Clair de Plume

Blog littéraire

Archive pour avril 2010

Les révélations de Tony Curtis

Publié par clairdeplume le 30 avril 2010

Quand Tony Curtis rencontra Marilyn Monroe, celle-ci était encore rousse et pratiquement inconnue. C’était en 1950 à Hollywood, sur le parking des studios Universal. Elle avait 23 ans. Lui, 25 et… une belle Buick décapotable! Plus tard, ils se retrouveront, sur le tournage de «Certains l’aiment chaud». Et si la rumeur veut que Tony Curtis ait dit à l’époque qu’«Embrasser Marilyn, c’est comme embrasser Hitler», l’acteur révèle aujourd’hui dans un livre paru récemment qu’il a eu une aventure avec l’actrice sur le tournage. Et que Marilyn, alors mariée avec l’auteur Arthur Miller, s’est retrouvée enceinte avant de faire une fausse couche. Le livre de Tony Curtis, 82 ans, retrace sa rencontre avec le sex-symbol et plein de petites anecdotes sur le tournage du film culte de Billy Wilder. Le scénario qui s’écrit au fur et à mesure, la scène où Tony Curtis apprend à marcher sur des talons, la naissance des répliques cultes comme «Nobody’s perfect», les retards de Marilyn… De quoi vous donner envier de revoir le film!

Christelle

«Certains l’aiment chaud et Marilyn», de Tony Curtis et Mark A. Viera, éditions Le Serpent à Plumes, 316 pages, 23 €

Cote: 3/5

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Apprendre à dessiner ou à compter?

Publié par clairdeplume le 29 avril 2010

En voilà un chouette petit livre éducatif! Pas facile d’aborder les chiffres et les mathématiques sous l’angle ludique. Et pourtant Godeleine de Rosamel y parvient fort bien. Son ouvrage intitulé «Oh les chiffres!» se propose d’apprendre aux jeunes enfants à différencier les chiffres, à les écrire mais surtout à les dessiner! Et oui… A mieux y regarder, le 1 se dresse comme une girafe, le 2 se pose comme un canard, le 3 a un petit air de singe, le 4 pointe son museau de chien… En trois à quatre étapes et quelques coups de crayons, les chiffres se métamorphosent en petits animaux tout rigolos. Les enfants vont adorer apprendre… à dessiner et compter. D’une pierre deux coups! C’est simple, frais et attrayant. On recommande! De 3 à 7 ans.

 Anne-Sophie

 «Oh les chiffres!», de Godeleine de Rosamel, éditions Casterman, 32 pages, 8,95 €

 Cote : 4/5

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Livre-cadeau pour la fête des mères/pères

Publié par clairdeplume le 29 avril 2010

Mieux qu’une banale carte, ce livre-cadeau est interactif et à compléter par les proches de celle ou celui à qui il est offert. Une idée originale pour la fête des mères, ce 9 mai, ou celle des pères, le 13 juin prochain. L’occasion d’évoquer des souvenirs pour mettre en avant les qualités adorées… mais aussi les petits défauts acceptés des parents. A compléter notamment: le contenu du sac à main de Maman, les tics du langage de Papa, leurs idoles de jeunesse, les héros auxquels ils s’apparentent, les fou-rires en commun, leurs petites manies… Pas certain toutefois que Maman apprécie la page «Ce que tu devrais changer chez toi» avec au choix les fesses, les cuisses, le menton, la poitrine et bien d’autres! Un moment de convivialité magré tout assuré! En librairie dès les 6 mai.

Christelle

«Aujourd’hui c’est ton jour Maman», de Frédéric Ploton, illustration de Nathalie Jomard, éditions Hugo & Cie, 48 pages, 6,95 € Cote: 3/5

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Recettes au son d’avoine

Publié par clairdeplume le 28 avril 2010

Relativement méconnu, le son d’avoine est pourtant un ingrédient idéal pour toutes sortes de gourmandises! Antifringale par excellent, il aide à garder à la ligne. Il est également particulièrement recommandé pour les diabétiques. Ce petit livre propose 35 recettes -salées et sucrées- dont il est l’ingrédient principal. Et parmi celles-ci, les muffins aux épinards et coeur de fromage frais, une tarte au saumon, aux oignons caramélisés et à l’estragon, mais aussi des petites madeleines aux deux sons, un crumble à la rhubarbe, du porridge à la vanille et un smoothie énergétique. Pour les curieux à la recherche d’un peu d’originalité dans leur assiette! 

