Clair de Plume

Blog littéraire

Archive pour juillet 2011

Tout sur le bonheur !

Publié par clairdeplume le 30 juillet 2011

Le bonheur est à la portée de tous! Cent “professeurs de bonheur”, grands spécialistes de la psychologie positive du monde entier, d’Afrique du Sud à la Slovénie, du Bouthan à la République tchèque et de l’Islande à l’Iran, y font part de leurs connaissances en la matière. Parmi les thèmes abordés, on y retrouve le temps, l’argent, la santé, le succès, l’avenir, la jeunesse, le hasard, l’humour, la souffrance, le chagrin, les choix, la famille et les amis. Des petits conseils faciles à suivre, des belles photos, voilà qui devrait nous ouvrir à tous les portes du bonheur !

Christelle 

“Le bonheur – The World Book of Happiness”, éditions Racine, 368 pages, 24,95 €

Cote: 3/5  

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Deuxième tome des mémoires de Jacque Chirac

Publié par clairdeplume le 28 juillet 2011

 Il y a certes plus digeste comme lecture pour la plage que ces quelque 600 pages qui pèsent leur poids dans la valise… Pourtant, les férus de politique française en auront pour leur argent avec ce deuxième volume des mémoires de Jacques Chirac, qui aborde cette fois “le temps présidentiel”, soit les deux mandats de sa présidence, la plus longue de la Ve République après celle de François Miterrand. Si l’ex-président français avait relativement épargné Nicolas Sarkozy dans le premier tome, il se lâche cette fois et le décrit comme “nerveux, impétueux, ne doutant de rien et surtout pas de lui-même”. Mais Chirac dresse aussi bien sûr son bilan et explique ce qui l’a guidé dans ses choix. Il donne aussi ses explications sur ce qui lui valut à l’époque les critiques: la dissolution de 1997, le feuilleton des “affaires” ou encore l’échec du référendum sur la Constituion européenne. Jacques Chirac termine enfin par son “testament politique” et exhorte les Français à “rêver” et “oser”!

Christelle

“Le temps présidentiel – Mémoires **”, de Jacque Chirac, éditions Nil, 620 pages, 22 €

Cote: 3/5

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Le véritable Haddock dévoilé

Publié par clairdeplume le 27 juillet 2011

Tout le monde connaît le capitaine Haddock, l’ami de Tintin au penchant pour le wisky et à l’impressionnante collection de jurons. Mais qui était le véritable Haddock? Car il se trouve qu’un capitaine Haddock en chair et en os a bel et bien existé. Il fut capitaine de la marine britannique, premier commandant du Titanic et de son navire-jumeau, l’Olympic. Les exploits de ce vaillant marin durant la Première guerre mondiale lui valurent même le surnom de “Nelson de la marine marchande britannique”. Comme son homonyme de papier, le vrai Haddock était donc un personnage haut en couleur, dont la biographie devrait intéresser les tintinophiles, alors que le film de Steven Spielberg sur les aventures du célèbre reporter sortira en octobre et que Haddock lui-même, apparu pour la première fois dans “Le Crabe aux pinces d’or” en 1941, fête cette année ses 70 ans.

 Christelle

“Le vrai capitaine Haddock” de Louis Francken, éditions Avant-Propos, 192 pages, 19,95 €

Cote: 3/5     

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Parcours d’auteur: GILLES BORNAIS

Publié par clairdeplume le 27 juillet 2011

Nom : Gilles Bornais
Age: 52 ans (novembre 1958)
Profession: Journaliste et romancier

Quel métier rêviez-vous de faire enfant ?
«Je rêvais d’être romancier. Mais pour moi ce n’était pas un métier. Donc j’avais envie de devenir journaliste ou éditeur. J’ai fait les deux.»

Qu’avez-vous étudié?
«J’ai passé un bac littéraire. Ensuite j’ai fait un DEUG admistration économique et sociale, un truc pas très intéressant mais qui me permettait d’aller dans une maîtrise des sciences et techniques de l’édition. Mais je ne suis pas allé jusqu’au bout parce que je suis rentré au ‘Parisien’ pour un stage d’un mois et… j’y suis resté trente ans.»

Alliez-vous volontiers à l’école?
«Non, je détestais!»

Vous étiez bon élève quand même?
«A la petite école, j’étais toujours dans les premiers de la classe, entre deuxième et cinquième. Mais je n’étais pas bon où il fallait apprendre.»

Votre premier job, c’était quoi ?
«Garçon de cabine, dans une piscine. J’avais 16 ans et j’étais nageur.»

Vous souvenez-vous de ce que vous avez fait de votre premier salaire?
«J’ai dû m’acheter un panier pour aller à la pêche. Un panier en osier. Je l’ai encore d’ailleurs!»

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Pétage de plombs

Publié par clairdeplume le 26 juillet 2011

Lizzy Harrison est du genre à ne laisser aucune place à l’imprévu. De retour à la case célibataire depuis plus de deux ans, elle retrouve tous les mercredis soirs sa meilleure amie, l’excentrique Lulu, membre comme elle du Club des vieilles filles bien qu’elle change de petits amis aussi souvent que de coiffures (c’est-à-dire souvent). Apres quelques verres de vin, Lulu décide de prendre en main la vie de son amie et de la forcer à se lâcher. L’occasion se présente d’ailleurs assez rapidement. La patronne de Lizzy, agent de stars, décide en effet de la jeter dans les bras de leur client number one, Randy Jones, afin que Lizzy casse son image de bad boy infidèle et le dompte pour redorer son image dans les médias. Lizzy accepte malgré elle de se prêter au jeu… Et ne tarde pas à péter les plombs! Mais péter les plombs de temps à autre n’a jamais fait de mal à personne, non? Un bon moment de détente sans prise de tête pour poulettes!

