Clair de Plume

Blog littéraire

Archive pour octobre 2011

Lapins suicidaires

Publié par clairdeplume le 27 octobre 2011

Les lapins suicidaires d’Andy Riley sont de retour. Après leur avoir fait une infidélité avec ses “Méchants cochons”, l’illustrateur britannique leur a trouvé tout un nouvel album de moyens sophistiqués pour en finir avec leur morne existence. Dominos, horloge, prise, harpe, maïs, champignons… Ce retour dans un 3e volume au format plus grand s’accompagne de la sortie d’un coffret intégral, revêtu… d’oreille de lapin en fourrure, cela va de soi. De l’humour noir hilarant!

Christelle

“Le coup du lapin – tomme 3″, d’Andy Riley, éditions Chiflet & Cie, 160 pages, 14,50 €

Cote: 4/5

Publié dans BD | Laisser un Commentaire »

Piégée par son mari

Publié par clairdeplume le 24 octobre 2011

Comme dans «Une affaire conjugale» déjà, son précédent roman, Eliette Abécassis cause du divorce. Mais l’auteure, elle-même juive pratiquante, aborde cette fois toute la problématique du «guet», cet acte rédigé par un scribe et permettant à une femme, dans la loi juive, d’être «à nouveau permise à tout homme». Sauf que cet acte ne s’obtient pas sans le consentement du mari. Un divorce civil n’y change absolument rien. Et c’est ainsi qu’Anna, bien que divorcée depuis plusieurs années, se retrouve «agounah», comprenez enchainée à son mari. Or Anna est amoureuse. Et aimerait bien refaire sa vie. Eliette Abécassis, dont le livre «Un heureux événement» vient par ailleurs d’être adapté au cinéma, dresse ici un portrait touchant d’une femme prise au piège de son mariage et déchirée entre sa foi et sa passion.

 Christelle

«Et te voilà permise à tout homme», d’Eliette Abécassis, éditions Albin Michel, 200 pages, 17 €

Cote : 3/5

 http://www.eliette-abecassis.com

Publié dans Littérature francophone | Laisser un Commentaire »

Didier van Cauwelaert dans la peau d’un poirier

Publié par clairdeplume le 24 octobre 2011

© Astrid di Crollalanza

Inspiré par la mort de son poirier, Didier van Cauwelaert donne cette fois la parole à… un arbre. Il est vrai qu’en trois cents ans d’existence, celui-ci a bien des choses à raconter!

L’histoire vous est donc venue à la mort de votre poirier…
«Oui. On a passé 25 ans ensemble. J’avais un rapport très fort avec cet arbre. Pourquoi lui, pourquoi moi, me direz-vous? Cela, c’est comme avec les êtres humains! Il me reste la moitié de l’autre, comme dans le livre. C’était une nécessité intérieure de faire sortir ça de moi et de le mettre en forme. J’avais aussi besoin de ce changement de point de vue sur l’humanité, de voir les hommes avec un cœur qui ne soit pas humain. Et puis un narrateur humain qui offre une telle mémoire –trois cents ans-, cela n’existe pas. J’ai essayé de comprendre de l’intérieur comment fonctionne un arbre. Et d’emmener les gens dans ce voyage, ce point de vue, cette autre conscience qui se mêle à celle des humains, pour essayer de les comprendre et de les aider.»

Il avait un nom votre poirier?
«Non, ça, je l’ai inventé dans le livre.»

Cela vous a demandé beaucoup de recherches pour comprendre le fonctionnement d’un arbre et tous les événements historiques qu’il a vécus.
«J’invente d’abord, j’écris les situations, j’assemble. Et une fois que le cadre est là, je vérifie. Parce que je suis d’une grande maniaquerie sur les détails. Il y a ici c’est vrai certains faits historiques comme l’affaire Dreyfus. Tout est vérifié et tout est possible. Cette scène sous mon poirier, je ne sais pas si elle a eu lieu, mais si elle a eu lieu, cela pouvait être dans ce lieu-là et ils se seraient sans doute dit ces choses-là. Les mentalités en tout cas, à ce moment-là, c’est cela. Et le scénario de l’affaire c’est vraiment cela. J’ai donc imaginé ce poirier qui est à la fois la dernière victime du général Mercier et qui recueille cette détresse silencieuse de Dreyfus.»

L’un des personnages est écrivain comme vous. Vous avez beaucoup de points communs?
«Il en a… (rires)»

Mais vous ne direz pas lesquels?
«Ce qui m’intéresse, ce n’est pas de me mettre en scène pour me ressembler. C’est justement de faire à partir de sentiments ou de points communs des choses différentes pour expérimenter d’autres choses. Ce n’est pas pour me regarder dans le miroir.»

Lui siège à l’Académie française. C’est une revanche?
«(Rires) Non pas du tout. Au contraire, c’est très bien d’y envoyer un personnage de fiction parce que moi (et cela s’est joué à une voix), je ne sais pas comment j’aurais pu faire. Quand je fais les choses je veux les faire bien. Et avec tout le boulot que j’ai déjà, l’Académie, je ne sais pas où j’aurais pu mettre cela. Il est mieux d’y faire siéger un personnage de fiction que moi-même. J’ai envoyé un ambassadeur (rires)!»