Christelle

«Mes recettes bio et saines au son d’avoine», d’Alice Hart, éditions Marabout, collection les petits plats, 72 pages, 7,90 €

Cote: 3/5

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Le temps des premières amours

Publié par clairdeplume le 28 avril 2010

Dans «Tous à Matha», Jean-Claude Denis évoque le temps de l’adolescence, des inévitables frictions avec les parents, des remises en question, des premières amours et de la camaraderie. Un récit autobiographique? Un petit peu mais pas entièrement. «Tous les ingrédients de cette histoire ont été vécus», confie l’auteur, ado dans les années 1960, qui éprouvait la drôle d’impression d’ «une chape de plomb terrible». L’été 1967 fait de l’œil à Antoine et sa bande de potes. Agé de 16 ans, il vit dans la banlieue de Paris, joue dans un groupe rock et est amoureux de la belle Christelle. Les amis ont décidé de faire du camping et de passer l’été à Matha, une petite plage de l’île d’Oléron. Même Christelle dont le père est loin d’être commode a reçu l’autorisation de s’y rendre. Reste à Antoine à convaincre ses parents de se rapprocher de la destination et de leur fausser compagnie une fois sur place…

Anne-Sophie

«Tous à Matha. Première partie», de Jean-C. Denis, éditions Futuropolis, 64 pages, 16 €

Cote : 3/5

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Rêve de célébrités

Publié par clairdeplume le 27 avril 2010

Quand on demande à Danielle Moreau sa profession, elle répond… «midinette»! Cette journaliste férue de «pipoles» a rencontré trente célébrités -parmi lesquelles Benoît Poelvoorde, Elie Semoun, Frank Dubosc ou encore Arielle Dombasle- pour tenter d’idientifier comment ces bambins d’hier sont devenus des célélbrités aujourd’hui.

Vous avez étudié plusieurs parcours de plusieurs stars. Existe-t-il un point commun à la façon dont naît ce rêve de célébrité?
«Oui, il y a des points communs qui se dégagent. Le livre aurait d’ailleurs pu s’appeler ‘Quand je serai grand, je veux être aimé’, dans le sens où il repose souvent sur des blessures d’enfance, des manques d’affection liés à la perte d’un père ou d’une mère. C’est le cas notamment d’Arielle Dombasle  ou encore de Philippe Bouvard, qui lui n’a pas connu son père. Mais cela peut être aussi un manque d’affection parce que les parents sont trop occupés. Autre point commun: ils viennent presque tous d’un milieu très modeste, sans aucun piston. Les parents sont donc obligés de travailler, et les enfants se sentent un peu en manque d’affection à cause de cela. Le pédopsychiatre qui a écrit des conclusions après mes portraits note qu’aujourd’hui, on ne laisse plus assez les enfants s’ennuyer. Pourtant, on voit que ces célébrités s’évadaient dans le rêve parce qu’elles étaient souvent seules. On se construit beaucoup sur ses rêves d’enfant. Il faut laisser les enfants s’ennuyer parce qu’alors ils rêvent, s’évadent et c’est souvent constructif.»

«On se construit beaucoup sur ses rêves d’enfant. Il faut laisser les enfants s’ennuyer parce qu’alors ils bâtissent des choses, rêvent et s’évadent et c’est souvent constructif.»

Ce sont un peu les madeleines de Proust des célébrités que vous racontez?
«Voilà! C’est leur parcours. Je me suis vraiment intéressée à toutes les petites et les grandes choses. Au début, ils pensaient n’avoir pas grand-chose à raconter. Mais l’enfance, c’est un peu comme une pelote de laine. On tire un fil. Au début, c’est un peu difficile à faire venir et puis cela se délie plus facilement. Jean-Pierre Marielle ne voulait plus me laisser partir parce qu’il aimait me parler de sa grand-mère, un sacré personnage qui a mis les Allemands au pas pendant la guerre. On comprend mieux son caractère! Il ressemble beaucoup à sa grand-mère. Benoît Poelvoorde, lui, a eu une enfance très triste, limite Cossette. Il a eu malgré tout du plaisir à me raconter cela. Il est allé de pensionnat en pensionnat. S’il est si proche de sa maman aujourd’hui, c’est parce qu’il a beaucoup manqué d’elle quand il était jeune. Il a perdu son père jeune et sa mère, elle, était noyée sous le travail parce qu’il fallait essayer de gagner sa vie. Ado, parce qu’il n’est ni très beau ni très fort aux études, il s’en sort par le rire, en faisant un peu le pitre.»

Un autre point commun à certains, c’est ce côté cancre.
«Oui. Ce côté cancre, limite inadapté à tout ce qui est scolaire, est aussi un point commun rassurant pour les enfants pas doués à l’école, même s’il ne faut pas le leur conseiller. Michel Galabru par exemple m’a dit qu’il était de bonne volonté, mais n’avait jamais compris ce qu’on lui voulait à l’école. Idem pour José Garcia, passé lui aussi complètement à côté de sa scolarité.»

On apprend aussi dans votre livre que le plus grand plaisir de Benoît Poelvoorde, c’est de faire le nettoyage?
«Il fait des journées entières de ménage avec sa maman, cela les détend tous les deux, ils adorent cela. Cela vient aussi de l’enfance. Dans les pensionnats où il était ballotté avec son frère, ils partageaient une petite table de nuit. Le frère de Benoît était bordélique alors que Benoît était très rangé et il ne supportait pas le désordre de la demi table nuit de son frère. Donc si vous voulez faire plaisir à Benoît Poelvoorde, ne lui achetez pas la dernière Ferrari, mais achetez-lui plutôt le dernier modèle d’aspirateur».