Christelle

“Lizzy Harrison pète les plombs”, de Pippa Wright, éditions Belfond, collection Mille comédies, 336 pages, 19 € 

Cote: 3/5  

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Représentations mortelles

Publié par clairdeplume le 25 juillet 2011

Alex Cross avait décidé de quitter la police pour mener une existence paisible auprès de sa famille. Mais mis au défi par un tueur psychopathe en quête de public, il ne peut s’empêcher de réintégrer l’équipe d’enquêteurs désormais dirigée par sa nouvelle compagne, Bree. Baptisé Showman, le tueur frappe dans les lieux publics, en soignant particulièrement sa mise en scène, à la manière d’un spectacle. A un tel point que tous craignent sa prochaine représentation. Il n’hésite pas non plus à se vanter de ses méfaits sur internet et à narguer ouvertement la police. Pendant ce temps-là,  un autre dangereux psychopathe, Kyle Craig, qui croupit dans sa prison de haute sécurité, prépare son évasion, bien décidé à se venger du flic qui l’a fait incarcérer, un certain… Alex Cross bien sûr. Inutile de préciser donc que le flic, interprété à l’écran par Morgan Freeman (“Et tombent les filles”, “Le masque de l’araignée”), va se retrouver avec deux tueurs de la pire espèce sur les bras. Suspense et coups de theâtre sont au rendez-vous dans ce nouveau roman de “l’auteur de thriller le plus vendu au monde” selon son éditeur qui en sait forcément quelque chose! Quant à la fin, elle laisse cette fois encore présager que ce n’est pas demain la veille qu’Alex Cross coulera des jours paisibles auprès des siens.

Christelle
“En votre honneur”, de James Patterson, éditions JC Lattès, 330 pages, 20€
Cote: 4/5

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Polar historique

Publié par clairdeplume le 20 juillet 2011

Nouveau polar historique pour Gilles Bornais, l’auteur du «Diable de Glasgow» et d’«Ali casse les prix», qui nous entraine dans l’Angleterre  de la fin du XIXe siècle, dans le sillage de son inspecteur hors du commun, Joe Hackney.

Votre inspecteur, Joe Hackney, vit chez maman, boite, est un ancien malfrat. Vous ne l’avez pas épargné!

«Non ! J’avais envie de construire un personnage atypique. Cela remonte à 1998 quand j’ai commencé à écrire les premières aventures de Joe Hackney. ‘Les nuits rouges de Nerwood’ est la quatrième enquête. Je l’ai bâti comme cela. Pourquoi boite-t-il, je ne m’en souviens plus. Il a des gros bras aussi : cela pouvait me permettre de le rendre un peu bagarreur, ce que je voulais. Toujours une tignasse mal coiffée, une tête un petit peu en coin de rue comme on dit. Il est retourné habiter chez sa mère, alors qu’il n’y habitait plus parce que depuis le décès de son père, sa mère s’était mise à boire. C’est un personnage qui s’est construit comme cela, un petit peu au fil des livres, sans que je n’aie tout maîtrisé. Je le voulais un peu affreux jojo sur les bords. Il est ancien malfrat. Mais le pourquoi du comment, j’aurais du mal à vous dire!»

Il a malgré tout des points communs avec vous?

«Au début, quand je l’ai créé, je lui en voulais le moins possible, voire aucun. C’est pour cela que je lui ai mis des gros bras, parce que moi je n’en ai pas, je ne boite pas non plus et je n’habite pas chez ma mère. Au fil des livres, en écrivant les dialogues, on y met forcément de soi. Il a donc pris de moi, si ce n’est physiquement, mais dans sa manière de penser, à mon insu.  Des gens qui me connaissent et qui lisent mes livres trouvent qu’il aurait tendance de temps en temps à raisonner comme moi et à considérer les problèmes de la même manière. Par exemple, il aime bien que les choses aillent vite. Et il n’aime que les pavés de Londres. Dès qu’il est un petit peu ailleurs, il déteste. C’est vrai que moi, quand je suis à la campagne la ville me manque. Et quand je suis en ville, elle m’étouffe et j’ai envie de campagne. Et puis peut-être un peu d’impatience. Mais mes petits travers  deviennent chez lui des névroses.»

Les anciens malfrats font les meilleurs flics?

«Il faut le croire. Il connait en effet parfaitement la rue. Il a son réseau d’indics qui sont d’anciens malfrats. Et il a son idée de la justice: il va toujours prendre le parti du faible contre le fort et certains malfrats vont lui paraître sympathiques. Il a une philosophie de malfrat mais qui se décline très bien chez un policier et qui le rend redoutable.»

D’où vous viennent les idées d’enquêtes de Joe Hackney?

«Un livre part toujours d’une seule idée de départ. Pour celui-ci, je voulais écrire un livre sur une traque: Joe Hackney poursuit un ou plusieurs assassins, dont on ne sait d’ailleurs même pas si se sont des hommes ou des bêtes. Et je voulais une traque dans une forêt, la plus lugubre possible, sur une rivière. Ne me demandez pas pourquoi! Ou parce que je voulais de l’angoisse, du rythme, quelque chose qui emmène le lecteur. D’où la traque. Après tout le reste se bâtit on ne sait pas trop comment.»

Et pourquoi placer les enquêtes de Joe Hackney en Angleterre, fin du 19e siècle et non à notre époque?

«Les polars historiques sont, c’est vrai, très longs à écrire. Vu que cela ne se passe pas à notre époque, il faut faire pas mal de recherches. Tout est un problème : ce qu’ils mangent, comment ils s’habillent, comment fonctionne la police de l’époque, la justice de l’époque… Ce livre-ci parle des élections générales, il a fallu que je me plonge dedans, y compris pour avoir les résultats. Je me suis procuré aussi tous les ‘Times’ de l’époque du mois où  se passe le roman. Je les ai lus, tous. Et quand je dis qu’il lit cela ou cela dans le journal, c’est vrai ! Je l’ai lu moi-même.  Donc c’est vrai que c’est beaucoup plus de recherches que quand j’écris un roman contemporain.»

Justement, comme vous écrivez aussi des romans contemporains, comment savez-vous si une idée va donner lieu à l’un ou à l’autre?