Etre écrivain, c’est un peu ne pas mourir alors?
«C’est d’abord une façon de remettre en vie ce qu’on a perdu. J’ai fait cela avec des humains et maintenant, je fais cela avec un arbre. Et puis un arbre est toutes les mémoires humaines qui le portent. Je n’ai pas peur de ma mort à moi. Celle des autres, j’essaie de la traiter avec les moyens qui sont les miens, ceux du romancier, pour remettre en scène une situation et rendre la parole à ceux qui apparemment l’ont perdue.»

Vous êtes proche de la nature?
«Oui. Je ne peux pas vivre sans les arbres. Pourtant, j’ai vraiment découvert la forêt tard, à 25 ans. Avant, j’étais un enfant de la mer. Une forêt, pour moi, c’était plus l’hiver, la montagne, pour faire du ski. Mais depuis je ne peux plus m’en passer.»

Votre livre est écrit sur du papier recyclé au moins?
«Vous avez vu ça! Du papier recyclé et venant de forêts avec reboisement automatique. J’ai vérifié cela, avec un sujet pareil!»

Vous changez d’éditeur aussi pour ce livre-ci?
«C’est Michel Lafon, après m’avoir entendu parler un jour à la radio de cet arbre que j’avais perdu et de l’état dans lequel je me sentais depuis, qui m’a dit que ce serait un roman formidable. Je comptais en faire un essai au départ. En plus, il a eu cette idée originale de faire avec son bois la reliure de l’édition originale. Je suis donc allé porter mes bûches chez l’éditeur! C’est une belle aventure éditoriale. Et ce n’est pas du tout un divorce avec Albin Michel comme l’on dit certain. Mon prochain livre sortira chez Albin Michel. Mais il n’y a pas de contrat d’exclusivité. Mon éditeur ne publie pas que moi. Et je ne publie pas que chez Albin Michel, c’est aussi simple que cela! Mais il y a des livres particuliers qui demandent une autre forme d’aventure.»

Thomas Drimm en est où, lui?
«Il est en retard. Et il m’engueule parce que c’est vrai que cet arbre m’a demandé un travail fou et s’est faufilé un petit peu à l’intérieur du tome trois.»

On peut en savoir un peu plus sur ses prochaines aventures?
«Cela s’appellera ‘Le temps s’arrête à midi cinq’. C’est comment apprivoiser le temps, au travers de l’écriture? C’est un peu ce que j’ai fait là d’ailleurs: j’étais en travaux pratiques de Thomas Drimm!»

Plusieurs de vos livres sont aussi en cours d’adaptation.
«Après le succès de ‘Sans identité’, l’adaptation de ‘Hors de moi’, il est question d’une suite. Il y a d’autres projets en cours aux Etats-Unis qui lorgnent sur certains de mes livres, mais tant que ce n’est pas signé, c’est un peu tôt pour en parler. A part cela, il y a ‘Rencontre sous X’ en cours d’adaptation, ainsi qu’‘Attirances’, ‘Les Témoins de la mariée’ et ‘L’Evangile de Jimmy’…»

Christelle

EN QUELQUES LIGNES
Pourquoi un poirier ne pourrait-il pas être le héros d’un roman? Quel narrateur humain peut en effet se targuer d’avoir une mémoire de trois cents ans? Planté sous Louis XV, Tristan en a en effet surpris des choses sous son feuillage. Une femme brûlée pour sorcellerie, une conversation entre Dreyfus et le général Mercier, un résistant tué d’une balle encore logée dans son écorce… Jusqu’au jour où un gros coup de vent vient l’abattre. Mais sous la plume de Didier van Cauwelaert, ce n’est pas la mort qui l’attend mais bien une nouvelle forme de vie au travers de ce qui reste de lui. Ses racines, ses bûches, une statue de femme sculptée dans son bois par une petite fille qui deviendra une artiste célèbre. Et le récit de sa vie écrit par un écrivain tourmenté. Sans compter tout l’amour aussi qu’il inspire et suscite… On peut décidément toujours compter sur Didier van Cauwelaert pour les idées originales! Mais si son récit est tantôt drôle, tantôt poignant, l’auteur des «Vacances du fantôme» et de «L’évangile de Jimmy» nous a malgré tout déjà habitué à plus de légèreté.

«Journal intime d’un arbre», de Didier van Cauwelaert, éditions Michel Lafon, 300 pages, 21,70 €

COTE: 3/5

Publié dans Littérature francophone | Laisser un Commentaire »

Plein d’adresses pour bien manger à Bruxelles

Publié par clairdeplume le 20 octobre 2011

Pas de recettes de cuisine ici mais bien des idées pour bien manger! Ce petit livre propose en effet sa sélection des “meilleurs restos de Bruxelles”. Pratique, les restaurants y sont répertoriés par quartier (ainsi que dans des index alphabétique et thématique en fin d’ouvrage). Autour de la Grand-Place, Sainte-Catherine & Saint-Géry, les Marolles, le Haut de la ville, Ixelles, Saint-Gilles, Uccle et Forest, et enfin… ailleurs! Pour chaque resto, on trouve bien sûr l’adresse, mais aussi le coût moyen, une courte desctiption de l’endroit et quelques exemples de plats. Bref, plein de bonnes idées à tester !

