Clair de Plume

Blog littéraire

Archive pour juillet 2010

Un geek au Japon

Publié par clairdeplume le 31 juillet 2010

Immersion dans la culture japonaise grâce à cet ouvrage bien conçu qui nous offre une vision très réaliste du Pays du Soleil Levant. Après une brève histoire du Japon afin de planter le décor, l’auteur -un Espagnol dont le blog (www.kirainet.com) a servi de base au bouquin- s’attaque aux différences culturelles qui font la spécificité du pays. Il y est question de geishas bien sûr, mais aussi de la cérémonie du thé, de cette passion robotique niponne, des comportements japonais dont la vertu de l’humilité, des relations homme-femme, du cosplay (ce hobby consitant à se déguiser en personnage de manga), du quotidien d’un salaryman et d’une carrière woman, ainsi que des familles, des étudiants et des retraités. L’auteur y aborde aussi les mangas, la musique, la TV, le cinéma et j’en passe. Mais pas question ici de servir les vieux clichés.  On voit que l’auteur connait bien le pays, et surtout ses habitants. Un chapitre est également consacré à une visite de Tokyo, avec différents thèmes au menu, tandis que le dernier chapitre nous prodigue des conseils généraux pour visiter le Japon et nous fournit une liste des lieux incontournables ainsi que quelques lieux plus secrets et un mini lexique. Bref, le complément idéal du guide de voyage pour tous les amoureux du Japon.

Christelle

“Un geek au Japon”, de Hector Garcia, éditions 12 bis, 152 pages, 19 €

Cote: 5/5

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Du boulot pour Alex Cross

Publié par clairdeplume le 30 juillet 2010

Alex Cross, le flic vedette de James Patterson, voit sa vie basculer le jour où sa femme, Maria, meurt dans ses bras, assassinée par un mystérieux tueur qu’Alex n’a jamais retrouvé. Depuis, il a démissionné pour mieux se consacrer à leurs enfants et repris ses activités de pychologue. Jusqu’au jour où son ancien coéquipier vient lui demander de l’aide pour coincer un violeur en série qui parivent tellement à effrayer ses victimes que celles-ci refusent obstinément de porter plaindre. Alex et son ex-coéquipier se lancent donc sur la piste de celui qu’on surnomme le Boucher. Mais si l’homme n’était autre que le meurtrier de Maria? On retrouve donc ici une nouvelle aventure du héros imaginé par James Patterson, l’auteur de thrillers le plus vendu au monde qui nous a pourtant déjà habitué à plus haletant. Un bon moment de suspense malgré tout. Et que les fans se rassurent: la dernière phrase de livre montre qu’Alex Cross a encore du boulot qui l’attend…

Christelle

“La lame du boucher” de James Patterson, éditions JC Lattès, 372 pages, 20 €

Cote: 3/5

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Le retour de Boro

Publié par clairdeplume le 29 juillet 2010

 Franck et Vautrin poursuivent avec Veber pour l’adaptation en bande dessinée d’un nouveau cycle des aventures de Boro, reporter photographe. «Le Temps des Cerises» comptera trois tomes. L’action se situe à Paris en 1936. Son inséparable Leica à la main, Boro est le témoin des heurts de plus en plus violents que provoquent les succès de la gauche française qui gagnera bientôt les élections, avec à sa tête Léon Blum. Dans la clandestinité, le mouvement qui se fait appeler «La Cagoule» s’apprête à basculer dans l’action armée. C’est en ces temps troublés que le chemin de Liselotte, une jeune fille dont le père minier vient de décéder, croise celui de Boro qui, attendri, décide de la prendre sous son aile. Dans ce premier opus, les événements se bousculent et les éléments se mettent en place très rapidement. Certains lecteurs se sentiront un peu perdus, d’autres ne s’ennuieront pas de l’action proposée par les scénaristes et par ailleurs auteurs de la célèbre série romanesque des aventures de Boro. Celle-ci compte aujourd’hui huit volumes parus chez Fayard et Pocket.