«Quand je cherche une idée pour Joe Hackney, je sais à l’avance que ce sera pour lui. Un autre va sortir en 2012, il est déjà écrit. Je voulais faire quelque chose avec beaucoup de nostalgie et qui reparle de l’enfance de Joe Hackney, du temps où il était malfrat, ses amitiés, ses premières amours, etc. Donc j’ai fait un roman déjà terminé et qui va sortir l’année prochaine. Et pour celui d’après, ma seule idée de départ, c’est que j’aimerais que cela se passe autour du Lochness. Et plutôt que de faire enquête Joe sur un meurtre, le faire enquêter sur une disparition. Pour le reste, j’ai plein d’idées et de début de livres dans des carnets… Donc la question c’est plutôt lequel je vais commencer!»

Dans «Franconville», qui vient d’être réédité, c’est un quartier que vous connaissez bien au contraire de l’Angleterre de Joe…

«Oui, c’est une banlieue à une quinzaine de kilomètres au nord de Paris et où j’ai habité douze ans. Ce n’est ni une banlieue défavorisée, ni une banlieue favorisée. C’est une banlieue un peu dortoir. Ce qui m’a permis de décrire mètre par mètre et minute par minute comment on vit dans ce genre de banlieue.»

Ce roman s’appuie sur un fait divers réel.

« Oui, J’ai appuyé le roman sur un fait divers réel. Cette femme assassinée dans sa cuisine, la petite fille s’accuse du meurtre, ensuite accuse son père… Tout cela est vrai. L’enquête de police, de gendarmerie, tout cela est vrai. La réalité s’arrête juste avant le procès qui n’avait pas eu lieu. Et j’ai inventé le personnage du voisin, le héros du livre, qui refait l’enquête, qui vend des cannes à pêche, qui est un type assez bizarre, taciturne, solitaire. »

Ce voisin, comme Hackney, est un anti-héros, fan de pêche…

«Parce que moi-même, je pêche. Et à la différence des enquêtes de Joe Hackney, ce livre s’est écrit assez vite parce que je parle de choses que je connais. Les journalistes ont un rôle assez important ; j’étais moi-même journaliste. Le fait divers, je le connaissais. La vie entre voisins, les bouchons sur le périph… Les courses au Leclerc le samedi matin, Tout cela je connais par coeur. J’y ai mis tout ce qui était un peu ma vie, en le rendant un peu épique, soit noir, soit drôle. Mais le point de départ, c’était ma vie.»

Vos inspecteurs préférés?

«Un de ceux que je préfère, c’est Columbo. Pour moi, Joe Hackney, la coiffure, c’est Columbo dans ma tête. Il est un peu petit comme cela, mais en plus costaud. Je sais que Dr House est caustique, boîte, etc., mais j’ai créé le mien avant! Sherlock Holmes, lui est un peu trop arrogant, et pas assez peuple pour ce que j’ai envie d’écrire même si je me suis passionné pour les histoires de Conan Doyle. Je me suis passionné pour Agatha Christie mais je n’aime pas Hercule Poirot. Il ne paie jamais une traite d’électricité, n’a jamais de problème avec sa mère, sa maîtresse. Cela ne m’amuse pas. Miss Marple a une vie affective moins drôle que celle de Joe.»

 Christelle

En quelques lignes

Gilles Bornais nous replonge dans l’Angleterre du XIXe siècle où une nouvelle enquête -la quatrième- attend son inspecteur atypique, l’ancien malfrat Joe Hackney.   Un brillant député conservateur a été assassiné à coups de hache juste avant que son rival du Parti libéral, James Saint-John,  ne soit blessé à son tour. Le(s) agresseur(s) se sont enfuis dans la forêt. Scotland Yard envoie Joe Hackney à la rescousse. Commence alors une traque qui prend rapidement les allures de descente en enfer pour le cynique inspecteur. Les amateurs de polars historiques seront servis ! Les adeptes du contemporain se plongeront eux plus volontiers dans «Franconville bâtiment B », nouvelle version du roman de l’auteur paru sous le même titre en 2001 dans la Série noire Gallimard et inspiré d’un fait divers réel. A la fois grave et drôle.

«Les nuits rouges de Nerwood», de Gilles Bornais, éditions Pascal Galodé,

«Franconville bâtiment B», de Gilles Bornais, éditions Pascal Galodé,

Cote : 3/5

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L’anglais familier

Publié par clairdeplume le 15 juillet 2011

«You’re pulling my leg!» (tu plaisantes!), «give it a rest! (laisse tomber!), «to be in an item (être en couple)… C’est bien joli l’anglais châtié que l’on apprend à l’école, mais cela ne suffit pas toujours à décoder le langage de nos amis anglophones en dehors des réunions d’affaires ou les paroles de nos chansons favorites. Ce petit livre se révèle donc bien utile pour apprendre le langage familier et quelques mots d’argot indispensables. Mais vous n’y trouverez pas pour autant le langage ordurier. On y apprend ainsi comment demander les derniers potins («what’s the goss?») ou décrypter le bien souvent énigmatique langage internet/sms. Le vocabulaire y est classé par thématiques. On y trouve aussi les variantes des principaux pays anglophones (Irlande, Ecosse, Etats-Unis, Australie…) Bref, un petit guide de conversation bien utile pour les soirées au pub irlandais du coin !

Christelle

«L’anglais de la rue pour les nuls», de Florence Savary, éditions First, 134 pages, 5,90 €

Cote : 4/5

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Parcours d’auteur – PETER JAMES

Publié par clairdeplume le 14 juillet 2011

Nom:  Peter James

Age: 63 ans (22 août 1948)

Profession actuelle:  réalisateur et écrivain

Quel métier rêviez-vous d’exercer quand vous étiez enfant?

«Je voulais être pilote de course. Je rêvais aussi d’être écrivain et de faire des films, mais je ne pensais pas que je pourrais y arriver.»

Qu’avez-vous étudié?

«Je suis allée dans une école de cinéma.»

Enfant, vous aimiez aller à l’école?

«Non,je détestais cela!»

Vous aviez des bonnes notes?

«Non, les pires que l’on peut avoir. Ce qui est quand même intéressant, parce que le plus grand honneur de ma vie, c’est d’avoir été fait Docteur honorifique de l’Université de Brighton il y a quelques années. La preuve que l’on apprend parfois plus à école de la vie!»

