Clair de Plume

Blog littéraire

Archive pour février 2011

Des nouvelles d’une vieille connaissance

Publié par clairdeplume le 21 février 2011

© Stéphane Gizard

Ceux qui se demandaient ce qu’il était advenu de Vincent de l’Etoile, le héros du premier roman de Philippe Besson, vont être ravis. Philippe Besson nous donne enfin des nouvelles de ce personnage attachant. Un jeu au départ. Et un beau cadeau pour ses fans, très certainement!

Qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire une suite à «En l’absence des hommes» et pourquoi maintenant?
«Les lecteurs me demandaient régulièrement des nouvelles du héros, Vincent, qui, à la fin du premier livre, s’en allait vers une destination inconnue. C’est vrai que c’était une fin ouverte. Mais je n’avais pas forcément imaginé d’écrire cette suite. J’ai fait d’autres livres. Et en même temps, comme cette question revenait régulièrement, j’ai fini par me la poser moi-même. Puis il se trouve que j’ai quitté la France. M’étant mis moi-même en situation d’exilé pendant de nombreux mois, je me suis dit que j’étais à présent capable d’écrire l’exil de Vincent, ce qu’il est devenu, ce qu’il a fait. J’ai commencé presque comme un jeu, pour moi, comme un plaisir, presqu’un truc un peu gratuit à envisager ce qu’avait pu être le destin de mon jeune homme triste.»

Vous pensez beaucoup à vos personnages une fois le livre terminé?
«Quand je les ai beaucoup aimés, ce qui est le cas de pas mal de mes personnages, alors oui, ils sont toujours un peu avec moi, ils me hantent, me poursuivent toujours un peu. Vincent faisait partie des héros que j’ai beaucoup aimés. Les héros d’’Un garçon d’Italie’ ou ‘Un homme accidentel’ sont des personnages qui viennent me visiter régulièrement. Mais jusque-là, je n’avais jamais pensé à reprendre la route avec eux. Vincent est le premier. Et franchement, refaire un bout de chemin avec lui dix ans après, c’était très agréable.»

Ils pourraient eux aussi revenir dans une suite?
«Jusqu’au moment où j’ai écrit ‘Retour parmi les hommes’, je ne m’étais jamais posé la question’. Maintenant que je l’ai fait une fois, c’est vrai que c’est tentant. Mais en même temps, je ne vais pas écrire une suite à tous mes livres! Ou alors je devrais faire cela: écrire dix livres en dix ans et ensuite dix suites dans les dix années qui suivent. Ce serait original, personne n’y a encore songé! Notez que comme j’ai tué beaucoup de mes personnages, il y a beaucoup de livres pour lesquels ce serait impossible! Mais comme il y en a quelques-uns qui ont survécu, pour ceux-là il faudrait que je me pose la question!»

En l’absence des hommes est un best-seller de l’an 2000. Cela met un peu la pression pour écrire la suite, non?
«Non, je n’ai pas eu cette pression puisque je l’ai vraiment écrit comme un jeu, sans penser à la publication. De toute façon, quand j’écris un livre, le monde extérieur disparaît. Je suis vraiment avec mes personnages. C’était d’autant plus facile que je vivais à ce moment à Los Angeles, à 9.000 km de Paris et 9h de décalage horaire. Je n’ai pas du tout pensé à l’accueil qui serait réservé au livre. Après quand il a été fini, oui! Je me suis demandé si mes lecteurs n’allaient pas être déçus par la suite après me l’avoir demandée. Car beaucoup de gens ont été touchés apparemment par Vincent et se le sont approprié. Mais l’accueil qui est réservé au livre depuis quelques semaines me démontre qu’a priori, cela se passe bien, ils ne m’en veulent pas!»

