Clair de Plume

Blog littéraire

Archive pour novembre 2010

Un conte sur l’immortalité

Publié par clairdeplume le 30 novembre 2010

Inspiré librement des recherches de François Taddéi sur le vieillissement des bactéries, le roman du Belge Nicolas Ancion s’attaque au désir d’immortalité et mélange histoire de savant-fou, de trafic d’organes et de robots. Ce conte, joliment illustré par Patrice Killoffer, commence par le cauchemar d’un jeune détective privé, qui voit son arrière-grand-mère, record de longévité, charcutée par des robots dans une salle d’opération, avant que leurs visages ne permuttent. Inquiet pour son aïeule, le détective décide de mener une enquête, loin de se douter dans quel engrenage il met les pieds. Le récit est par ailleurs entrecoupé d’extraits non moins inquiétants de l’interivew du Professeur Karinthy, un savant spécialiste de l’immortalité. Un roman graphique d’anticipation qui aborde avec beaucoup d’imagination l’un des grands défis de la science moderne.

Christelle

«L’homme qui refusait de mourir», de Nicolas Ancion, illustré par Patrice Killoffer, éditions Dis voir, 112 pages, 29 €

Cote: 3/5

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Profession: chocolatier

Publié par clairdeplume le 29 novembre 2010

Métier en voie de diparition que celui de chocolatier, et cela même dans notre plat pays, pourtant réputé en la matière. Rares sont en effet ceux qui fabriquent encore leur chocolat depuis la fève elle-même. Tel est pourtant le cas de Pierre Marcolini, qui nous livre ses secrets… ainsi que quelques-unes de ses recettes dans un livre pour les petits gourmands… et leurs parents.

Comment êtes-vous devenu chocolatier?
«Par péché de gourmandise! Parce que je pense que c’est quelque chose qui m’inspire, c’est quelque chose qui me nourrit aussi. C’est une espèce de vocation et de passion et j’aurais du mal à choisir autre chose. C’est quelque chose qui me permet de me lever le matin.»

Il n’y a pas d’école pour devenir chocolatier?
«Chocolatier, entendons-nous. Si vous voulez travailler de la matière chocolat, comme les pâtissiers par exemple, il y a le CERIA, etc. Mais pour devenir véritablement chocolatier, à partir de la fève de cacao, malheureusement plus. Cela n’existe plus. Il faut être autodidacte.»

Vous êtes donc le seul «vrai» chocolatier belge, qui travaille depuis la fève jusqu’au produit fini?
«J’aurais voulu vous dire non, mais je dois malheureusement vous dire oui. Cela me désole parce que effectivement, on se rend compte qu’on n’est plus beaucoup sur la planète à réaliser ce métier-là. C’est bien simple, en Europe, on est pratiquement plus que dix, à notre échelle, à partir de la fève de cacao. Et je suis le seul en Belgique.»

Comment procédez-vous pour choisir vos fèves?
«Soit par le bouche-à-oreille, qui fonctionne assez bien, soit sur base  des échantillons que l’on reçoit. On va sur place. On discute avec les planteurs, on voit leur manière de travailler, ce qui va nous sécuriser un petit peu dans le cadre d’un accord. Après on leur indique le tonnage que l’on veut, etc. Mais ce qui moi me séduit, c’est la manière dont les fèves sont cultivées, fermentée, la manière dont elles sont cueillies, ce que je vais découvrir comme arôme. La rareté de la fève, je trouve cela intéressant aussi.»

Quelles sont les grandes étapes de la fabrication du chocolat?
«L’étape que tout le monde connaît, c’est d’aller chercher un sac chez celui dont on ne dira pas le nom et c’est terminé. L’étape que nous avons poursuivi, c’est plutôt de prendre des fèves, séchées entre 3 et 7%. On les torréfie afin de leur imprimer une personnalité, de leur donner une âme. Puis on va les broyer, ce qui va donner la liqueur de cacao. Je goûte la fève quand je la reçois, puis au niveau de la torréfaction en me demandant si je suis proche de la fève initiale, un peu comme dans le vin. Et je regoûte à nouveau au moment où l’on fait la liqueur de cacao et décide de rajouter un peu plus ou un peu moins de sucre. C’est la fève qui va déterminer le taux de sucre que je vais mettre. C’est pour cela que vous avez des différences de pourcentage sur les tablettes. Quand on a terminé cela, on va commencer à broyer de plus en plus fin, pour arriver à moins de 25 microns. On est plutôt à 16-17, de façon à obtenir quelque chose de très lisse. La dernière étape, c’est ce qu’on appelle le ponchage, consistant à homogénéiser les molécules de sucre, de fèves, de beurre de cacao, de manière à faire un chocolat le plus rond possible. Ensuite on le met en bloc et cela part dans les différents départements. Et là, on redevient, entre guillemets, le chocolatier de monsieur et madame tout le monde.»