 Anne-Sophie

 «Les aventures de Boro, reporter photographe. Le Temps des Cerises. Tome 1», de Veber, Franck et Vautrin, éditions Casterman, 48 pages, 12,90 €

 Cote : 3/5

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Une nouvelle trilogie de LJ Smith

Publié par clairdeplume le 28 juillet 2010

Voilà une nouvelle trilogie de l’auteure du “Journal d’un vampire” qui devrait plaire aux amateurs de “bit litt” (comprenez «littérature mordante pour jeunes filles»)! Cette brique regroupe les trois tomes de “Prémonitions”, racontant l’histoire d’une jeune fille, Kaitlyn, aux étranges pouvoirs: tout ce qu’elle dessine finit en effet par se produire. Résultat, au lycée, Kaitlyn est considérée comme une sorcière. Mais Kaitlyn n’est pas seule à posséder de tels pouvoirs. Grâce à un test organisé dans les écoles, elle est repérée par le Dr Zetes qui l’invite à rejoindre son école réservée à ceux qui, comme elle, disposent de capacités psychiques hors du commun. C’est ainsi qu’elle fait la connaissance d’Anna, qui parle aux animaux, de Lewis, qui a hérité du don de psychokinésie, de Rob, aux pouvoirs de guérisseurs, et de l’énigmatique Gabriel. Ravie de s’être fait enfin des amis, Kait évolue donc au sein de l’Institut, sous la houlette de Joyce, l’assistante du Dr Zetes,  qui leur fait passer leurs tests quotidiens. Mais si l’Institut avait quelque chose à cacher? Qu’attend vraiment  le Dr Zetes de ses nouvelles recrues? Et qu’est-il arrivé aux étudiants qui les ont précédés? Comme dans ses histoires précédentes, LJ Smith mélange avec talent surnaturel, suspense et histoire d’amour. Merci d’ailleurs Michel Lafon d’avoir publié les trois tomes en un seul recueil nous évitant des mois d’attente intenable entre deux volumes!

Christelle

“Prémonitions” de L.J. Smith, éditions Michel Lafon, 624 pages, 22,50 €

Cote: 4/5

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Souvenirs et histoire de famille

Publié par clairdeplume le 27 juillet 2010

Si les premiers chapitres et leur galerie de personnages rétros peuvent paraître de prime abord un brin ennuyeux, on se laisse malgré tout emporter au fil des pages dans les souvenirs d’Iris, la narratrice. Surtout quand elle révèle enfin les petits potins croustillants de sa drôle de famille! L’histoire, qui se déroule en Allemagne, commence à la mort de Bertha, la grand-mère d’Iris. La vieille dame a laissé à sa petite-fille sa maison et Iris doit désormais décider ce qu’elle va en faire. Si elle n’envisage d’abord pas de la conserver, les souvenirs que lui évoque l’endroit  où ont vécu plusieurs générations de femmes pourraient malgré tout bien la faire changer d’avis. Au fil des pages, défile donc la vie de sa grand-mère, mais aussi celle de sa mère Christa et ses deux soeurs Inga et Harriet, ainsi que l’enfance de la narratrice aux côtés de sa cousine Rosemarie et de leur étrange amie Mira. Les secrets de famille se révèlent petit à petit, tout comme le talent à narrer des souvenirs de cette auteure allemande, Katharina Hagena, dont ce premier roman a dejà remporté un certain succès en Allemagne.

Christelle

Le goût des pépins de pomme”, de Katharina Hagena, éditions Anne Carrière, 267 pages, 19,50 €

Cote: 3/5

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Une vie de chat

Publié par clairdeplume le 26 juillet 2010

De l’observation à la bande dessinée, il n’y a qu’un pas… que Frank Le Gall («Théodore Poussin») n’a pas hésité à franchir. Celui qui nous avait habitués à des albums flairant bon l’aventure se lance cette fois dans un récit nettement plus proche du quotidien. Dans «Miss Annie», il met en scène une petite chatte malicieuse, intelligente et pas très obéissante. L’animal suit sa nature et se montre prêt à braver tous les interdits pour découvrir le vaste monde autour de la maison familiale. L’originalité de l’album? L’histoire est placée à hauteur de chat. Le lecteur ne découvrira donc que les jolies gambettes des maîtres de «Miss Annie», pas plus. Un album frais qui ravira petits et grands pour lequel Frank Le Gall s’est adjoint une jeune dessinatrice prometteuse, Flore Balthazar, sa compagne.  Une suite est déjà en préparation.