Vincent en a donc profité pour parcourir le monde. Comment c’est fait le choix des destinations?
«J’ai choisi de le faire vagabonder un petit peu au départ sur les traces de Rimbaud. Comme lui, il allait vers l’Italie, puis descendait en Afrique, allait en Abyssinie, etc. Il a voyagé en Orient. Quand il s’est agi de le faire rejoindre l’Amérique, là c’était autre chose. Je voulais raconter ce que c’était que l’installation au Nouveau Monde et l’espoir porté par tous les migrants. Après une douzaine de jours de traversée chaotique, ils arrivaient, voyaient la statue de la liberté, Ellis Island, et c’était une nouvelle vie, peut-être. Cela, j’avais envie de le raconter. Après avoir erré pendant des années, Vincent a envie de trouver sa place. Parce qu’au fond, que cherche-t-on d’autre dans une vie que de trouver sa place? C’est pour cela qu’il part là-bas. Et j’ai fait pareil. J’avais le sentiment aux États-Unis que j’avais enfin trouvé ma place. Donc, il y avait des résonances permanentes entre ce que je faisais vivre à Vincent et ce que je vivais moi-même.»

Et vous avez d’autres points communs avec lui?
«Ouh là! Oui, beaucoup d’autres. Il y a donc l’exil, mais aussi la morsure du manque, c’est-à-dire l’idée que quand vous avez perdu quelqu’un qui a beaucoup compté pour vous, il faut ensuite se débrouiller avec le manque, l’absence. Le dialogue avec les disparus, au fond, c’est ce que je fais dans mes livres depuis toujours et Vincent aussi, il parle à des morts. L’autre obsession, c’est cette idée qu’il y a des rencontres décisives, qu’à un moment, on se retrouve face à quelqu’un et que le monde change autour. Tout à coup, nos cuirasses tombent, on peut devenir soi avec ces personnes-là. Cela traverse mes livres. Et c’est ce qui se passe avec Vincent quand il rencontre Radiguet.»

Le Vincent d’avant était ami avec Proust. Celui-ci l’est avec Raymond Radiguet. Pourquoi lui?
«D’abord parce que je l’admire. J’admire l’œuvre qui est certes brève mais intense. Parce que ‘Le diable au corps’ m’avait déjà un peu inspiré dans ‘En l’absence des hommes’. Dans ‘Le diable au corps’, il y a la liaison entre le jeune homme très jeune pendant la Première guerre mondiale avec la femme d’un soldat. ‘En l’absence des hommes’ raconte la liaison pendant la Première guerre mondiale d’un jeune homme très jeune avec le soldat directement! C’est donc une façon de boucler la boucle et de retrouver Radiguet. Ensuite parce que Radiguet est la synthèse des deux personnages principaux de ‘L’absence des hommes’, c’est-à-dire Marcel Proust, l’écrivain, et Arthur, le jeune homme, puisqu’il emprunte à Proust l’écriture et à Arthur la jeunesse. Tout cela faisait que choisir Radiguet, cela relevait quasiment de l’évidence. Et puis j’avais envie de le connaître mieux. Et quand j’ai envie de connaître mieux quelqu’un, j’écris un livre sur lui.»

Vous avez dû faire beaucoup de recherches?
«Il faut beaucoup lire dans ces cas-là. J’ai relu et ‘Le diable’ et ‘Le bal du comte d’Orgel’. Puis j’ai lu les biographies sur Radiguet. Je me suis renseigné sur lui et j’ai vu à quel point c’était un jeune homme incroyable, une sorte de feu follet, de wonder boy de la littérature, quelqu’un qui attirait tout le monde à lui. Et en même temps, une vie météorite. Ce garçon, mort à vingt ans d’une fièvre typhoïde, un garçon qui avait la gaieté et la tristesse en partage.»

Vous n’épargnez pas votre héros. Il n’a pas fini de souffrir avec vous.
«Non, mais on n’a jamais fini de souffrir avec moi! A priori on n’échappe jamais vraiment à la souffrance. On n’écrit jamais des livres sur des choses qui se passent bien. On écrit sur des histoires un peu tortueuses, torturées, vulnérantes, des choses qui se passent mal, des sentiments excessifs. Si on fait des histoires tièdes où tout le monde est heureux, se marie à la fin et fait des enfants, cela s’appelle un conte des fées. C’est autre chose. Mais pour autant, la fin est quand même une fin positive. Il ne va pas si mal que cela! Il a réussi à tenir le malheur à distance d’une certaine manière.»

