Clair de Plume

Blog littéraire

Archive pour septembre 2010

Kawai !

Publié par clairdeplume le 30 septembre 2010

Les petites filles vont craquer pour les Kokeshi, du nom donné à ces petites poupées de bois japonaises à la tête ronde et aux beaux habits. Après Yumi, c’est au tour cette fois de Aoki de raconter son histoire et de venir enrichir cette nouvelle licence très girly développée par les éditions Milan. On aide cette jolie poupée à faire sa valise puis on la suit dans le shinkansen, ce train ultrarapide, direction Tokyo, où vit son amie Yoko. Le temps d’un thé chez Yoko et les amies prennent le métro, où elles se retrouvent serrées comme des sushis. Puis après un peu de shopping dans les magasins typiquement nippons, les deux amies s’en vont admirer les cerisiers en fleurs au parc Ueno où elles s’installent pour déguster leur bento, cette boîte repas japonaise. Une histoire parsemée d’innombrables rabats et autres flaps à relever, et qui en camouflent encore d’autres! On reconnaît bien là la touche raffinée toute japonaise! Kawai (mignon) comme on dit là-bas!

Christelle

«Aoki» d’Annelore Parot, éditions Milan Jeunesse, 48 pages, 14,50 €

Cote: 4/5

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Une touche de surréalisme à la belge

Publié par clairdeplume le 29 septembre 2010

 

© Charlotte Collin

Une femme qui pêche des poissons dans le gazon, un cardiaque qu’on réanime à grands coups de sacs de frites et les rhinocéros qui volent en deltaplane… Le premier roman de Christophe Ghislain est teinté d’un accent surréaliste bien de chez nous.

 

Sortir un premier roman et qui plus est pour la rentrée littéraire, qu’est-ce que cela fait?
«Beaucoup de bien! Cela a été beaucoup d’attente, en particulier entre le moment où je l’ai envoyé et aujourd’hui. Donc cela fait plaisir, c’est plein de nouvelles sensations. Maintenant j’attends de voir!»

Comment vous en est venue l’idée?
«Je l’ai eue pendant mes études de cinéma. On devait imaginer pas mal de projets pour en venir à les mettre en scène et les filmer. C’est à ce moment-là que m’est venue l’ébauche de l’idée du rhinocéros qui a pas mal évolué par la suite. Après cela, l’idée a mûri. Puis quand j’ai eu fini mes études, je me suis attelé à l’écriture du roman.»

C’est un roman très visuel. Pourquoi en avoir fait un livre justement en non un scénario, vu vos études?
«La première image qui m’est venue, c’est celle de l’accident de voiture avec le rhinocéros. À partir de là, deux trois petites idées ont suivi. Mais je me suis rapidement rendu compte qu’en faire un film serait difficile. Et puis, pendant mes études, on avait aussi pas mal de cours d’écriture de scénarios, et j’y ai pris goût. C’est devenu une sorte d’évidence.»

Maintenant que le livre est écrit, il pourrait malgré tout être adapté et devenir un film?
«Je n’en sais rien. On me pose beaucoup la question, vu mon parcours. Cela me ferait plaisir. Quand à ma participation, je ne sais pas.»

Le personnage de Gibraltar est arrivé tôt?
«Gibraltar est arrivé dans les prémices de la construction du projet. C’est d’abord parti de lui et de son histoire. L’Esquimau et Emma sont venus ensuite. Ils faisaient partie de l’histoire dès le départ, mais l’idée d’en faire aussi des narrateurs est venue après.»

Certaines images, dont celle du rhinocéros, peuvent paraître un peu surréalistes. C’est votre côté belge?
«Peut-être bien! Je n’écris pas pour revendiquer un quelconque patrimoine culturel, mais on est tous un peu déterminé par l’endroit où l’on vit. Donc j’imagine qu’il doit y avoir un côté belge!»