Quelle est donc la spécificité du chocolat belge ?
«C’est qu’il a été le premier, par rapport à l’Europe, à aller plus bas en termes de microns. Les autres étaient plus tôt aux alentours de 30 microns. C’est pour cela que jusque dans les années 60 – 70, on avait en France des chocolats un petit peu granulés. Aujourd’hui, évidemment, tout le monde connaît la technique et s’est adapté. Mais les belges ont été les premiers à faire des chocolats beaucoup plus lisses, beaucoup plus aromatiques. Et surtout, ce qui a été la grande invention du chocolat belge -parce qu’on la tous, cela fait partie de notre ADN- c’est la créativité. Chaque maison de chocolat avait sa manière de torréfier, sa manière de travailler. Pour faire un parallèle avec le monde du vin, imaginez que vous avez 40 bouteilles différentes de vin, mais qu’en fin de compte, c’est la même coopérative de vin. Vous pensez que vous avez des vins différents alors que c’est faux. C’est la même chose dans le monde du chocolat. Plus on aura des individus qui vont travailler de la fève, comme on faisait avant, je n’ai rien inventé, plus on aura de chocolats différents.»

Et la spécificité Pierre Marcolini?
«C’est d’être Pierre Marcolini! Je vous le dis avec beaucoup de sincérité. Je pense que la grande différence entre nous et les industriels, c’est que quand je me lève, je me dis qu’aujourd’hui, j’ai envie de faire tel ou tel type de chocolat. Et que le client, à un moment donné, puisse se dire qu’il aime bien le chocolat de Pierre. Ou qu’il ne l’aime pas. Mais le monde de la cuisine, c’est cela aussi. C’est aller dans tel ou tel restaurant parce qu’on adore la manière dont le chef cuisine tel ou tel plat. Et c’est cela qu’il faut qu’on garde.»

Vous venez de sortir un livre pour enfant. Mais il s’adresse aussi un petit peu à leurs parents?
«Oui, j’aurais tendance à dire que c’est un livre qui s’adresse à tout public, un petit peu comme pour les BD, de 7 à 77 ans. Maman ou papa peut donner un coup de main. C’est une aide pour les parents aussi qui veulent aborder le monde de la pâtisserie dans sa simplicité. On n’a pas commencé à faire des desserts comme on les fait dans nos magasins. On a essayé de faire les choses les plus simples possibles et d’amener les grandes bases de la pâtisserie.»

Les recettes du livre ont été réalisées avec des enfants. Vous avez des anecdotes sur la réalisation?
«Il y en a une que je trouve sublime parce que je ne m’y attendais pas. On est devant ce plan de travail et je demande au petit Adrien de me séparer les œufs. Et lui, il prend trois œufs et va au bout de la table, et puis trois autres œufs qu’il apporte de l’autre côté. Je lui demande où il va avec les œufs et il me répond qu’il les sépare! C’est là que je me suis aperçu qu’on doit vraiment faire attention à ce que l’on dit.»

Des 30 recettes du livre, laquelle est votre préférée?
«Ouh là! Demandez à un père quel est son enfant préféré! C’est difficile. Je les aime toutes parce que c’est pour cela que je les ai mises dans le livre. Cela a déjà été difficile de n’en choisir ‘que’ 30 parmi toutes mes recettes. J’aime assez bien la gaufre au chocolat. Je la trouve intéressante, d’abord parce qu’elle apporte une certaine belgitude. On l’a fait très peu sucré, pour laisser de la place à autre chose. On peut ainsi ajouter une confiture à l’orange, une mousse au chocolat, une crème fraîche…»

Christelle

«Dix petits doigts pleins de chocolat», de Pierre Marcolini, éditions Racine, 80 pages, 17,95 €

Cote: 3/5

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Un coffret pour se faire du bien

Publié par clairdeplume le 28 novembre 2010

Un rouleau de massage pour se relaxer, un carnet plein de photos explicatives reprenant les techniques de base et un DVD pour tout visualiser, ce petit coffret est parfait pour se faire (faire) du bien. Réflexologue qualifiée, Claire Wynn y explique d’une manière claire et détaillée  le b.a-ba de son art et donne un aperçu complet de toutes les zones réflexogènes localisées dans les pieds, les mains et le visage. Un coffret qu’on espère bien trouver sous le sapin!

