pas du tout l’habitude dans son armée.»

Quelle est l’histoire du mythique “N°5″?

«Il y a tant à dire… C’est un parfum de femme, à odeur de femme. Chanel voulait que les femmes se rapproprient un espace vital. C’est un parfum qui leur a donné un sillage, une puissance, une existence sur la scène sociale, une présence invisible mais en tout cas perceptible. Et puis c’est le premier parfum abstrait, parce qu’on est dans un rapport floral qui est cubiste, complètement déstructuré, pour être cette fleur absente de tout bouquet. C’est un parfum qui a été pour les femmes un rituel de féminité, mais aussi une arme, une arme de libération.»

Et “N°5″ parce que c’est le 5ème flacon qu’on lui ait présenté.

«Voilà. Chanel était très superstitieuse comme beaucoup de créateur. Elle avait pour chiffre fétiche le 5. Et il s’est trouvé (est-ce la légende ou la vérité, on n’en sait rien), que quand Ernest Beaux lui a présenté un certain nombre d’échantillons de parfum, la cinquième soumission tout de suite lui a plu.»

Il est toujours autant utilisé ?

«Moins qu’avant. Aujourd’hui, il faut que la publicité soutienne l’achat. Mais il reste un mythe incroyable.»

Parfumer les appartements n’est pas une nouveauté de notre époque.

«Exactement. Sauf qu’on le faisait pour des problèmes différents. On parfumait les appartements pour enlever les mauvaises odeurs et rafraichir l’atmosphère, alors qu’aujourd’hui, on parfume les appartements parce qu’on est dans un vide olfactif. On a tellement aseptisé les choses qu’il faut bien remettre de l’odeur. Il n’y a rien de plus angoissant que l’absence d’odeur. Et donc on a besoin de remettre de l’odeur pour remettre de la vie, parce que le parfum, c’est la vie.»

Comment choisir un parfum?

«Prendre du temps, ne pas se décider tout de suite. Ne pas se décider que pour la publicité ou le flacon. Il faut l’essayer, le sentir, le ressentir. Il faut passer un peu de temps avec lui et se sentir bien. Ensuite, on a son parfum. »

Comment se fait-il qu’un parfum ne sente pas pareil sur une personne ou sur une autre ?

«C’est une question de peau. Le parfum, c’est une molécule vivante. La molécule synthétique est une, donc relativement stable d’une peau à l’autre. Le naturel, c’est un assemblage de molécules. Par exemple, dans une rose, il y a à peu près 500 molécules identifiées. Donc par rapport à votre peau, il y a plus ou moins de molécules qui vont se dégager. C’est vraiment une rencontre entre la peau et une odeur.»

Ce n’est donc pas une bonne idée, pour les fêtes, d’offrir du parfum sans connaître les goûts d’une personne en la matière.

«Je trouve cela toujours très engageant d’offrir un parfum à une personne qu’on ne connaît pas tellement. Le mari peut en offrir à sa femme parce qu’il la connait bien. Et puis le mari souvent fantasme sur sa femme au travers d’un parfum. Le parfum est un grand fantasme dans l’imaginaire masculin. Mais c’est vrai qu’offrir du parfum est toujours risqué, parce que même si on connait la personne, on ne connait pas toujours la réaction qu’elle va avoir à l’odeur. On enregistre les odeurs tout au long de sa vie. Et on enregistre en même temps une sensation physique de plaisir ou de déplaisir. Or, vous ne pouvez pas connaître toutes les sensations physiques qui ont été enregistrées par chaque personne. Quand vous achetez un parfum pour une autre personne, il vaut mieux rester dans les choses très classiques, très neutres.»

Christelle

En quelques lignes

Il y a les fleuris aldéhydés comme le mythique “N°5″ de Chanel ou “Arpège” de Lanvin. Les ambrés comme “Shalimar” de Guerlain. Un floral poudré comme le “Flower” de Kenzo ou un fleuri fruité tel le “Nina” de Nina Ricci. Elisabeth de Feydeau nous dit tout sur les parfums. Des porteries du néolithique jusqu’à nos vaporisateurs de voyage en passant par l’aromathérapie et les parfums d’intérieur, ce Docteur en histoire qui travaille en tant qu’experts auprès des grandes maisons de parfumerie de luxe nous raconte leur épopée dans ce bel ouvrage aux mots odorants, qui compte aussi une anthologie et un dictionnaire. Un cadeau à glisser sous le sapin?