Christelle

 

En quelques lignes
Dix ans après la sortie de son premier roman «En l’absence des hommes», vendu à 80.000 exemplaires et traduit en 11 langues, Philippe Besson s’est pris au jeu d’en écrire la suite. On y retrouve son jeune héros, Vincent de l’Etoile, qui, dévasté par la mort de son amant dans les tranchées de la Première guerre mondiale, a erré sur les traces de Rimbaud, avant de rejoindre le Nouveau Monde. Puis retrouvé par un détective qui le ramène au bercail à la demande de sa mère, Vincent rentre ensuite à Paris. Si son mentor, l’écrivain Marcel Proust, est mort lui aussi, Vincent va faire la connaissance d’un autre écrivain en vogue, Raymond Radiguet, qui se révèle un personnage de roman presque naturel… La fuite, la morsure du manque, les rencontres décisives: tous les thèmes chers à l’auteur se retrouvent ici encore réunis. Les lecteurs de la première heure ne devraient pas se sentir trahis!

«Retour parmi les hommes», de Philippe Besson, éditions Julliard, 213 pages, 18 €

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A la gloire du brusseleir !

Publié par clairdeplume le 17 février 2011

Petit bouquin amusant que ce « petit brusseleir illustré ». Amusant, certes, mais plus encore, cet ouvrage présente aussi un intérêt historique ! Si si !Il réveillera certainement les souvenirs des vieux Bruxellois qui n’ont plus salué le façadeklacher depuis belle lurette et n’ont plus entendu parler de la pisswijf ou encore du pennelekker et du pachakroute. Les plus jeunes pourront enrichir leur vocabulaire de quelques termes bien de chez nous. Le spring no’-t-vet, le brommelpot et le tachtelul sont autant de personnages bruxellois pur jus ! « Le petit brusseleir illustré » regroupe une sélection de portraits imaginés par George Garnir (1868-1939), alias Curtio, dans « Le Petit Bleu », l’ancêtre de la « Dernière Heure ». Journaliste, mais aussi poète, conteur, romancier, dramaturge et académicien, Curtis s’est régalé en son temps de tous ses personnages bruxellois bien typiques. Il les a croqués dans leurs travers et leurs particularités. Les éditions Soliflor ont regroupé dans un petit bouquin de 168 pages les meilleures esquisses de l’auteur d’antan !

Anne-Sophie

“Le petit brusseleir illustré”, de Curtio, éditions Soliflor, 168 pages, 15 euros

Cote: 2/5

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Les filles et le livre !

Publié par clairdeplume le 16 février 2011

Pour sa 41e édition, la Foire du livre de Bruxelles fera l’éloge… des femmes.  Le rendez-vous bruxellois des amateurs de littérature en tout genre envahira Tour & Taxis du 17 au 21 février. Avec pour la toute première fois un espace entièrement consacré à nos papilles.

 

Le thème retenu cette année? «Le monde appartient aux femmes». Et pour le prouver, les invitées de marques venant des quatre coins du monde seront présentes en nombre, qu’elles soient romancières, poétesse, essayistes, illustratrices, philosophes, biographes ou encore dramaturges.
Ainsi, la Franco-colombienne Ingrid Betancourt, qui raconte ses six ans et demi de captivité dans la jungle colombienne dans son livre «Même le silence a une fin», présidera l’inauguration du salon le jeudi 17 février.
Parmi les autres invitées d’honneur, on compte notamment l’écrivaine finlandaise Sofi Oksanen, récompensée cet automne du prix Femina étranger pour son roman «Purge», ainsi que Patricia MacDonald, la maîtresse du suspense psychologique américaine qui viendra présenter son dernier thriller, «Une nuit, sur la mer», Kitty Crowther, auteure et illustratrice belge de quarante ans, récompensée l’an dernier par le Prix Astrid Lindgren de Suède, le plus prestigieux prix de la littérature enfantine, et la poète et journaliste libanaise Joumana Haddad, à l’origine du premier magazine érotique du monde arabo-musulman, ‘Jasad’.
Mais les auteures belges ne seront pas en reste non plus. Parmi elles, Barbara Abel, Nadine Monfils, Ariane Le Fort, Françoise Lalande ou encore Amélie Nothomb pour n’en citer que quelques-unes.
On notera aussi la lecture des «Monologues du vagin» dont l’auteure, Eve Ensler, sera présente à la foire dans le cadre du «V-Day» dont elle est créatrice, un mouvement mondial contre la violence faite aux femmes.
Enfin, cette immersion dans le monde des femmes se fera aussi au travers de débats, nombreux comme chaque année. Et on ne doute pas que des rencontres autour de thèmes comme «Un bon mari ou un bon salaire?», «Les femmes dirigeantes: des hommes comme les autres?» ou encore «La vraie vie des femmes commence à 50 ans» retiennent toute l’attention du sexe féminin!