Comment est née «Miss Annie»?

Frank Le Gall (scénariste): «Il y a un peu moins de deux ans, Flore et moi avons acquis une petite chatte. Et cette petite coquine m’a directement refilé la toxoplasmose! Nous avons fait connaissance de cette manière. J’étais cloué dans un fauteuil et, pendant ce temps, je voyais la miss prendre possession de la maison, faire ses petites bêtises et découvrir de nouvelles cachettes. Je l’observais. M’est alors rapidement venue l’idée de raconter l’histoire de cette petite chatte vue… à sa hauteur, à niveau de genoux d’homme. J’ai tout de suite pensé à Flore pour le dessin. Elle est plongée dans le monde des félins depuis sa plus tendre enfance. Il y a eu jusqu’à cinq chats chez elle. Elle est capable de les dessiner de mémoire et leur attribuer des mouvements très réels sans les regarder.»

Tout est observation dans cet album?

 «La plupart des choses, oui. Mais pas tout, évidemment. Notre miss à nous n’est pas copine avec une souris. Heureusement! Je ne voudrais pas avoir de muridés à la maison! (rires) Tout ce qui se passe quand elle découvre le monde extérieur est du domaine de l’extrapolation. On a tous vu nos chats sortir dans le jardin, flairer les arbres, faire des trucs puis disparaître de notre vue. On ne sait pas ce qu’ils font, on ne peut qu’imaginer… surtout quand ils reviennent avec une oreille déchirée et le pif de travers…»

 Les hommes semblent avoir encore plus de mal à décerner la psychologie animale que féminine…

«(rires) Oui, je me demande si je n’ai pas fait un amalgame… (rires) C’est peut-être plutôt une autocritique. Je me suis permis de critiquer les hommes, en disant voilà nous on croit toujours tout savoir et avoir tout compris des femmes et des animaux. Mais, bien souvent, l’homme fait le coq et la femme arrange les trucs derrière son dos. C’est la vision que j’ai du couple en général. Le père (le maître de Miss Annie, ndlr) est un peu ridicule quand il imagine tout régenter.»

 Bonne idée que ce découpage en chapitres qui donne un certain rythme au récit et relance l’intérêt du lecteur…

«Ce n’était pas du tout une idée de départ. Elle nous est venue lors de l’écriture du scénario. Cette structure en chapitres renforce le côté ‘roman’. Le format du livre s’y prête d’ailleurs fort bien. Et comme le récit évoque une petite quête initiatique, ce n’est pas plus mal d’y mettre des jalons, pour que l’on sente mieux les différents passages.»

Flore Balthazar publie avec «Miss Annie» son premier album et voilà qu’elle bénéficie déjà d’un tirage limité en noir et blanc pour accompagner la sortie de l’album couleur…

«Flore rêvait d’avoir une édition en noir et blanc. Je lui disais de ne pas y croire. Les éditeurs ne proposent un tirage de tête qu’aux auteurs dont ils sont certains du succès commercial. Et puis voilà que notre éditeur chez Dupuis, José-Louis Bocquet, nous appelle pour nous proposer l’édition noir et blanc! Le noir et blanc met très bien en valeur le travail de Flore, notamment tout son travail sur le pelage du chat. La couleur a tendance à aplatir le travail dans le trait très grisé.»

Travailler en couple, un avantage ou un inconvénient?

«On travaille ensemble dans la même pièce, face à face. L’avantage c’est que, pour «Miss Annie», j’écrivais une page ou deux puis je les présentais à Flore et lui demandais ce qu’elle en pensait. La réaction était immédiate, ce qui me permettait de rectifier le tir aussitôt. Idem du point de vue du dessin, je pouvais me pencher sur son dessin et lui souffler mes commentaires. Etant un couple, la relation n’est absolument pas la même. Il n’y a pas de problème d’ego.»

Anne-Sophie

 «Miss Annie», de Flore Bathazar et Frank Le Gall, éditions Dupuis, 78 pages, 13,50 €

Il existe également un tirage de tête noir et blanc numéroté et signé par les auteurs.