Votre premier job?

«Homme de ménage pour Orson Welles. Sérieusement! J’étais à l’école de cinéma, et j’avais besoin d’argent. Mes parents m’en donnaient pour manger etc., mais pas pour sortir avec les filles. Et justement, il y avait cette fille… J’ai vu une annonce: ‘cleaner wanted’. Je me suis rendu à l’adresse indiquée, une jolie maison londonienne. Quand j’ai dit que je voulais postuler pour le job, une dame m’a dit qu’il cherchait une femme. Je lui ai dit que je savais nettoyer, que je pouvais lui montrer. Elle m’a demandé de nettoyer la cuisine. J’ai grandi dans une maison avec trois servantes donc je n’avais jamais nettoyé de ma vie. Mais j’avais vu des pubs à la télé! Bref, j’ai nettoyé la cuisine, et elle m’a pris à l’essai. La fois d’après, j’ai dû nettoyer le couloir. Pendant que j’étais sur mes genoux, le courrier est arrivé. Je vois sur les enveloppes Orson Welles, Orson Welles, … J’allais dire à la femme qu’on s’était trompé d’adresse quand Orson Welles lui-même est entré. Il m’a dit ‘goood mooorning’ et est allé dans son bureau. Je ne l’ai plus jamais revu. Et j’ai été remercié après un mois!»

Qu’avez-vous acheté avec votre premier salaire?

«Une voiture de sport!»


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Street art

Publié par clairdeplume le 13 juillet 2011

Si certains tags sont abjects et bien souvent considérés comme une nuisance, d’autres graffitis, au contraire, relèvent de l’art. Mais où se situe la limite? Adrien Grimmeau, historien de l’art de l’Université libre de Bruxelles, s’est penché sur l’histoire du graffiti à Bruxelles, s’interrogeant sur sa place dans l’art et dans la ville, mais aussi sur son enrichissement artistique de la capitale de l’Europe. Des squelettes de dinosaures de Bonom aux murs et sièges de métro tagués, son livre reprend un florilège de ces témoignages modernes. Surtout que des graffeurs lui ont ouvert leurs archives et partagé avec lui leur passion. Le livre a en outre inspiré une exposition qui se tient tout l’été et jusqu’au 4 septembre au musée d’Ixelles.

Christelle

«Dehors», d’Adrien Grimmeau, éditions CFC, 224 pages, 32 €

Cote : 4/5

www.museedixelles.irisnet.be

 

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Quand Peter James joue avec notre bonne conscience…

Publié par clairdeplume le 13 juillet 2011

Des mini-menottes accrochées au revers de sa  veste, Peter James nous attend attablé dans l’espace restauration d’une librairie de la capitale, installé devant son ordi en train de travailler sur son prochain roman. Pas de temps à perdre! Dans un français pas trop mauvais même, l’écrivain et cinéaste britannique nous parle de son héros, l’attachant Roy Grace, et de trafic d’organes. Et nous interroge à son tour. Jusqu’où serions-nous prêts à aller pour sauver notre enfant?

Vous étiez en train de travailler sur votre prochain roman?

«Il faut que j’écrive où que je sois, parce que je voyage tellement! J’aime assez écrire dans les cafés…»

Et c’est dans les cafés que vous trouvez votre inspiration?

«Non. Pour cela, j’accompagne des policiers. Je passe en moyenne une journée par semaine avec la police. La semaine passée, j’ai passé douze heures avec l’inspecteur de Brighton. C’est ainsi que je puise mes idées la plupart du temps. Je participe aussi tous les ans à une conférence sur les homicides aux Etats-Unis à laquelle participent 500 détectives venus du monde entier. Ils présentent ce qui s’est passé l’année écoulée, photos à l’appui, les méthodes utilisées pour résoudre les crimes, des vidéos d’interviews de meurtriers. Pour moi, c’est une source d’informations incroyable. Mais pour y participer, il faut être un officier de police.  Du coup, chaque année, la police d’Angleterre fait de moi un officier de police pour quelques jours!»

Donc, ce que vous écrivez s’inspire de cas réels?

«Oui. Pour ce livre-ci, j’étais à un dîner et une femme m’a demandé combien je valais! Et combien valait mon corps! Mon foie, mes reins, ma peau, mes yeux, etc. Un foie peut atteindre 300 à 500.000 €. Les reins 100.000 €. Il y a une telle pénurie de parties du corps pour des transplantations que chaque jour, en Angleterre, trois personnes meurent faute d’avoir trouvé un rein, un foie ou en cœur. C’est très ironique parce que la technique s’améliore d’année en année alors que le nombre de donneurs diminue. La raison la plus importante, c’est parce que de plus en plus de personnes portent leur ceinture de sécurité! Avant la ceinture de sécurité, on se cassait le coup dans le pare-brise, et tout le reste pouvait être récupéré. Désormais, la plupart des donneurs sont des motocyclistes. Aujourd’hui, il existe des gangs, par exemple en Colombie, qui gagnent plus d’argent avec le trafic d’organes que du trafic de drogues.»

Vous avez fait beaucoup de recherches?

«Oui. J’ai découvert notamment qu’il y avait en Roumanie l’un des plus importants marchés d’organes. Il y a là-bas beaucoup d’enfant des rues qui se voient soi-disant offrir une vie meilleure en Angleterre ou aux Etats-Unis. On leur fait miroiter qu’ils pourront là-bas travailler dans un bar, un hôtel ou un restaurant. Or, arrivés sur place, ils sont tués pour leurs organes! Mais la question qui m’intéressait moi, c’était de savoir ce que l’on ferait à la place de la mère de l’enfant qui a le besoin urgent d’une greffe.»

Justement: comment auriez-vous réagi, vous, à la place de la mère de Caitlin?

