Clair de Plume

Blog littéraire

Archive pour juin 2011

Promenades picturales

Publié par clairdeplume le 29 juin 2011

Le beau temps et les vacances donnent de envies de balades et de découvertes. L’ouvrage de Fabien De Roose répond à ces envies… « Bruxelles vue par les peintres », publié aux éditions Racine, est un de ses petits guides qui vous invitent à la découverte de notre capitale sous un angle original ! A travers plus de 70 tableaux de peintres reconnus ou moins connus, l’auteur propose huit promenades à l’intérieur même du Pentagone. De la Porte de Namur aux Marolles, de la Vieille Halle aux Blés à la Monnaie, de Saint-Nicolas à Sainte-Gudule, le Bruxellois -même le plus aguerri- découvrira de nouveaux détails, de nouvelles perspectives de sa ville qu’il ne connaissait pas. A chaque peinture ancienne est associée une photographie d’aujourd’hui prise sous le même angle de vue, ce qui permet ainsi de saisir les différences entre le tableau et la vue urbaine actuelle. Avec un brin d’imagination, le visiteur se replonge dans ce Bruxelles qui bruxellait.

Anne-Sophie

« Bruxelles vue par les peintres », de Fabien De Roose, éditions Racine, 192 pages, 24,95 euros

Cote: 4/5

 

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Pesto maison

Publié par clairdeplume le 29 juin 2011

Encore un coffret de cuisine bien pratique, fourni avec tout le matériel  -un mortier et son pilon- nécessaire à la réalisation des recettes! Il ne reste donc plus qu’à se procurer les ingrédients du pesto de son choix, puis de moudre et broyer. Alors pesto à la roquette et au bleu, au thym citron, au gingembre et cacao ou encore au romarin, à la canelle et au sucre? Au total, 27 recettes  originales pour agrémenter à la perfection pâtes et sandwichs! Miam miam!

Christelle

“Mon kit pesto maison”, éditions Marabout, 10 €

Cote: 4/5

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Le nouveau roman pour ados de Nicolas Ancion !

Publié par clairdeplume le 28 juin 2011

“Momies et compagnie”, le nouveau roman pour ados du Belge Nicolas Ancion, sortira ce vendredi. D’ici là une chouette petite vidéo pour patienter… et se mettre l’eau à la bouche !

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Des bonobos attachants

Publié par clairdeplume le 27 juin 2011

Après les pachydermes de son best-seller «De l’eau pour les éléphants», adapté tout récemment au cinéma (et dans lequel joue notamment Robert Pattinson), l’auteure d’origine canadienne Sara Gruen se passionne cette fois pour les singes bonobos. Avant d’écrire son livre, elle a passé plusieurs mois en leur compagnie et étudié le langage des signes pour communiquer avec eux. Résultat: son livre est non seulement extrêmement bien documenté, mais aussi des plus palpitants! On se prend en effet rapidement d’affection pour Sam, Bonzi, Lola, Mbongo, Jelani et Makena, d’une intelligence très proche de celle des humains, capables d’amour et pouvant eux aussi communiquer en langage des signes. Ces six bonobos font l’objet d’études très poussées dans un laboratoire. Jusqu’à ce que, à la suite d’une explosion, ces grands singes se retrouvent en liberté et réapparaissent dans une émission de téléréalité. Pour les sauver, la jeune chercheuse Isabel Duncan est prête à tout, quitte à se compromettre avec un séduisant journaliste, un végétalien aux cheveux verts et une star de cinéma à la retraite…

Christelle

«La maison des singes», de Sara Gruen, éditions Albin Michel, 366 pages, 17,50 €

Cote: 4/5

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Telle mère, telle fille !

Publié par clairdeplume le 26 juin 2011

Notre fashionista préférée, Becky Brandon (née Bloomwood), a désormais une fille, Minnie, deux ans seulement, mais déjà accro au shopping comme sa mère! Une mini-accro capricieuse, capable de dévaster un magasin entier si on lui refuse quoi que ce soit. Mais comment résister, il est vrai, devant ces accessoires pour bambins si tendances? Heureusement que Becky, qui a toujours plus d’un tour dans ses sacs, a mis au point des combines pour faire face à la crise financière qui menace de freiner sa frénésie de shopping. Comme accorder à sa fille (de deux ans à peine, faut-il le rappeler…) des avances sur son argent de poche! Plus pragmatique, Luke, le mari de Becky, décide d’engager une super nanny afin de mater leur impétueuse petite Minnie. Mais encore faut-il en trouver une capable de maîtriser la mini tornade! À côté de cela, Becky tente d’organiser une surprise party grandiose pour l’anniversaire de son mari, mais à petit budget -crise oblige- et se lance, notamment, dans le troc… Fous rires garantis avec ce sixième tome des aventures de la plus célèbre des fashion victimes.

Christelle 

“Mini-Accro du shopping”, de Sophie Kinsella, éditions Belfond, 480 pages, 19 €  

Cote: 4/5

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Course contre la mort

Publié par clairdeplume le 23 juin 2011

Seriez-vous prêt(e) à tuer pour sauver la vie de votre enfant? Pas facile de répondre en toute honnêteté à cette question!  C’est pourtant ce gros dilemme qui sous-tend le dernier livre de l’écrivain et cinéaste britannique Peter James. Caitlin, une jeune britannique de 15 ans, attend désespérément une greffe de foie sans laquelle elle n’a plus que quelques mois à vivre. Or les listes d’attente sont longues et son groupe sanguin plutôt rare. Pour sa mère, pas question de se croiser les bras à attendre un potentiel donneur qui n’arrive pas… Quitte à enfreindre la loi.