Christelle

“La réflexologie” de Claire Wynn, éditions Gründ, 64 pages, 19,95 €

Cote: 4/5

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Dialogue sur l’évolution

Publié par clairdeplume le 27 novembre 2010

Petit livre de poche fort plaisant dans lequel vous (re)découvrirez la grande théorie de l’évolution et toutes les questions qu’elle soulève. Claude Combes, biologiste et parasitologue français réputé, répond aux questions de Yin, une adolescente bien curieuse. Ce dialogue donne un rythme appréciable à l’ouvrage et permet à l’auteur de rebondir facilement d’un sujet à l’autre. Treize chapitres baladent le lecteur de la première cellule à l’homme moderne, des bases de l’ADN aux êtres les plus complexes. Sélection sexuelle, diversité génétique, disparition des dinosaures, plasticité du phénotype, tous les grands sont passés en revue. Un très bon livre de vulgarisation !

Anne-Sophie

« Evolution : les grandes questions », de Claude Combes, éditions Le Pommier, 341 pages, 10 euros

Cote: 4/5

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Une petite laine?

Publié par clairdeplume le 26 novembre 2010

D’accord, le tricot, cela fait peut-être un peu grand-mère sur les bords… Mais quand on voit les modèles que l’on peut réaliser pour pas cher avec deux aiguilles et un peu de laine, on pourrait malgré tout revoir notre jugement en la matière! Sac fantaisie, jupe, plaid, mitaine, bouillotte, bonnet et tunique, ce livre propose plus de 50 ouvrages originaux à réaliser soi-même. Chaque saison a par ailleurs sa laine. Le mohair en janvier, l’alpaga pour février, le chanvre pour avril ou encore le bambou en août. Le tout présenté dans une valisette pour ranger aiguilles à tricoter, pelote et ouvrage. Une idée de cadeau pour sous le sapin?

Christelle

“Les tricots de Coco”, éditions Michel Lafon, 24,90 €

Cote: 3/5

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La science au temps de Versailles

Publié par clairdeplume le 25 novembre 2010

Versailles, avant tout lieu de pouvoir, était aussi une cour savante où la science était omniprésente. Tout s’y décidait. Louis XIV ne pouvait négliger les enjeux de la recherche scientifique. En 1666 est créée l’Académie des Sciences qui instaure un nouveau contrat entre l’Etat et les scientifiques. Ceux-ci sont dégagés de tout souci matériel, en échange de quoi leur inventivité et les résultats de leurs recherches doivent servir le royaume. L’heure est donc à la découverte scientifique, dans tous les domaines. Hydraulique, géométrie, astrophysique, médecine, botanique,… Les progrès ne se font pas attendre. Ce petit hors-série de la collection « Découvertes Gallimard », publié à l’occasion de l’exposition qui se tient en ce moment au château de Versailles, résume en mots et en images cette période bouillonnante sur le plan intellectuel. On ouvre, on déplie verticalement ou horizontalement, on découvre une nouvelle manière de lire. Les illustrations (plans, peintures, maquettes, …) fort didactiques se succèdent et ne manquent pas d’intéresser le lecteur.

Anne-Sophie


« Versailles et les sciences », de Catherine Arminjon, éditions Gallimard, collection Découvertes, 8,40 euros

Cote: 3/5

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Arnaques sportives à gogo

Publié par clairdeplume le 25 novembre 2010

Les sportifs rivalisent d’imagination quand il s’agit de gagner. Ce livre nous conte «30 incroyables arnaques du sport» qui méritent un carton rouge. Parmi ces escroqueries, on relèvera notamment le cas de Rosie Ruiz, cette marathonienne pas du tout épuisée après avoir pulvérisé son propre record de plus de 25 minutes. Et pour cause: elle avait pris le métro! Mais on notera aussi la technique de cet entraîneur de hockey sur glace qui intoxiquait l’équipe adverse en faisant repeindre leur vestiaire juste avant le match. Il espérait que les vapeurs de peinture montent à la tête de leurs adversaires patientant dans les vestiaires juste avant le début du match. Dans le même genre, on appréciera encore la technique de cette équipe qui, pour empêcher leurs adversaires de fermer l’œil la nuit avant le match, envoie des prostituées à leur hôtel. Et que penser de ces basketteurs espagnols valides qui se font passer pour déficients mentaux? A noter encore, l’étrange blessure du rugbyman Tom Williams, due à… une capsule de sang achetée dans un magasin de farces et attrapes. Tous les sports y passent! Des petites histoires d’arnaques à savourer, que l’on soit amateur de sport… ou pas, d’ailleurs!