Vous avez déjà une idée pour votre prochain roman?
«Il est en cours d’écriture, donc c’est même plus qu’une idée! Mais c’est encore trop tôt pour en parler…»

Christelle Dyon

EN QUELQUES LIGNES
«La colère du rhinocéros» raconte l’histoire de Gibraltar qui a quitté son village natal il y a 17 ans. Aujourd’hui, il est de retour pour tenter de retrouver son père. Mais il se rend compte rapidement qu’il n’est pas le bienvenu dans ce bled. Il faut dire qu’arriver à bord d’un corbillard transportant dans le coffre un macchabée qui plus est volé n’était peut-être pas le meilleur moyen de faire son entrée dans ce village aux habitants plutôt hostiles aux excentricités. À peine arrivé dans ce décor désertique qu’il percute un rhinocéros. Et tandis que Gibraltar entreprend de reconstruire pierre par pierre le phare érigé par son père au beau milieu de son pré, son passé enfoui refait petit à petit surface. Un passé qui se construit pièce par pièce, raconté à tour de rôle par Gibraltar bien sûr, mais aussi la ravissante Emma et l’énigmatique Esquimau. Entre une femme qui pêche des poissons dans le gazon, un cardiaque qu’on réanime à grands coups de sacs de frites et les rhinocéros qui volent en deltaplane, le livre est certes à déconseiller aux esprits trop rationnels. Mais ce récit fantaisiste décrit pourtant avec beaucoup d’humour la quête du père et les méandres de vies ruinées. Une touche d’originalité incontestablement pour cette rentrée!

«La colère du rhinocéros», de Christophe Ghislain, éditions Belfond, 336 pages, 19,50 €

Cote: 3/5

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Trouver LE prénom

Publié par clairdeplume le 28 septembre 2010

Maëlys ou Lena? Hugo ou Thomas? Pas toujours facile de trouver LE prénom de bébé. D’autant qu’il faut se mettre d’accord à deux et que les possibilités sont nombreuses. Cette nouvelle édition 2011 de l’«Officiel des prénoms» propose plus de 12.000 prénoms masculins et féminins. Tendances ou classiques, originaux ou multiculturels, les futurs parents auront de quoi cogiter! Pour chaque prénom, l’auteure, créatrice du site web meilleursprenoms.com, renseigne sur l’origine, la signification, les variantes ainsi que la fréquence d’attribution. Mais l’ouvrage propose également des zooms sur certains prénoms en vogue, des palmarès et l’évolution des tendances dans les diverses régions francophones. Ainsi que les prénoms qui seront attribués aux ouragans ses prochaines années. Autant le savoir en effet!

Christelle

«L’Officiel des prénoms. Editions 2011», de Stéphanie Rapoport, First Editions, 592 pages, 17,90 €

/// www.meilleursprenoms.com

Cote: 5/5

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Du Marc Levy en bande dessinée

Publié par clairdeplume le 27 septembre 2010

Après le 7ème art, c’est au tour du 9ème d’art d’adapter Marc Levy! Sous les coups de crayon d’Espé, Corbeyran réorchestre donc le coup de foudre entre un ange et un démon, supposés livrer l’ultime combat entre le bien et le mal… Un travail lu et approuvé par Marc Levy himself!

Pourquoi avoir choisi d’adapter ce roman-là en bande dessinée?

«Il faut poser la question à Eric Corbeyran, parce que c’est lui qui l’a adapté, et c’est son initiative. On était assis à côté l’un de l’autre au jury du prix Carrefour Savoirs. Moi je lui disais à quel point j’aimais son travail et que j’aimais ‘Le Chant des Stryges’. Lui m’a dit qu’il aimait énormément ce roman et qu’il avait envie de l’adapter. Je lui ai répondu ‘vas-y mon vieux!’»

Et vous quel roman auriez-vous choisi d’adapter?