Christelle

“Les meilleurs restos de Bruxelles”, de Michel Verlinden, éditions Les beaux jours, 112 pages, 6 €

Publié dans Cuisine | Laisser un Commentaire »

Parcours d’auteur – Didier van Cauwelaert

Publié par clairdeplume le 20 octobre 2011

© Astrid di Crollalanza

Nom: Didier van Cauwelaert

Age: 51 ans (29 juillet 1960)

Profession:  écrivain

Que rêviez-vous de faire comme métier enfant?

«Ce que je suis en train de faire. Ou alors, compositeur de musique, mais comme je ne connaissais pas la musique, il valait mieux être écrivain!»

Alliez-vous volontiers à l’école?

«Y aller oui, mais y travailler pas vraiment! Je participais à l’oral, mais je ne faisais pas de devoir à la maison.»

Vous n’étiez donc pas bon élève?

«J’étais un imposteur. C’est-à-dire qu’on me prenait pour un bon élève parce que je participais beaucoup à l’oral et que je faisais illusion pour gagner du temps. Et à force de faire illusion, on finit par apprendre des trucs!»

Quels métiers avez-vous exercé?

«Professeur de planche à voile. En connaissant à peine la planche à voile. Toujours imposteur donc… Mais c’est en apprenant aux autres qu’on apprend les choses aussi. A part cela, je n’ai jamais eu d’autres revenus que les droits d’auteur.»

Qu’avez-vous fait de votre premier salaire?

«J’ai invité une amoureuse et mon maigre salaire de professeur de planche à voile n’a même pas suffi à payer l’addition!»

Publié dans Biographie | Laisser un Commentaire »

Morues & vodka

Publié par clairdeplume le 19 octobre 2011

 Les Morues, c’est une bande de copines, trois jeunes trentenaires -Ema, Gabrielle et Alice- qui refont le monde entre deux verres de vodkas. Mais si l’histoire commence avec des airs de chick-litt, il s’y greffe bien vite une intrigue policière lorsqu’Ema se met à douter que son ex-meilleure amie, Charlotte, se soit réellement suicidée. Par ailleurs journaliste, Ema décide donc d’enquêter sur les circonstances de cette mort, aidée par ses Morues et par son ami Fred, un surdoué un peu paumé. Elle finit par mettre à jour un scandale politique très réaliste autour de la privatisation du patrimoine culturel français. Et de conversations badines entre filles, c’est un portrait de notre société qui s’ébauche, celui du monde du travail actuel et surtout des relations homme-femme. Un premier roman pétillant écrit par une jeune auteure qui, à huit ans déjà, réécrivait la fin des romans de la Comtesse de Ségur, et qui, aujourd’hui journaliste pigiste pour divers magazines, cause sur un blog (www.girlsandgeeks.com) d’internet, de sexe et de chatons.

 Christelle

“Les Morues”, de Titiou Lecoq, éditions Au Diable Vauvert, 472 pages, 22 €

Cote: 3/5     

Publié dans Littérature francophone | Laisser un Commentaire »

Madame Butterfly: la suite !

Publié par clairdeplume le 17 octobre 2011

Après la Madame Butterfly de Puccini, voici celle de Lee Langley. Pas satisfaite de la fin tragique de l’opéra, l’écrivain nous fait découvrir sa suite de l’histoire! Rencontre en français avec cette auteure née en Inde de parents écossais et membre de la Royal Society of Literature.

C’est le Madame Butterfly de Puccini qui a inspiré votre roman?
«Oui. L’idée m’est venue un soir après le spectacle. On voit Madame Butterfly saignant à mort sur le plancher et le petit garçon qui est emporté aux Etats-Unis par un père qu’il n’a vu qu’une seule fois et une dame qu’il ne connait pas mais qui semble maintenant être sa mère. Je me suis demandée ce qui allait ensuite se passer pour Pinkerton et les autres. Je voulais leur créer un destin, voir où l’histoire les emmène. Mais ces personnages étant devenus tellement vivants pour moi que je voulais les placer dans un monde qui est réel, pas le passé lointain. C’est pourquoi, je les ai placés au XXe siècle parce que c’est tellement intéressant les correspondances entre le Japon et les Etats-Unis à cette époque.»

Comment avez-vous découvert l’œuvre de Puccini?
«Il y a longtemps! J’aime beaucoup l’opéra. A vrai dire, ce n’est pas mon opéra favori, je préfère Mozart. Mais j’ai toujours trouvé l’histoire de cette petite fille –car elle avait 15 ans- très émouvante. La musique est très romantique, mais l’histoire est très dure. C’est ce qui m’a intéressé.»

La fin ne vous plaisait pas, vous avez donc voulu la changer?
«C’est ça! Cela arrive de temps en temps que les écrivains veulent jouer aux dieux et créer un nouveau destin! Quelque fois, cela nous donne l’occasion d’avoir un peu de pitié, de leur donner une seconde chance, un peu de rédemption si c’est possible.»

La Kate de Puccini devient Nancy chez vous.
«Oui. C’est le seul nom que j’ai changé, parce que dans l’opéra de Puccini, elle n’existe presque pas. Elle est juste là pour emporter le petit. Mais moi, je trouvais qu’elle devait avoir un rôle important car le rôle de belle-mère est très difficile. J’ai moi-même été une belle-mère et je sais que l’on peut avoir une relation très compliquée et très tendre. Cela a bouleversé sa vie. Peu à peu, elle est devenue mère d’une autre façon. C’est pour cela que j’ai changé le nom parce qu’elle devient un tout autre personnage.»