Pendant ce temps-là, le commissaire Grace et son équipe enquêtent sur la mort d’un adolescent, dont le corps a été repêché dans la Manche, dépouillé de tous ses organes.

Mais les fans de l’attachant commissaire seront ravis aussi de découvrir enfin des révélations capitales sur ce qui est arrivé à Sandy, la femme de Roy dont la disparition tient les lecteurs en haleine de livre en livre.

Bref, Peter James nous entraîne ici dans une nouvelle course contre la montre. Ou plutôt contre la mort. Car celle-ci, pour sûr, n’attend pas!

 Christelle

“La mort n’attend pas” de Peter James, éditions Fleuve Noir, 624 pages, 20 €

Cote : 4/5

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Des souvenirs pour bébé

Publié par clairdeplume le 20 juin 2011

Cette jolie boîte illustrée de personnages “Noukies” contient un mini album où coller les plus belles photos de votre petit ange, ainsi qu’un carnet où inscrire les événements important de sa première année. Mais on y trouve aussi une jolie toise où coller les photos de bébé aux tailles correspondant et deux petites boîtes cartonnées pour ranger, par exemple, le bracelet de naissance et la première mèche de cheveux. On aime aussi la pâte à empreinte pour réaliser le moulage du pied ou de la main de notre petit trésor.

Christelle

“Quand j’étais bébé”, éditions Hachette jeunesse, 19,90 €

Cote: 3/5

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Six femmes, six personnalités

Publié par clairdeplume le 19 juin 2011

© Pascal Gascuel

Le dernier livre de Macha Méril prend comme prétexte un festival de film au Maroc pour raconter un huis clos entre six femmes que tout oppose. Entre roman et récit, il y est question de femmes bien sûr mais aussi de différences culturelles, d’amour… et un petit peu de cinéma!

Vous avez publié plusieurs autobiographies. Ce livre-ci est étiqueté roman. Pourtant, il relate aussi un épisode de votre vie.

«Cela a été l’objet d’une discussion avec mon éditeur. C’est lui qui a pensé qu’il fallait qu’on le mette dans la catégorie des romans parce que si c’est effectivement un événement réel -une semaine de festival au Maroc- mais les événements qui s’y passent sont romancés. J’ai modifié beaucoup de choses. Les noms notamment. La chronologie des certains événements. Mais je crois que c’est surtout le roman qui a évolué. Un roman, ce sont des faits interprétés par un auteur et rendus de manière à ce que ce soit de la littérature. Ce n’est pas la même chose qu’un récit. Si j’avais écrit un récit, j’aurais donné un compte-rendu de ce festival. Cela aurait pu être très intéressant mais cela ne faisait pas le livre. La façon dont tout cela est digéré, ou pas digéré (rires), c’est de la littérature. Donc je crois qu’il faut élargir la notion de roman et qu’on accepte cette nouvelle forme littéraire qu’est le roman autobiographique. Je raconte les faits, pour qu’on ait les éléments, mais j’essaie d’en tirer la leçon. J’essaie moi de vivre mieux après.»

Vous avez changé le nom des jurés, mais vous dévoilez tous les petits secrets des délibérations. C’est permis?

«Ce ne sont pas vraiment des secrets. C’était un huis clos, mais il y avait des espions quand même! Beaucoup de gens qui ont raconté ce que nous avions dit. Il se trouve que c’est un petit festival. Et puis il me semble que je rends hommage à ce festival car, comme je le dis dans le livre, les films étaient excellents. Il y avait de quoi discuter. Ce qui était intéressant, c’était les différences entre nous. Ces femmes et moi n’avions absolument rien en commun et nous nous demandions sur quel plan on allait bien pouvoir délibérer, batailler. Chacun défend ses opinions, ses convictions, sa culture, son pays. C’est la confrontation entre toutes sortes de partialités. Ce à quoi je tenais, c’est que ce soit démocratique et donc, qu’à la fin, le palmarès ressemble à ce que nous étions, qu’il soit accepté par tout le monde.»

Vous avez vécu un vrai choc des cultures durant cette semaine!

«Pff! C’était poilant. J’ai essayé d’être assez factuelle, de raconter par la façon dont elles étaient habillées, dont elles mangeaient, parlaient, plutôt que de dire leur opinion, car je voulais que le lecteur se fasse une idée lui-même, comme moi en voyant ces femmes ahurissantes. L’Égyptienne, par exemple, était indescriptible. Elle changeait de tenue deux fois par jour. Des choses extraordinaires, que jamais on oserait mettre. Mais sur elle, cela avait de la gueule! Bref, je continue à aimer Mozart et à préférer Courrèges aux robes marocaines. Mais quand même, je les ai dans l’œil maintenant. Je ne serai plus aussi intolérante.»

Vous avez gardé contact avec certaines?

«Absolument. Avec deux d’entre elles. L’Italienne et la Portugaise surtout. Elle est une grande cinéaste. J’ai changé son nom, mais elle s’est reconnue malgré tout.»

Vous aviez accepté de participer à ce festival pour retourner à Rabat sur les lieux de votre enfance.