«Dans ce format-là, le format B.D. traditionnel, je pense que j’aurais pris celui-ci aussi, ou éventuellement ‘La prochaine fois’. En roman graphique, ‘Les enfants de la liberté’ et ‘Où es-tu?’»

Vous êtes donc aussi un lecteur de B.D.?

«Oui, je suis un gros lecteur de bande dessinée. Cela a commencé assez jeune avec la ‘Rubrique-à-brac’ et cela s’est poursuivi jusqu’à maintenant. Cela va du ‘Chant des Stryges’ en passant par le cycle d’Ossian. J’ai lu tous les ‘Johan et Pirlouit’, tous les ‘Buck Danny’, tous les ‘Tanguy et Laverdure’, etc. Je dois avoir mille B.D. à la maison.»

Vous aviez donc une bonne base pour superviser l’adaptation?

«Non, je ne voulais pas du tout être dirigiste. Eric n’est pas un quart d’auteur ou un demi-auteur. C’est un auteur à part entière, comme un metteur en scène qui vous propose d’adapter un de vos romans. Le propos n’est pas d’aller leur expliquer comment faire leur métier. Eric m’a envoyé son scénario pour que je le valide… et je lui ai dit que je lirais la B.D. avec plaisir!»

Et votre impression?

«J’ai lu la B.D avec plaisir! Plus que cela même. C’est drôle parce que je suis incapable de relire un de mes livres. Même pour écrire la suite de ‘Si c’était vrai’, je n’ai pas pu relire le roman. Mais là, je l’ai lu comme un lecteur de B.D. J’ai complètement oublié que c’était moi qui avais écrit cela.»

C’était comme vous vous l’imaginiez?

«C’est toujours le problème de l’adaptation. Mais je pense que la B.D. est une étape plus proche du roman que du cinéma, pour la raison que la B.D. ne souffre d’aucune contrainte budgétaire. Dans la B.D. comme le roman, quand vous faites exploser trois entrepôts, le producteur n’est pas mort d’un arrêt cardiaque au moment où il est expliqué ce qu’il va se passer dans la scène.»

Le choix d’Espé pour les dessins s’est fait comment?

«Corbeyran me l’a proposé. J’ai vu les premiers dessins d’Espé et j’ai tout de suite été subjugué.»

Êtes-vous satisfait du rendu des personnages? Sont-ils tels que vous vous les représentiez?

«En tant que lecteur, je suis fou de bonheur des dessins et je suis complètement admiratif. Je trouve qu’Espé a un talent extraordinaire. En tant que romancier, je suis gardien de ce qui fait pour moi la différence entre un roman et une B.D. ou un film. Mon travail a toujours consisté à faire exister le personnage sans jamais le décrire. J’ai même poussé le vice dans ‘Le voleur d’ombre’ à le faire exister sans lui donner de prénom. Donc je ne vous dirai jamais si le personnage correspond à ce que j’avais en tête parce que je priverais quelqu’un d’autre de la liberté de définir le personnage tel qu’il l’entend. Mais en tant que lecteur, je suis très heureux.»

Tout le roman ne peut pas rentrer dans le format B.D. Des scènes ont été supprimées. Cela ne vous a pas fait mal?

«Très honnêtement, le seul regret que j’ai pour la B.D., mais qui est uniquement émotionnel et personnel et ne remet pas du tout en cause la qualité du travail des adaptateurs, c’est la disparition du personnage de Reine Sheridan. Pour une raison très simple, c’est que dans le roman, elle est l’incarnation de ma grand-mère. Donc j’y étais personnellement très attaché. Mais je n’ai jamais appelé Eric pour lui dire qu’il ne pouvait pas me faire cela. Et cela n’enlève peut-être rien à l’histoire. Mais c’est le seul regret que j’ai eu.»

D’autre adaptation B.D. sont prévues?