«C’est un terrible dilemme pour une mère de découvrir qu’un autre enfant sera tué pour sauver la vie de sa fille. Mais que feriez-vous, vous? Je pense que chaque mère y songerait… Ce qui m’a toujours intéressé, c’est le dilemme face auquel certaines personnes se retrouvent confrontées. On a tous la capacité de commettre un meurtre. On sait tous comment tuer, pas vrai? Il reste à avoir un mobile ou un manque d’humanité. Mais le meurtre est la solution à pas mal de problèmes de l’existence, si vous n’avez pas de moralité. Je voulais placer quelqu’un avec un grand sens moral dans cette position. Pour montrer que dans une certaine position…»

Et comment est né Roy Grace?

«Il y a plusieurs années, j’ai rencontré un jeune inspecteur détective. Le sol de son bureau était rempli de boîtes, de dossiers. Je lui ai demandé s’il déménageait. Il m’a répondu que non, qu’il s’agissait de ses amis morts. Et il m’a expliqué que chaque boîte contenait les principaux dossiers d’un meurtre non résolu. Il était la dernière chance de chacune de ces victimes de voir leur meurtre élucidé, en y appliquant les progrès techniques (ADN, etc.). C’était avant que je ne commence la série avec Roy Grace. Mais on est devenu amis. Puis il y a quelques années, mon éditeur m’a demandé de créer un nouveau détective. Je suis allé le voir, et je lui ai demandé s’il aimerait devenir un détective! Il a adoré l’idée! Je discute de l’intrigue de chaque nouveau livre avec lui. J’écris le début. Puis il le lit et me dit comment un officier de police penserait.»

Et Roy a aussi des points communs avec vous?

«Oui. Son intérêt pour le surnaturel. La Vodka-Martini! Ses attitudes parfois aussi. Mais il est plus courageux que moi!»

Dans les premières enquêtes de Roy, il recourait au surnaturel pour résoudre ses enquêtes. Plus dans les derniers livres. Pourquoi?

«Je ne voulais pas me retrouver dans une situation où on dépendrait du surnaturel pour résoudre l’énigme car je ne trouve pas cela honnête vis-à-vis du lecteur. Mais un bon détective doit avoir un esprit ouvert. Ils ont une pièce de puzzle manquante. Et si par exemple un médium vient leur dire qu’il sait où se trouve la personne disparue, ils se doivent de l’écouter. Pour certains cas, il y a eu des résultats. Mais je ne voulais pas y avoir recours pour chaque enquête car ce ne serait pas réaliste. Donc il y aura encore recours sans doute, mais je ne sais pas quand.»

Ce livre-ci marque aussi un tournant dans la recherche de Sandy, la femme de Roy qui a disparu.

«Oui! Et dans le prochain livre en français, le sixième roman avec Roy Grace, une partie du livre se passe avant la disparition de Sandy, lorsque Roy et Sandy étaient toujours ensemble. Jusqu’ici, on avait toujours vu leur relation depuis la perspective de Roy, une vision parfaite. Dans le prochain, pour la première fois, on découvre leur relation à travers ses yeux à elle. Et on se rend compte que la vision de leur couple qu’a Sandy n’est pas tout à fait la même. Et dans le septième livre, il y aura une vraie surprise… Mais je ne vous en dirai pas plus!»

Et vous, vous avez toujours su ce qui était arrivé à Sandy?

«Oui, toujours. Au début, je pensais n’écrire que deux livres avec Roy. Et résoudre le mystère dans le deuxième livre. Mais tout le monde a aimé alors, j’ai trouvé cela amusant de garder le mystère plus longtemps. Et puis, Roy est un détective et ce que font les détectives, c’est résoudre des puzzles. Chaque homicide est un puzzle. Avec des milliers de pièces à assembler. J’ai trouvé intéressant que Roy ait en plus son puzzle personnel.»

Vous êtes aussi producteur. Vous pourriez adapter vos livres à l’écran?

«Oui, la série des Roy Grace va être développée pour la télévision. Probablement pour l’an prochain si tout va bien.»

Qui interprétera Roy?

«Je ne sais pas encore. Il y a dix ans, je vous aurais dit que je verrais bien Daniel Craig, mais plus maintenant. Il est trop Mr Bond!»

Christelle

En quelques lignes

Seriez-vous prêt(e) à tuer pour sauver la vie de votre enfant? Pas facile de répondre en toute honnêteté à cette question!  C’est pourtant ce gros dilemme qui sous-tend le dernier livre de l’écrivain et cinéaste britannique Peter James. Caitlin, une jeune britannique de 15 ans, attend désespérément une greffe de foie sans laquelle elle n’a plus que quelques mois à vivre. Or les listes d’attente sont longues et son groupe sanguin plutôt rare. Pour sa mère, pas question de se croiser les bras à attendre un donneur qui n’arrive pas. Quitte à enfreindre la loi. Pendant ce temps-là, le commissaire Grace et son équipe enquêtent sur la mort d’un adolescent, dont le corps a été repêché dans la Manche, dépouillé de tous ses organes. Mais les fans de l’attachant commissaire seront ravis aussi de découvrir enfin de nouvelles révélations capitales sur ce qui est arrivé à Sandy, la femme de Roy dont la disparition tient les lecteurs en haleine de livre en livre. Peter James nous entraîne dans une nouvelle course contre la montre. Ou plutôt contre la mort. Car celle-ci n’attend pas!

“La mort n’attend pas” de Peter James, éditions Fleuve Noir, 624 pages, 20 €

Cote : 4/5

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La peine de mort abolie il y a quinze ans

Publié par clairdeplume le 11 juillet 2011

Si elle n’était plus appliquée depuis 1863 pour les crimes de droit commun, la peine de mort n’a été abolie chez nous qu’il y a quinze ans, en juin 1996. Jérôme de Brouwer, auteur d’une thèse de doctorat sur le sujet, vient de publier huit récits sur les «Têtes coupées» qui roulèrent de l’échafaud de Bruxelles à l’heure où la guillotine s’élevait toujours sur les places publiques.

A quand remonte la dernière décapitation en Belgique?

«La dernière décapitation date de mars 1918. Mais c’était un événement particulier. Pendant la guerre de 14-18, exceptionnellement, on a exécuté un militaire, par la guillotine, parce qu’il avait tué sa fiancée. Dès la fin du 19e siècle, à partir de 1863, on n’exécute plus par la guillotine.»