Papilles en fête
Mais nos papilles ne seront pas non plus en  reste. La foire innove cette année avec un nouvel espace qui leur est entièrement consacré.  Ce «Palais gourmand» de 400 m² sera dédié aux livres de cuisine et à la gastronomie. Un espace dégustation –avec notamment un bar à épices et une «champagnothèque»- est prévu tandis que les plus grands chefs se relayeront aux fourneaux. C’est donc l’endroit où traîner si vous voulez croiser Yves Mattagne, Pierre Marcolini, Juliette Nothomb ou encore Paul Wittamer.
Autre nouveauté de cette année, un nouvel espace de rencontre baptisé le «Cafffé» et parrainé par la librairie Filigranes qui en a fait une librairie thématique sur les… femmes, cela va de soi.

Une nocturne pour tous les goûts
La Foire se prolongera en nocturne jusqu’à 23h le vendredi 18 février. Et il y en aura pour tous les goûts, que vous soyez plutôt amateurs de polars, de poésie ou bédéphile.
Côté frissons, la «nocturne polar» accueillera des auteurs du monde entier comme l’Américaine Patricia MacDonald , l’Islandais Arni Thorarinsson et le Français DOA, mais aussi les Belges Pieter Aspe et Nadine Monfils.
La «nocturne poésie» associera les mots et la musique. Les poètes Véronique Daine, Elke De Rijke, Gwenaëlle Stubbe, Karel Logist et Tom Nisse, seront accompagnés d’un trio musical.
Quant à la «nocturne dessinée», outre rencontres et signatures, elle donnera lieu à une lecture/spectacle où Joe Pinelli prendra le crayon et Jean-Bernard Pouy le micro. À moins que vous ne préfériez un «concert dessiné» au féminin, associant BD et jazz, sous le ton provocateur des reines du magazine «Fluide.G».

Christelle

En pratique
Depuis sept ans, la Foire du livre prend ses quartiers  à Tour & Taxis, avenue du Port, 86 C à 1000 Bruxelles. Quant au prix il faut compter  7 € (5 € pour les moins de 26 ans, les demandeurs d’emploi, les seniors et les groupes – gratuit pour les moins de 6 ans accompagnés).

www.flb.be

La Foire en chiffre
Plus de 1.300 maisons d’éditions (littérature, beaux livres, BD, guides pratiques, édition scientifique, juridique, poésie ou encore de jeunesse, etc.) et près de 1.000 auteurs seront une fois encore présents. Des centaines de débats et de rencontres seront organisés dans les 20.000 m² d’exposition.

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Parcours d’auteur: ALEXANDRE JARDIN

Publié par clairdeplume le 13 février 2011

© Bertini

Nom: Alexandre Jardin
Age: 45 ans (14 avril 1965)
Profession actuelle: écrivain

Que rêviez-vous de faire comme métier enfant?
«J’avais le rêve d’un autre. Celui de mon grand-père. Je voulais devenir chef de l’Etat. Cela m’a quitté.»

Qu’avez-vous fait comme études?
«Science Po, à Paris.»

Alliez-vous volontiers à l’école?
«Oui, parce que j’étais toujours amoureux. Je trouvais toujours une fille qui me faisait rêver.»

Vous étiez bon élève?
«Assez médiocre, moyen. Jusqu’à ce que je décide de devenir très bon élève, vers la fin de ma scolarité. Cela a été un choix. Mais avant, cela ne m’intéressait pas.»

Quels métiers avez-vous exercé?
«J’ai toujours gagné ma vie malhonnêtement en écrivant des livres. J’ai fait quelques jobs d’étudiants. J’ai notamment été moniteur de colo en Suisse. J’ai écrit le premier jet de mon premier livre pendant que les enfants faisaient leur sieste durant l’été. J’avais promis à la directrice de la colo que si j’avais un jour un prix littéraire, je reviendrais. Et à 23 ans, j’ai eu le prix Femina pour ‘Le Zèbre’. Je l’ai rappelée. Et aux vacances de février de 1989, j’étais à nouveau moniteur de colo en Suisse.»