«C’est un gag, chaque fois qu’Eric et moi nous parlons au téléphone, on sedemande quand on fait le suivant. Mais cela ne se fait pas en 24h non plus, c’est un travail de longue haleine. Et puis il y a déjà un tome 2 qui est en préparation.»

Le but de cette B.D., c’est toucher un autre public?

«Non, c’est beaucoup plus égoïste que cela. Pour moi, c’est le pur plaisir d’avoir la B.D. chez moi! C’est un cadeau que Corbeyran me fait.»

Et la fin dans le tome 2 de la B.D. sera la même que dans le livre?

«Je ne suis pas sûr, je n’ai pas lu le scénario. J’ai laissé à Corbeyran carte blanche. Je n’ai pas voulu me gâcher le plaisir de la lecture…»

 Christelle

En quelques lignes

Inspirée du troisième roman de Marc Levy, l’histoire raconte le pari risqué conclu entre Dieu et Lucifer pour tenter de mettre un terme à leur éternelle rivalité. Durant sept jours, un ange -la belle Zofia- affrontera un démon -le sulfureux Lucas- pour un ultime combat qui doit voir triompher le Bien ou le Mal. Mais Dieu et Lucifer n’avaient semble-t-il pas prévu que leur meilleur agent pourrait tomber amoureux de celui du camp adverse… Les fans de Marc Levy connaissent bien sûr déjà l’histoire, assez bien respectée par Espé & Corbeyran, même si le format B.D. implique quelques simplifications. Reste que pour vérifier si la fin de la B.D. demeure bien la même que celle du roman, il faudra encore attendre quelques mois pour la parution du tome 2 !

«Sept jours pour une éternité – Première partie», d’Espé & Corbeyran, éditions Casterman, 72 pages, 12,95 €

Cote: 3/5

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Qu’est-ce qui est vert, petit…

Publié par clairdeplume le 26 septembre 2010

Non, il ne s’agit pas d’un petit pois, d’un chou de Bruxelles, d’un haricot mangetout, d’une pomme, d’une feuille, ni d’une touffe d’herbe! Ce n’est pas la faute de Clément s’il aime les habits verts. Reste que cela fait bien ricaner sa grande sœur qui ferait pourtant bien de se méfier… Car un petit frère, cela sait aussi se défendre. Et rira bien qui rira le dernier! Une histoire rigolote qui fera sourire les petits dès 4 ans.

Christelle

“Qu’est-ce qui est vert, petit, avec des dents?”, de Mark Sperring, illustrations de Leo Timmers, éditions Milan Jeunesse, 5,40 €

Cote: 4/5

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Des livres puzzles !

Publié par clairdeplume le 25 septembre 2010

Bonne idée que ces histoires illustrées de… jolis puzzles! Ces livres cartonnés nous emmènent tantôt dans l’univers de Hello Kitty, tantôt dans celui de Charlotte aux Fraises et des Fraisi-Princesses. Pour faciliter l’assemblage des neuf pièces de chacun des cinq puzzles, une petite histoire les accompagne. De quoi ravir toutes les petites filles dès 3 ans!

Christelle

Charlotte aux fraises – mon petit livre puzzle” et “Hello Kitty – mon petit livre puzzle”, éditions Hachette jeunesse, 10 pages, 7,50 €

Cote: 3/5

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A lire du bout des doigts

Publié par clairdeplume le 24 septembre 2010

Chouette collection que ces contes et comptines à lire… et à toucher. Cette histoire gourmande de Dame Tartine se dévore en effet du bout des doigts. Le palais de beurre frais, le caramel qui colle, la pâte d’abricots pailletée, les papiers de bonbons scintillants et jusqu’à la brosse à dents Carabosse ajouteront au récit -en rimes- des sensations rigolotes. Les pages cartonnées devraient résister un bon moment aux petites menottes! A noter qu’il existe déjà dans cette collection une vingtaine de titres, dont des grands classiques comme “Cendrillon”, “Le chat botté”, “Les musiciens de Brême “, “Le vilain petit canard” ou encore “Le Petit Poucet”…