Qui alors est le dernier à avoir été guillotiné en 1863?

«Il s’appelle Charles Kestelijn. C’est un grand voleur, un chef de bande. Ce n’est pas le genre de type qui a assassiné toute sa famille, découpé une femme en morceaux… A l’époque, ce ne sont pas forcément ces crimes-là qui sont suivis d’exécution mais bien des vols accompagnés d’homicide. Parce que ce sont ces crimes-là qui font peur à la société bourgeoise: des bandes de voleurs susceptibles de tuer ceux qu’ils veulent voler.»

Pourtant, au lendemain de l’indépendance de la Belgique, en 1830, les condamnés à mort de droit commun étaient systématiquement graciés.

«Oui. Les bourreaux ont de nouveau du travail à partir de 1835, date à laquelle un homme est exécuté à Courtrai pour avoir volé et tué.»

Etre bourreau, c’était une histoire de famille?

«Exactement. Un peu à l’image de la France et sa célèbre dynastie de bourreaux, les Sanson, on a chez nous depuis le 18e siècle les Boutquin, d’abord bourreaux en Flandre avant de devenir aussi bourreaux à Bruxelles. De père en fils, ils sont bourreaux. Et ils se marient avec des filles de bourreaux d’autres provinces. C’est propre à l’Europe entière ce genre de choses.»

Comment se déroulait une exécution?

«Quand on songe à la guillotine, on pense à la Révolution française et à ces foules rassemblées au pied de l’échafaud. En Belgique, cela a été comme cela aussi. Les Français sont venus avec la guillotine en 1795, et la foule se rassemblait sur la Grand-Place. Les exécutions avaient toujours lieu au milieu du jour, au su et au vu de tout le monde. Après 1830, quand les exécutions reprennent, on souhaite qu’elles soient plus discrètes. C’est ce qui va expliquer que l’exécution va être déplacée de la Grand-Place vers la Porte de Hal, comme on le voit dans mon livre.»

La peine de mort n’était plus appliquée depuis longtemps. Alors pourquoi avoir attendu jusqu’à il y a quinze ans pour l’abolir?

«Il y a plusieurs raisons. L’une des raisons essentielles est que, lorsqu’on s’est dit vers 1860 qu’on n’utilisera plus la peine de mort, on pensa que la conserver dans le code permettrait toujours de l’appliquer au besoin, si vraiment c’est nécessaire. On pensa que cela ferait peur aux criminels. C’était dire aux criminels, attention, si vous faites quelque chose de très mal, on pourra toujours l’appliquer. A coté de l’aspect dissuasif, il y a aussi un aspect symbolique. La personne qui a tué voit, au bout de son procès, une peine symboliquement très forte qui est prononcée, la peine de mort. Même si elle sait qu’elle ne fera que trente ans de prison. Cela signifie que la personne condamnée est retranchée de la société des hommes. Au moment où on l’a abolie dans les années 90, certains d’ailleurs étaient toujours partisans de conserver cette peine à titre de symbole.»

Lors de grosses affaires criminelles en Belgique, on entend souvent réclamer le retour de la peine de mort…

«Depuis 1863, il y a toujours eu des événements qui ont conduit l’opinion publique à souhaiter le retour de la peine de mort. J’appelle cela des stimuli: l’opinion publique est piquée et réagit aussitôt de manière impulsive, dans l’excès. C’est normal. C’est aux intellectuels, aux politiques, aux acteurs sociaux, d’expliquer pourquoi ce n’est pas une bonne solution. Fondamentalement, c’est un instrument qui n’est pas très constructif. Il ne répare rien. Il assouvit une forme de sentiment de vengeance, mais qui n’a pas vraiment d’efficacité. Parce que la peine de mort, c’est la violence montrée en exemple. C’est réagir à la violence par la violence. C’est encourager une société violente que d’infliger la mort à quelqu’un au mon de la société. Par ailleurs, tout le monde sait que ce n’est pas dissuasif. Ce n’est pas parce que l’on exécute qu’il n’y a plus de criminel.»

Les histoires que vous racontez dans votre livre sont donc vraies?

«Oui. J’ai construit mes histoires sur bases de dossiers d’assise, qui se trouvent aux archives générales du royaume. Il y a une part de fiction, dans la manière de raconter, mais tout est vrai.»

Christelle

«Têtes coupées» de Jérôme de Brouwer, éditions Le Cri, 218 pages, 19 €

Cote: 3/5


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Hypnotique !

Publié par clairdeplume le 8 juillet 2011

 La cinquième enquête de l’antiquaire Frans Bogaert tourne autour d’une vieille lampe à pétrole au pouvoir hypnotique. Et pour cause, elle aurait appartenu à un magnétiseur américain du XIXe siècle, qui y aurait laissé de façon assez inexplicable des souvenirs épars. Plongé dans ces visions antiques, Bogaert découvre un crime vieux de plus de 150 ans et toujours non élucidé. Un nouveau défi pour l’antiquaire, devenu accro à cette lampe et aux souvenirs qu’elle divulgue. Ceux du magnétiseur peu scrupuleux et de ses patients, dont un prophète aux allures d’assassin. Mais à côté de ces bribes du passé, cette lampe magique tisse des liens insoupçonnés entre Lauren, la mystérieuse assistante de Bogaert, et Laura, sa femme disparue. De quoi rajouter du piment pour les lecteurs qui suivent les aventures de l’antiquaire depuis le début. Sans oublier cette fois encore l’énigme dans l’énigme: ce cinquième tome est en effet la dernière chance de résoudre le mystère de l’Arcane Maxime avant que Bogaert n’en livre lui-même la solution dans le prochain volume. Les fans noteront aussi la nouvelle couverture relookée de l’ouvrage…

Christelle

“L’arcamonde – Tome 5 – La lampe de Providence”, d’Hervé Picart, éditions Le Castor Astral, 223 pages, 15 €

Cote: 4/5

http://arcamonde.hautetfort.com

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Les plus grands ne sont pas toujours les plus forts !