Christelle

«L’important c’est de gagner – 30 incroyables arnaques du sport», de Renaud Coppens, Dan Gagnon et Benoît Goeders, illustrations de Pad’R, éditions La renaissance du livre, 128 pages, 18 €

Cote: 3/5

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Après les frissons, la fièvre…

Publié par clairdeplume le 24 novembre 2010

Avec l’hiver, les loups-garous  imaginés par l’Américaine Maggie Stiefvater sont de retour à Mercy Falls. Mais malgré le froid, Sam, lui, semble en avoir fini pour de bon avec les métamorphoses et peut enfin profiter pleinement de son histoire d’amour avec Grace. Si ce n’est que les parents de la jeune fille voient leur lisaion d’un mauvais œil. Et que Grace semble souffrir d’une fièvre étrange. Quant à Isabel, l’amie de Grace, elle continue à se considérer coupable de la mort de son frère. Apparaît aussi dans l’histoire Cole, nouveau loup et ancien chanteur incontrôlable. Leurs quatre voix s’alternent et se succèdent pour nous en apprendre davantage sur les métamorphoses et cette nouvelle mythologie autour des loups-garous décourte avec “Frisson”, premier volume de la saga. Le dernier tome de cette trilogie devrait, lui, sortir cet été en anglais.

Christelle

«Fièvre», de Maggie Stiefvater, éditions Hachette Jeunesse, collection Blackmoon, 408 pages, 18 €

Cote: 3/5

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Devenez magicien

Publié par clairdeplume le 23 novembre 2010

Abracadabra, voici deux livres emplis de magie. L’un dévoile 30 tours de magie, l’autre explique 30 illusions d’optique. Pièce qui disparaît, crayon mou, coquetier magique et paille coupée en morceaux… Ces petits livres sont vendus dans un coffret avec trois accessoires indispensables à tout apprentis magicien. Magique aussi, ce coffret prêt à offrir. Il suffit d’enlever le film, de retourner l’étui et le cadeau est prêt, sans avoir à batailler pour lui faire un joli emballage!

Christelle

“Coffret magie – 30 tours de magie – 30 illusions d’optique”, éditions Les deux coqs, 9,95 €

Cote: 3/5

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Pastiches d’auteurs

Publié par clairdeplume le 21 novembre 2010

Après les savoureuses recettes de “La soupe de Kafka” et les surprenants travaux manuels de “La baignoire de Goethe”, Mark Crick s’attaque cette fois au “jardin de Machiavel”. Un troisième recueil de pastiches de grands écrivains dans lequel on apprend notamment tout l’art de tondre une pelouse et ainsi devenir le prince de son jardin. Mais outre les conseils jardiniers du célèbre penseur politique florentin, on découvre aussi comment “cultiver des pomme de terre” avec Bertolt Brecht, ce qui revient à révéler toute la cruauté d’un ordre social implacable ou  “tailler un rosier” avec Pablo Neruda, la manière la plus délicate de dire adieu à un amour d’été. Mais outre l’art des pastiches, l’auteur possède aussi des dons graphiques et illustre chaque histoire à la manière de grands artistes tels que Munch, Allen Jones ou Salvador Dali.

Christelle

“Le jardin de Machiavel”, de Mark Crick, éditions Baker Strett, 112 pages, 16 €

Cote: 3/5

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Un thriller sur la quête des origines

Publié par clairdeplume le 20 novembre 2010

Alex n’a pas le moindre souvenir de sa vie avant ses sept ans. Retrouvé semble-t-il sur un champ de ruines, il a été adopté par une Française, Lucie. Depuis, Alex s’est révélé le fils idéal. Complice avec sa mère, il est plus que doué à l’école et semble avoir un véritable don pour les langues et la peinture. De temps en temps, il fait de drôles de cauchemars, mais quel enfant n’en fait pas? Et puis un beau jour, Alex disparaît. Lucie est prête à tout pour retrouver son fils. Mais pour cela, elle va devoir élucider le mystère du passé d’Alex. Un thriller palpitant sur fond de quête des origines qui nous emmènera de Paris en Russie et montre tout ce dont une mère est capable de faire pour retrouver son enfant.

