Clair de Plume

Blog littéraire

Archive pour février 2010

L’amour en ligne

Publié par clairdeplume le 28 février 2010

On les avait adorés dans « Malaise vagal », mais aussi dans « Problèmes de connexion » et « 300 millions d’amis ». Fred Jannin et Gilles Dal n’en ont pas fini de nous parler des relations humaines et nous reviennent avec « toi+moi.org ». Cette fois, toujours armés de leur plume incisive et de leur humour décapant, ils s’attaquent aux sites de rencontres. On se réjouit de voir que le duo ne nous sert pas trop de clichés potaches. Jannin et Dal dédient leur album « à ceux qui ont trouvé l’amour sur Internet, et puis aussi à ceux qui ne l’ont pas trouvé, parce qu’il ne faut pas les stigmatiser ». Dans cet ouvrage, ce sont surtout les seconds qui -loin d’être stigmatisés- devraient s’y retrouver. Les gags sont réalistes mais le duo use et abuse du face à face homme-femme et du côte à côte homme-homme qui d’album en album commencent à lasser. On regrettera aussi la longueur de certains textes qui pousse le lecteur à zapper et à passer à la planche suivante. 

Anne-Sophie 

« toi+moi.org », de Jannin et Dal, éditions Dupuis, 48 pages, 9,95 €

 Cote : 3/5

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Quinze histoires pour enfants

Publié par clairdeplume le 28 février 2010

Ce joli recueil regroupe quinze  histoires enchantées pour que les enfants s’envolent dans le monde magique de l’imaginaire. La plupart d’entre elles ont déjà été publiées individuellement chez Gautier-Languereau. Les contes ne sont pas tous de tradition occidentale. On retrouve aussi dans ce recueil des récits slaves, asiatiques ou moyen-orientaux. Un brassage de cultures qui met en scène d’extraordinaires magiciens, mille et un trésors, ainsi que les traditionnelles sorcières et ogresses. Quelques histoires parmi d’autres: «Le voleur et le magicien», «L’Arbre à histoires», «Babayaga», «Hansel et Gretel», «L’Oiseau-lune», «Les choses cassées d’Octavio», etc. 

Anne-Sophie

 «Raconte-moi! 15 histoires enchantées», collectif, éditions Gautier-Languereau, 128 pages, 10 €

 Cote : 2/5

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Les passagers ne sont pas des poissons

Publié par clairdeplume le 27 février 2010

Une petite robe rouge au décolleté affriolant et une teinture blonde peuvent parfois chambouler toute une vie! Pour fêter ses 40 ans, Valérie se voit ainsi offrir une séance de relooking par ses meilleures amies. Le lendemain, plutôt que de se rendre à son boulot de caissière, Valérie  décide de plaquer sa vie actuelle -son mari Djamel et leur ado ingrate, Laura – et saute dans le premier train. Dans la foulée, elle change de prénom et devient Julia, comme Julia Roberts, l’héroïne de “Pretty Woman” et de “Erin Brockovich”.  Débute alors entre Paris et Toulouse un huis-clos complètement loufoque de personnages improbables. Colette, cette vieille dame amoureuse de deux hommes. Germinal, le contrôleur anarchiste. Gheorje, le Roumain “sourd et muet”. Dick et son groupe de choristes. Jean-Pierre, l’éternel dragueur, embarqué avec sa femme et leurs enfants. Et puis surtout les deux chercheurs, Nicolas et Vincent, qui se rendent à un colloque accompagnés de leurs épouses respectives,  Aude, la silencieuse, et Muriel, l’éternelle insatisfaite. “Les poissons ne connaissent pas l’adultère” écrit l’un des auteurs qu’étudie Vincent. Mais les passagers du train ne sont pas des poissons!