Auquel de ces personnages vous identifiez-vous?
«C’est difficile à dire. Mais je connais la situation de Joey. C’est un peu cela je pense qui m’a intéressé au commencement. Il est emporté de son pays, sa culture. Il se trouve perdu pour un temps. Moi je suis née aux Indes. Durant mon enfance, j’ai été emmenée en Angleterre parce que ma famille est d’origine écossaise. Il faisait froid, gris, tout était petit. Des choses que je trouvais étranges. C’est pour cela que je pouvais m’identifier à Joey.»

Vous connaissez bien le Japon et le japonais?
«J’y suis allée deux fois. J’ai visité beaucoup d’endroits, rencontré des personnes. Et pour un temps, ma fille s’est mariée avec une Japonaise. Elle est charmante et on est restée amie.»

Vous avez fait beaucoup de recherches?
«Oui, énormément, parce que bien que j’invente les éléments, j’aime que l’histoire soit exacte. Je n’ai pas lu de romans pour ne pas être influencée, mais des livres d’histoires, de politique. Et j’ai parlé avec des Japonais.»

Les camps pour les nippons-américains ont vraiment existé?
«Oui, je ne le savais pas. Mais après Pearl Harbor, une espèce de paranoïa s’est abattue sur l’Amérique, un peu comme après le 11 Septembre. Toutes les personnes de la Côté ouest, avec ne fut-ce qu’une goutte de sang japonais, ont été mise dans des camps entourés de barbelés. Ils ont perdu leur maison, leur façon de vivre. C’était terrible. J’ai trouvé cela très dur.»

Il est question aussi de la condition des femmes.
«Oui. A cette époque, au Japon et aussi aux Etats-Unis, les femmes n’avaient pas beaucoup de droits. La femme devait être une bonne épouse, une bonne mère. Elle n’existait pas pour elle-même. Cela m’intéressait beaucoup. Peu à peu, Cho-Cho a appris comment on pouvait avoir un peu de force dans la vie. En Amérique, avec la guerre, les hommes partaient au front et les femmes ont pu se libérer. Cela m’intéressait aussi.

Et pourquoi ce titre?
«En anglais, le titre était ‘L’ombre de Butterfly’, mais selon mon éditeur, Madame Butterfly ne dit pas grand-chose aux Français. Il y a l’expression une ombre chinoise en français, et mon éditeur a pensé en faire une ombre japonaise, qui donne je trouve une nuance intéressante.»

Christelle

EN QUELQUES LIGNES
Dans «Madame Butterfly», l’opéra de Puccini, Cho-Cho (qui signifie papillon en japonais), une jeune orpheline de 15 ans, tombe amoureuse de Pinkerton, un marin américain de passage à Nagasaki. Lui l’«épouse» pour se divertir et lui fait un enfant avant de reprendre la mer, promettant de revenir. Les années passent. Cho-Cho l’attend. Et Pinkerton finalement revient… accompagné de sa fiancée. Déshonorée, Cho-Cho leur abandonne son enfant avant de se donner la mort. Une fin qui ne plaît pas à Lee Langley qui décide de d’écrire une suite à l’histoire. Dans sa version, Cho-Cho survit. Son petit garçon, Joey, blond comme son père, grandit aux Etats-Unis. Surviennent ensuite La Grande dépression et Pearl Harbor. Avec Lee Langley, on emboite donc les pas de Cho-Cho, de Pinkerton, sa fiancée, et de Joey, pour vivre la suite de leurs aventures, de part et d’autre du Pacifique, dans une époque tourmentée. Un récit captivant!

«Une ombre japonaise», de Lee Langley, éditions Fleuve Noir, 400 pages, 19,90 €

Cote : 4/5


Publié dans Littérature étrangère | 1 commentaire »

Les Pyjamasques à l’heure d’Halloween

Publié par clairdeplume le 17 octobre 2011

Voilà une petite histoire qui tombe à pic à l’approche d’Halloween. Il est en effet question de soupe à la citrouille dans les dernières aventures des trois héros des Pyjamasques, Yoyo, Bibou et Gluglu. Comme toujours, les Pyjamasques se chamaillent pour recevoir les baisers de Lilifée. Aussi, pour avoir la paix, la petite fille les envoie dans les bois, à la recherche d’une soupe à la citrouille qui a le pouvoir de rendre courageux. Sauf que cette soupe est gardée par de monstrueuses créatures, bien décidées à ne faire d’eux qu’une bouchée. Rusés, les Pyjamasques acceptent d’être mangés, mais uniquement par le plus fort des monstres… ce qui ne manque pas de créer la zizanie parmi eux. Et lorsque les trois comparses parviennent enfin à goûter la soupe, ils ne s’en sentent pas plus courageux pour autant. Lilifée se serait-elle moquée des Pyjamasques? Bref, voilà une nouvelle aventure rigolote pour les 3 à 7 ans de ces héros qui n’ont pas froid aux yeux et dont les aventures devraient être diffusées à la télévision en 2012.

Christelle

“Les Pyjamasques et la soupe à la citrouille”, de Romuald, éditions Gallimard jeunesse, 28 pages, 6 €

Cote: 3/5  

Publié dans Petite enfance | Laisser un Commentaire »

Une histoire d’amour tragique à la Douglas Kennedy

Publié par clairdeplume le 13 octobre 2011

© Andersen Solo

«Cet instant-là», c’est celui qui va bouleverser toute une vie. C’est l’instant où le destin bascule. Et peut-être aussi le roman le plus personnel de Douglas Kennedy, qui nous embarque dans une histoire d’amour tragique mais non moins captivante!
Le héros est un écrivain, qui a publié un premier récit de voyage sur l’Egypte, divorcé… Cela rappelle quelqu’un d’autre, ça, non?