«Les Parfums: Histoire, Anthologie, Dictionnaire», de Élisabeth de Feydeau, éditions Robert Laffont, collection Bouquins, 1.206 pages, 32 €.

Publié dans Beaux livres, Bien-être | Tagué: | Laisser un Commentaire »

Agendas 2012

Publié par clairdeplume le 9 décembre 2011

Pour une année en quatre couleurs

Bel hommage au stylo à bille BIC, cet agenda est entièrement illustré au fameux «BIC 4 Couleurs». Il a été réalisé par Carine Brancowitz, une artiste travaillant exclusivement aux stylos BIC. Un joli BIC 4 Couleurs collector customisé par l’artiste est d’ailleurs offert avec l’agenda. De quoi vous donner envie de griffonner sur ses belles pages. Sur celles de gauche, des cases avec les sept jours de la semaine. A droite, une page où inscrire vos notes persos entre les (petits) dessins de l’artiste.

«Agenda BIC 2012», éditions Michel Lafon, 136 pages, 11 €    

365 jeux et délires

Présenté sous la forme d’un bloc avec des feuilles détachables, ce calendrier propose «un défi par jour». On commence l’année en douceur avec un anagramme à résoudre. Suit une «crayonnade» avec un espace pour dessiner en une minute un «petit-déjeuner au lit». Le 3 janvier vous soumet une devinette, le 4 janvier, une chasse à l’intrus… QCM, questions diverses, jeux en tout genre: ce petit calendrier torturera vos méninges et mettre vos neurones à l’épreuve durant 365 jours!

«Calendrier Cranium perpétuel», éditions Marabout, 12 € 

Le Kroll

Comme chaque année, Pierre Kroll nous a concocté un agenda. Cette fois, il prend le look d’un iPad. A spirale et donc assez pratique, il est bien entendu parsemé des dessins corrosifs du cartooniste, anticipant tous les grands événements. Horoscope et proverbes krolliens vous divertiront également au fil des jours. En plus, il a l’avantage d’exister en grand et petit format, pour les grands et petits sacs à main. Pour une année d’humour garantie!

«L’agenda Kroll 2012», de Pierre Kroll, éditions La Renaissance du livre, 15 €        


Publié dans Beaux livres | Laisser un Commentaire »

Blagounettes

Publié par clairdeplume le 8 décembre 2011

Ce coffret -quatre livres, 512 pages- propose 1.000 histoires drôles classées en quatre catégories: “amour & sexe”, “animaux”, “régions & pays” (blagues belges, corses…) et enfin “métiers”. Un petit exemple au hasard? “Cher internaute, Vous venez de recevoir un virus informatique belge. Comme nous ne sommes pas très avancés technologiquement, ceci est un virus manuel. S’il vous plaît, effacez tous les fichiers de votre disque dur et envoyez ce mail à tous ceux que vous connaissez. Merci beaucoup pour votre collaboration.” Mouais. Ou encore: “Quelle est la définition mathématique du cocu? Un entier dont la moitié est couverte par un tiers.” Une petite dernière? “Un médecin téléphone à un patient. -J’ai  une mauvaise et une très mauvaise nouvelle à vous annoncer. -Quelle est la mauvaise?,demande le patient. -Il vous reste 24h à vivre. -Ah! Oui effectivement. Et que peut-il y avoir de pire? – ça fait 24h que j’essaie de vous joindre…” Un cadeau bouche-trou qui aura néanmoins le mérite de meubler la conversation durant le long repas de Noël…

Christelle

“La boîte à histoire drôles”, éditions Chiflet&Cie, 512 pages, 17,95 €

Cote: 2/5

Publié dans Beaux livres | Laisser un Commentaire »

Tout sur les grands écrivains français

Publié par clairdeplume le 23 novembre 2011

Avec ses fac-similés de lettres, croquis, extraits de manuscrits et autres petits trésors, ce beau livre nous transporte dans l’univers de plus de 80 grands écrivains français, romanciers, conteurs, poètes ou dramaturges. Au travers d’épisodes  de leur existence tantôt décisifs, tantôt anecdotiques, il nous fait découvrir autrement ces femmes et ces hommes, auteurs maudits ou auréolés de gloire. Un cadeau qui ravira les passionnés de littérature et tous ceux qui se demandent pourquoi Zola prit une maîtresse à 50 ans alors qu’il adorait sa femme ou comment Simenon, auteur de plus de 200 romans, travaillait!