Tant qu’on en est dans les passions bizarres, on peut aussi évoquer la collection de sèche-cheveux de Frank Dubosc.
«Oui, au début qu’il m’a raconté cela, j’ai cru qu’il testait un sketch pour voir comment cela marchait! Mais il a vraiment une passion pour les sèche-cheveux. Leur bruit l’apaise. Il ajoute d’ailleurs qu’il ne veut pas de sèche-cheveux dernier modèle avec un bruit faible. Pour lui, c’est un symbole de richesse. Quand il était petit, seule sa sœur qui avait des cheveux longs avait le droit se servir du sèche-cheveux car ses parents avaient peu d’argent et cela coûtait trop cher en électricité. Donc cela a été sa revanche.»

Christelle

«Quand je serai grand, je serai célèbre», de Danielle Moreau & Stéphane Clerget, éditions Michel Lafon, 365 pages, 18 €

Cote: 3/5

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Un amour incestueux

Publié par clairdeplume le 26 avril 2010

Après l’infanticide dans «Le cimetière des poupées», Mazarine Pingeot s’attaque à l’inceste. Son dernier roman, «Mara», du nom de son héroïne, raconte l’histoire d’amour entre un frère et une sœur. Mais c’est aussi le récit d’une quête des origines, le tout sur fond de guerre d’Algérie. Un récit romanesque captivant qui prouve à ceux qui en douteraient encore que Mazarine Pingeot n’est pas seulement la fille cachée de François Mitterrand, mais aussi une auteure pas du tout en manque d’imagination!

Comment est née l’idée de ce roman?

«On ne sait jamais comment naît une idée. Mais je pense que je portais le début de l’histoire en moi depuis assez longtemps. Lors d’un voyage au Maroc, on m’avait raconté des histoires de gens qui se cachaient dans les villes. Je trouvais cette idée de venir se cacher au vu de tout le monde vachement romanesque. Mais je n’en avais rien fait. Et puis l’idée a mûri. J’avais aussi une vraie volonté d’aller vers un roman beaucoup plus ample, qui prend en charge d’autres dimensions que la pure dimension intime. C’est vrai que dans le précédent, j’étais allée au bout d’un travail qui était celui de l’introspection. Là je voulais prendre un peu le contre-pied et aller vers le monde, faire à la fois un voyage géographique et historique.»

Après avoir abordé l’infanticide dans «Le cimetières des poupées», vous vous penchez ici sur un autre sujet tabou: l’inceste.

«J’ai une sorte de fascination pour ce qui relève de la transgression! Parce que je trouve que la transgression et le tabou, c’est toujours le lieu de rencontre entre les problématiques individuelles et les problématiques sociales. Donc forcément, c’est une richesse incroyable pour un écrivain. Du fait que c’était un inceste, il y avait aussi cette idée de vivre quelque chose d’interdit et donc d’être dans l’obligation de le vivre en dehors du monde, de se cacher. Et enfin, il y a cet aspect d’amour passionnel. Je pense que tout amour passionnel est un amour fusionnel, encore plus quand c’est incestueux. Cette idée d’un amour absolu coupé du monde est l’illusion de croire qu’on peut ne vivre que de cela. On est tellement pris par son sentiment amoureux que finalement, le reste du monde n’a plus d’importance. Et croire que l’on peut vivre dans cet absolu est forcément une illusion. C’était cela aussi que je voulais interroger.»

«J’ai une sorte de fascination pour ce qui relève de la transgression!»

C’est la démonstration qu’on ne peut pas vivre que d’amour et d’eau fraîche?

«Oui! Je pense en effet que ce n’est pas possible.»

L’un des thèmes est cette quête des origines, cette thématique de la filiation, il y a des échos de votre propre histoire?

«Oui et non. Je pense que cela vient toujours de soi ce qu’on écrit, mais c’est quand même très, très transposé. Moi pour le coup, je n’ai pas eu à faire cette quête des origines parce que je savais très clairement d’où je venais! En revanche, ce qui est plus transposé, c’est l’idée de vivre dans une forme de réclusion, caché du monde, et puis de faire le travail inverse, de s’ouvrir au monde, d’aller à la rencontre des autres, et donc de soi-même aussi. Quand à la quête identitaire, je pense qu’elle est propre à tout le monde, moi comme les autres.»

Il s’agit d’un triangle amoureux entre Mara, Manuel et Hisham?

«Oui. À un moment donné, le troisième personnage devient fondamental. C’est lui qui va faire exploser cette bulle, même si elle explose aussi parce que ce n’est pas viable. C’est aussi lui qui va permettre à Mara de sortir de cette fusion totale, qui va l’amener vers le monde et l’obliger d’une certaine manière à réaliser sa quête des origines. Je pense que le troisième personnage est toujours fondamental pour casser la fusion.»

Pourquoi avoir choisi de parler de la guerre civile algérienne?

«Je trouvais notamment intéressant cette mise en parallèle avec l’histoire de France et son rapport à l’Algérie qui est aussi une relation incestueuse, très forte, très charnelle. Il y a un parallèle entre la grande Histoire et la petite.»

Christelle

«Mara», de Mazarine Pingeot, éditons Julliard, 512 pages, 21 €

Cote: 4/5

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Des histoires à lire et à raconter

Publié par clairdeplume le 25 avril 2010

Princesses, chevaliers, grenouilles, fleurs, arbres… Ce recueil rassemble vingt-deux histoires écrites et joliment illustrées par des auteurs et des illustrateurs francophones et néerlandophones autour du thème de l’amitié et de la solidarité. Des histoires à lire ou à raconter. Avec une préface de la Princesse Mathilde, qui se dit très sensible à l’importance de la lecture d’histoires aux enfants. Un bel ouvrage pour les enfants de 5 à 8 ans.