Christelle

“Les poissons ne connaissent pas l’adultère” de Carl Aderhold, éditions JC Lattès, 322 pages, 18 €

Cote: 3/5

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Au coeur de Katrina

Publié par clairdeplume le 26 février 2010

Août 2005. L’ouragan Katrina approche de La Nouvelle-Orléans. Mais Zola Jacskon, vieille institutrice noire qui a vu défiler dans sa classe pratiquement tous les gosses du quartier, refuse de partir. Elle ne veut pas abandonner ses souvenirs et la maison que son défunt mari, Aaron, a construit. Alors elle se barricade chez elle avec sa chienne Lady. Et alors qu’elle s’est assoupie dans son lit, les digues qui n’auraient jamais dû céder se rompent. Les quartiers modestes de la communauté noire sont engloutis. Et Zola Jacskon se réveille avec de l’eau jusqu’à l’étage.  Sur les toits de la rue, ses voisins attendent des secours qui mettront des jours à arriver. Et quand les sauveteurs arrivent enfin, Zola refuse de les suivre et d’abandonner sa chienne. La vieille femme tente donc de s’organiser chez elle pour sa survie, tandis que l’eau continue de monter, inexorablement. Réfugiée dans le grenier avec Lady, Zola passe en revue ses souvenirs et ses deuils. Ses remords aussi. Et parmi ceux-ci, son fils Caryl, aujourd’hui décédé, dont elle était si fière mais qui a choisi de vivre avec un autre homme. Blanc de surcroît. Prix Goncourt 2007 pour son roman “Alabama song”, Gilles Leroy nous plonge ici au coeur du drame tout en explorant la puissance des sentiments maternels mais aussi l’homosexualité et le racisme.

Christelle

“Zola Jackson” de Gilles Leroy, éditions Mercure de France, 139 pages, 14 €

http://gillesleroy.net/zolajackson2.html

Cote: 4/5

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Sortir de l’adolescence

Publié par clairdeplume le 25 février 2010

Après « Lettres d’Agathe », Nathalie Ferlut se penche sur les tourments de la fin de l’adolescence, époque cruciale où de grandes décisions doivent être prises. Le Mur de Berlin s’apprête à tomber. Elisa a presque vingt ans. Elle vient de finir son bac et se résout, sur avis parental, à s’inscrire à la fac pour suivre de cours d’économie. Rien de bien motivant à ses yeux. Elisa est tourmentée. Amoureuse depuis des années de Daniel, le petit ami de sa meilleure amie Rachel, elle profite du fait que celle-ci étudie à Paris pour trahir son amie. Rongée par le remords, elle veut tout déballer à Rachel mais n’en a pas le temps. Son amie meurt dans un accident de voiture. Complètement déboussolée, Elisa culpabilise et s’enfuit à Paris, ne se souciant pas de ses proches et des tourments qu’elle leur fait subir. « «Elisa», c’est à la fois un conte et un bout de vie très réaliste », explique l’auteure, née en 1968, qui a voulu mettre en scène des jeunes de sa génération à l’aube de leurs vingt ans. Un bel album dont on appréciera le dessin au lavis d’encre de Chine.

Anne-Sophie

« Elisa », de Nathalie Ferlut, éditions Delcourt, collection Mirages, 112 pages, 14,95 euros

Cote : 2/5

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S’aimer de part et d’autre des barreaux

Publié par clairdeplume le 24 février 2010

Clementine – un pseudonyme- est infirmière en milieu carcéral. Lors de son premier jour de boulot, la jeune fille fait la connaissance d’Igor, un détenu originaire d’Ukraine et  accusé de meurtre. S’en suit un coup de foudre improbable… suivi d’un mariage en prison. C’est son témoignage que livre ici Clémentine. Elle évoque la réalité quotidienne des prisonniers mais aussi des surveillants (avec lesquels elle n’est pas tendre). Elle dénonce également  le trafic de médicaments et de drogue, ainsi que la prostitution derrière les barreaux. Sans oublier bien sûr la vie des familles et plus particulièrement des épouses de prisonniers. Car comment s’aimer quand on vit de part et d’autre des barreaux ?  

Christelle

“Des barreaux et des anneaux” de Clémentine Castaigne, éditions de l’arbre, 217 pages, 18,90 €

Cote: 2/5

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Qui Antonio tuera-t-il ce soir ?