 Cote : 3/5

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Un air de chick-litt pour l’Odyssée

Publié par clairdeplume le 25 juillet 2010

Les filles seraient-elles toutes des Pénélopes, du nom de l’épouse d’Ulysse qui, dans la mythologie grecque, passa des années à attendre son héros de mari en tissant? Stéphanie, en tout cas, est persuadée d’être frappée par cette malédiction. Si ce n’est qu’elle a troqué sa tapisserie par des séries télé dont elle s’abrutit pour masquer l’absence de Bertrand, son amoureux à elle… Car comme bien d’autres femmes, Stéphanie passe son temps à attendre son homme, scotchée au téléphone, devant “Sex and the city”, “Questions pour un champion” et même “Dr Quinn”. C’est dire! Entre deux émissions, Stéphanie bosse sur sa thèse (qui a trait bien sûr à la mythologie) et dans une maison d’édition… Olympus. Sans compter ses nombreuses disputes avec Télémaque, le petit chien que lui a offert son Ulysse à elle. Mais que se passera-t-il si Ulysse dépasse vraiment trop les bornes? Pénélope pourrait alors être tentée de mettre un terme à la malédiction, craquer pour l’un de ses prétendants et chambouler toute l’Odysée! De la bonne chick litt pour la plage! 

Christelle

“Toutes des Pénélopes” de Lisa Klimt, éditions Fleuve Noir, 228 pages, 17 €

Cote: 4/5

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Le sexe sans détour

Publié par clairdeplume le 23 juillet 2010

Fluide Glamour propose avec «Sexorama» un best-seller international de la BD grivoise. Son auteur Manuel Bartual, connu en Espagne pour ses dessins dans l’hebdomadaire ‘El Jueves’ (l’équivalent espagnol de ‘Fluide Glacial’), dissèque dans cet album les différentes approches que l’on peut avoir envers le sexe. Les points de vue féminins et masculins jouent de l’alternance. Si les premières planches nous ont fait bien rire, on se lasse fort rapidement de la thématique répétitive à souhait. L’humour n’est bien sûr pas des plus raffinés et des plus glamours. Parmi les thèmes abordés : les contraceptifs, les trios, le tourisme sexuel, les capotes, les acteurs pornos, l’infidélité, les décolletés et bien d’autres qu’il vaut sans doute mieux ne pas citer dans nos pages. Cet album n’est donc pas à mettre entre toutes les mains, comme (quasiment) toutes les publications estampillées Fluide Glacial ou Fluige Glamour.

Anne-Sophie

«Sexorama», de Manuel Bartual, éditions Fluide Glamour, 100 pages, 12,50 €

Cote : 2/5

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Anne Rice s’attaque aux anges

Publié par clairdeplume le 22 juillet 2010

Après ses “Chroniques de vampires”, Anne Rice s’attaque aux… anges. L’auteure abandonne Lestat pour le personnage de Lucky, un tueur à gage professionnel qui exécute froidement depuis dix ans les cibles qu’on lui désigne. Jusqu’au jour où il est abordé par un mystérieux inconnu, qui se fait appeler Malchiah, sait tout de lui et prétend être son ange gardien. Ce Malchiah lui offre de racheter ses crimes en sauvant des vies plutôt que de les prendre… Et Lucky se retrouve au Moyen Age, où il doit aider une famille juive accusée de meurtres rituels. Car le récit est aussi empreint d’histoire. Et s’il faut un peu de temps pour pénétrer dans ce nouvel univers, on finit par s’attacher à ce héros finalement pas si mauvais que cela, qu’on devrait d’ailleurs  retrouver dans deux prochains tomes.