«Voilà! Mais ce n’est pas un roman autobiographique. Je n’ai jamais vécu à Berlin durant les années 80. Il n’y avait pas non plus de Petra dans ma vie. Mais il y en avait d’autres! En même temps, c’est un roman très personnel. J’ai décidé d’utiliser des choses de mon enfance, de ma vie intime. Mais quels sont les aspects personnels et les autres: ça, c’est un secret! (rires) Donc il y a certaines vérités, mais traitées avec de la distance.»

Comment vous est venue l’idée de ce roman?

«C’était au début de mon divorce, après 25 ans de mariage. J’ai commencé à réfléchir à beaucoup de choses. Surtout à l’amour! Et puis aussi, j’ai visité Berlin durant les années 80. J’ai traversé Checkpoint Charlie. Depuis 2006, j’ai un pied-à-terre à Berlin. J’avais toujours dans la tête d’écrire un roman qui se déroulerait à Berlin durant la guerre froide.»

Le Berlin que vous décrivez, ce sont des endroits que vous connaissez bien?

«J’ai un copain qui était artiste à Kreuzberg, mais pas comme Alastair! J’ai connu Kreuzberg grâce à lui. J’ai bien connu aussi le Berlin très rock’n'roll, drogué, mais aussi très culturel. Et également le Berlin de l’Est que je décris. Tout est très documenté aussi. Toutes les choses au sujet de l’Allemagne de l’Est, la Stasi, les avortements, la radiation. Tout cela, malheureusement, a existé.»

Vous avez fait beaucoup de recherches?

«Pas beaucoup. Je suis comme une éponge. J’absorbe. J’ai lu deux ou trois livres sur la RDA et la Stasi. J’ai parlé avec des gens qui ont vécu en Allemagne de l’Est. Mais après j’essaie de tout oublier en quelque sorte. Trop de recherches tuent le roman je trouve.»

Le personnage de Petra est totalement inventé?

«A 100%!»

Vous montrez une fois encore qu’un seul instant peut changer le destin. C’est un de vos thèmes de prédilection.

«Le destin peut changer tout le temps, en un instant. C’est le truc! On peut traverser la rue et se faire renverser. Cela, c’est extrême. Je suis complètement athée. Pour moi, le destin arrive par hasard, mais il y a toujours des choix. La décision de commencer une histoire avec quelqu’un, de terminer une histoire avec quelqu’un ou de rester dans un mariage raté: tout est un choix. Le choix, c’est le destin. Mais le truc très intéressant dans la vie, c’est que tout est aussi question d’interprétation. Il n’y a pas de vérité. Il y a certaines vérités. L’aube, l’est. Le crépuscule, l’ouest. La marée basse. En dehors de cela, quelle est la vérité? Il n’y en a pas.»

Le titre fait référence auquel de ces «instants-là»?

«Comme vous le voulez! C’est un titre absolument ouvert. Je n’ai pas un point de vue très manichéen. Freud a dit qu’un aspect d’équilibre c’est d’avoir des pensées ambiguës. Il avait raison!»

Vous croyez au coup de foudre?

«Oh oui! J’ai eu des coups de foudre. Mais c’est mieux s’il y a une réciprocité!»

Cela ne vous empêche pas d’écrire des histoires d’amour tragiques! Déjà dans d’autres de vos romans.

«Oui. Peut-être à l’avenir que j’écrirai un roman avec un happy end! Dans tous mes romans, il y a des aspects tragiques, mais en même temps, de l’amertume et la possibilité de continuer aussi. Plusieurs lectrices m’ont dit que mes romans leur avaient donné de la force après une tragédie. Comme mon narrateur le dit à la fin, la seule solution c’est de continuer à avancer.»

Un autre thème qui revient est celui de la fuite. Vous-même, vous avez des pied-à-terre dans plusieurs villes. Vous fuyez?

«Non! Je bouge, mais je ne fuis pas! Peut-être que certaines de mes ex vous diraient que j’ai fui, mais ce n’est pas juste!»

L’adaptation de la «Femme du Ve» sort le 16 novembre. Vous l’avez vu?

«Oui. Le film est très différent du roman mais très intéressant. Le truc avec le film, c’est comme le casino. De temps en temps on gagne. J’ai adoré le film de ‘L’homme qui voulait vivre sa vie’. Si ce film marche, tant mieux. S’il ne marche pas, j’ai mon roman! Mais ce film-ci est une vision très vivante, très intéressante!»