Christelle

“Dame Tartine”, d’Anouk Ricard, éditions Milan, 13 €

Cote: 4/5

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Dr Jekel et Mr Hyde

Publié par clairdeplume le 23 septembre 2010

Après «Comment se débarrasser d’un vampire amoureux», Beth Fantaskey nous a concocté une sorte de remake du «Dr Jekill & Mr Hyde». Depuis l’arrivée de Tristan Hyde dans la classe de Jill Jekel, leurs noms de famille suscitent les plaisanteries. Il est vrai qu’ils rappellent vaguement quelqu’un… Si les autres savaient! Le père de Jill a en effet toujours cru que sa famille descendait du Dr Henry Jekyll, ce scientifique qui a créé son alter ego maléfique. Quant à Tristan, si l’on en croit la légende familiale, il est le descendant direct du monstre, ce qui expliquerait ses actes de violence passagers. Plutôt doués en chimie tous les deux, Jill et Tristan vont s’allier et tenter de récidiver l’expérience de leur ancêtre, dans l’espoir d’échapper à leur destin… Une dose de fantastique, une pincée d’amour, un zeste de trahison et un brin de suspense: l’alchimie est plutôt réussie et devrait prendre auprès des adolescent(e)s!

Christelle

«Alchimie», de Beth Fantaskey, éditions Le Masque, collection MsK, 401 pages, 17 €

Cote: 3/5

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Magique !

Publié par clairdeplume le 22 septembre 2010

Derrière ce joli titre se cache l’histoire d’Iris, une jeune femme d’une trentaine d’années bien tassées, qui n’a jamais eu beaucoup de chance en amour et qui n’aime pas son boulot. Quand ses parents décèdent tous les deux dans un accident, sa vie ne semble plus avoir de sens, et elle songe à commettre l’irréparable. C’est alors qu’elle découvre  un petit café auquel elle n’avait jamais prêté attention. Son nom étrange -Le plus bel endroit du monde est ici- l’incite à pousser la porte. Elle y fait la connaissance de Luca, un bel Italien. Durant six jours d’affilée, ils se retrouveronnt au même endroit, changeant de table à chaque fois. Avec lui, Iris évoque sa vie et semble sortir la tête de l’eau. Jusqu’au septième jour, où Luca demeure introuvable. Un petit livre autour du deuil et de l’existence et pourtant empreint de magie, de pensées positives et de poésie (ou plutôt de haïku). Un vrai roman pour se faire du bien.

Christelle

«Le plus bel endroit du monde est ici», de Francesc Miralles et Care Santos, éditions Fleuve noir, 194 pages, 14 €

Cote: 3/5

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Direction le Royaume des ombres…

Publié par clairdeplume le 21 septembre 2010

Le tome 4 du «Journal d’un vampire» nous entraîne cette fois au Royame des Ombres. Espérant y retrouver Stefan, retenu prisonnier par les deux vilains «kitsunes» des légendes japonaise, Elena s’aventure dans cette dimension parallèle peuplée de démons et autres damnés en compagnie de Damon, Bonnie et Meredith. Mais le voyage est semé d’embûches et des liens de plus en plus ambigus se tissent entre la belle Elena et l’énigmatique Damon. Pendant ce temps-là, à Fell’s Church, Matt et la vieille Mme Flowers tentent de repousser le mal qui gangrène toujours la ville. Adapté en série TV aux USA depuis 2009, «Le Journal d’un vampire» devrait par ailleurs bientôt faire son apparition sur TF1 tandis que LJ Smith travaillerait sur une nouvelle série spin off, qui se penche sur le passé des deux frères ennemis, Stefan et Damon Salvatore…

Christelle

«Journal d’un vampire – tome 4» de LJ Smith, éditions Hachette Jeunesse, collection Black Moon, 576 pages, 16 €