Publié par clairdeplume le 23 février 2010

Comme l’annonce d’emblée le titre du roman, l’histoire débute par un gros plan sur Antonio s’apprêtant à sortir de chez lui pour aller tuer l’assassin de son fils. Mais qui Antonio tuera-t-il ce soir? Telle est la question qui va maintenir le lecteur en haleine d’un bout à l’autre de ce thriller. Flashback onze mois plus tôt. Parti faire du vélo, le fils d’Antonio et Sylvia meurt renversé par un chauffard qui a pris la fuite. Sylvia fait jurer à son mari qu’il vengera leur fils et tuera son meurtrier. Mais l’enquête piétine. Puis, un soir, Antonio découvre qu’un cadre de la boîte dans laquelle il travaille a un comportement vraiment suspect. Mais alors qu’il s’apprête à passer à l’acte et tenir la promesse faite à sa femme, les gendarmes l’informent qu’ils ont arrêté le coupable et que celui-ci est passé aux aveux. Or, il ne s’agit pas du même individu…

Un roman à quatre voix qui nous plonge tour à tour dans les pensées d’Antonio et de sa femme Sylvia, mais aussi de Jean-Pierre, l’assassin, et de son épouse, Christine. Car après s’être attaqué aux pensées de la “Femme du monstre” en 2007, l’auteur, directeur des programmes de Paris Première, s’attaque cette fois au thème de la justice personnelle. Un roman captivant.

Christelle

“Ce soir je vais tuer l’assassin de mon fils” de Jacques Expert, éditions Anne Carrière, 256 pages, 18 €

Cote: 4/5

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Gigolos en tous genres

Publié par clairdeplume le 22 février 2010

La sulfureuse Elena Lenina, l’ex-candidate russe de l’émission de télé réalité Nice People en 2003 et auteure d’une vingtaine de romans publiés en russe et en français, s’improvise cette fois experte en… gigolos.

Toutes les histoires que vous racontez sont véridiques?
«Ce sont les vraies histoires qui se sont passées avec mes propres copines ou les copines de mes copines.»

Aucune n’est autobiographique?
«Il y en a une qui est autobiographique, mais c’est à vous de découvrir laquelle!»

Quels sont les différents types de gigolos que vous avez recensés?
«Il y en a trois, selon moi, grande spécialiste des gigolos! Premier type, les plus innocents, ce sont les hommes honnêtes. Ce sont les prostitués masculins, les escortes boys ou les chippendales. Ces sont les garçons qui se prostituent ou couchent avec les femmes pour l’argent.  Mais ce sont des garçons honnêtes car ils affichent la couleur. Tandis que les gigolos du deuxième type sont plus vicieux. Ce sont des escrocs sentimentaux et des escrocs financiers qui cherchent la victime auparavant, la font tomber amoureuse puis l’escroquent. Ma copine a ainsi perdu 500.000 $. Elle a pensé être tombée amoureuse d’un homme très riche, parce qu’il lui a offert des cadeaux. Sauf que les bijoux et les sacs offerts étaient des faux. Et puis un jour, il arrive tout pâle affirmant avoir écrasé un piéton. Il lui faut d’urgence en prêt 500.000 $ de caution pour ne pas aller en prison. Paniquée, elle les lui prête. Et  il disparait. Et enfin, le troisième type de gigolo, le plus dangereux: Monsieur Tout le monde. N’importe quel homme peut devenir un gigolo parce que c’est nous les femmes qui les rendons gigolos!»

Donc les femmes peuvent pousser certains hommes à devenir des gigolos!
«Oui, inconsciemment, en les laissant vivre chez elle, en les entretenant. Elles les laissent ne rien faire, regarder la TV tandis qu’elles travaillent. Quelle que soit sa fortune à la femme, elle peut créer un gigolo. Mais cela, c’est notre faute à nous les femmes, parce qu’on est trop sentimentales, on veut trop vivre en famille, on a peur de la solitude et donc on tombe dans le piège!»

Tout le monde peut donc se faire avoir!
«Oui. Bien évidemment, les escrocs les plus vicieux et les plus professionnels existent là où il y a de l’argent. Mais à chaque niveau de femme, il y a son petit manipulateur. Quelle que soit l’intelligence de la femme, elle peut quand même tomber dans le piège parce qu’on est trop sentimentale, trop amoureuse.»