Publié par clairdeplume le 7 juillet 2011

Ce gentil petit conte donne une bonne leçon aux “grands” qui aiment à jouer les gros durs dans la cour de récrée sans que les “petits” osent toujours en parler. L’histoire est celle de quatre petits lapins qui ont très faim. Mais tour à tour, ils vont se laisser terroriser par un grand méchant lapin qui règne en terreur sur le poatager et leur chaparde leurs carottes. Jusqu’à ce que la benjamine décide de ne pas se laisser faire par ce gros frimeur!

Christelle

“Qui a peur du grand méchant lapin ?”, de Caroline Pedler et Steve Smallman, éditionsMijade, 32 pages, 11,50 €

Cote: 3/5

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Pour faire ses emplettes dans les épiceries asiatiques

Publié par clairdeplume le 6 juillet 2011

Tapioca, seitan, feuille de Pandanus, mirin… Pas toujours facile de décrypter ce dont on a besoin pour réaliser une recette de cuisine asiatique. Ou de deviner à quoi peuvent bien servir certains ingrédients croisés dans les rayons de votre épicerie japonaise préférée. D’où l’utilité de ce guide Marabout  qui répertorie pas moins de 270 ingrédients couramment utilisés en Asie. Outre des photos des différents produits, on y trouve leur description, les pays où ils sont consommés, comment les cuisiner, leur coût, où les dénicher chez nous et bien sûr les plats populaires dans lesquels on les retrouve. En fin d’ouvrage, on trouve également les “30 meilleures recettes de la cuisine asiatique” parmi lesquelles figurent les rouleaux de printemps, le nasi goreng, la soupe miso, les sushis, les yakitoris, le curry de boeuf et le poulet satay. Itadakimas!

Christelle

“Le guide Marabout des ingrédients asiatiques” , 256 pages, 19 € 

Cote: 4/5

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Pour vous occuper cet été !

Publié par clairdeplume le 5 juillet 2011

Avec les vacances qui arrivent, on se dit qu’on va enfin avoir du temps pour s’attaquer à nos petits travaux de peinture. Mais encore faut-il avoir la technique pour obtenir un bel effet satiné, une brillance métallisée ou un pastel délavé. Après un premier volume destiné à “redonner vie à nos vieux objets“, cet ouvrage-ci fourmille de bons conseils pour “nos intérieurs”! On aime particulièrement les photos illustratives qui expliquent ces différentes techniques pas à pas et les conseils détaillés. Désormais, plus d’excuse pour ne pas redonner un peu de lustre à vos vieux meubles et autres bibelots.

Christelle

“20 techniques de peinture 2 – Redonnez vie à vos intérieurs”, de Tilly Cambré, éditions Racine, 96 pages, 19,95 €

Cote: 3/5

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Rachida Dati livre sa vérité

Publié par clairdeplume le 4 juillet 2011

Souvent attaquée dans la presse, Rachida Dati a décidé de rétablir sa vérité dans un livre. L’ex-ministre de la Justice française, aujourd’hui maire du VIIe arrondissement de Paris et députée européenne, nous livre au fil des pages ses souvenirs et son parcours.

Comment est née l’idée de ce livre?
«Je n’ai jamais eu la volonté d’écrire un livre un jour. Ce livre n’a donc pas du tout la prétention d’être mes mémoires. Mais quand je suis devenue garde des Sceaux, j’ai pris des notes sur les réformes que j’engageais. La réforme de la carte judiciaire, la réforme pénale avec la création de peines-plancher pour les multirécidivistes, la réforme de l’irresponsabilité pénale. (…) Ce ministère ne s’est jamais autant réformé et je prenais des notes sur la manière dont j’engageais ces réformes, sur la manière d’exercer le pouvoir. Puis deux ans et demi plus tard, j’ai eu une petite fille. Et beaucoup d’attaques, de polémiques. Avec la personne qui m’a aidé à structurer ce livre, Lionel Duroy, on s’est rendu compte que j’avais eu droit quasiment à une polémique par jour, du jour où j’ai été nommée à ma sortie. J’ai laissé écrire des livres, des articles, d’une violence extrême, s’attaquant à ma famille, à mon intimité, sans jamais y répondre. Mais la naissance de ma fille a été un déclencheur. Je me suis dit que peut-être, j’avais avancé trop vite, sans vraiment m’arrêter sur ce que j’étais, sur ce que je faisais et comment je le faisais. Cela m’a permis d’écrire pour rétablir ma vérité, en citant des choses précises, en mettant des noms sur des situations, sur les personnes, et évitant comme cela les ragots, les témoignages anonymes. Maintenant je mets au défi quiconque de pouvoir réécrire ces mêmes choses, absolument inacceptables.»

Qu’est-ce qui vous a le plus blessé dans ce qui a été dit sur vous?
«J’ai accepté la contrepartie de ma vie publique, qui est celle des attaques et des critiques. Mais j’ai moins accepté qu’on s’attaque à ma famille. C’est extrêmement blessant, parce qu’eux n’ont rien demandé. Et j’ai moins accepté aussi qu’on fouille dans ma vie. Ma vie privée n’est pas ma vie publique, donc je n’avais pas à dire quoi que ce soit la concernant.»

Vous pensez qu’un homme ou une femme politique doit avoir une vie privée séparée de sa vie publique?
«Cela a toujours été mon cas et je continuerai. Je considère qu’à partir du moment où votre vie privée n’impacte pas votre vie publique et vos engagements, il n’y a pas de raison qu’elle soit mise à jour.»

Pourtant, vous révélez beaucoup de choses de votre vie privée dans ce livre. Toute votre enfance…
«On m’a fait tellement de procès en illégitimité. On dit qu’il faut travailler, être courageux, et qu’ainsi le mérite sera reconnu. Vous faites tout cela, et au moment où vous y arrivez, on vous dit que non, que ces responsabilités-là ne sont finalement pas pour vous, comme si c’était réservé uniquement à une caste et aux enfants de cette caste. La République ce n’est pas cela! Ce que je décris dans ce livre, c’est d’où me viennent mes convictions. Depuis très jeune, je mène le combat contre les violences faites aux femmes. Cela ne date pas d’il y a deux ans ou six mois. Je me suis beaucoup investie aussi dans la lutte contre des addictions des jeunes et des adolescents. Vous mêlez ensuite vos convictions avec votre action. Dans ce livre, je décris comment dans le cadre de ma vie se sont construites mes idées, mes actions. Je ne raconte pas ma vie intime, si je suis amoureuse, etc.»