Christelle

“A la rencontre des grands écrivains français”, de Jérôme Picon, éditions Larousse, 128 pages, 29,90 €

Cote: 5/5

Publié dans Beaux livres | Laisser un Commentaire »

Des cadeaux à l’intérieur du cadeau

Publié par clairdeplume le 23 novembre 2011

Outre l’histoire de Snoopy et de son créateur Charles M. Schulz retracée au travers de documents d’époque et des archives familiales, ce livre contient des tonnes de petits trésors. Des lettres du papa du chien le plus célèbre au monde, des bandes dessinées détachables, des autocollants, des cartes de collection, un livret de jeux,  une carte de vœux bien de saison et bien plus encore! Au fil des pages, on découvre  l’évolution de Snoopy  et des révélations sur la création de chaque personnage. Bref, plein de petits cadeaux à l’intérieur du cadeau!

Christelle

“Snoopy – Les trésors du chien le plus célèbre du monde”, de Nat Gertler, éditions Michel Lafon, 66 pages, 24,95 €

Cote: 5/5

http://snoopy-lelivre.com/

Publié dans Beaux livres | Laisser un Commentaire »

Shake it baby !

Publié par clairdeplume le 22 novembre 2011

Larousse a réuni en une mini bibliothèque tout ce qu’il faut savoir en matière de cocktails! En huit petits livres (comme autant de lettres au nom Larousse), on trouve sur ce rayonnage des recettes de cocktails sans alcool, de cocktails au champagne, au cognac & whisky, à la tequila & au gin, au rhum &  cachaca, à la vodka & aux liqueurs, mais aussi des cocktails extravagants et… des recettes petits fours pour accompagner le tout! Dans chaque livre se trouve 28 recettes, des grands classiques bien sûr mais aussi des mélanges plus originaux. A l’intérieur du petit tiroir, on trouve aussi en aide mémoire une roue cartonnée avec les dosages de 16 cocktails. Manhattan, Margarita, Pink Lady, Tequila Sunrise, Black Russian, Brave Bull ou encore Daiquiri. De quoi faire pâlir Tom Cruise dans “Barman”. A condition bien sûr de grimper sur le bar et de faire le show qui va avec!  Alors shake it baby!

Christelle

“La petite bibliothèque des cocktails”, éditions Larousse, 20,90 €

Cote: 5/5

Publié dans Beaux livres, Cuisine | Laisser un Commentaire »

Pour les mamans… et leurs bout’choux

Publié par clairdeplume le 17 novembre 2011

C’est à se demander si ce coffret est destiné aux mamans adeptes de pâtisserie ou à leurs bout’choux! Cette fabrique à biscuit permet de (se) composer une boîte bien garnie. Un petit livre propose 25 recettes, tantôt classiques, tantôt originales. Biscuits à la carotte et à l’orange, palets aux raisins, tuiles à la noix de coco, spéculoos, étoiles fondantes à la cannelle, langues de chat,  biscuits l’orange et au gingembre confit ou encore à la pistache et au lemon curd: dur dur de faire son choix. Les formes ont parfois l’air compliqué, mais pas de panique: le coffret contient aussi une presse à biscuits, ainsi que 20 disques pour varier les contours et quatre embouts pour garnir et décorer. Très simple à utiliser, les enfants pourront même mettre la main à la pâte!

“La fabrique à biscuits”, éditions Larousse, 20,90 €

Cote: 4/5

Publié dans Beaux livres, Cuisine | Tagué: | Laisser un Commentaire »

Un petit beurre des to you !