Cote: 3/5

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La Belgique, version féministe

Publié par clairdeplume le 20 septembre 2010

© Jeremy Stigter

Après deux recueils de nouvelles couronnés par de nombreux prix, l’auteur belge Bernard Quiriny nous livre un premier roman qui risque fort bien de vous donner envie de fuir la Belgique au plus vite! Pas qu’il y soit question de querelles communautaires (ce qui, finalement, semble de la gnognote par rapport à ce que l’esprit inventif de l’auteur est capable de nous concocter). Il a en effet imaginé une Belgique théâtre d’une révolution inédite, d’inspiration prétendument féministe.

Qu’est-ce qui vous a donné envie de passer au roman?
«Le sujet détermine la forme. Les nouvelles que j’avais écrites étaient des histoires fantastiques et le fantastique se coule naturellement dans le moule de la nouvelle. Donc du coup, les histoires que j’écrivais avant étant des histoires fantastiques, elles sont devenues des nouvelles. Celle-ci n’étant pas une, cela aurait été beaucoup trop court d’en faire une nouvelle. Je n’ai donc pas voulu faire un roman, j’ai voulu parler d’un sujet qui nécessitait qu’on en fasse un roman.»

Comment vous est venue l’idée de ce livre?
«Cela faisait longtemps que je voulais parler des régimes totalitaires au 20e siècle, un sujet qui m’a toujours intéressé. Mais je ne voulais pas écrire un roman historique. Il fallait donc que je prenne la chose d’une manière un peu décalée. C’est pourquoi j’ai tout translaté par l’absurde. Au lieu d’avoir un gros état totalitaire, moi j’en ai créé un tout petit situé juste à côté. Et au lieu que ce soient des bolcheviks ou des maoïstes, ce sont des féministes. Cela aurait pu être n’importe quoi d’autre. Cela aurait marché aussi.»

Pour créer cet état féministe totalitaire, vous vous êtes inspiré d’un pays en particulier?
«Il ressemble beaucoup à la Corée du Nord fatalement parce que c’est le seul Etat totalitaire qui nous reste. C’est en tout cas le seul vrai Etat totalitaire à l’ancienne. C’est un peu le conservatoire du totalitarisme, il faut en prendre soin! Mais si la Corée du Nord est un des modèles, on peut aussi penser à la Chine pendant la révolution culturelle, au Cambodge quand les Khmers rouges ont pris le pouvoir. Ils sont tous un peu dedans.»

L’histoire se passe en Belgique. Pas question pourtant de frontière linguistique, mais plutôt d’une séparation des genres.
«Cela aurait pu marcher avec n’importe quel pays. Mais il fallait que cela se passe près de Paris puisque je mettais en scène des intellectuels français. La Chine et l’URSS, on pouvait en dire n’importe quoi parce que c’était très loin. Personne n’allait aller vérifier. Par contre, si c’est de l’autre côté de la frontière française, cela devient beaucoup plus amusant. J’aurais pu du coup choisir aussi la Suisse, l’Espagne ou Monaco. Mais comme je suis Belge, cela me paraissait plus marrant de faire cela en Belgique.»

Vous trouviez que la situation n’était pas assez compliquée comme cela?
«Non! C’est vrai qu’il y avait aussi le fait que la Belgique semble apprécier les solutions politiques étranges. »

Êtes-vous féministe?
«Ni plus ni moins que la moyenne des gens. Je ne suis pas aussi féministe et aussi fanatique que les féministes du roman.»

Christelle

En quelques lignes
Pour son premier roman, Bernard Quiriny imagine une Belgique devenue un régime totalitaire, sorte d’apartheid excluant les hommes de toute vie sociale, quand ils ne sont pas tout bonnement castrés! L’histoire est un récit croisé, raconté tantôt par un groupe d’intellectuels français «féministes», tantôt par une sujette du régime, Astrid. Premiers étrangers à qui ce pays ouvre ses portes depuis des années, le groupe de Français se laisse aveuglément guider par des brigadières soucieuses de leur donner une image positive du pays. De son côté, Astrid livre à son journal sa vie dans cet Empire. Résultat: un premier roman à la fois terrifiant et drôle, enivrant et affolant.