Christelle

«Qui veut embrasser la grenouille? Vingt-deux histoires à lire ou à raconter», éditions Racine, 144 pages, 24,95 €

Cote: 4/5

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Recettes pour débutant

Publié par clairdeplume le 25 avril 2010

Albert Verdeyen, chef coq bruxellois réputé et présentateur culinaire à la télévision, livre aux débutants ses petits secrets culinaires et les principaux gestes à accomplir pour maîtriser les techniques de base. Étape par étape, il dévoile notamment comment réaliser l’œuf à la coque, l’œuf sur le plat au lard ou l’omelette jambon tomate. Mais on y trouve aussi des tuyaux basiques comme comment cuire les pommes de terre et les légumes ou éviter que le riz ne colle. On y trouve aussi par exemple les cinq étapes de la réalisation du vol-au-vent ou de l’oiseau sans tête. Si les recettes présentées sont très basiques, les nuls en cuisine apprécieront sans aucun doute que la photo couleur illustrant chaque étape. Le livre idéal pour l’étudiant qui va vivre en kot ou le jeune couple qui emménage dans son premier appart.

Christelle

«Start to cook», d’Albert Verdeyen, éditions Racine, 160 pages, 17,95 €

Cote: 3/5

www.starttocook.be
www.albertverdeyen.be

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“Re-mind”, une nouvelle série d’anticipation

Publié par clairdeplume le 21 avril 2010

Souriant et décontracté, Andrea Mutti a fait le déplacement de son Italie natale pour la promotion de «Re-Mind», une nouvelle série imaginée et scénarisée par Didier Alcante. C’est avec enthousiasme que le dessinateur évoque ce thriller d’anticipation et d’espionnage. Dans «Re-Mind», la lutte contre le terrorisme semble tout justifier. Et les limites de la technologie sont sans cesse repoussées plus loin, au mépris de toute éthique. Le FBI dispose d’un appareil d’une efficacité redoutable… Basé sur la technologie dite «Re-Mind», il enregistre le film de la vie d’un individu au moment de sa mort. Recherches par mots-clés, arrêts sur images, ralentis, accès aux pensées et rêves les plus intimes de la personne décédée, la foule d’informations est précieuse… voire dangereuse. La série prévoit des cycles de deux tomes à paraître dans la même année. La seconde partie de ce premier cycle est attendue pour octobre et promet d’être riche en rebondissements, nous confie Andrea Mutti.

 

L’histoire démarre sur les événements du 11 septembre. Ces attentats semblent être une source d’inspiration inépuisable…

Andrea Mutti: «Oui on part du 11 septembre, d’un moment historique très touchant qui est encore très présent chez chacun d’entre nous. Mais l’histoire proprement dite démarre dix ans plus tard, dans un avenir qui est très proche. On est en 2011. Le lecteur doit être immergé dans un futur actuel, à peine plus éloigné que le jour d’aujourd’hui.»

On peut parler donc d’anticipation?

«Oui, le nouveau World Trade Center qui est dessiné est le projet qui va être édifié, mais qui n’est pas encore construit. Le récit s’inspire d’une innovation technologique qui en est à ses balbutiements. On a extrapolé et imaginé un appareil pointu utilisé par le FBI qui permet d’enregistrer tout le film de la vie d’une personne lorsque celle-ci passe à trépas. C’est aussi de l’anticipation dans ce sens-là.»

 Le rythme et la narration de «Re-Mind» sont clairement influencés par les séries américaines, comme «24 heures» notamment.

«Avec Didier Alcante, nous avons tous les deux directement pensé à ce rythme-là. «24 heures» est notre référence pour cette série. C’est aussi une manière pour nous d’être proche du lecteur.»

 L’ambiance générale est, elle aussi, très américaine. Pour toujours associer les USA aux développements technologiques et à l’immoralité?

«Les USA, comme le Japon d’ailleurs, sont des pays qui investissent beaucoup dans la technologie. Ils sont toujours à la pointe technologique. Mais les Etats-Unis sont un pays de contradiction. On peut faire tout et son contraire. C’est très contradictoire comme mentalité. Tellement de choses extraordinaires y coexistent que, la plupart du temps, elles s’entrechoquent. Par exemple, au niveau politique, on est passé de George W. Bush à Barack Obama, ces deux hommes ne pouvaient pas être plus différents l’un de l’autre. L’Amérique peut passer d’un opposé à l’autre.»

 Comment un Italien qui vit à Brescia en vient à faire carrière dans le monde de la BD franco-belge et américaine? Les projets sont moins intéressants en Italie? (rires)

«Il y a toujours des projets très intéressants en Italie, mais grâce aux technologies actuelles on parvient à s’enrichir en allant à la rencontre de nouvelles cultures. Il y a dix ou quinze ans, sans internet, travailler avec un Américain était quasiment impossible… Maintenant tout se fait par mail, l’envoi du scénario, l’échange des planches. Grâce à internet, je peux rencontrer des gens et créer des liens avec des personnes du milieu avec qui je n’aurais jamais pu travailler si la technologie n’avait pas été là! C’est vraiment très enrichissant de pouvoir s’immerger dans des cultures différentes via la BD. Tous font le même travail, que ce soit en Italie, en France, en Belgique ou aux Etats-Unis, mais ils le font de manière différente avec un langage différent.»