Christelle

“L’enfant venu d’ailleurs” d’A.B. Daniel, XO éditions, 320 pages, 19,90 €

Cote: 4/5

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Souvenirs d’enfance

Publié par clairdeplume le 19 novembre 2010

On ne présente plus le célèbre pantin de bois dont le nez s’allonge à chaque fois qu’il profère un mensonge. Les éditions Mijade ont eu la bonne idée de rééditer ce chef d’œuvre de Carlo Collodi, histoire qu’à notre tour, on puisse le lire à nos marmots…  et les menacer d’avoir le  nez qui s’allonge s’ils osent nous mentir. On y retrouve avec plaisir le pantin à la langue bien pendue, partagé entre les bonnes résolutions et l’irrépressible envie de s’amuser, mais aussi son papa, le vieux Geppetto, la fée bleue, le Chat et le Renard ou encore le Grillon-qui-parle. Un conte de fée joliment illustré qui replongera les parents avec beaucoup de plaisir dans leurs souvenirs d’enfance…

Christelle

“Pinocchio”, de Carlo Collodi, éditions Mijade, 82 pages, 16,95 €

Cote: 4/5

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Poupées russes

Publié par clairdeplume le 18 novembre 2010

Un conte russe, un bloc de coloriage, un petit carnet pour dessiner et une mini-poupée de carton à suspendre… Des petits livres aux allures de poupées russes, dans des formats de plus en plus petits, et enfermés, cela va de soi, dans une boîte de la forme d’une plus grande Matriochka, comme ces figurines qui s’emboîtent les unes dans les autres. Quant à l’histoire, elle nous transporte dans les bois où Macha et le petit Sacha se sont perdus. Ils y découvrent une jolie maison traditionnelle, que l’on nomme là-las isba. Heureusement pour eux, il s’agit de bois russes, et non ceux des contes de Charles Perrault ou des frères Grimm: la maison n’est ni en sucreries, ni celle d’un vilain ogre, mais appartient à… trois Matriochkas! Des poupées par ailleurs joliment illustrées par Corinne Demuynck, dont les Matriohkas constituent le sujet de prédilection.

Christelle

«Matriochkas», de Corinne Demuynck, éditions Gautier-Languereau, €

Cote: 3/5

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Thomas Drimm face au monde végétal

Publié par clairdeplume le 17 novembre 2010

En tentant de sauver le monde dans le premier tome de ses aventures, Thomas Drimm, cet antihéros imaginé par Didier van Cauwelaert, a condamné l’espèce humaine. Poussé par Léo Pictone, un vieux savant parano réincarné dans son ours en peluche, l’ado de 13 ans moins le quart a en effet détruit le Bouclier d’antimatière qui isolait les Etats-Uniques du restant de la planète. Depuis, la grippe V fait des ravages. Le monde végétal serait devenu toxique et semble avoir déclaré la guerre aux humains. Mais que veulent réellement les arbres? Et comment les réconcilier avec les hommes? Dans ce combat, Thomas ne sait plus à qui se fier. Manipulé par les forces du Bien et du Mal, il est tiraillé par les femmes de sa vie, de la venimeuse Lily Noctis à sa torride voisine Brenda, sans oublier Jennifer, sa copine de classe amoureuse… Prix Goncourt pour «Un aller simple», Didier van Cauwelaert nous replonge donc dans sa saga pour ados, prévue en cinq tomes. Mais là où la magie opérait dans le tome 1, ce second volume est plus lent à démarrer. Et si le lecteur ne manquera pas cette fois encore d’y trouver une satire de notre société en perdition, il aura parfois quelque peu du mal à ne pas succomber à l’ennui. Les toutes dernières pages se révèlent cependant des plus intrigantes et font qu’on attendra donc malgré tout avec impatience le troisième tome qui devrait cette fois s’intituler «Le temps s’arrête à midi cinq»…

Christelle

«Thomas Drimm – T2: La guerre des arbres commence le 13», de Didier van Cauwelaert, éditions Albin Michel, 336 pages, 18 €

Cote: 2/5

Pour des infos sur le tome 1, c’est par ici !