«Oui. Et je n’ai rien retrouvé! Je n’ai même pas retrouvé les sensations de mon enfance. Pour moi, le Maroc était très lié à des odeurs, des couleurs. La maison dans laquelle on vivait me paraissait alors immense. Je l’ai revue: c’était une petite bicoque. Je pense que c’est toujours décevant. Je crois que c’est inévitable de retourner sur les lieux de notre enfance. On a besoin de cela. C’est mettre un couvercle sur quelque chose. C’est forcément un petit peu douloureux. Et j’ai trouvé que cela allait avec ce que j’étais en train de vivre. C’est au fond, l’histoire d’une perte. La perte de ce souvenir d’enfance, de mes racines, de mes parents puisque ni mon père ni ma mère ne sont encore de ce monde. La perte d’un amour puisque je me suis fait plaquer par l’homme que j’aimais. Et aussi la perte d’un certain cinéma, le cinéma que j’ai aimé et pour lequel j’ai un peu donné ma vie.»

La rupture que vous racontez s’est donc réellement passée.

«Oui, mais non pas durant ce festival, mais sur un tournage en Argentine, au bout du monde. Mon compagnon de l’époque a fait tout le voyage et est resté 48h uniquement pour me dire qu’il me quittait. Et je l’ai compris parce qu’on ne peut rien contre le destin de chacun. C’est cela qui est terrible en amour. On voudrait que ce qui est bien pour nous soit bien pour l’autre aussi. Mais ce n’est pas forcément le cas.»

Vous savez s’il a lu votre livre?

«Non, je ne sais pas. J’espère qu’il le lira. Je le pense. Au moins je peux me dire que tous mes amours ont fini. Mais je ne pense pas que les hommes que j’ai aimés m’aient oubliée. Je pense que je suis inoubliable!»

Vous dévoilez beaucoup de votre vie sentimentale dans ce livre. Vous ne craignez pas de la livrer ainsi au public?

«Non, je pense que c’est mon devoir. Je pense que ce que je vis n’est pas unique et que si d’autres femmes se reconnaissent, je peux être utile. Je pense que quand on mène une vie publique, c’est justement parce qu’on accepte cela. On accepte d’être un modèle. Etre parmi les femmes qu’on observe, qu’on regarde, qu’on écoute, cela vous confère des responsabilités et des obligations. Et ce qui pourrait paraître comme de l’exhibitionnisme, c’est en réalité uniquement ce que l’on attend de moi. Je me suis mise en vitrine. C’est comme la politique. On accepte d’être jugé sur ses actes.»

Vous venez aussi de sortir un livre de cuisine.

«Ah, un chef-d’œuvre! Autant ce roman a été écrit en trois mois, autant le livre de cuisine, cela faisait deux ans que j’y travaillais. Ce livre s’appelle ‘C’est près dans un quart d’heure’ (Robert Laffont). J’ai travaillé avec un chronomètre sur la table de la cuisine. Et j’ai tout mesuré, à la seconde près. J’ai réalisé les 60 menus en question. C’est vraiment quinze minutes depuis le moment où l’on rentre dans la cuisine jusqu’au moment où  l’on appelle à table. Y compris le temps de mettre la table !»

Vos petits secrets pour aller vite alors?

«Il faut d’abord que la cuisine soit aménagée de faction fonctionnelle. Et que l’on sache exactement où trouver les choses. Que personne donc ne range à votre place! Ensuite, il  faut avoir de bons instruments. Et prévoir. Ce qui est au cœur de mon dispositif, ce sont les prévisions. Par exemple, quand je fais de la sauce tomate, je la fais en grande quantité et je congèle des barquettes. Le congélateur, c’est ma boîte à malice, ma caverne d’Ali Baba!»

 Christelle 

En quelques lignes

Macha Méril s’est inspirée de sa propre vie pour son dernier livre. Elle y romance son expérience en tant que présidente du jury d’un festival du cinéma au Maroc. L’occasion de réunir six femmes d’horizons totalement différents, dans un huis clos. L’occasion aussi pour elle de retourner sur les traces de son enfance, passée à Rabat. L’occasion surtout de s’offrir des vacances au soleil avec son homme… pense-t-elle. Mais la comédienne et écrivain n’est pas au bout de ses surprises! Cette petite semaine va rapidement virer au cauchemar. Heureusement que philosophe, Macha Méril prend toujours la vie du bon côté !

«Jury», de Macha Méril, éditions Albin Michel, 240 pages, 17 €

Cote: 3/5

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Tout sur l’éveil des bambins

Publié par clairdeplume le 16 juin 2011

On s’en pose des questions quand on est jeunes parents! Heureusement, ce petit livre illustré vient à leur rescousse, anticipant les principales interrogations sur l’éveil des bambins de 0 à 18 mois. On y trouve tout sur les étapes du développement de bébé, ses premiers sourires, premiers jeux, premières expressions, les difficultés du début, l’éveil des sens et les balbutiements de la communication. Une chouette collection illustrée qui aborde chaque sujet au travers de cas pratiques et fournit conseils et questions-réponses pour trouver facilement la solution à son problème.

Christelle

«L’éveil de mon bébé – de 0 à 18 mois», de Catherine Marchi, éditions Gründ, 96 pages, 9,95  €

Cote: 3/5

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Parcours d’auteur – Thierry Serfaty

Publié par clairdeplume le 15 juin 2011

Nom: Thierry Serfaty

© léonard-anthony-versilio

Age: 43 ans (7 décembre 1967)

Profession actuelle: auteur de thrillers et de la série «Oscar Pill» (sous le pseudonyme d’Eli Anderson), professeur de médecine.