«Les assoiffées» de Bernard Quiriny, éditions du Seuil, 396 pages, 21 €

Cote: 5/5

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Lumière sur le côté obscur

Publié par clairdeplume le 19 septembre 2010

Trois narrateurs s’opposent, se reflètent et s’éclairent pour donner vie à ce récit. Il y a d’abord Pasquale, un traducteur italien qui a choisi l’exil en France depuis que Berlusconi est arrivé au pouvoir. Et puis il y a Aurèle, une adolescente qui vit dans la banlieue de Lyon, et son demi-frère attardé Jérôme, qui l’idolâtre. Le lien entre ces trois personnages? Anna, professeur de musique au collège d’Aurèle et de Jérôme, dont Pasquale s’est épris. Mais il n’est pas le seul… Stéphanie Hochet met en lumière à tour de rôle le côté obscur de chacun de ses personnages,  avec leurs petites obsessions et leurs sournoises manipulations.

Christelle

«La distribution des lumières» de Stéphanie Hochet, éditions Flammarion, 192 pages, 17 €

Cote: 3/5

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Elle avait vendu son âme à Dieu

Publié par clairdeplume le 18 septembre 2010

Tout baigne pour Alex. Dans quelques jours il décrochera son bac et profitera ensuite des jours d’été pour se détendre aux côtés de son amie Elisa. Mais le cours de sa petite vie tranquille va entièrement changer en quelques heures à peine. Ce matin-là, la mère d’Alex, éminente chirugienne entièrement acaparée par son boulot, ne peut conduire son fils à l’école et lui demande -exceptionnellement- de prendre le bus. Mais, finalement, Alex délaisse les transports en commun pour la moto de son amie. A peine le bus démarre-t-il qu’une énorme explosion s’en suit… Choqué, Alex va rapidement apprendre que cet attentat le visait, lui, plus particulièrement. S’en suivra une course-poursuite… une chasse à l’homme. La mère d’Alex a disparu et il semblerait qu’elle trempe dans un trafic pour le moins douteux. Karl T. et Damien Marie (“La Cuisine du Diable”, “Polar & Co”) nous livrent ici un thriller accrocheur mais finalment assez moyen de gamme. On appréciera le dynamisme du scénario et regrettera sûrement un manque de piquant. Précisons que les deux tomes de ce diptyque sont sortis en même temps (ce qui n’est pas pour nous déplaire!).

Anne-Sophie

“Dieu, t 1: A corps perdu” et “Dieu, t 2: A coeur ouvert”, de Karl T. et Marie, éditions Dupuis, 48 pages et 56 pages, 10,95 euros/l’album

Cote: 2,5/5

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Un livre de photos Hello Kitty

Publié par clairdeplume le 17 septembre 2010

Tout doux, comme un vrai doudou, ce petit livre raconte une mini-histoire d’Hello Kitty et sa famille. En vis-à-vis des photos du célèbre petit chat et de ses proches, une pochette transparente permet de glisser des photos de famille de votre petit bout. Au fil des pages en tissu défilent ainsi sa maman, son papa, ses grands parents (qu’il faudra quand même caser tous ensemble dans une seule pochette). Et pour finir, une photo de la plus chouette des familles! Une façon pour l’enfant d’avoir toujours ses proches près de lui. Un livre à emporter partout avec bébé!