Vous travaillez le week-end, beaucoup, depuis toute jeune. Vous avez des loisirs?
«J’aime le foot! Mais c’est vrai que cela a été un choix de vie. Après, je le reconnais, vous le payez sur le plan personnel.»

Votre fille, vous l’élevez seule?
«Je ne détaille pas ma vie personnelle dans le livre. Je n’ai jamais dit si j’élevais ma fille seule ou pas, ce n’est pas le sujet.»

Mais vous y évoquez votre frère. Est-ce que le fait que vous n’êtes plus ministre de la Justice vous a permis de vous rapprocher de lui?
«Vous savez, on est une famille unie. Mon frère restera mon frère, quoi qu’il se passe.»

Comment se fait-il qu’il a été si fragile alors qu’il a eu la même éducation que vous?
«Vous avez des enfants? Est-ce que tous les enfants sont les mêmes? Pourquoi certains arrivent à faire des études et d’autres pas? Pourquoi certains ont de la créativité et pas d’autres? On est douze enfants. Douze individualités très différentes. La force de cette famille est que mes parents nous ont traités individuellement. Jamais ils ne nous ont traités en masse. Plus vous êtes une famille nombreuse, plus vous avez de chance ou de risques d’avoir des personnalités très différentes. Cet enfant était plus fragile. Il a commencé à être toxicomane à 16 ans. On ne s’en est pas rendu compte. Parce qu’on n’était pas formés. On a cru qu’il faisait des coups de fatigue. Et quand on s’en est rendu compte, on a été débordé.»

Vous vous décrivez dans le livre comme une enfant intransigeante, combative. C’est aussi ce que l’on vous a reproché en tant que ministre.
«On vous reproche peut-être votre tempérament, mais ne faut-il pas en avoir pour devenir ce que je suis devenue? C’est vrai que je ne me suis jamais résignée, en tout cas très peu. Je n’ai jamais eu peur de rien, en tout cas de pas grand-chose. Cela fait beaucoup. Je crois que l’on reproche beaucoup aux femmes: dès lors que vous avez de l’autorité, on vous considère autoritaire. Moi, on m’a même reproché ma féminité, alors que cela fait partie de mon identité. Je n’ai jamais renoncé à ce que j’étais. Pour autant, cela n’a pas ni atténué, ni altéré mes combats.»

Si vous aviez été un homme, un Français pure souche, vous pensez que vous auriez été nommée aussi?
«Regardez tous mes prédécesseurs!»

Mais vous représentiez un symbole…
«La politique, c’est deux choses. La compétence, parce que sinon, vous écœurez vite vos concitoyens. Et le symbole. En me nommant ministre de la Justice, Nicolas Sarkozy a voulu allier les deux, me donnant une obligation de résultat. C’est pour cela que je décris mon bilan par le menu. Mais aussi symboliquement, c’était important de dire que la France est multiple aujourd’hui. Et donc cela a permis de faire sauter un tabou.»

Et que s’est-il passé? Pourquoi aujourd’hui n’êtes-vous plus ministre?
«D’abord, on n’est pas ministre à vie et je le savais. Et puis, deuxième chose, et je le décris dans le livre, quand j’ai accouché, j’ai voulu arrêter la politique. Et c’est le président de la République qui m’en a empêché. Il m’a proposé d’aller au parlement européen. Il me l’a demandé en tant qu’ami, pas comme président. Et j’ai accepté, aussi par loyauté. Mais si ce mandat m’avait déplu, croyez-moi, je vous invite à relire mon livre, je ne serais pas restée! On ne me force pas à grand-chose!»

Votre prochain but?
«Que ma famille politique gagne les présidentielles de 2012!»

Vous espérez récupérer un ministère?
«C’est curieux parce qu’on me pose toujours cette question-là. D’abord, on n’est pas ministre à vie. Je l’ai été, au regard de combien qui ne l’ont pas été et qui ne le seront jamais. Je ne vais pas commencer à dire que j’ai envie d’y retourner. J’ai été beaucoup plus émue et honorée d’avoir été élue que d’avoir été nommée. Parce que je trouve que quand vous êtes élue, vous êtes encore plus enracinée dans votre patrie: c’est que l’on vous a voulu. Et donc vous avez une vraie liberté d’action. Beaucoup plus que quand vous êtes ministre. Donc moi, ce que je vise, c’est l’élection.»

La présidence de la République alors?
«Et pourquoi pas la présidence de l’Europe tant qu’on y est!»

Christelle 

En quelques lignes
Rachida Dati a décidé de se confier dans un livre. Vous n’y apprendrez toutefois pas qui est le père de son enfant. Tout au plus que sa fille Zohra a des frères et sœurs. Mais vous découvrirez par contre le parcours de cette femme, fille d’un ouvrier et d’une femme au foyer, deuxième enfant d’une famille d’immigrés de douze enfants. Comment, déjà toute petite, elle avait un caractère bien trempé, à tel point qu’on lui avait mis un banc à part en classe, personne ne voulant s’asseoir à côté d’elle. Comment elle est arrivée là où elle est, à force de volonté et d’obstination. Les lettres qu’elle a écrites et qui lui ont ouvert des portes. Et bien sûr toutes les réformes de la justice qu’elle a menées. Par ce livre, l’ex-garde des Sceaux française, aujourd’hui maire du VIIe arrondissement de Paris et députée européenne, entend rétablir la vérité. Sa vérité. Sans victimisation ni misérabilisme il est vrai. Pour montrer comment sont nées ses convictions et répondre enfin aux nombreuses attaques dont elle a été la cible.

«Fille de M’Barek et de Fatim-Zohra – Ministre de la Justice », de Rachida Dati, éditions XO, 272 pages, 19,90 €

cote: 3/5

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