Que rêviez-vous de faire comme métier quand vous étiez enfant?

«Je voulais être vétérinaire. Et après avec le temps, je me suis dit que j’allais d’abord m’occuper des êtres humains qui m’entouraient. Qu’on verrait pour les animaux après.»

Qu’avez-vous étudié?

«J’ai fait un doctorat de médecine à la Faculté de Strasbourg. Et un DU de médecine tropicale. Vous pensez bien, pour vous installer en Alsace, c’est drôlement intéressant! Et un DEUG de psychologie en même temps que je faisais mes études de médecine.»

Alliez-vous volontiers à l’école?

«Oui, j’aimais beaucoup cela.»

Vous étiez bon élève?

«Oui, j’étais très bon élève. Peut-être trop bon élève. J’étais un petit peu trop sage! J’étais un petit peu plus jeune que les autres. Et puis je n’avais pas trop le choix non plus: j’avais une maman enseignante, directrice d’école. Je n’avais pas droit à l’erreur. On a toujours été élevé dans cette idée qu’apprendre était quelque chose de capital. Que même si je ne retenais pas tout, il me resterait au moins la curiosité. J’étais un peu paresseux, mais j’avais la chance d’avoir une excellente mémoire.»

Votre premier job, c’était quoi?

«Etudiant, je vendais des scies sauteuses et des perceuses en foire. J’étais démonstrateur vendeur. Je hurlais depuis mon stand. Je garantissais à tout le monde que c’était sans aucun danger et j’avais un sparadrap à tous les doigts!»

Et aujourd’hui, outre écrivain, quels métiers exercez-vous encore?

«Aujourd’hui, j’enseigne à la faculté de médecine, à des 3e cycle. J’aime bien l’enseignement. J’espère pouvoir continuer mais parfois, quand j’ai une sortie de livre, je suis obligé de chambouler les programmes établis en début d’année et me faire remplacer. Mais j’espère que je vais arriver à le préserver car c’est très enrichissant. L’enseignement va avec ce que j’aime, la transmission. En revanche, j’ai arrêté la communication santé. Pendant cinq ans, je me suis occupé de toutes les questions santé qui tournent autour de l’eau du robinet en France.»

Vous n’exercez plus en tant que médecin?

«Vu ce que je fais à mes personnages dans mes livres, heureusement que non ! Mes patients n’ont plus confiance. Il y a une courbe inversement proportionnelle entre mon lectorat et mes patients. Plus j’ai eu de lecteurs, moins j’ai eu de patients! Je me demande pourquoi ! J’ai soigné des gens pendant des années, on trouvait cela normal. Et maintenant que je les tue, on me félicite. Alors je continue à les tuer, c’est plus simple! Donc je n’exerce plus, à part pour ma famille qui a un petit peu de mal à décrocher. Mais maintenant, c’est à leurs risques et périls!»

Qu’avez-vous fait avec votre premier salaire?

«Je suis parti en week-end au bord de la mer et avec le reste, j’ai fait des cadeaux à mes parents.»

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De la chick-lit écrite par un homme

Publié par clairdeplume le 14 juin 2011

De la chick-lit écrite par un homme, voilà qui sort de l’ordinaire! Mais il paraît que l’auteur, insomniaque, partage ses nuits entre la lecture de Bossuet (pour soulager sa conscience) et le visionnage de comédies romantiques. Ainsi, apparemment, qu’à l’étude de l’astrologie, si on se fie à son roman, premier volume d’une nouvelle série où chaque héroïne possédera les particularités de son signe astral. Dans “Méfiez-vous de la vierge”, le personnage principal, Charlotte, est donc méthodique, plutôt tatillonne et en lutte contre son manque de largeur d’esprit. Ce qui ne l’empêche pas de succomber aux charmes du beau Jérémie Destal, un charismatique comédien lion… Les titres des chapitres prennent of course la forme d’horoscope. Et si on n’échappe pas ici aux clichés et à la futilité, on peut malgré tout vous prédire un bon moment de détente.

Le deuxième volume, avec pour héroïne une femme scorpion, est lui attendu en septembre.

Christelle

“Méfiez-vous de la vierge” d’André Boris, éditions Flammarion, 268 pages, 16 €

Cote: 2/5

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Un roman sur fond de génocide

Publié par clairdeplume le 13 juin 2011

Comme pour son premier roman «KarmAfrica», Joël Schuermans s’inspire de son expérience de sous-officier dans les para-commandos belges pour écrire. Après la Somalie, son dernier livre a pour cadre le Rwanda durant le génocide de 1994.

Comment de para-commando devient-on écrivain?