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Du savon fait maison

Publié par clairdeplume le 16 novembre 2010

Un peu d’huile de palme, de l’huile de coco et de l’huile d’arachide, de la soude caustique diluée et de l’huile essentielle. Non, il ne s’agit pas d’une recette de cuisine mais bien de… savon. Après un livre de produits cosmétiques l’an dernier, Michèle Nicoué-Paschoud, docteur en pharmacie de formation, revient avec un nouvel ouvrage plein de recettes de savons naturels. Chocolat, bonbons acidulés, pierres précieuses, meringue, jus de coco, surprise salée ou encore spécial pour bébé, ces savons faits maison ne manquent pas d’originalité. Le livre est vendu dans un coffret avec trois moules en silicone et des cuillères pour doser les produits avec précision. L’auteure indique par ailleurs à l’intérieur de l’ouvrage où se procurer (en France mais aussi en Belgique, en Suisse et au Canada) les différents ingrédients nécessaires à la fabrication du savon.

Christelle

“Cosmé kit – Mes savons naturels faits maison”, de Michèle Nicoué-Paschoud, éditions Michel Lafon, 19,95 €

Cote: 3/5


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Parcours d’auteur – ELIETTE ABECASSIS

Publié par clairdeplume le 16 novembre 2010

Nom: Eliette Abécassis

© Frédéric Chiche

Age : 41 ans
Profession : écrivain

Quel métier rêviez-vous de faire quand vous étiez enfant?
«J’ai toujours voulu écrire.»

Qu’avez-vous fait comme étude?
«J’ai fait des études de philosophie. J’ai enseigné pendant trois ans.»

Enfant, vous aimiez l’école?
«Non, j’avais horreur de cela! Je n’aimais pas du tout me lever tôt. J’étais très bonne élève, très disciplinée, très sage, mais pour autant, je n’aimais pas l’école.»

Quels métiers avez-vous exercé?
«J’ai pas mal été jeune fille au pair quand j’étais jeune. J’ai travaillé pendant un an au parti socialiste. J’écrivais les discours et j’étais l’assistante d’un homme politique que j’ai suivi dans sa campagne.»

Qu’avez-vous fait de votre premier salaire?
«C’est vrai que c’est un grand moment le premier salaire. J’ai offert des cadeaux à mes proches. Et je me suis acheté des habits.»

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Parcours d’auteur – MAXIME CHATTAM

Publié par clairdeplume le 16 novembre 2010

 

© Richard Dumas

Nom : Maxime Chattam

Age : 34 ans

Profession actuelle : romancier

Que rêviez-vous de faire comme métier quand vous étiez enfant?

«Vous n’allez pas être déçue! Le premier métier que je voulais faire, c’était conduire les camions poubelles, parce que je voyais que les gens se levaient très tôt et moi, quand j’étais petit, j’adorais me lever très tôt. Je me disais que comme cela, j’aurais fini de travailler à midi et je pourrais ensuite faire tout ce que je veux l’après-midi. Après, j’ai un peu grandi et pendant des années j’ai raconté un peu tout et n’importe quoi parce qu’en réalité, pendant très longtemps, j’ai voulu être agent secret, mais je ne voulais pas le dire pour que cela soit secret. Ensuite, j’ai voulu être comédien jusqu’à ce que je me rende compte que je m’étais un peu trompé sur cette profession. Et ensuite romancier!»

Qu’avez-vous étudié?

«J’ai fait un D DEUG (diplôme d’études universitaires générales) lettres modernes et histoire que j’ai laissé tomber en cours parce que j’ai eu pas mal d’opportunités de travail intéressantes. Ensuite, j’ai repris pour faire de la criminologie pour pouvoir préparer l’écriture du premier thriller.»

Alliez-vous volontiers à l’école?

«Non. Je détestais l’école. Mon héros quand j’étais petit s’appelait Tom Sawyer parce qu’il faisait l’école buissonnière ! Parmi les plus beaux souvenirs que j’ai, c’est à partir du collège, où j’ai été très souvent absent. Je truandais à mort. J’ai séché un nombre incroyable de cours!»

Quels métiers avez-vous exercé?

«Comédiens, vendeurs de meubles, caissier, libraire, veilleur de nuit, colleur de timbres. (rires) c’est un métier, je vous jure. J’arrivais le matin, je devais plier 3.500 feuilles et coller les timbres dessus. Je devenais une machine à la fin de la journée. J’ai travaillé au McDo, j’ai fais plein de trucs différents. »

Qu’avez-vous fait avec votre premier salaire?

«De mon premier salaire je ne me souviens pas vraiment. Mais la première fois que j’ai économisé pour m’acheter un truc précis, c’était un vidéoprojecteur parce que je suis un fan de cinéma. C’était l’un des premiers qui est sorti sur le marché pour le grand public, pour regarder des films projetés sur mon mur.»

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