Christelle

“L’heure de l’ange”, d’Anne Rice, éditions Michel Lafon, 270 pages, 20,90 €

Cote: 3/5

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Souvenirs épileptiques

Publié par clairdeplume le 21 juillet 2010

Emouvant récit autobiographique que nous livre ici Elodie Durand. Dans « La parenthèse », elle rassemble les souvenirs d’une période douloureuse de sa vie, celle d’une maladie qui l’a empêché de vivre pendant près de quatre ans, à savoir l’épilepsie. Judith, son alter ego, est en proie à de soudains malaises et des pertes de mémoires, d’abord fugaces, ensuite plus intenses. Les médecins diagnostiquent un cas d’épilepsie. On suit alors Judith dans son combat, ses visites chez le neurologue et ses opérations chirurgicales. On assiste également à sa rémission inattendue. Cette délicate BD intimiste « est née d’une nécessité, d’un besoin, d’un désir très fort de rassembler des souvenirs confus, d’éclaircir un passé douloureux », explique l’auteure qui ajoute avoir eu aussi envie de témoigner et de peut-être informer sur cette maladie finalement fort peu comprise.

Anne-Sophie

« La parenthèse », d’Elodie Durand, éditions Delcourt, 224 pages, 14,95 €

Cote : 3/5

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Pour parler belge correctement !

Publié par clairdeplume le 20 juillet 2010

Ce petit dictionnaire tombe à pic pour réviser ses belgicismes juste avant la fête nationale. Bardaf, brol, chicon, cuberdon, drève, bourgmestre, escabelle, slache, frigolite, raccuser, faire de son nez, en raconter une belle… Ce livre épingle 2.200 belgicismes à utiliser sans complexe. On ne soupçonne pas l’étendue et la richesse de ce patrimoine linguistique que pratiquent quatre millions de francophones wallons et bruxellois. Si certains des mots répertoriés se retrouvent dans les dictionnaires usuels du français, estampillés «Belgique», on y découvre aussi des mots répertoriés nulle part ailleurs. Chaque entrée nous renseigne sur la prononciation du mot, sa catégorie grammaticale et sa définition, mais fournit aussi des exemples et un équivalent en français de référence. On y trouve encore des rapprochements avec d’autres pays francophones, des explications étymologiques et des anecdotes. Ce dico reprend enfin des petits encadrés culturels et des cartes indiquant la diffusion géographique de certains mots. Un livre destiné à tous ceux qui pensent encore qu’il suffit de ponctuer ses phrases d’un «oufti» ou d’un «une fois» pour «parler belge»!

Christelle

«Dictionnaire des belgicismes» de Michel Francard, Geneviève Geron, Régine Wilmet et Aude Wirth, préface de Bruno Coppens, éditions De Boeck, 400 pages, 24,50 €

Cote: 4/5

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Zizi the Kid, un obsédé questionnel

Publié par clairdeplume le 20 juillet 2010

Comme pour la plupart de ses précédents livres, le petit dernier de David Abiker est une fausse autofiction. Le héros, Zizi the kid, raconte ses rendez-vous manqués ou insolites avec la sexualité.

Comment est née l’idée de ce livre?
«Je ne m’en souviens plus! Ce que je sais, c’est que le titre est apparu comme cela. Je devais sans doute avoir dans un coin de ma tête l’idée de rassembler des souvenirs de jeunesse. Et ces souvenirs étaient très sensuels. Ce qui ne me paraît pas être très surprenant: les enfants sont des éponges à sensations et à émotions. Ensuite, je me suis demandé quel allait être le thème. Parce que si vous reprenez les cinq livres que j’ai écrits, ce sont des fausses autofictions. Il y a toujours un sujet de société derrière. Quand je me suis mis à réfléchir vraiment à ce que je voulais faire, je me suis aperçu que la génération née dans les années 60-70 avait pu grandir à l’abri des affaires sordides comme l’affaire Dutroux en Belgique et d’Outreau en France d’un côté et des images pornographiques d’internet de l’autre. Et que cette génération-là, bien que née dans la libération sexuelle qui a suivi mai 68, a fait un apprentissage des choses de la nature et du sexe tout à fait sain. J’ai donc croisé ce constat avec ma propre existence et inventé l’histoire de Zizi The Kid.»

Mais quelle est la part de réalité finalement dans ce récit?
«Il y a une grosse part de réalité. Tous les flashs sont à peu près vrais, ou observés chez d’autres. N’importe quel romancier vous dira que pour transformer en lecture des choses qui ont existé, on passe par une série de mensonges. Des mensonges de la mémoire, des mensonges de l’écriture. Parfois, il vous arrive des histoires tellement extraordinaires que vous êtes obligé de faire passer un travail d’écriture par-dessus pour rendre cela crédible!»