«C’est un long chemin ! Je n’ai plus été para. Je ne sais pas très bien comment cela s’est passé. Peut-être que cela s’explique dans le fait d’un grave accident qui m’a empêché d’exercer toute activité pendant plus d’un an, en 1996. Cela m’a permis de réfléchir à ce qu’était la vie, la mienne, et par extension ce que j’en faisais, mon métier de soldat. C’est ainsi que je suis revenu pour la première fois de ma vie sur cet épisode rwandais, qui avait eu lieu deux ans plus tôt. Je me suis demandé ce que j’avais été faire là-bas, pourquoi, et pourquoi je suis comme cela. Et la conclusion de cela, cela a été que le métier de soldat n’était plus fait pour moi. J’ai donc quitté l’armée, emportant un sérieux malaise avec moi. Il a donc fallu en faire quelque chose quand même. J’ai cherché. J’ai beaucoup voyagé, j’ai vu des choses, monté des projets qui m’ont amené à me poser de nouvelles questions. Un recul par rapport à la société. C’est ce qui explique que j’ai fait le choix à un moment de devenir berger un moment, bucheron… Toujours pour repartir plus près de la nature que l’humain, toujours pour essayer de réfléchir à ce qui s’était passé dans ma vie. Et puis à un moment, l’envie, avec la grossesse de mon ex-femme et la naissance de mon fils, envisager sa naissance, son enfance, et me dire comment je vais réagir quand il va me demander qu’est-ce que tu as fait de ta vie papa ? Les soldats, la guerre, c’est quoi ? Pourquoi t’as fait ça ?. Prendre des notes sur des choses que je me disais qu’il serait peut-être bien de lui dire. Et puis finalement, d’écrire une histoire, en pensant que cela pourrait peut-être servir de base de discussion avec lui. Puis cette histoire s’est étoffée. Cela a donné mon premier roman. Et puis de me rendre compte en fait que l’écriture était quelque chose qui me convenait bien. D’où le deuxième, puis le troisième… »

Dans vos deux romans, l’un des thèmes que l’on retrouve est comment vivre quand on a connu l’horreur humaine.

«Les deux thématique qui m’intéressent énormément sont la folie humaine, côtoyée à chaque fois, dans le premier et le deuxième de mes livres, et la difficulté du rapport de l’homme à la femme et inversement, du rapport de couple. Ce sont deux thèmes assez récurrents dans mon existence et que je trouve exploitables à l’infini.»

Vous mettez beaucoup de vous-même dans vos livres ?

«Ce roman-ci est particulièrement personnel, oui. »

Vos personnages naissent comment ?

«Simon, c’est une projection. C’est une emphase de ce que j’aurais pu devenir si j’avais vécu tout ce que lui a vécu. J’ai pris certains événements qui chaque fois représentent comme une braise. On souffle dessus et on voit ce que peuvent donner les événements qui arrivent dans sa vie. Chaque fois au départ, il peut y avoir quelque chose de personnel. Pour une autre partie des personnages, c’est purement fictif. Dans ce roman-ci par exemple, Fortunée, c’est une chimère, un amour idéal, rêvé. Et Simon court après. Et cela, je crois que cela nous caractérise tous, de courir ou d’attendre, en fonction de qui nous sommes au départ, l’amour idéal. »

Comment qualifieriez-vous votre roman ?

«C’est autant une histoire d’amour ou des histoires d’amour ou l’histoire d’amour des femmes d’un homme puisque Simon aime les femmes et cherche à être aimé par elles, certainement pas de la bonne manière, mais il cherche. Et c’est aussi une histoire de guerre. Mais dans les deux cas, globalement, on peut dire que c’est une histoire d’humain puisque cela les caractérise principalement.»

A côté de l’histoire de Simon, on découvre tout le manque de préparation des soldats belges, le cafouillage de l’ONU…

«Bien qu’il s’agisse d’un roman plutôt qu’un récit, l’idée était de rendre une vision à plat, puissante et fidèle de ce qui s’est passé, même si cela ne représente qu’un certain homme. Dans ce cadre là, il était impossible d’éviter d’aborder l’impréparation des soldats, et le cafouillage et l’abandon de l’ONU des victimes, tutsis et hutus. C’était impossible de ne pas en parler. »

Vous êtes déjà retourné au Rwanda depuis ?

«Non, mais j’y retourne bientôt. Cela ne m’étais jamais passé par l’esprit, jusqu’à la sortie du livre…»

La part d’inhumanité de l’homme est grande?

«Assurément. Au moins aussi grande que l’autre, sa part d’humanité. Simplement, cette inhumanité est mieux gérée je pense du fait d’avoir beaucoup de confort et des qualités intellectuelles.»

Vous aimez bien les fins inattendues pour vos romans…

«C’est vrai que j’aime les histoires où l’on peut surprendre le lecteur. J’aime que le lecteur se construise la fin, parce qu’en temps que lecteur, je fais cela aussi. Et j’aime en ce sens de décevoir le lecteur en quelque sorte, que la fin soit toute autre que celle qu’il s’était imaginé… »

Vous avez entamé l’écriture d’un nouveau roman?

«Oui. Mais ce sera complètement différent. Ma crainte après ceci est de la difficulté de pouvoir écrire quelque chose d’aussi personnel et d’aussi fort. Il faut je pense que je m’astreigne à quitter le connu. Je n’ai pas non plus envie d’être catalogué là-dedans. Donc le prochain sera quelque chose de totalement différent, une histoire d’amour, déjà très avancée dans l’écriture. Je me suis imposé des contraintes littéraires pour me forcer à faire quelque chose de complètement différent. Par exemple, qu’il n’y ait pas de dialogues dans le texte. Que le texte soit écrit au présent et non plus au passé simple comme le dernier. Et surtout, le protagoniste principal, car on ne peut pas toujours parler de héros ou anti héros, ne soit pas militaire ou ancien militaire. Mais comme toutes les histoires d’amour et toutes les histoires je pense que j’écrirai, ce sera toujours basé sur la complexité des rapports amoureux, et cette part de folie latente. Car je me plais toujours à imaginer qu’avant qu’un fou soit diagnostiqué fou, la minute qui précède, il est encore normal, là avec nous. J’aime beaucoup cette idée, d’un point de vue romanesque. Donc ce sera une histoire d’amour, mais assurément comme elles le sont toutes : compliquées!»