Publié par clairdeplume le 12 novembre 2011

Chouettes cadeaux de Noël à faire ou à… se faire que ces coffrets cuisine! L’un permet de confectionner soi-même de délicieuses pralines. L’autre des petits-beurre! Et facile à réaliser tout cela qui plus est! Car chacun des petits livres commence par un apprentissage du b.a-ba en une dizaine d’étapes illustrées. Place ensuite aux recettes. Sucettes au chocolat praliné, chocolat blanc et pâte d’amande à la pistache, mousses en coques de chocolat et, notre préféré, chocolat blanc et thé macha. A moins que ce ne soit finalement le chocolat blanc et noix de coco? Côté petit-beurre,, on craque pour ceux au citron meringué,  les maisons en petits-beurre mais aussi leur version salée: trempettes de petits-beurre à la menthe, tartines de petits-beurre paprika & crevette, et enfin, les petits-beurre au parmesan. Mais ce qu’on aime toujours dans ces coffrets, c’est qu’en plus des recettes, on a sous la main les ustensiles nécessaires à leur confection. Le coffret “petits chocolats” contient ainsi 30 minis moules en silicone réutilisables. L’atelier Petits-Beurre dispose lui d’un emporte-pièce pour découper les biscuits et d’un tampon pour les estampiller “maison”. Allez, c’est décidé, on les garde pour nous et on offrira nos chocolats et biscuits ainsi réalisés!

Christelle

“Petits chocolats maison” et “L’atelier de Petit-Beurre”, éditions Larousse, 10,90 € pièce.

Cote: 5/5

Publié dans Beaux livres, Cuisine | Laisser un Commentaire »

Street art

Publié par clairdeplume le 13 juillet 2011

Si certains tags sont abjects et bien souvent considérés comme une nuisance, d’autres graffitis, au contraire, relèvent de l’art. Mais où se situe la limite? Adrien Grimmeau, historien de l’art de l’Université libre de Bruxelles, s’est penché sur l’histoire du graffiti à Bruxelles, s’interrogeant sur sa place dans l’art et dans la ville, mais aussi sur son enrichissement artistique de la capitale de l’Europe. Des squelettes de dinosaures de Bonom aux murs et sièges de métro tagués, son livre reprend un florilège de ces témoignages modernes. Surtout que des graffeurs lui ont ouvert leurs archives et partagé avec lui leur passion. Le livre a en outre inspiré une exposition qui se tient tout l’été et jusqu’au 4 septembre au musée d’Ixelles.

Christelle

«Dehors», d’Adrien Grimmeau, éditions CFC, 224 pages, 32 €

Cote : 4/5

www.museedixelles.irisnet.be

 

Publié dans Beaux livres | Laisser un Commentaire »

Françoise Sagan illustrée

Publié par clairdeplume le 9 janvier 2011

Grande admiratrice de Françoise Sagan, la journaliste Geneviève Moll dresse dans ce beau livre richement illustré un portrait de l’auteur de  «Bonjour tristesse. Mais à travers la vie mouvementée de l’écrivain, c’est aussi l’histoire de la seconde moitié du XXe siècle qu’elle décrit, de la guerre d’Algérie à l’affaire Elf, du manifeste des 343 salopes aux années Mitterrand.

Ce n’est pas votre premier livre sur Françoise Sagan. Pourquoi cette nouvelle biographie?
«Celle-ci est illustrée alors que la première était plus traditionnelle, beaucoup plus classique. Ici, ce qui est intéressant, c’est qu’en parcourant la vie de Françoise Sagan, vous parcourez aussi un demi-siècle. Il y a eu des tas d’avancée. La pilule, l’avortement. Il y a eu la guerre d’Algérie pour laquelle Sagan s’est engagée. Pour quelqu’un qui se disait apolitique et pas féministe, elle a été une grande féministe et quelqu’un de très engagé! Elle a été l’amie de Mitterrand, mais pas tellement politiquement, plus parce que Mitterrand la fascinait. Donc en plus d’une biographie, on revisite aussi toute la deuxième partie du XXe siècle.»

Qu’est-ce qui vous fascine chez Sagan?
«D’abord son talent, parce que c’est un vrai écrivain. Cette manière qu’elle a eue de conduire sa vie à 200 à l’heure, cela me fascine complètement parce que je ne suis pas capable de cela. Elle a eu tous les éléments pour pouvoir le faire. Beaucoup d’argent, toutes les libertés possibles, elle avait du talent. Pourtant, elle est finalement morte jeune. Elle avait 69 ans. J’aimais aussi chez Sagan sa proximité avec la nature, les animaux. Il y a toujours eux des animaux chez elle, même deux chevaux dans son salon!»