Christelle

www.douglas-kennedy.com

EN QUELQUES LIGNES
Jeune écrivain américain, Thomas Nesbitt s’installe dans le Berlin ouest d’avant la chute du Mur pour écrire un récit de voyage. Pour arrondir ses fins de mois, il travaille à la radio de propagande américaine. C’est là qu’il fait la connaissance de Petra Dussmann, une jeune allemande passée tout récemment à l’Ouest. Entre eux, c’est le coup de foudre. Pourtant, leur histoire va virer au drame. Et une fois de plus, Douglas Kennedy nous prouve qu’un seul instant suffit à changer un destin. Mais que s’est-il réellement passé alors au point de séparer les deux amants? On le découvre 25 ans plus tard, alors que Thomas reçoit chez lui, quelques jours après la demande de divorce de sa femme, un paquet posté d’Allemagne par un certain Johannes Dussmann et qui va le forcer à se confronter à son passé. Des personnages bouleversants et une histoire d’amour aussi tragique que passionnée sur fond de guerre froide et d’espionnage qui nous transportent dans le Berlin des années 80, encore coupé en deux par le Mur.

«Cet instant-là», de Douglas Kennedy, éditions Belfond, 506 pages, 22,50 €

Cote: 4/5

Publié dans Littérature étrangère | Laisser un Commentaire »

Pour écouter le chant des oiseaux

Publié par clairdeplume le 13 octobre 2011

Les «Drôles de Petites Bêtes» d’Antoon Krings sont de retour, cette fois sous la forme d’un coffret permettant d’écouter chanter les oiseaux. Présenté sous la forme d’un nichoir, on y retrouve dans un livre cartonné et sonore Solange la mésange, Merlin le merle, Zabeth la chouette, Pierrot le moineau, Georges le rouge-gorge et Antonin le poussin. Une pression sur leur puce tactile permet de découvrir leurs chants, qui ont été enregistrés dans la nature. Mais le coffret contient aussi six images cartonnées de ces «Drôles de Petites Bêtes» pour se confectionner un mobile… sans toutefois beaucoup d’instructions en la matière, ni tout le matériel nécessaire.
Christelle

«Ecoutez chanter les drôles de petits oiseaux», d’Antoon Krings, éditions Gallimard, 15,70

Cote: 3/5

Publié dans Petite enfance | Laisser un Commentaire »

Vingt ans de fureur de lire

Publié par clairdeplume le 11 octobre 2011

La fureur de lire fête cette année ses 20 ans. Une fureur qui envahira durant cinq jours, dès demain et jusqu’à dimanche, les bibliothèques et les librairies de Wallonie et de Bruxelles.

Au programme: trois cents d’activités -pour la plupart gratuites- autour du livre et de la lecture et destinées tant aux enfants qu’aux adolescents et aux adultes. Des rencontres avec des auteurs et des illustrateurs, des lectures à voix haute, des expositions, des ateliers concernant l’apprentissage de la lecture, des promenades contées, des repas littéraires, des lectures à domicile, des performances poétiques…

On notera  aussi le lancement à cette occasion de Samarcande (www.samarcande-bibliotheques.be), un portail des bibliothèques en ligne qui offre aux internautes la possibilité de commander n’importe quel ouvrage, d’aller le chercher dans la bibliothèque de leur choix et d’échanger les vues sur les contenus des livres. Le site héberge l’ensemble des collections des bibliothèques reconnues en Communauté française… soit deux millions de titres disponibles (BD, romans, essais, revues, multimédia) !

Le programme complet de cette Fureur de lire 2011 est disponible sur le site de l’événement. Alors bonne fureur de lire de à tous!

www.fureurdelire.be

Publié dans Non classé | Laisser un Commentaire »

Sorj Chalandon dans la peau du traitre

Publié par clairdeplume le 10 octobre 2011

© RobertoFrankenberg

Retour sur les traces de Tyrone Meehan, le «Traître» de Sorj Chalandon. Après avoir partagé la douleur de la trahison vécue par le petit Français, l’écrivain, dont le livre est toujours en lice pour le Goncourt, se glisse cette fois dans la peau de l’activiste de l’IRA qui a trahi son camp durant 20 ans. 

D’où vous vient votre passion pour l’Irlande du Nord ?
«En tant que correspondant de guerre, j’ai suivi le conflit pendant plus de 30 ans. Je me suis intéressé énormément au conflit d’Irlande du Nord, parce que dans ce conflit, tout ce que j’aimais -la littérature, la musique irlandaise- était nié par un camp qui estimait que c’était une culture celtique et donc une culture rebelle. Ils combattaient cette culture rebelle. Petit à petit, à force de travailler en tant que journaliste, j’ai eu des copains, puis des amis, puis des frères. Des gens qui étaient hauts placés dans le mouvement républicain et qui sont devenus très proches. Par exemple, l’un de mes amis, prisonnier, est devenu le parrain de ma fille, puis le maire de Belfast aujourd’hui.»

On retrouve Tyrone, de votre roman «Mon traître». Vous n’en aviez pas fini avec lui alors?
«Tout ceci est vrai, même si j’ai mis des masques. Mon vrai traître s’appelait Denis. C’était un ami. Et je suis le petit Français de ‘Mon traître’. Je me suis aperçu tout simplement que le deuil de ma rancœur n’était pas fini avec ‘Mon traître’. Je pensais qu’en écrivant ce livre, je serais apaisé. Or je n’ai fait que parler de la douleur du trahi, du petit Français. Parce que c’est tout qui s’effondre, quand on est trahi. Vingt ans de trahison, 20 ans d’amitié qui s’effondrent. J’ai voulu aller au-delà. J’avais fait le chemin du trahi, je me suis dit qu’il fallait maintenant que je fasse le chemin du traître. J’ai décidé de lui prêter ma voix, mes sentiments, ma vie puisque Denis est mort, qu’il a été assassiné et donc que je n’ai pas pu le revoir. Après avoir partagé le désarroi de l’un, je voulais partager les silences de l’autre. En espérant que ces deux livres-là feraient son tombeau. Et ils ont fait son tombeau.»