Christelle

 En quelques lignes

Simon est un de ces anciens paras qui se trouvait à Kigali la nuit du 6 avril, lorsque l’horreur absolue commença. Traumatisé, il quitte l’armée, sombre dans la dépression. L’histoire, qui commence douze ans plus tard, le soir du nouvel an, est construite sous forme de flash-back, alors que Simon vient de quitter sa femme, cette fois définitivement. Il décide de retourner au Rwanda, sur les traces de deux jeunes femmes qu’il a aimé. Fortunée, la belle Tutsie. Et Chiara, l’exubérante humanitaire d’UNICEF. Mais si ce roman est l’occasion de découvrir les premières heures du massacre, le manque de préparation des militaires belges et les tergiversations de l’ONU racontées par un ancien para, c’est aussi une histoire prenante, celle d’un homme dévasté, complètement à bout. En qui il ne persiste qu’un fragment d’inhumanité.

«Mais ce qui persiste en moi est ce fragment d’inhumanité…», de Joel Schuermans, éditions Memory Press, 294 pages, 19 €       

Cote: 4/5 

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Un thriller à la sauce fantastique

Publié par clairdeplume le 9 juin 2011

On aura tout vu: un flic aidé par un vampire qui s’ennuie! Mêlant le fantastique à son dernier thriller, David S. Khara (auteur du “Projet Bleiberg”) a imaginé un duo improbable. Barry Donavon est flic à New York, dévoré par le désespoir depuis les attentats du 11 septembre 2001 qui lui ont ravi sa femme et sa fille. Werner Von Lowinsky est lui un aristocrate cultivé devenu vampire à l’époque de la guerre de Sécession et qui depuis s’ennuie dans son antre. Ils vont faire connaissance sur internet. Sans s’être jamais rencontrés, ils deviennent peu à peu amis. Et alors que Barry peine à boucler son enquête sur une série de crimes où les victimes sont retrouvées abattues d’une balle dans la tête, à genoux, les mains liées derrière le dos, Werner décide de lui donner un coup de main. À sa manière bien sûr! L’idée est originale et les personnages sont attachants, à commencer par ce vampire au langage châtié et loin des clichés du genre. Un seul reproche peut-être: la facilité à glaner des aveux quand on est un vampire gâche parfois quelque peu l’intérêt de l’enquête. Il n’en reste pas moins qu’on lira la suite avec curiosité… car les dernières lignes du livre laissent en effet présager qu’on peut s’attendre à une nouvelle série. 

Christelle

 ”Les vestiges de l’aube” de David S. Khara, éditions Michel Lafon, 288 pages, 20,40 €

Cote: 3/5

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Des livres à toucher

Publié par clairdeplume le 8 juin 2011

On aime, ces deux imagiers bien pratiques pour familiariser nos bouts de choux (dès six mois) à leurs habits et à la nourriture de leurs premiers repas. Le premier propose en effet plein de matières à toucher pour jouer à nommer les vêtements tandis que le second évoque les différents objets de la table. Couche, body et jupe d’un côté. Biberon, bavoir, cuillère et chaiuse haute de l’autre. Rien de tel que le toucher pour découvrir ces objets du quotidien, tendrement illustrés  par Amélie Graux.

Christelle

“Je mange” et “Je m’habille”, d’Amélie Graux, éditions Milan, 14 pages, 9,90 €

Cote: 4/5

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Thriller sentimental

Publié par clairdeplume le 6 juin 2011

© léonard-anthony-versilio

Entre deux épisodes de sa série pour ados «Oscar Pill» (publiée sous le pseudonyme d’Eli Anderson et en passe d’ailleurs d’être adaptée par Hollywood), Thierry Serfaty nous prouve qu’il n’a pas perdu la main non plus pour titiller nos nerfs. Dans son dernier roman, le héros, victime d’un accident de voiture, se réveille dans sa vie rêvée. Avant que son cauchemar ne le rattrape! Palpitations cardiaques garanties!

 Vous revenez à vos premières amours: les thrillers. Vous aviez envie de faire une pause avec Oscar et les Médicus?

«En réalité, j’ai écrit ‘Demain est une autre vie’ entre le tome 1 et le tome 2 d’Oscar. C’est une idée que j’avais depuis longtemps. J’avais très envie d’un thriller moins sombre que ce que je faisais auparavant. Un thriller qui serait aussi une quête du bonheur. Un thriller entre rêves et réalité, avec des manipulations et en même temps des sentiments. Mais je n’arrivais pas à concrétiser cette idée. Et je crois qu’Oscar a vraiment débloqué quelque chose. Des héros se sont mis à flotter. Oscar m’a vraiment donné un souffle de liberté dans l’écriture, parce que c’est de la magie, de l’émotion, de l’aventure. Et cela m’a permis de traiter le thriller autrement, d’écrire quelque chose qui me correspond plus.»

Auriez-vous peur des voitures? Comme dans «Le sang des sirènes», il est question ici d’un accident de voiture…

«C’est drôle, je n’avais pas pensé à cela, mais vous ne devez pas être loin de la vérité car j’ai quand même vendu ma voiture il y a quelques années et depuis, je suis en transport en commun ou en scooter… Ce qui n’est pas beaucoup moins dangereux, mais je me sens mieux: au moins, on n’est pas enfermé! Disons que tant que ce n’est pas moi au volant, cela va bien en voiture!»