 On dit que vous êtes un dessinateur particulièrement rapide…

«C’est ma culture italienne! En Italie, les dessinateurs ont un rythme de travail très élevé. On doit livrer environ une centaine de pages par mois. Les Américains ont le même rythme de travail. La cadence est bien plus élevée que celle de la BD franco-belge. Je mets six à sept mois par album pour le marché franco-belge. Une planche en maximum deux jours. C’est un bon rythme. Un rythme idéal qui permet à mon dessin de garder sa fraîcheur, sa spontanéité.»

 Le second tome de «Re-Mind» qui doit sortir en octobre est déjà bouclé alors!

«Oui! (rires)»

 Anne-Sophie Chevalier

 www.andrearedmutti.it

 L’histoire en deux mots:

John Geb sauve des vies humaines. Le 11 septembre 2001, il était de service au pied du WTC. Dix ans plus tard, il travaille toujours comme urgentiste dans le même hôpital new-yorkais. Une nuit, une ambulance apporte des blessés pris dans un attentat à la roquette. Parmi les victimes: son fils Ethan, ex-policier qui a fini en tôle pour vol de drogue… A première vue… Cette même nuit, le FBI déboule à l’hôpital pour récupérer les données enregistrées dans le cerveau d’Ethan. Les agents fédéraux exigent que du médecin qu’il débranche le patient. John Geb découvre alors qu’Ethan était en réalité un agent infiltré dans un groupe terroriste dénommé «Ciel Noir»…

 «Re-Mind, t 1», de Mutti et Alcante, éditions Dargaud, 48 pages, 10,95 € 

Cote : 3/5

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Relations de voisinage

Publié par clairdeplume le 21 avril 2010

Zoom sur le quartier dit du Temps des Cerises. Les rues s’entrelacent autour d’un joli parc où les habitants se croisent, se saluent, échangent de brèves banalités. Tous mènent leur barque tant bien mal, ballotés par les aléas de la vie. Les personnages imaginés par Amélie Sarn et Marc Moreno sont très touchants de par leur proximité avec le lecteur. Il y a cette adorable Madame Mouchet, une dame âgée dont le mari est hospitalisé et qui ne veut pas perdre son optimisme. Il y a Caroline et Norbert qui attendent leur premier enfant et qui ne semblent plus être sur la même longueur d’onde depuis quelque temps. Il y a aussi Raymond, balayeur de rue qui a mis ses rêves de jeunesse au placard. Et puis il y a Robert Lesec qui pleure son Algérie natale et Monsieur Rafik, commerçant qui élève seul son fils Aziz. Sans oublier Mademoiselle Chmolowsky qui, comme chaque année, organise la fête du quartier. Cette histoire pleine de douceur et d’humanité est joliment mise en images par Julien Mariolle. Dans ce premier tome, les personnages se mettent en place peu à peu et laissent apparaître en filigrane un fragile tissu social de voisinage. Le second tome de ce diptyque entrera -on l’espère- dans le vif du sujet.

Anne-Sophie

 «Le Temps des Cerises, t 1», de Sarn, Moreno et Mariolle, éditions Quadrants, 80 pages, 15  €

 Cote : 3/5

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Remèdes de grand-mères

Publié par clairdeplume le 20 avril 2010

L’infusion d’anis contre les coliques, le miel pour stopper le hoquet, le jaune d’oeuf contre les coups de soleil, le jus de chou en cas de sinusite, mais aussi des remèdes contre les maux de tête, l’eczéma ou encore des recettes d’antirides ou d’anticernes… Ce beau livre contient 800 trucs et astuces de grand-mères, qui pourtant n’ont pas pris une ride! S’y trouvent tous les secrets pour concocter cataplasmes, infusions et autres décotions magiques avec les ingrédients de la cuisine et les plantes du jardin. Que ce soit pour soigner les bobos des petits comme ceux des grands… et même se fabriquer d’extraordinaires produits de beauté! Idéal pour les amateurs de produits naturels.

Christelle

“Ma grand-mère se soignait pareil”,  d’Anne Dufour et Catherine Dupin, éditions Hachette Pratique, 144 pages, 14,90 €

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Froud et Stouf are back !

Publié par clairdeplume le 20 avril 2010

Froud et Stouf, vous connaissez ? Mais oui vous les avez déjà certainement croisés… à la télé du moins. Ils faisaient leur apparition en 1996 sur Canal + et dans la foulée sortaient leur premier album « Les gens adorent ». Les années ont passé et Froud et Stouf, les deux petits chiens bleus débonnaires créés par Frédéric Jannin (dessins) et Stéphane Liberski (scénario), font un come back remarqué. Ils philosophent toujours sur le monde. Et leur philosophie de chien fait bien souvent mouche ! Leurs sketches sont actuellement diffusés sur Club RTL et regroupés dans un second album intitulé « Waf Waf ». Impassibles et tellement rigolos… La sauce prend bien souvent. Certains gags sont un peu moins marrants, mais le lecteur prendra un réel plaisir à la lecture de ces petites aventures canines.