Christelle

En quelques lignes
Il y a celui qui séduit la femme mariée. L’autre qui s’attaque à la femme d’affaires pourtant expérimentée. Et puis celui qui s’en prend à la riche héritière, à l’artiste ou à l’épouse modèle… Dans son dernier livre, Elena Lenina dresse le portrait de gigolos en tous genres. Qu’ils assument leur statut d’arnaqueur ou se résignent à être des hommes entretenus pour sortir de la misère, ces hommes jeunes et beaux ont donné un plaisir fou à des femmes -et pas que des jeunes écervelées – avant de les délester d’une coquette somme d’argent. Onze histoires authentiques, tantôt drôles, tantôt cruelles, et parfois même teintées d’une certaine ironie… Sans compter que ce sont parfois les femmes elles-mêmes qui poussent certains hommes à devenir des gigolos! À noter que le livre contient un bon de participation à un concours dont le premier prix est une bague Mouawad d’une valeur de 6.000 €… Si ce n’est pas un argument de vente ça!

«Les gigolos» d’Elena Lenina, éditions Florent Massot, 198 pages, 17 €

Cote: 3/5

www.lesgigolos.fr

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Le langage du corps décrypté

Publié par clairdeplume le 21 février 2010

La tête penchant à droite, le menton que l’on caresse, le front qu’on plisse, les bras que l’on croise… Le corps est plus bavard qu’il n’y paraît! Sans même que l’on s’en aperçoive, il livre aux autres nos émotions, celles qu’on désire transmettre mais aussi toutes celles qu’on préférerait garder pour nous! Images à l’appui, l’auteur nous apprend dans son livre à décrypter ce langage non verbal qui représente plus de 90% de notre communication avec autrui. Ce qui est certain, c’est qu’après l’avoir lu, vous ne regarderez plus les mains de votre interlocuteur qui se tendent dans votre direction de la même manière!

Christelle

«Le langage universel du corps» par Philippe Turchet (Les éditions de l’Homme), 361 pages, 22 €

Cote: 3/5

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Des prénoms qui sortent de l’ordinaire

Publié par clairdeplume le 20 février 2010

Pas toujours facile à l’école de deviner à qui s’adresse la maîtresse quand elle dit «Emma» ou «Lucas». Si vous voulez éviter ce problème à votre enfant et lui choisir un prénom plus original, plongez-vous dans ce petit livre. Vous y dénicherez la perle rare, un prénom innovant, du genre d’Abelia, Abeline ou encore Aelia, rien que pour le début de la lettre A… Des infos sur l’étymologie permettent également de trouver un prénom sur mesure pour votre enfant: Pharell pour qu’il soit courageux, Philibert pour qu’il soit brillant ou Calia pour qu’elle ait une belle voix! La cote de popularité des prénoms est aussi indiquée. On notera encore que les pages des prénoms féminins sont roses et celles des prénoms masculins bleues. Pas de confusion possible donc!

Christelle

«Les 4000 plus beaux prénoms rares», de Stéphanie Rapoport, éditions First, 400 pages, 8,90 €

 Cote: 4/5

Auteure également de “L’Officiel des prénoms”, Stéphanie Rapoprt est la créatrice d’un site web bien pratique pour les parents à la recherche d’un prénom:

http://meilleursprenoms.com/

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Léger passage à vide pour Nicolas Rey

Publié par clairdeplume le 19 février 2010

 Le dernier livre de Nicolas Rey est un concentré de tous ces moments dingues et toutes ces mauvaises passes que la vie nous offre. S’adressant aux lecteurs, l’écrivain et chroniqueur annonce directement la couleur sur la quatrième de couverture: “Entre notre date de naissance et notre date de décès, il y a quelques moments dingues, des mauvaises passes et puis tout le reste. J’ai retiré tout le reste pour ne t’offrir rien que des moments dingues et des mauvaises passes.” Et parmi ceux-ci, se succèdent donc la naissance de son fils -de la première échographie aux contractions du jour J +++ en passant par les ballons rouges du cours de préparation à l’accouchement- mais aussi des témoignages d’amitié,  son couple brisé, les femmes, l’alcool, la cocaïne, les médocs…  L’auteur du Prix de Flore pour son deuxième roman “Mémoire court” nous livre ici une autofiction à la fois drôle et touchante.