Vous aimeriez vous réveiller dans une autre vie ou bien la vôtre vous plaît-elle?

«La vie que je mène, je l’aime, je n’ai vraiment pas de regrets à la vivre. Mais je crois qu’on a tous en nous, même si on aime la vie que l’on vit, une existence un peu secrète, remplie de choses que l’on rêverait de faire. Et on rêve tous au moins une fois de ce qui se passerait si on se réveillait dans cette vie-là. Je ne pense pas pour autant qu’il faille forcément concrétiser sa vie de rêve. En revanche, le jour où vous vous réveillez et que vous êtes face à cette vie idéale, alors je comprends qu’on se batte pour la préserver.»

Et comment serait-elle alors, votre vie rêvée?

«(rires) Je ne vais pas tout vous dire! C’est un jardin secret. Et c’est cela qui est chouette d’ailleurs. C’est comme certains fantasmes: on dit qu’il faut les cultiver, sans forcément les réaliser! Ma vie rêvée, c’est donc celle que j’aimerais vivre, mais qu’il ne faudrait peut-être pas que je vive! Mais elle n’est pas en médecine. Je ne reviendrai pas à ma vie précédente, j’aime bien changer. Rien de très transgressif: disons que j’aimerais bien passer la moitié de mon temps à écrire. Et l’autre à être… chanteur d’opéra! Voilà!»

Comment vous est venue l’idée du livre?

«D’un événement assez étrange. J’ai rencontré un type qui s’est réveillé un matin pour se rendre compte, lui, que sa vraie vie n’était pas du tout aussi belle que celle dont il venait de rêver. Cela l’a fait plonger dans une dépression dont je ne l’ai jamais vu sortir. Cela m’a vraiment troublé. Et puis un jour, ce type a disparu. On ne l’a pas revu. On ne sait pas ce qu’il est devenu. Peut-être a-t-il décidé de partir pour créer une nouvelle vie? Je ne sais donc pas ce qui lui est arrivé, mais j’ai eu envie de le venger, de faire un peu l’inverse en imaginant ce type qui fait un cauchemar, qui va se réveiller et se rendre compte qu’il est dans sa vie idéale, mais qui finalement est rattrapé progressivement par son cauchemar.»

Comment est né le personnage de Jamie?

«Avec un peu de recul, j’ai pour la première fois l’impression qu’il y a un peu de moi dans ce personnage. C’est un type qui peut, comme j’ai pu le faire, revêtir une blouse blanche, être cartésien, et se consacrer aux autres. Et en même temps, le jour où la vie bascule, que l’on passe du rêve au cauchemar, il peut se détacher complètement du rationnel pour fonctionner avec son cœur et ses tripes. Et cela, c’est assez moi! Dans les situations de crises, j’oublie mon côté logique, rationnel pour fonctionner à l’instinct, aux sentiments. Je vais bouger, courir, me démener et surtout, comme lui, me battre. Je suis prêt à tout pour la vie et les gens que j’aime.»

On ne retrouve pas les personnages d’Erick et Laura Flamand comme dans vos derniers thrillers. Ils reviendront un jour?

«C’est un couple auquel je suis très attaché et que j’ai envie de faire revenir, mais ils auront droit eux aussi à cette nouvelle touche, pour les rendre encore plus humains. Je n’ai pas du tout envie de les laisser mourir. Même si je crois que les personnages ne meurent jamais parce que les lecteurs prennent le relais et les font vivre à travers leur lecture.»

Vous connaissez bien New York?

«Oui. J’adore cette ville, parce que c’est la ville de tous les possibles. Et de tous les impossibles aussi! Tout peut s’y produire, même l’inconcevable. Cela peut être une ville géniale, et en deux secondes, basculer dans l’enfer. C’est exactement ce qui se passe pour Jamie, c’est pourquoi, j’avais très envie que cela se passe là-bas. On lui offre sur un plateau une vie fabuleuse, dont il a toujours rêvé. Il la saisit parce que l’occasion est trop belle. Mais ensuite, son passé le rattrape, son cauchemar le rappelle et tout bascule. Je vois un peu ce livre comme une poupée russe: vous ouvrez une vie, il en y a une autre dedans, et ainsi de suite. Je trouve cela très propre à New York aussi: vous soulevez quelque chose et il y a autre chose derrière. Il y a plein d’existences et de possibles cachés dans cette ville.»

Sur quoi travaillez-vous en ce moment?

«Sur le tome 4 d’Oscar. Il sortira en novembre…»

Peut-on déjà en savoir un peu plus?

«(rires) Que puis-je vous dire? Qu’Oscar est un peu entre deux chaises. Il a grandi: il a 16 ans. Il va découvrir le 4e univers, celui de la génétique, des gènes, avec toutes les questions qui vont avec: qu’est-ce qu’on transmet de parents à enfants, qu’est-ce qu’il a de son père, qui est absent? Et puis surtout Oscar a été banni de Cumides circle dans le dernier tome. Il va donc voir ses amis partir à la conquête d’un quatrième trophée alors que lui ne peut pas les rejoindre. Il va violer l’interdit, partir de son côté. En même temps, on va assister à la montée des Pathologus, avec un prince noir prêt à tout, qui va déclarer la guerre au monde. Oscar va connaître la trahison. Il va être tenté par la trahison. Il va connaître l’amour et l’amour impossible. La mort d’un proche aussi. Donc il va y avoir du sang, des larmes et beaucoup d’espoir malgré tout!»