 Anne-Sophie

 « Froud et Stouf, t 2 : Waf Waf », de Jannin et Liberski, éditions Luc Pire,  61 pages, 15 €

 Cote : 3/5

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Guillaume Musso amoureux de son héroïne

Publié par clairdeplume le 19 avril 2010

© Marianne Rosenstiehl

Entre comédie romantique et aventure fantastique -et avec un petit côté road movie en prime!-, le dernier livre de Guillaume Musso nous projette dans l’univers d’un romancier, qui voit débarquer dans sa vie son héroïne. Une situation qui ne serait pas pour déplaire à l’auteur, le vrai cette fois, qui semble lui aussi avoir succombé au charme de sa «fille de papier»!

Comment est née l’idée de donner vie à l’un de vos personnages?

«Cela fait très longtemps que je cherchais un sujet et une histoire qui me permette de traiter le thème de la lecture, du lecteur, du monde imaginaire dans lequel on peut se réfugier grâce à la fiction. Et à l’inverse aussi du retour que ce monde imaginaire pouvait avoir dans la vie réelle. Puis un jour, s’est imposée l’image d’un écrivain à la dérive dans une grande maison sur la plage et une fille tombée du ciel un peu comme un ange sur sa terrasse pour l’aider à sortir un petit peu du gouffre.»

C’est un peu une sorte de mise en abyme: un écrivain qui écrit sur un écrivain…

«Oui, complètement. J’ai joué sur la mise en abyme, sur tous les processus de métafiction. Je voulais aussi dire merci aux lecteurs. C’est mon roman le plus abouti, dans le sens où il brasse les thèmes qui me sont les plus chers. Ma mère était bibliothécaire. J’ai été élevé au milieu des livres. Pour moi, cela a toujours été un moyen d’évasion. On peut donc le lire au premier degré, en se laissant porter par l’intrigue, mais aussi à un deuxième niveau, y voir des références, des choses qu’on ne comprend pas forcément à la première lecture.»

Le héros étant un romancier comme vous, on peut se demander si vous y avez mis une grande part d’autobiographie?

«Comme beaucoup d’auteurs, je vais puiser dans une part de mon expérience, de ma vie personnelle pour construire mes personnages et être en empathie avec eux. Tom Boyd, l’écrivain, a donc des points communs avec moi. Il est vu à travers ma sensibilité. Mais on diffère aussi fondamentalement sur d’autres points. On le prend à un moment où il est à la dérive. Il est sous médocs, se drogue: ce n’est pas mon cas!»

L’angoisse de la page blanche, c’est aussi quelque chose que vous connaissez?

«Non! Absolument pas. J’ai le syndrome inverse, un trop plein d’idées. Il y a toujours quinze ou vingt histoires qui éclosent dans ma tête. Pour connaître le sujet de mon prochain roman, c’est à chaque fois difficile parce qu’il y a des histoires que je traîne avec moi, parfois depuis l’adolescence. C’est un peu comme une histoire d’amour, dans le sens où, dans une histoire d’amour, il faut rencontrer la bonne personne au bon moment. Pour une histoire, c’est un peu pareil: il faut la bonne intrigue et soi-même être prêt. Par exemple, cette histoire, je l’ai depuis plusieurs années, mais je n’étais pas encore prêt pour la traiter. Il a fallu attendre le bon moment.»

Vous avez déjà commencé votre prochain roman?

«Il y a trois histoires qui sont à peu près au coude-à-coude, dans trois genres différents. C’est le moment le plus excitant parce qu’on a encore l’impression que tout est possible. C’est le moment où on laisse vagabonder notre esprit. Le moment le plus dur après, c’est le moment de la rédaction qui, dans les périodes les plus intenses, peut représenter quinze heures ou seize heures par jour de travail, enfermé devant un écran. C’est tout sauf glamour. Mais la période où l’on recherche des lieux, où l’on va faire des repérages, où on peut essayer de capter l’air du temps, c’est ma période préférée dans le processus d’écriture.»

Votre personnage explique que l’écriture implique de se couper du monde, prévoir un stock important de capsules de café… C’est aussi votre façon d’écrire?

«Dans les bons jours, je peux écrire partout. Cela m’est arrivé d’écrire sur ordinateur dans un aéroport, dans un avion, à la terrasse d’un café. Mais le gros du travail, le travail qui fait mal, s’effectue entre 10h du soir et 4h du matin, enfermé, seul devant un bureau.»

Votre héros dit avoir toujours pensé qu’un ouvrage n’existait vraiment qu’à travers sa relation avec le lecteur. C’est aussi ce que vous pensez?

«Complètement. J’ai vraiment commencé à avoir du succès au moment de la parution de mon premier livre en Poche, au moment où les gens commençaient à se le conseiller. On croit parfois me faire de la peine en me disant que je suis un romancier populaire. Mais c’est vrai: je n’écris pas des livres élitistes, mais des livres destinés au plus grand nombre, dans un style que j’essaie de rendre fluide, abordant des thèmes qui se trouvent être un peu malgré moi universels. Je reçois plus de 10.000 courriers ou mails par an, des quatre coins du monde.»