Christelle

“Un léger passage à vide” de Nicolas Rey, éditions Au diable vauvert, 186 pages, 17 €

Cote: 3/5

Ne manquez pas les vidéos de Nicolas Rey sur You tube:

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Une nouvelle comédie rocambolesque signée Tom Sharpe

Publié par clairdeplume le 18 février 2010

Si vous rencontrez jamais une femme portant le nom de famille Grope, prenez immédiatement vos jambes à votre cou et fuyez tant qu’il en est encore temps! Leurs signes distinctifs ? Un physique ingrat, une nature antipathique et des pulsions castratrices inversement proportionnelles à leur volonté de se reproduire… Car chez ces mégères inapprivoisées, faute de trouver un mari, on le kidnappe! Le dernier homme a en avoir fait les frais est le jeune Edmond Burnes. «Enfant de l’amour» d’une toquée de romans à l’eau de rose et d’un banquier terne et disgracieux, le pauvre garçon atterrit chez son oncle et sa tante, après avoir échappé de justesse à une agression alcoolisée de son père. De quoi donner des idées à sa tante Belinda, ménagère forcenée… dont le nom de jeune fille est Grope. L’écrivain britannique Tom Sharpe laisse une fois de plus libre court à son imagination débridée. Résultat, une comédie rocambolesque et complètement farfelue qui enchaîne les disparitions suspectes, les soûleries aggravées et les accès de folie… jusqu’à une fin abrupte. Pour les amateurs d’humour noir, de grotesque et de non-sens.

Christelle

“Le gang des mégères inapprivoisées ou comment kidnapper un mari quand on n’a rien pour plaire”, de Tom Sharpe, éditions Belfond, 240 pages, 19 €

Cote : 2/5

*** A paraître le 4 mars : Un omnibus Tom Sharpe, «Cancres Ltd & Cie», regroupant quatre romans (Porterhouse, Panique à Porterhouse, Le cru de la comtesse, Fumiers et compagnie) de l’auteur en un seul volume. ***

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La femme qui pleure… des rivières

Publié par clairdeplume le 17 février 2010

Connue pour ses chansons (“Pleurer des rivières” et “Canoë Rose” ) et son rôle dans “Navarro”, Viktor Lazlo s’essaie désormais à l’écriture. Son premier roman, “La femme qui pleure”, raconte l’histoire d’une femme schizophrène qui, enfermée entre les quatre murs d’un hôpital psychiatrique, attend son procès tout en essayant de comprendre comment elle a atterri là. Le style d’écriture est vif et concis. Et si les propos sont parfois décousus, c’est sans aucun doute pour mieux coller à l’héroïne névrosée, tiraillée entre un fils et un amant, et qui tente désespérément de sortir du brouillard… Reste donc à voir si l’on apprécie, ou pas, les histoires de psychose.

Christelle

“La femme qui pleure” de Viktor Lazlo, éditions Albin Michel, 154 pages, 14 €

Cote: 3/5

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Retour à l’expéditeur

Publié par clairdeplume le 16 février 2010

Cate a été kidnappée à l’âge de trois ans alors qu’elle campait en Californie avec ses parents. Depuis, elle vit en marge de la société, élevée sur les routes par un vagabond, Les, avec lequel elle a bâti une relation d’amour filial et de dépendance. Tous les ans, Les appelle la mère de Cate pour lui dire que sa fille est vivante et qu’elle se porte bien. Mais cette année, Cate a 14 ans, et elle est devenue une adolescente qui a fait une grosse bêtise: elle a commis un meurtre. Quelque peu dépassé, Les décide de rendre Cate à sa mère. Cette mère dont l’adolescente n’a aucun souvenir. Les et la jeune fille quittent donc leur Far West pour rejoindre, à bord de leur vieux pick-up, la maison au fond des bois de la Virginie où vit la mère de Cate. Mais les retrouvailles ne se passent pas tout à fait comme prévu. Car cette Anglaise sophistiquée a du mal à reconnaître en cette ado sauvageonne l’adorable bébé qu’elle a perdu douze ans auparavant. Convaincue que sa fille est décédée, elle croit en une macabre plaisanterie et exige un test ADN. Mais dans l’attente des résultats, une difficile cohabitation s’impose. Une histoire à la fois bouleversante et captivante, racontée à la première personne par l’adolescente, écartelée entre l’amour filial développé pour ce père d’emprunt et cette vraie mère qui lui est étrangère et ne la reconnait même pas au simple coup d’oeil. Le sang commun qui coule dans les veines de la mère et la fille parviendra-il à effacer les doutes? Car comment se pardonner quand il aura fallu des preuves pour se reconnaître? A la fois terrible et captivant, ce livre est un vrai coup de cœur.