Les aventures d’Oscar vont être adaptées à Hollywood!

«Oui, cela a été un choc! Je ne m’en suis pas encore remis! C’est Warner et Heyman qui en ont acquis les droits. Aux Etats-Unis, tout le monde se demandait qui allait prendre la suite de ‘Harry Potter’ avec ces producteurs-là. Quand la presse a parlé d’Oscar, ils étaient tous en train de se demander qui était ce petit ‘Frenchy’ qui prenait leur place! C’est encore un peu virtuel pour moi, mais je sais que c’est une aventure fabuleuse! Je le vois surtout comme un encouragement extraordinaire et une forme de légitimité pour Oscar. Mais on verra. Je ne veux pas perdre mon plaisir du rapport au livre. Je veux continuer à écrire, accompagner Oscar jusqu’au bout de son destin. Et puis advienne que pourra! Si cela en fait un film, tant mieux!»

                Christelle  

Pour obtenir une dédicace électronique personnalisée deThierry Serfaty, rendez-vous sur son slog: www.thierry-serfaty.com

 En quelques lignes

Jamie Byrne a, semble-t-il, tout pour être heureux. Chirurgien plutôt beau gosse, marié, une maîtresse, et un pote sur qui il peut toujours compter. Pourtant, alors qu’il vient de brûler un feu rouge, que son pare-brise se disloque et qu’il voit sa vie défiler devant les yeux, c’est aux enfants qu’il aurait aimé avoir et que sa femme, Inès, lui a toujours refusé qu’il pense. Puis coup de théâtre: Jamie se réveille dans son lit, sa femme à côté de lui. Sauf que cette femme n’est plus l’acariâtre Inès, mais Meredith, une épouse séduisante, amoureuse et pleine de sollicitude… Surgissent ensuite deux petits garçons: les leurs. Autrement dit, Jamie se réveille dans sa vie rêvée. Et si cet accident n’était rien d’autre qu’un vilain cauchemar? Mais cela ne ferait pas un bon thriller si c’était aussi simple! Or un bon thriller, palpitant et plein de rebondissements, ce livre l’est assurément! Entre suspense et émotions, son dernier roman mené tambour battant nous propulse dans une course folle jusqu’aux dernières pages et un dénouement plutôt inattendu. Un vrai coup de cœur!

«Demain est une autre vie», de Thierry Serfaty, éditions Albin Michel, 384 pages, 20 €

Cote: 5/5

 

 

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Mini-Loup fête son anniversaire !

Publié par clairdeplume le 5 juin 2011

Mini-Loup, ce p’tit loup tout fou, bien connu des tout-petits (et de leurs parents), fête ses vingt ans. Imaginé par le Français Philippe Matter, ce personnage impertinent et drôle compte aujourd’hui  plus de 50 livres publiés et près de 3 millions d’exemplaires vendus à travers le monde.

Le secret de son succès? Sans aucun doute ses nombreux défauts qui font que les enfants s’y identifient facilement! Mini-Loup vit aussi des aventures qui font le quotidien des bambins. Il habite avec ses parents, voit régulièrement ses grands-parents, passe du temps avec ses amis et adore faire des bêtises.

Mais à côté de ses péripéties à l’école, à l’hôpital, au cirque ou encore à la piscine, Mini-Loup vit aussi des aventures qui lui font remonter le temps («Mini-Loup en Egypte», «Mini-Loup et le château fort») ou traverser les Océans («Mini-Loup sur la banquise»). Dès 2012, il vivra en outre ses aventures à la télévision, dans une série de 78 épisodes de 7 minutes destinée aux 4 à 7 ans.

Le dernier album paru transforme Mini-Loup en preux chevalier devant délivrer la jolie Louna enfermée dans un donjon. Comme dans chacun de ses albums, le graphisme se veut simple mais tendre. Avec toujours cette adorable petite souris cachée au fil des pages et à rechercher dans chaque album!

Christelle

«Mini-Loup le chevalier, la princesse et le dragon», éditions Hachette jeunesse, 32 pages, 5,50 €

Cote : 4/5

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Un roman sur fond de génocide

Publié par clairdeplume le 1 juin 2011

Comme pour son premier roman «KarmAfrica», Joël Schuermans s’inspire de son expérience de sous-officier dans les paras-commandos belges pour écrire. Après la Somalie, son dernier roman a pour cadre le Rwanda durant le génocide de 1994. Simon, son héros, est un des ces anciens paras qui se trouvait à Kigali la nuit du 6 avril, lorsque l’horreur absolue commença. Traumatisé, il quitte l’armée, sombre dans la dépression. L’histoire, qui démarre douze ans plus tard, le soir du nouvel an, est construite sous forme de flash-back, alors que Simon vient de quitter sa femme, cette fois définitivement. Il décide de retourner au Rwanda, sur les traces de deux jeunes femmes qu’il a aimé. Fortunée, la belle Tutsie. Et Chiara, l’exubérante humanitaire d’UNICEF. Mais si ce roman est l’occasion de découvrir les premières heures du massacre, le manque de préparation des militaires belges et les tergiversations de l’ONU racontées par un ancien para, il n’en reste pas moins une histoire prenante, celle d’un homme dévasté, complètement à bout. En qui il ne persiste qu’un fragment d’inhumanité.

Christelle

“Mais ce qui persiste en moi est ce fragment d’inhumanité…”, de Joel Schuermans, éditions Memory Press, 294 pages, 19 €
Cote : 4/5

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