Du genre des mails que reçoit Tom Boyd?

«Oui, c’est vrai que c’est un petit peu inspiré de messages que je peux recevoir. Mais c’est un éventail très large. Mes romans sont traduits dans plus de trente pays. Pendant longtemps, on me disait que c’était plutôt des femmes qui achetaient mes romans, ce qui est sans doute vrai! Mais elles les font découvrir de plus en plus à leur copain, leur mari, leur amant. Et donc je reçois de plus en plus de courriers masculins. La preuve que les hommes sont aussi travaillés par toutes ces questions: l’amour, le sens que l’on donne à sa vie…»

Y a-t-il un de vos personnages que vous aimeriez voir surgir dans votre vie?

«Billie! C’est le personnage auquel je suis le plus attaché. Je suis un peu tombé amoureux d’elle l’année où a duré l’écriture. J’étais content de la retrouver tous les matins, de me disputer avec elle par l’intermédiaire de Tom, de la taquiner. J’étais impatient de voir ce qu’elle allait me répondre car c’est un personnage qui s’est vraiment autonomisé. C’est le personnage que j’ai créé qui a peut-être le plus de répartie et auquel je suis le plus attaché. Depuis un peu plus d’un mois que le roman est terminé, Billie me manque!»

Vous aimez les belles voitures?

«Non, je n’ai pas du tout ce fantasme-là. Je roule en Clio, je ne mets pas du tout mon argent dans les voitures. Simplement, je trouvais que cela cadrait bien avec le personnage de Milo qui, lui, effectivement, parce qu’il n’a jamais eu d’argent et qu’il en a d’un seul coup, a envie de faire une folie et donc achète cette voiture hors de prix. Et puis cela m’amusait de les voir traverser le désert d’abord en Bugatti, puis en vieille Fiat pour finir en vieux scooter. C’était le côté déchéance du duo qui m’a fait choisir cette voiture hors de prix.»

Ce livre tient en effet du road-movie.

«Oui, j’avais cette envie d’espace. Je voulais les faire partir de Los Angeles, parce que Los Angeles, c’est Hollywood, l’usine à rêves, là où se fabrique la fiction. Il y a donc un lien avec le thème du roman. Je voulais ensuite les faire bouger, que ce soit un roman assez ensoleillé, assez anti-déprime. J’écris toujours le roman que j’aimerais lire en tant que lecteur et là, j’avais envie d’évasion, de m’évader en l’écrivant!»

Dans quel genre le classeriez-vous?

«Je crois que ce qui caractérise le plus mes romans, c’est qu’ils sont vraiment au croisement de plusieurs genres. C’est à la fois un thriller, une histoire d’amour, une réflexion sur la lecture. Avec une petite pointe de surnaturel.»

L’amitié joue une fois encore un rôle important dans ce roman, presqu’autant que l’amour. Vous avez aussi un meilleur ami, du genre de Milo?

«Milo, c’est le meilleur ami que j’aurais rêvé d’avoir, que je n’ai jamais eu. C’est l’ami que l’on peut appeler à 3h du matin si l’on a un cadavre à enterrer. Ce type d’amitié ne peut se forger que dans l’enfance, je pense. Ici, c’est un drame qui les unit. Ils ont cette amitié indéfectible, mais il y a eu un prix à payer pour en arriver là. C’est vrai que le thème de l’amitié est assez récurrent chez moi, peut-être plus comme un manque dans ma vie de n’avoir eu une amitié aussi absolue que les héros de mes romans.»

Vous pensez qu’une rencontre peut changer une vie?

«Oui, il y a peu de choses auxquelles je crois dans la vie, mais cela j’y crois dur comme fer. Pour le meilleur comme pour le pire d’ailleurs, une rencontre peut vraiment bouleverser une vie à n’importe quel âge. La rencontre, c’est la collision avec notre univers. Elle peut déboucher sur de l’amour, de la haine, de la destruction… Cela peut aussi forcer à nous remettre en cause.»

Comme dans beaucoup de vos romans, il y a un petit clin d’œil à un aéroport.

«L’aéroport, c’est ma deuxième maison. Je partage mon temps entre la Côte d’Azur, Paris et tous les pays que je visite, que ce soit pour la promotion de mes romans ou par curiosité intellectuelle. C’est vrai que c’est un lieu fétiche pour moi.»

Ce roman-ci pourrait être adapté au cinéma?

«C’est possible. Il est cinématographique. Je reçois beaucoup de propositions, à la fois de producteurs et de réalisateurs qui aimeraient bien adapter mes romans. Je refuse plus souvent que je ne dis oui. Je n’accepte que s’il y a un projet artistique derrière auquel je crois. J’ai appris que le cinéma c’était lent. On maîtrise beaucoup moins que pour un roman. Le cinéma, c’est beaucoup plus de contraintes.»

Un scénario original de Musso pour le cinéma

Deux de vos livres («Parce que je t’aime» et «Seras-tu là?») sont en cours d’adaptation. Ils en sont où?