Christelle

«Ton sang ne saurait mentir», de Patricia Tyrrell, éditions Actes Sud, 288 pages, 21 €

Cote: 5/5

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Christian Jacq et le secret de l’éternité

Publié par clairdeplume le 15 février 2010

© DR

Dépoussiéreur de l’histoire de l’Égypte ancienne, l’écrivain français Christian Jacq utilise cette fois son savoir d’égyptologue pour raconter la fabuleuse aventure d’Imhotep, le créateur de la pyramide à degrés de Saqqara.

Après Toutankhamon, Ramsès II et bien d’autres, vous vous intéressez aujourd’hui à Imhotep. Pourquoi lui?
«Parce que c’est l’un des plus grands personnages de l’Égypte ancienne. Hormis les rois, c’est certainement le modèle du sage de l’époque. C’est lui qui, en quelque sorte, invente l’architecture de pierres. Il crée le premier grand monument extraordinaire qu’est la pyramide de Saqqara. Mais en plus d’être architecte, il est aussi artisan, médecin, guérisseur, astronome, astrologue et le patron de tous les scribes. Pendant 3.500 ans, son nom va être magnifié. Donc pour moi, il est à la fois l’image du sage, du grand créateur et le serviteur fidèle de pharaon. C’est un modèle. Il était temps que je lui consacre un livre!»

C’était vraiment l’homme parfait!
«D’une certaine manière, ce qu’il a réalisé, c’est un peu le rêve qu’on a toujours eu d’avoir un homme ‘parfait’, qui maîtrise tous les arts, toute la science de son temps et qui soit en même temps un grand administrateur, un grand serviteur de l’État et un grand créateur. Il est pratiquement à la source de la civilisation égyptienne parce qu’après Imhotep, tous les souverains d’Égypte vont se faire construire des monuments, pyramides ou temples. Imhotep est à l’architecture ce que Mozart est à la musique.»

Il commence petit artisan pour terminer «Frère du roi», pratiquement l’égal du pharaon. Il y a une morale à en tirer?
«Oui. C’est un message assez intéressant, parce qu’on dit aujourd’hui que l’ascenseur social est en panne. Et effectivement, à cette époque-là et pendant l’essentiel de la durée de la civilisation égyptienne, on constate que votre réussite est basée plutôt sur vos qualités, votre talent propre que sur tout autre chose. Aujourd’hui, cela ne l’est pas toujours. Mais ce qui est intéressant aussi, c’est de voir comment ce grand projet, cette pyramide que l’on va construire, permet de créer une cohésion sociale, économique et de créer des inventions. Je me demande parfois si, dans les diverses crises que nous traversons, il ne manque pas un grand projet fédérateur qui permettrait de mettre toutes ces dimensions ensemble.»

Imhotep a aussi en quelque sorte des pouvoirs magiques. Cette part de surnaturel, c’est une façon de combler les mystères liés à la construction des pyramides?
«C’est tout à fait fondamental en ce sens que, pour l’Égypte, le tangible n’est qu’une toute petite partie de la vraie réalité. Il y a les dieux, l’invisible, toute cette dimension ‘surnaturelle’ mais qui ne l’est pas tant que cela. Aujourd’hui, les physiciens nous parlent de la nanotechnologie, de tas de choses que l’on ne voit pas mais qui existent fondamentalement. C’est un peu cela l’Égypte: ils avaient parfaitement compris qu’il y a des forces positives et négatives, qu’ils appellent les dieux. C’est une science de la vie qui ne doit pas être négligée. Et Imhotep évidemment était au fait de toutes ces choses-là.»

C’est le secret de l’éternité?

«Oui, dans le personnage du pharaon, vous avez l’homme qui remplit cette fonction et qui sait très bien qu’il a une vie limitée et va disparaître, et puis il y a la fonction pharaonique elle-même. Cette fonction-là, elle doit s’incarner dans quelque chose qui ne périt pas. En Égypte, on mentionne très souvent dans les textes ‘cette belle pierre d’éternité’. C’est la pierre qui est éternelle, pas l’homme. Et à partir du moment où l’esprit de pharaon est incarné dans ce monument, il ne peut plus périr. Donc c’est vital.»