Qu’avez-vous fait de votre premier salaire?
«Je l’ai flambé. Dans une chambre d’hôtel. Avec une dame.»

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«True Grit», film et… roman culte américain

Publié par clairdeplume le 11 février 2011

Le livre avait été adapté en 1969 par Henry Hathaway sous le nom de «Cent dollars pour un shérif» et avait valu un Oscar à John Wayne pour son rôle du shérif. Aujourd’hui, alors qu’il fait l’objet d’une nouvelle adaptation cinématographique par les frères Coen, ce chef-d’œuvre de Charles Portis est réédité aux éditions du Serpent à plumes. L’occasion donc de (re)découvrir un roman culte de la littérature américaine qui nous plonge dans l’Amérique de la fin du 19e siècle. Mattie Ross, adolescente têtue, décide de venger la mort de son père, assassiné par son contremaître Tom Chaney, qui depuis a pris la fuite avec d’autres brigands. Pour parvenir à ses fins, elle s’entoure d’un shérif borgne, Rooster Cogburn, (incarné cette fois par Jeff Bridges), réputé avoir du cran mais avec un penchant pour la bouteille, et d’un Texas ranger surnommé «LaBœuf» (alias Matt Damon), intéressé par la prime promise. On suit donc ce trio improbable dans sa chevauchée au cœur de l’Ouest sauvage. Un western qui ne manque assurément pas d’insolence et d’humour.

Christelle

«True Grit», de Charles Portis, éditions Le Serpent à Plumes, 230 pages, 20 €

Cote: 3/5

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Des livres pour le bain

Publié par clairdeplume le 10 février 2011

Résistants à l’eau -et accessoirement aux doigts parfois trop pressés des tout-petits-, ces minis livres ont été conçus tout spécialement pour être lus… dans le bain! Dans l’un, on y retrouve Oui-Oui à bord de son sous-marin pour des aventures marines bien appropriées. Jusqu’à l’abordage du bateau de pirates! Dans l’autre, Oui-Oui étoffe quelque peu notre connaissance des animaux. Distractions garanties à l’heure du bain! Éclaboussures aussi!

Christelle

«Oui-Oui – La mer» et «Oui-Oui – Les animaux», éditions Hachette Jeunesse, 6 pages, 6,50 €

Cote: 3/5

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Une capitale très verte !

Publié par clairdeplume le 9 février 2011

Oui, Bruxelles est une ville  verte, une ville ‘nature’. Avec ses 8.000 hectares d’espaces verts, ses 800 espèces de plantes et 45 espèces de mammifères, personne ne pourra le contester. Les Bruxellois ne boudent d’ailleurs pas leur plaisir. Beaucoup arpentent leurs parcs et forêt en toutes saisons. D’autres attendent avec impatience  les beaux jours pour y organiser des pique-niques improvisés. L’ouvrage signé Herman Dierickx, illustré par les photographies de Frédéric Demeuse, répertorie les quelque 76 parcs et espaces verts que compte la capitale.  Tous y sont brièvement présentés et font l’objet d’un petit historique. La publication dévoile ainsi tous les espaces verts et espaces naturels de Bruxelles et indique des parcours exceptionnels dans les parcs, les friches et les sites semi-naturels (comme le maillage  vert  et bleu ou la promenade verte). Elle décortique  également la structure des paysages bruxellois et leur biodiversité. L’ouvrage qui est accompagné d’une carte donne des envies (et des idées) de balades !

Anne-Sophie

« Bruxelles ville verte, ville nature », éditions Racine, 192 pages, 29,95 euros

 

Cote: 2/5

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Des solutions aux questions qu’on ne se pose même pas

Publié par clairdeplume le 8 février 2011

Pourquoi se contenter d’apporter des réponses aux questions que l’on se pose? Le Montois Jean-Baptiste de Clerfayt a pris les devants et imaginer plus de 150 questions insolites -ainsi que leurs solutions- pour se sortir de «situations pas pratiques». Comment mesurer la longueur exacte de l’équateur quand on a qu’une petite latte graduée en plastique reçue en cadeau avec le ‘Journal de Mickey’? Comment en garder sous le coude quand on a le bras long? Comment reconnaître celui que les patrons du camp nudiste ont engagé comme Père Noël si ce dernier est tout nu? Comment être heureux en amour quand on est sexuellement attiré par les meubles Ikea? Et comment organiser une fête d’anniversaire surprise pour son frère jumeau siamois sans éveiller ses soupçons alors qu’on est collé à lui vingt-quatre heures sur vingt-quatre? Bref, le petit livre idéal pour tous ceux qui ont du temps à perdre… et à condition d’avoir un sens de l’humour qui atteint (au moins) les 45e si pas 64e degrés.