Christelle

«Hello Kitty – Mon livre de photos», éditions Hachette jeunesse, 10 pages, 13,90 €

Cote: 4/5

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Super maman

Publié par clairdeplume le 16 septembre 2010

Ce petit guide donne tous les conseils pour éviter d’être une maman débordée et au bord de la crise de nerf. Car c’est bien connu: les enfants comptent sur leur mère, les hommes sur leur femme et les femmes… sur elles-mêmes! Etre une super maman requiert donc de la disponibilité, de l’enthousiasme, un sens de l’organisation et un don pour le «shopping» (comprenez pack d’eau, lait, beurre, papier toilette, etc.). Il est donc question de s’organiser pour assurer! D’où ce petit livre, prolongement du blog mamanorganisee.com, qui donne trucs et astuces pour la vie de tous les jours: la danse du trier-jeter, comment éviter le ménage de printemps, la base de ce qu’il faut dans ses placards, des idées de menus, des défis rangement pour les enfants ou encore comment gérer la rentrée des classes. Bref, un petit guide pour faire de nous toutes des clones de Bree Van De Kamp… mais sans (trop) de douleur.

Christelle

«Maman organisée» par Emmanuelle Hamet, éditions First, 208 pages, 9,90 €

Cote: 3/5

http://www.mamandebordee.com/

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Berk les bisous !

Publié par clairdeplume le 15 septembre 2010

Nadine Monfils n’écrit pas que des polars. Parfois, il lui arrive aussi d’écrire des jolies histoires qui ne font même pas peur pour les plus petits! Il est question ici d’une petite fille dont la maman ne peut s’empêcher de lui faire des bisous! Or, cette petite fille n’aime pas les bisous, mais alors pas du tout! Les bisous, ça colle! Bèèèrk! Mais quand elle dit à sa maman qu’elle n’aime pas les bisous, cela rend sa maman triste. Et quand elle lui explique que ce n’est pas parce qu’elle n’aime pas les bisous qu’elle n’aime pas sa maman… celle-ci recommence à lui faire plein de bisous! Mais heureusement, la petite fille a une idée… Et si elle ramenait un chien à sa maman? Bref, une histoire pleine de tendresse, joliment illustrée par Claude K. Dubois.

Christelle

«J’aime pas les bisous», de Nadine Monfils et Claude K. Dubois, éditions Mijade, 32 pages, 11 €

Cote: 4/5

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Beethoven après Mozart

Publié par clairdeplume le 14 septembre 2010

Un essai, illustré par une fiction, le tout accompagné d’un CD de Beethoven: le dernier livre d’Eric-Emmanuel Schmitt est un ode au célèbre compositeur que l’écrivain se rappelle avoir aimé passionnément durant son adolescence, avant de s’en éloigner. «Entre Beethoven et moi, ce fut une histoire brève mais forte» annonce l’auteur, tout de go. Mais d’ajouter plus loin: «En art comme en flirts, il y a des êtres dont la fréquentation constitue l’antidote à l’amour qu’ils inspirent». Cet amour, il le retrouvera malgré tout des années plus tard, dans une expo à Copenhague, en tombant nez à nez face à un masque de Beethoven. De quoi lui inspirer une courte fiction, «Kiki van Beethoven», racontant l’aventure d’une sexagénaire qui va, grâce à la musique, changer sa vie et celles des ses trois amies. Mais l’auteur de philosopher aussi, dans une première partie, autour de cette phrase, prononcée jadis par son professeur de piano «Quand je pense que Beethoven est mort alors que tant de crétins vivent»! Eric-Emmanuel Schmitt a décidé de mener l’enquête: qui a disparu, Beethoven ou nous? Et qui est l’assassin? Un livre qui complète le cycle «Le bruit qui pense» entamé par Eric-Emmanuel Schmitt avec «Ma vie avec Mozart». Suivront bientôt Bach et Schubert promet l’auteur.

Christelle

«Quand je pense que Beethoven est mort alors que tant de crétins vivent!» d’Eric-Emmanuel Schmitt, éditions Albin Michel, 198 pages, 22,90 €

Cote: 3/5

www.eric-emmanuel-schmitt.com

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