Il n’y aura donc plus d’autre livre sur l’Irlande?
«Non, jamais, c’est fini. Je n’aurais jamais écrit sur l’Irlande s’il n’y avait pas eu de trahison. Pour moi, l’Irlande, c’est de l’information, de l’actualité. J’ai écrit parce qu’il y avait eu un traître. Mais après le premier, je n’étais pas apaisé. Il me manquait mon traître, mon ami. Je voulais partager jusque dans son crépuscule sa vie et sa mort. Maintenant que c’est fait, je n’écrirai plus jamais sur l’Irlande.»

Vous vous identifiez donc à «votre» traître dans celui-ci.
«Je suis lui. Je lui prête ma voix, je lui prête tout. Où est-ce que je vais chercher le traître sinon en moi?»

Et maintenant, vous avez l’impression de mieux comprendre votre ami?
«En tout cas, j’ai l’impression d’avoir partagé son épreuve. Mais pour moi, un traître est un traître et ce qu’il a fait est inadmissible. En même temps, c’est un homme absolument seul, confiné dans son mensonge, un homme au seuil de la mort tout le temps. Je ne sais pas si je l’ai mieux compris, mais ce que je sais c’est qu’on a tous un traître en nous, et là je suis allé puiser dans le mien. Et maintenant mon traître, je le connais parce que c’est lui que je fais parler dans ce livre-là.»

Quote : «On a tous un traître en nous, et là je suis allé puiser dans le mien.»

Vous avez vraiment eu cette rencontre qu’il a avec le petit Français à Killybegs?
«Non. Je devais le voir. La mort a été plus rapide. Sorj n’a pu voir Denis, mais Antoine a vu Tyrone. Ce roman m’a donc servi aussi à aller le voir. Je voulais le voir en face. Je voulais voir dans ses yeux où était la traîtrise. Comment sont les yeux d’un traître? Qu’est-ce qui change? Est-ce qu’il y a un voile sur son regard? Tout ce qu’Antoine fait, c’est ce que j’aurais fait. Toutes les questions que je ne pose pas parce que je n’arrive pas à les lui poser et tout ce que lui répond parce qu’il ne répond pas non plus, je pense que c’est une vraie scène, que nous aurions, lui et moi, vécu cela.»

C’était douloureux à écrire?
«Épouvantable. C’était plus douloureux à écrire ‘Retour à Killybegs’ que ‘Mon traître’, parce que pour ‘Mon traître’, je suis allé chercher des sentiments que je connaissais, ma propre douleur. Cette fois, je me suis glissé dans la peau de l’homme qui m’a fait du mal. Il a fallu que j’aille au bout de cette aventure avec lui, que je lui trouve des raisons, des portes de sortie. Pour trouver tout cela, j’ai puisé en moi. Le petit Français, c’est par ses yeux que je le vois. Je le trouve un peu naïf, un peu ridicule. Mais je l’aime bien quand même.»

Tyrone a été pris dans une spirale malgré lui?
«Tyrone avait le choix. Il avait le choix d’avouer ou de se taire. D’une façon totalement humaine, il a préféré la gloire. Il a décidé, pris dans la tourmente de la mort de son copain, mais il y a toujours un moment où il peut avouer. Il a accepté l’augure de l’héroïsme. Cela a fait de lui un héros. Nous sommes dans le profondément humain. Mais il avait le choix. J’ai cherché si le traître qui est en moi aurait fait pareil. Et je n’ai pas trouvé la réponse.»

Comment voyez-vous l’avenir de l’Irlande du Nord?
«Je le vois bien. Il y a un processus de paix qui est en cours, qui existe véritablement. Des ennemis qui étaient armés, qui avaient pour tâche de tuer l’autre, sont ensemble dans des mairies, des conseils municipaux. Ils essaient de gérer bon an mal an, l’Irlande du Nord. Il reste des petites poches de résistance, des gens qui sont opposés au processus, qui font des attentats ici et là. Ils sont minoritaires.»

Votre livre figure dans la sélection du Goncourt, cela vous fait quoi?
«Plaisir! Mon dernier était déjà dans la sélection du Goncourt, il a tenu deux tours. J’espère qu’il ira un petit peu plus loin! C’est toujours formidable quand 645 romans sortent à la rentrée, qu’il soit dans les 15. Le fait d’avoir eu le prix Médicis pour ‘Une promesse’ fait que je ne peux pas être dans un autre prix. Donc c’est le Goncourt ou rien. Mais même si ce n’est rien, le fait d’être sur la liste donne une autre vie et une autre visibilité à ce livre.»

Christelle 

EN QUELQUES LIGNES
Dans «Mon traître», paru il y a trois ans, Sorj Chalandon racontait sous le masque d’Antoine, un petit luthier Français, la trahison durant 20 longues années de son ami irlandais Denis Donaldson devenu Tyrone Meehan dans le livre, membre de l’IRA et du Sinn Féin qui a collaboré avec le MI-5. Aujourd’hui, c’est la peau de son traître qu’il enfile. Pour chercher dans ses yeux la traîtrise. Et tenter de le comprendre. Mais c’est aussi l’Irlande du Nord et son passé qu’il nous fait (re)découvrir avec talent. Un récit captivant. Et qui a passé le cap de la deuxième sélection du Goncourt mardi… Alors suspense!