Christelle

«Guide pratique des situations pas pratiques» de Jean-Baptiste de Clerfayt, éditions Chiflet&Cie, 128 pages, 10 €

Cote: 1/5

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Le pouvoir au bout des doigts

Publié par clairdeplume le 7 février 2011

Si les deux premiers récits de la collection « Sorcières » initiée par les éditions Dupuis ne nous avaient pas vraiment convaincus (pour ne pas dire pas du tout), le troisième intitulé  « Héritages » nous semble avoir nettement plus de saveur. Ce qui relancera sans doute l’intérêt de la série ! Le dessin de Stéphanie Hans, réalisé à l’aquarelle, est des plus plaisants. Ses couleurs chaudes et feutrées rehaussent l’atmosphère campée par Bénédicte Gourdon dont le scénario somme toute assez peu surprenant s’avère néanmoins efficace. Sans plus. Nina est une jeune femme comme les autres. En apparence du moins… Elle se sait sorcière. Ses mains ont le pouvoir de guérir. Mais jusqu’à présent elle a toujours refusé de s’en servir. Nina porte d’ailleurs des gants pour éviter tout événement malencontreux qu’elle ne pourrait contrôler. Mais un jour, la donne change. La jeune femme est victime d’un accident de voiture dans lequel son amoureux laisse la vie. Nina ne peut le sauver. Très vite, elle en viendra à découvrir qu’il ne s’agissait en rien d’un accident et qu’un groupe de sorciers malveillants en veut à son pouvoir qu’elle va apprendre à maîtriser… La suite au prochain épisode…

Anne-Sophie

« Héritages, tome 1 », de Hans et Gourdon, éditions Dupuis, 56 pages

 

Scénario : 2,5/5

Dessin : 4,5/5

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Parcours d’auteur – NADINE MONFILS

Publié par clairdeplume le 6 février 2011

© Philippe Matsas/ Opal

Nom: Nadine Monfils
Age: 58 ans (12 février 1953)
Profession actuelle: écrivaine, réalisatrice

Que rêviez-vous de faire comme métier, enfant?
«Pianiste dans les bars à jazz.»

Et qu’avez-vous fait comme études?
«L’école normale de Nivelles, avec l’option morale.»

Vous alliez volontiers à l’école?
«Pas du tout. J’ai toujours détesté l’école. Sauf ma première année primaire, qui était géniale. On était les six primaires dans la même classe. Dès qu’on avait fini nos exercices, on pouvait aller se balader en trottinette dans la campagne. On mangeait des bonbons pendant les cours. Et on pouvait danser si on en avait envie…»

Vous étiez bonne élève?
«Non, la seule école que j’aime, c’est l’école buissonnière! J’étais complètement indisciplinée. Derrière avec mes copains alors que les filles étaient devant.»

Quelles professions avez-vous exercé?
« J’ai été professeur de morale. Et paradoxalement, mon premier bouquin s’intitulait ‘Contes pour petites filles perverses’ aux éditions Le Cri!»

Qu’avez-vous fait de votre premier salaire?
«Rien de spécial. Je ne me souviens pas vraiment.»

Christelle

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Parcours d’auteur – PHILIPPE BESSON

Publié par clairdeplume le 5 février 2011

© Stéphane Gizard

Nom: Philippe Besson
Age: 42 ans (29 janvier 1969)
Profession actuelle: écrivain

Que rêviez-vous de faire comme métier enfant?
«(longue réflexion) Je ne rêvais pas d’être écrivain, cela c’est sûr. Je pense que j’avais des rêves extrêmement raisonnables. Je crois que j’avais envie d’être instituteur, enseignant, un truc comme cela. Je me voyais dans une école. J’aimais bien le parfum de l’école, l’odeur de l’école le matin.»