© DR

Ce livre a aussi un côté thriller, avec l’Ombre rouge à démasquer.
«Oui. L’Ombre rouge aussi est tirée des textes égyptiens, parce qu’il y a ces forces négatives. C’est la synthèse de toutes ces forces négatives. C’est en effet le côté thriller, mais réaliste aussi. À toute construction s’oppose une forme de destruction. La vie est combat: l’Égypte le dit tout le temps. Dès que quelqu’un veut construire quelque chose, il y a des forces contraires qui se manifestent. C’est synthétisé par cette Ombre rouge.»

Vous sentez-vous d’abord écrivain ou égyptologue?
«C’est une question difficile! Forcément les deux parce que l’écrivain demande à l’égyptologue tous les renseignements nécessaires pour écrire son roman. Et l’égyptologue, il continue à travailler pour se tenir au courant de tout. C’est très difficile à dissocier. Disons que l’écrivain a commencé avant l’égyptologue.»

Christelle

En quelques lignes

Petit artisan devenu le bras droit du pharaon Djéser, Imhotep va construire la première pyramide en pierres, celle de Saqqara, et devenir un créateur de l’éternité. Mais une force maléfique, l’Ombre rouge, semble bien décidée à empêcher le pharaon et Imhotep de mener à bien leurs projets. Embûches, sabotages, meurtres et une pincée de surnaturel: tous les ingrédients sont là pour procurer aux amateurs de romans historiques un bon moment d’évasion.

«Imhotep, l’inventeur de l’éternité» de Christian Jacq, éditions XO, 528 pages, 19,90 €

Cote: 3/5

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Love and sex

Publié par clairdeplume le 14 février 2010

Une BD pour ados? Pas vraiment… D’ailleurs, peut-être s’adresserait-elle même à un public averti… tant les dessins sont parfois fort explicites. L’album se présente comme une succession de gags. Mais, très vite, l’on comprend qu’ils se suivent et construisent petit à petit la romance de Garance et Mathieu. Une romance qui nous livre tant le point de vue de Madame que celui Monsieur. Psychologie féminine versus psychologie masculine. Le tout se laisse lire agréablement. Garance semble avoir eu raison de courir dare-dare chez elle pour se resaper quand sa copine Maude lui annonce qu’elle va lui présenter son nouveau Jules. Le courant passe plutôt bien avec le copain de celui-ci. Mais la relation semble avoir du mal à se mettre en place et puis, tout s’enchaîne très vite, la bonne entente sexuelle facilitant le rapprochement des âmes… 

Anne-Sophie 

«Attrape-moi… mais ne viens pas trop vite», de Védrines et Vaile, éditions Drugstore, 48 pages, 13 €

 Cote : 3/5

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Une nouvelle enquête pour Richard Jury

Publié par clairdeplume le 13 février 2010

Nouvelle enquête -ou devrait-on dire nouvelle aventure amoureuse?- pour le commissaire Richard Jury. Billy Mapple, un gentleman jeune, riche et grand amateur d’art, est retrouvé assassiné dans un chic hôtel londonien, le Zetter. Fervent admirateur du «Maître» Henry James, l’homme s’était installé dans la maison occupée jadis par le célébrissime auteur. Jury, qui éprouve quelques difficultés à résister aux charmes de la sensuelle Lu Aguilar chargée de l’affaire, envoie son ami Melrose Plant s’installer dans «la maison du maître». L’aristocrate excentrique arrivera-t-il à recueillir des indices susceptibles de mettre Scotland Yard sur la piste du meurtrier? Les fans de Martha Grimes retrouveront avec plaisir tous les personnages british créés par la romancière, pourtant américaine, tout en (re)découvrant l’œuvre de l’écrivain Henry James… spécialiste de l’image cachée dans le tapis. 

Christelle 

«La maison du Maître», de Martha Grimes, éditions Presses de la Cité, 352 pages, 20,50 €

Cote: 2/5

www.marthagrimes.com

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