«Retour à Killybegs», de Tyrone Meehan, éditions Grasset, 336 pages, 20 €

Cote : 4/5

Publié dans Littérature francophone | Laisser un Commentaire »

Un petit garçon à l’imagination débordante !

Publié par clairdeplume le 9 octobre 2011

Ferdinand est un petit garçon à l’imagination débordante ! Aussi son trajet jusqu’à l’école devient chaque jour un “fabuleux voyage”. Là où les autres ne voient qu’une vieille dame et son petit chien, Ferdinand, lui, s’imagine une vieille dame et un dragon à poil dur. Mais le petit garçon croise aussi un martien crachant des ordures, un crocodile dans un dangereux ravin et tout un monde étrange. Entre chaque double page, une demi page cache en effet la vision rocambolesque de la réalité imaginée par Ferdinand! Des  rencontres extraordinaires qui tiendront en  haleine ses copains dans la cour de récrée! Pour les enfants dès 3 ans.

Christelle

“Le Fabuleux Voyage de Ferdinand”, de Nicolas Ancion et Annette Boisnard, éditions Mijade, 11 €

Cote: 3/5

Publié dans Petite enfance | Laisser un Commentaire »

Un livre sonore à toucher !

Publié par clairdeplume le 8 octobre 2011

Tout commence ici dès la couverture avec un couvre-lit qui se met à ronfler quand on le caresse. Mais les autres pages ne sont pas en reste. Sur chacune d’elle, un objet en relief ou en tissu reproduit un son quand les petites mains le touchent. Le biberon qu’Anatole boit avant de se coucher. L’eau qui coule du bain et le jouet canard. Le peignoir de bain que l’on frotte, frotte. Sans oublier la petite musique que l’on écoute avant de dormir. Et bien sûr le bisou bonne nuit! Pratique: le bouton on-off au verso. Parents et enfants sont conquis!

Christelle

“Au lit Anatole”, de Deborah Pinto, éditions Milan Jeunesse, 6 pages, 14,95 €

Cote: 5/5

Publié dans Petite enfance | Laisser un Commentaire »

La maison de Hello Kitty

Publié par clairdeplume le 8 octobre 2011

On dénoue le ruban mauve et on pénètre dans la maison d’Hello Kitty. Deux étages par pages, qui s’ouvrent par le centre pour former le décor d’une maison tout autour du bout de chou! D’abord la cuisine -où la maman d’Hello Kitty fait la vaisselle tandis qu’Hello Kitty passe le balais- et la salle à manger où attend le papa du célèbre chaton. Puis viennent la chambre et la salle de jeu. Et enfin le salon et la salle de bain où Hello Kitty se brosse les dents. Sans oublier une jolie façade en couverture et un jardin où s’active le papa au verso.  Une maison-livre grand format et toute cartonnée pour observer chaque pièce et découvrir les mots du quotidien. Baignoire, shampoing, lavabo… Canapé, tapis, télévision (pas encore à écran plat)… Evier, casserole, poubelle… Table, chaise et rideaux… C’est tout l’univers du quotidien qui est à contempler bien assis sur son tapis de jeu!

Christelle

“La maison d’Hello Kitty”, éditions Hachette Jeunesse, 9,90 €

Cote: 4/5

Publié dans Petite enfance | Laisser un Commentaire »

Concours de gâteaux

Publié par clairdeplume le 8 octobre 2011

Grand concours de pâtisserie au Fraisi-Jardin. Tandis que Charlotte aux fraises s’entraîne à préparer un cheesecake aux fraises et que Prunetille perfectionne sa fameuse tarte aux prunes, Mimie Citron préfère, elle, s’amuser avec Fleur d’Orange, Lilie Framboise et Baba Hortensia. Et le jour du concours, les gâteaux au citron de Mimie sont jugés trop salés. Mimie accuse Prunetille, la gagnante du concours, d’avoir saboter ses pâtisseries. Mais que c’est-il réellement passé? Une gentille histoire pour les petites filles qui préfèrent le réconfort à l’effort!

Christelle

“Charlotte aux fraises – Le grand concours de pâtisserie”, éditions Hachette Jeunesse, 5 €

Cote: 3/5

Publié dans Jeunesse | Laisser un Commentaire »

365 jours au Pays des Jouets

Publié par clairdeplume le 8 octobre 2011

Ce livre propose une petite histoire par jour de l’année. Tous les soirs avant de se coucher, du 1er janvier au 31 décembre, on prend donc la direction du Pays des Jouets pour retrouver Oui-Oui, Potiron, Zim, Mirou, M. Culbuto ou encore Mlle Ouistiti. Avec eux, on fête l’Épiphanie le 6 janvier, le carnaval le 21 février, le printemps le 21 mars et on attend la venue du Père Noël le 24 décembre.  Au fil des jours, on mange aussi des glaces, fait la grève, la lessive ou encore on part en vacances et  fête les anniversaires des amis. Bref, un chouette petit rituel avant de dormir !

Christelle

“Oui-Oui – 365 aventures”, éditions Hachette jeunesse, 382 pages, 12,90 €

Cote: 4/5

Publié dans Petite enfance | Laisser un Commentaire »

 
Suivre

Get every new post delivered to your Inbox.