Vous alliez volontiers à l’école?
«J’étais un peu obligé, j’ai grandi dans une école. Mon papa était mon instituteur pendant toute mon enfance. J’étais dans une école de campagne et nous habitions le logement de fonction qui était au-dessus de l’école. Donc pour aller à l’école, j’avais juste l’escalier à descendre. Ma chambre donnait sur les tilleuls de la cour de récréation. Comme c’était une enfance heureuse, j’avais envie que cela continue. Je pense que c’était donc cela mon rêve, qu’il y ait toujours une cour de récréation avec des tilleuls.»

Vous étiez bon élève?
«Oui, hélas. Cela fait toujours mieux de dire qu’on a été un peu rebelle, un peu fainéant, un peu révolté, mais non. J’étais un enfant travailleur, qui avait des bonnes notes à l’école. Le genre à qui on met des claques.»

Qu’avez-vous étudié?
«J’ai eu un bac C, un bac scientifique. Puis j’ai fait prépa. Ensuite, une école de commerce, puis un DES en droit du travail. Je suis devenu juriste.»

Quels métiers avez-vous exercé?
«En job d’étudiant, j’ai été ouvrier dans une papeterie deux années de suite. Ce qui n’est pas le meilleur souvenir que je garde, cela, je vous le confirme. Puis j’ai directement travaillé après mes études, dans le droit social. J’ai aussi été prof à un moment, j’ai enseigné du droit social.»

Qu’avez-vous fait de votre premier salaire?
«Me connaissant, j’ai dû le claquer tout de suite. Le fait que je ne me souvienne pas, cela veut dire que j’ai vraiment dû le dépenser de façon totalement inconsidérée. En tout cas, ce qui est sûr, c’est que je n’ai pas économisé pour acheter une voiture. J’ai dû acheter un billet d’avion et partir en vacances. Un truc comme cela.»

Christelle

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Parcours d’auteur – Sylvie Granotier

Publié par clairdeplume le 4 février 2011

© Marion Stalens

Nom: Sylvie Granotier
Age: 59 ans (19 mars 1951)
Profession actuelle: actrice, scénariste, écrivain

Que rêviez-vous de faire comme métier quand vous étiez enfant?
«Je rêvais d’être puéricultrice. Parce que je devais penser que mes parents ne faisaient pas bien leur boulot et donc je voulais expliquer aux mamans comment faire avec les enfants!»

Qu’avez-vous étudié?
«Plein de choses. J’ai fait un peu d’hypokhâgne (préparation à normale-sup), un peu de droit, j’ai une licence de lettres. Et j’ai surtout fait plein de petits boulots.»

Alliez-vous volontiers à l’école ?
«Oui. J’étais bonne élève, mais je ne fréquentais que les cancres, les seuls qui m’amusaient, ceux qui faisaient des bêtises au fond de la salle.»

Quels métiers avez-vous exercé?
«J’ai été caissière de Prisunic, j’ai travaillé dans une banque, j’ai gardé des enfants, j’ai été secrétaire, j’ai été prof à l’Alliance française, j’ai été mannequin, puis actrice, qui est mon métier de base, et maintenant scénariste en plus et écrivain.»

Qu’avez-vous fait de votre premier salaire?
«C’est une histoire horrible. Depuis toute petite, je rêvais d’avoir une poupée ancienne, au corps articulé et au visage de porcelaine. Un jour j’en ai vu une au marché aux puces. C’était exactement un mois de salaire. J’avais quitté mes parents et je vivais de cela. Mais j’avais le cœur qui battait, je ne pouvais plus m’en passer, et je l’ai achetée. Je ne l’ai jamais regretté. Et c’est là que cela devient horrible. Je l’ai gardé à travers tous mes voyages. Puis  j’ai prêté ma maison de Creuse à des amis. Leur petite fille a repéré la poupée. Elle a fait tout un échafaudage pour voir la belle poupée et elle l’a laissée tomber. J’ai eu un chagrin, vous n’imaginez pas. Grotesque.»