© DR/Editions Ramsay

 

A quel âge avez-vous découvert ses livres?
«J’étais sur la plage avec ma tante. Elle était plongée dans un livre dont elle n’arrivait pas à se détacher. C’était ‘Bonjour tristesse’. J’étais jalouse. Je lui ai demandé ce qu’elle lisait, elle m’a répondu c’est trop mal élevé pour toi. J’ai économisé sur l’argent que ma mère me donnait le matin pour m’acheter un pain au chocolat et je me le suis acheté en cachette. Je l’ai lu. Et je n’ai rien compris!»

Vous l’avez rencontrée souvent?
«Assez souvent, oui, à partir de 1973. Chaque année où elle a publié un livre. Pas tellement pour son théâtre. Je ne faisais pas partie de son cercle d’amis. Mais chaque fois que je demandais un rendez-vous elle me recevait. Ce qui était drôle, c’est qu’elle s’habillait en bourgeoise quand je venais. Des vêtements de soie, un petit collier, du rouge à lèvre, toujours coiffée. C’était drôle parce que ce n’était pas Sagan. C’était une image de Sagan.»

C’était une élève très indisciplinée, comme le prouvent ses bulletins que vous avez retrouvés.
«Oui, ses bulletins le montrent. Lors d’une signature, j’ai rencontré deux de ses condisciples. Ils m’ont confirmé qu’elle était insupportable, insolente, n’écoutait pas. Elle était toujours en train de lire. Quand le prof lui demandait si cela ne l’intéressait pas, elle répondait non!»

Sa vie sentimentale était aussi très mouvementée.
«Très. Elle ne voulait jamais être seule, et elle n’avait pas de préférence sexuelle. Elle pouvait être aussi bien avec un homme qu’une femme. Elle n’était pas jalouse. Sauf pour son mari Guy Schoeller, qui l’a trompée tout de suite. Cela, elle ne l’a pas supporté. On dit qu’il a couché avec Ava Gardner. Et qu’un jour, Ava Gardner est venue tourner à Paris. Sagan n’a eu de cesse que de se la faire présenter et de coucher avec elle pour se venger de son mari. En fait, elles ont couché dans le même lit. Mais elles étaient tellement ivres toutes les deux qu’à mon avis elles n’ont rien fait!»

Christelle

«Françoise Sagan» de Geneviève Moll, éditions de La Martinière, 144 pages, 35 €

Cote: 3/5

Publié dans Beaux livres | Tagué: | Laisser un Commentaire »

2000 citations pour tous les goûts

Publié par clairdeplume le 5 décembre 2010

“Amour & sexe”, “Arts & spectacle”, “Famille & éducation” et “Santé & philosophie”: les éditions Chiflet&Cie ont sorti une “boîte à citations d’humour”. Au total, pas moins de 2000 citations qui s’enchainent sans autre classement que le thème inscrit sur la couverture des quatre livres contenus dans le coffret. A picorer donc au hasard des pages. Un petit exemple? “L’argent est préférable à la pauvreté, ne serait-ce que pour des raisons financières”. Non, l’auteur n’est pas Jean-Claude Van Damme, mais bien Woody Allen…  Bref, le cadeau de Noël qui dépanne si vous êtes en manque d’idées originales cette année ou tout simplement quelque peu à la bourre. Voilà qui aura en tout cas le mérite de détendre l’atmosphère entre la dinde et la bûche.

Christelle

“La boîte à citations d’humour”, éditions Chiflet & Cie, 17,95 €

Cote: 2/5

Publié dans Beaux livres | Tagué: | Laisser un Commentaire »

Wok pour amoureux

Publié par clairdeplume le 2 décembre 2010

Idée cadeau toute trouvée pour un couple d’amoureux que ce coffret mini-wok! Car outre un livre de 50 recettes aux parfums d’Asie, il contient deux mini-woks pour se mitonner, à deux, des petits plats savoureux. Salade de boeuf thaïe à la cacahuète, huîtres sauce gingembre, soupe au saumon mariné, poulet aux amandes, curry rouge de canard… En dessert, ananas flambé,  compote de pêches au vin blanc ou encore soupe de fruits rouges à la citronnelle. Pour des petits plats  simples et rapides à se concocter tout au long de l’année.

Christelle

“Coffret mini-wok – 1 livre de 50 recettes + 2 mini-wok”, de Thomas Feller, First éditions, collection Toquades, 19,90 €

Cote: 4/5

Publié dans Beaux livres, Cuisine | Laisser un Commentaire »

 
Suivre

Get every new post delivered to your Inbox.