© Astrid di Crollalanza

Quelles relations entretenez-vous avec votre cousin aujourd’hui?
«Elles sont excellentes! (rires) Déjà petits, on a beaucoup ri ensemble. Le cousin a un rôle d’éclaireur dans cette histoire. C’est lui le grand, qui me tire vers l’âge adolescent. Quand j’ai eu fini d’écrire le livre, je lui ai tout fait relire. Je lui ai dit que j’avais réinventé le petit garçon qu’il était à l’époque, mais qu’il fallait qu’il le lise, parce que c’était quand même un peu lui. Je lui ai demandé s’il voulait que je change des choses, son prénom, etc. Il a lu, il était enchanté. Le livre lui est dédicacé.»

Vous feuilletez toujours le catalogue des 3 Suisses?
«Non, j’ai arrêté parce que j’ai trouvé mieux entre-temps! (rires)»

La petite amie belge dont vous parlez au début du livre existe vraiment?
«Elle existe et j’ai envie de la voir aujourd’hui. Je vais l’appeler et j’espère qu’on aura un moment pour se voir.»

Les enfants seraient donc tous des obsédés sexuels?
«Non, les enfants sont des bombes sensuelles. Les adultes sont des obsédés sexuels. Ils ont tendance à être un petit peu obsédés sexuels à la place des enfants. Quand deux enfants s’entendent, ce sont les adultes qui disent on va les marier. Les enfants sont en bande, ils ont tous à peu près le même sexe, des sexes d’enfants. Et je dirais qu’être enfant, c’est un genre à part entière. Et puis ensuite l’adolescence arrive et les choses se structurent. Les enfants sont d’abord des obsédés questionnels. Tout ce que l’enfant ne comprend pas, il questionne. Ce que les adultes ne font plus. Et c’est pour cela que j’ai -je pense éviter le côté scabreux, parce que je suis resté au niveau de la table. Moi je vois cela, et l’adulte qui lit le livre il voit derrière l’épaule de l’enfant. Il recompose le puzzle et apporte lui-même les réponses aux questions que se pose l’enfant. Et dans le livre on voit que l’enfant se pose aussi des questions sur le monde des adultes. On n’a pas affaire à un petit garçon qui dit je veux bander. Ce n’est pas l’idée. Mais il se trouve que les choses qui nous interpellent quand on est petit, c’est quand même les choses qui nous font sortir de l’enfance.»

Il pourrait y avoir une suite, qui se déroulerait à l’adolescence?
«Je pense que oui. Elle pourrait s’appeler Zizi the King. Oui, parce que j’ai eu une vraie adolescence avec des vrais complexes, des vraies non-aventures, des vraies timidités, des vrais copains qui faisaient n’importe quoi. Et cela se ramasse sous le soleil de Marseille, avec en toile de fond, les années du front national dans la ville, et des copains qui avaient 15-16 ans et qui se sont engagés très à droite, bêtement comme on peut le faire à cet âge. Et moi qui avais un père juif, je ne pouvais pas suivre. On a été comme les cinq doigts de la main, et à un moment, j’ai dû les quitter. Donc il y a là une belle histoire à raconter…»

Christelle

«Zizi the kid» de David Abiker, éditions Robert Laffont, 210 pages, 15 €

Cote: 3/5

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Alliance cubaine

Publié par clairdeplume le 19 juillet 2010

Dans ce huitième opus, le «Tueur» poursuit sur sa lancée moralisatrice et nous livre ses réflexions sur l’état du monde. Cette petite pointe intellectualisante n’est à vrai dire pas pour nous déplaire. Dans «L’ordre naturel des choses», on découvre un tueur à gages plus sensible qu’il n’y paraît et qui avoue voir le monde sous un jour un peu différent depuis la naissance de son fils. Le père de famille a installé femme et enfant à Cuba et espère un jour raccrocher. Mais son heure n’est pas encore venue. Appelé au Venezuela, le «Tueur» fait temporairement alliance avec les Cubains et leurs intérêts, incarnés par la voluptueuse Katia qui semble l’avoir ensorcelé ou presque. Il lui est demandé de mener une campagne d’assassinats ciblés contre la junte militaire dans le but d’assurer le retour du président élu. Mariano, son ami et contact dans les milieux maffieux, met en garde le «Tueur» contre ce nouveau contrat et la belle Katia qui ne lui semble pas très nette. Un tout bon album qui confirme tout le bien que l’on pense de la série signée Jacamon et Matz.