«C’est en cours, mais le cinéma, c’est malheureusement très lent. Il n’y a pas de casting pour l’instant. Par contre, pour la première fois, je suis en train d’écrire un scénario original! J’avais toujours dit non, parce que je n’avais pas le temps et que les romans me prenaient l’essentiel de mes occupations, mais là j’ai eu une idée originale qui se prête bien à un traitement cinématographique. Je ne peux pas vous en dire pour l’instant»

Comment savez-vous si une idée est plus cinématographique ou romanesque?

«Ce n’est pas facile. On se dit parfois que cela pourrait faire un bon film ou un bon livre. Là, je voulais faire quelque chose qui se passe en France. Honnêtement, je ne pourrais pas vous répondre. ‘La fille de papier’, si j’avais vécu aux États-Unis, je l’aurais peut-être écrit directement en scénario. Il n’y a pas de règles.»

En quelques lignes

Entre comédie romantique et aventure fantastique -et avec un petit côté road movie en prime!-, le dernier livre de Guillaume Musso nous projette dans l’univers d’un romancier. Tom Boyd est un écrivain célèbre. Mais suite à une rupture sentimentale douloureuse, il est en panne d’inspiration et peine à écrire le 3e tome de sa saga, «La trilogie des anges». Jusqu’au jour où surgit chez lui une fille nue à la chevelure couleur de miel et aux jambes kilométriques. La copie conforme de Billie Donelly, personnage d’un de ses romans dont elle prétend être «tombée» suite à une erreur d’impression. Mais hors de son univers de fiction, la belle ne pourra survivre bien longtemps. S’il veut la sauver, Tom Boyd va devoir se remettre à écrire… Toujours aussi efficace, le 7e livre de Guillaume Musso mélange amour, amitié, suspense et séduction avec une petite dose de fantastique savamment dosée. Du tout bon Musso à dévorer d’une traite!

Christelle

«La fille de papier» de Guillaume Musso, XO éditions, 376 pages, 19,90 €

Cote: 4/5

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Liste non exhaustive de plaisirs secrets

Publié par clairdeplume le 18 avril 2010

On a tous des petits plaisirs honteux. Se curer le nez. S’empiffrer affalé dans un canapé. S’esclaffer en voyant quelqu’un tomber. Griffonner une proposition cochonne dans les toilettes publiques accompagnée du numéro de téléphone d’un «ami». Faire débiter au barman toute sa liste de cocktails pour finalement commander un… café. Sentir sa petite culotte. Semer le doute en demandant à son conjoint sur la route des vacances s’il a bien fermé la porte à clé. Déblatérer. Apprendre des gros mots aux enfants des copains. Et la liste est encore longue dans ce «bréviaire des petits plaisirs honteux» qui offre un panorama non exclusif mais très complet de toutes les choses que l’on adore mais que la morale ou la bonne éducation nous interdisent de faire. À noter que l’éditeur n’est pas en reste puisqu’il a décidé de publier ce livre à l’ancienne, non massicoté, afin d’obliger le lecteur à se munir d’un coupe-papier!

Christelle

«Bréviaire des petits plaisirs honteux», de Charles Haquet et Bernard Lalanne, éditions JBZ & Cie, 140 pages, 12,95

Cote: 4/5

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Cuisiner sans se ruiner

Publié par clairdeplume le 17 avril 2010

La collection «Pour les nuls» nous a concoté un petit livre de recettes pour cuisiner sans se ruiner. Car il est tout à fait possible de préparer des plats familiaux, de recevoir des amis et même de jouer les stars des fourneaux à petit prix! Outre des bonnes recettes, ce livre fournit aussi plein de bons conseils pour acheter malin, choisir des produits de saison et recycler les restes. Côté cuisine, on aime particulièrement ses recettes incontournables (béchamel, mayonnaise, compote, omelette, pâtes ou cuisson des œufs), ses recettes pour tous les jours comme celles destinées à épater. On regrettera seulement l’absence de photos, pourtant bien pratiques pour donner aux vrais nuls, une idée du résultat à atteindre.

Christelle

«La cuisine pas chère pour les nuls» d’André Le Letty et Héloïse Martel, First éditions, 456 pages, 11,90 €

Cote: 3/5

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Blonde, mais pas seulement !

Publié par clairdeplume le 17 avril 2010

Ce n’est pas parce qu’elle est blonde et qu’elle porte une robe que la Schtroumpfette ne sait pas ce qu’elle schtroumpfe! Pourtant, si les autres Schtroumpfs l’apprécient tous, ils semblent ne pas la schtroumpfer très au sérieux. Pour aider la Schtroumpfette à changer les comportements machos des autres Schtroumpfs à son égard, le Grand Schtroumpf annonce qu’il doit s’absenter et nomme la Schtroumpfette pour le remplacer en son absence. Mais tout ne se schtroumpfe pas exactement comme prévu! Des nouvelles aventures pleines d’humour et de clins d’œil pour les petits hommes bleus, dans lesquelles on retrouve aussi le vilain sorcier Gargamel, testé sur ses connaissances en potions.

Christelle

«La Grande Schtroumpfette», scénario de Alain Jost, Thierry Culliford et Pascal Garray, éditions Le Lombard, 46 pages, 9,95 €

Cote: 3/5

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