Christelle

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Winnie et ses amis sont de retour

Publié par clairdeplume le 3 février 2011

Winnie et ses amis n’ont pas vécu leurs dernières aventures! Après plus de 80 ans, le célèbre ourson est de retour dans des histoires inédites, autorisée par la famille de A.A. Milne. L’écrivain et réalisateur de théâtre David  Benedictus a mis dix ans à peaufiner cette suite! Mais le résultat est là et les grands enfants que nous sommes restés retrouvent avec beaucoup de plaisir les personnages qui ont bercé leur enfance. “Ces quatre-vingts ans ont passé aussi vite qu’une journée”, comme dit Winnie! Dix petites histoires qui nous transportent dans la Forêt des rêves bleus en compagnie de Winnie bien sûr, mais aussi Tigrou, Coco Lapin, Bourriquet, Maître Hibou, Porcinet, Maman Gourou et Petit Gourou.

Christelle

“Retour à la Forêt des Rêves Bleus”, de David Benedictus, illustrations de Mark Burges, 216 pages, 17,35 €

Cote: 4/5

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S’instruire au petit coin

Publié par clairdeplume le 3 février 2011

Voilà un ouvrage qui contient un ramassis de jeux, de faits surprenants, enigmes bizarres et anecdotes ‘culturelles’, histoire de se divertir aux toilettes. On découvre ainsi qu’Homer est le prénom du papa de Matt Groening, mais on peut aussi en profiter pour potasser les conversions de mile en km et de pound en kilo ou encore apprendre la différence entre tautologie et lapalissade.  Tous ces petits secrets/astuces/questions/ confidences/papotages de Dame Pipi auront ainsi le mérite, si pas de vous faire pisser de rire à chaque fois, de vous faire passer le temps…

Christelle

“Le nouveau bouquin du petit coin” de Monsieur B., Deinge & Hugo & Cie, 14,95 €

Cote: 2/5

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L’amante… à 20 ans

Publié par clairdeplume le 2 février 2011

Les grands écrivains qui ont marqué leur époque avaient-ils seulement conscience, à 20 ans, de leur talent, ou bien n’étaient-ils que des jeunes gens ordinaires? C’est pour tenter de répondre à cette question que les éditions Au diable vauvert ont lancé cette sympathique collection, baptisée «à 20 ans», et qui s’est enrichie récemment de deux nouveaux ouvrages. L’un est consacré à l’auteure de «L’amant». Pour Marguerite Duras, qui s’appelait alors Marguerite Donnadieu, 20 ans, c’est en effet quitter sa mère, l’Indochine, et son amant chinois. Elle retrouve donc Paris, s’inscrit à l’université, mène une joyeuse vie. Son point d’ancrage? Les hommes! L’autre ouvrage est consacré à Ernest Hemingway, dont les nouvelles, à 20 ans sont refusées partout. En 1917, le jeune homme épris d’aventure et de littérature qu’il est alors quitte les Etats-Unis pour le front de la Grande Guerre. Il y fera des expériences décisives de l’amour et de la mort. Avant son retour et la publication, à 26 ans, de son premier roman qui fera de lui l’homme qu’il voulait devenir. Deux portraits vivants et bien écrits, rédigés en forme de récits et destinés tant aux étudiants, qui se projetteront facilement dans la vie de ces grands auteurs à leur âge, qu’au grand public qui trouvera sans aucun doute divertissant de se plonger dans les années de jeunesse d’un auteur qu’il apprécie.

Christelle

«Marguerite Dumas à 20 ans – L’amante», de Marie-Chirstine Jeanniot, éditions Au diable vauvert, 168 pages, 12 €
«Ernest Hemingway à 20 ans – Un homme blessé», De Luce Michel, éditions Au diable vauvert, 168 pages, 12 €

Cote: 4/5

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Massages pour bébés

Publié par clairdeplume le 1 février 2011

Des principes de base pour porter son bébé aux différents massages adaptés à chaque âge, ce guide détaille chaque mouvement et fournit une foule de conseils bien utiles aux jeunes parents. Pas à pas et images à l’appui, on découvre ainsi les gestes à appliquer pour aider notre bout de chou à dormir ou à digérer. Le visage, le ventre, le dos, les bras, les jambes et les petits petons: tout y passe. On aime cette collection Larousse qui nous apprend les petits gestes du quotidien par de nombreuses photos.

Christelle

“Le guide des massages de bébé” de Sophie Dumoutet, éditions Larousse, 128 pages, 9,90 €

Cote: 4/5

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