 Anne-Sophie

 «Le Tueur, t 8: L’ordre naturel des choses», de Jacamon et Matz, éditions Casterman, 56 pages, 10,40 €

 Cote : 4/5

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Maths rigolotes !

Publié par clairdeplume le 18 juillet 2010

Calculs combinatoires, racines carrées, nombres transcendants mais surtout digressions philosophiques, culturelles et poétiques: voilà un petit livre qui vous ferait presque aimer les maths! Car il ne s’agit pas ici d’un concentré de nombres pour intellos, mais bien de curiosités arithmétiques, géométriques et logiques. Ce petit bouquin s’articule autour de différents thèmes. On y parle de mots, de couleurs, d’Orient, d’amour, de ciel, de machines et même de vacances. Il a été concocté par un mathématicien spécialiste de la vulgarisation scientifique, Paolo Gangemi. De quoi bronzer malin sur la plage cet été… et épater son prof de maths à la rentrée!

Christelle

«Salades de mathématiques» de Paolo Gangemi, éditions First, 160 pages, 12,90 €

Cote: 3/5

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Pour lézarder intelligent…

Publié par clairdeplume le 18 juillet 2010

Peur de vous ennuyer à la plage cet été? Emportez ce «Cahier de culture générale pour les Nuls» dans vos valises! Littérature, maths, histoire, sports, gastronomie, orthographe, musique, télévision… Tous les domaines y passent! Dans le même genre, on trouve aussi un «Cahier de jeux d’esprit et de logique pour les Nuls» remplis de charades, mots secrets, méli-mélo et intrus, afin de booster ses neurones.

Christelle

«Le Cahier de Culture générale pour les Nuls», de Jean-Joseph Julaud, éditions First, 64 pages, 6,90 €
«Le cahier de Jeux d’esprit et de logique pour les Nuls»,  de Nicolas Conti, 64 pages, 6,90 €

Cote: 2/5

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Apprendre avec Oui-Oui

Publié par clairdeplume le 17 juillet 2010

Voilà un joli coffret pour les premiers apprentissages. Ces quatre mini livres proposent aux petits (dès 3 ans) d’apprendre les couleurs, les chiffres, les formes ainsi que les moyens de transports avec Oui-Oui. Ces petits livres cartonnés sont vendus dans un coffret comprenant une petite valise en métal à l’effigie du célèbre pantin en bois. Les fans de Oui-Oui pourront ensuite y ranger leurs livres… ou y mettre leur goûter. Pour apprendre tout en s’amusant!

Christelle

«Coffret Oui-Oui – Mes premières notions», éditions Hachette Jeunesse, 10,50 €

Cote: 4/5

/// www.noddy.com

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Clichés et potins de stars

Publié par clairdeplume le 17 juillet 2010

Depuis 1960, il photographie les plus grandes stars, de John Lennon à Johnny Hallyday en passant par Brigitte Bardot Marlène Dietrich, Mick Jagger et bien d’autres. Sans oublier les têtes couronnées, des Windsor aux Grimaldi. Aujourd’hui, Daniel Angeli vient de publier deux ouvrages. L’un est un beau livre reprenant des clichés tantôt inédits, tantôt qui ont fait le tour du monde. L’autre est une sorte d’autobiographie dans laquelle celui qui fut l’un des premiers photographes people raconte ses souvenirs. Clichés et anecdotes croustillantes d’un homme qui ne se voit pas comme un paparazzi mais plutôt comme «un simple témoin de son temps». Pour les amateurs de presse people. 

Christelle

«Plus près des étoiles» de Daniel Angeli, éditions Michel Lafon, 176 pages, 39,90 €
«Objectif Une – Souvenirs d’un photographe de stars», de Daniel Angeli, éditions Michel Lafon, 272 pages, 18,50 €

Cote: 3/5

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