Clair de Plume

Blog littéraire

Archive pour octobre 2009

Des petites histoires comme à la terrasse d’un café

Publié par clairdeplume le 31 octobre 2009

FouadLarouiCe livre, c’est un peu comme refaire le monde à la terrasse d’un café de Casablanca. Au travers de petites histoires, Fouad Laroui croque tout ce que ces petites incompréhensions entre les cultures ont de cocasse.

C’est un recueil de nouvelles, mais on retrouve, d’une histoire à l’autre, certains personnages.

«C’est un peu comme une bande d’amis qui se rencontreraient souvent dans un café et, à tour de rôle, se raconteraient des histoires.» 

Les cafés vous inspirent? Déjà «La femme la plus riche du Yorkshire» se passait dans un pub.

«Curieusement, je ne vais, moi, pas très souvent dans les cafés. Mais en situant mes livres dans des cafés, cela me permet de m’éclater moi-même en trois ou quatre personnes différentes, et d’avoir une espèce de dialogue avec moi-même! Tous les personnages représentent certaines facettes de moi. Et cela permet aussi d’avoir des points de vue très contrastés sur les mêmes choses.»

Le titre du recueil est celui de la première nouvelle. Pourquoi celui-là?

«Ce titre est un alexandrin parfait! Je trouvais que cela sonnait bien. Et puis cela donnait un peu le ton général, qui est de regarder ce qui se passe quand il y a des conflits culturels mais aussi entre générations.»

À travers ces nouvelles, c’est aussi un portrait de la société marocaine que vous dressez?

«Oui, mais en allant un peu plus loin. C’est un portrait de la société marocaine, en interaction avec l’Europe. Dans pratiquement toutes les nouvelles, il y a toujours cet instant où un malentendu culturel se passe. Généralement ce sont des incidents sans importance, mais qui débouchent parfois sur des catastrophes totales. Comme à un certain moment, juste pour une phrase mal comprise, des gens veulent aller brûler la cathédrale de Casablanca.»

Vos personnages sont des jeunes.

«Parce que ce sont eux qui sont souvent confrontés justement à des choix entre deux générations, deux cultures. Ce sont ces moments-là qui m’intéressent. Donc je prends souvent des jeunes, comme par exemple Malika, prise entre des traditions de ses parents et son propre désir d’émancipation. Dans le cas d’Ahmed, c’est plus grave encore. Il est pris dans une contradiction parce qu’on ne le comprend pas. Il est fasciné par l’Occident, du point de vue esthétique. Il veut se conformer à certains canons de beauté. C’est pour cela que cette nouvelle s’appelle ‘L’esthète radical’, car il veut être tellement Européen par l’esthétique. Et en réalité, on ne le comprend pas, on ne le voit pas du tout comme cela. On n’arrête pas de se tromper à son sujet et c’est une fin tragique. Mais lui aussi, il est coincé entre deux mondes, c’est la même chose.»

Vous abordez ici de nombreux sujets: l’islamisme, les jeunes qui meurent en tentant de gagner l’Europe dans des embarcations précaires, la mort de Saddam Hussein… C’est l’actualité qui vous inspire?

«Pour moi, ce qui est passionnant, c’est ce qui se passe aujourd’hui, parce qu’on peut y changer quelque chose. En tant qu’auteur, j’ai la prétention quand j’écris de vouloir changer les choses, même si c’est une illusion. Or si l’on veut changer les choses, il faut forcément écrire sur les problèmes d’actualité.»

L’HISTOIRE EN QUELQUES LIGNESFouad Laroui le jour où malika

Complexé par son petit cul, Ahmed, étudiant en France, compense son postérieur inexistant en superposant les caleçons. Alors quand il est retrouvé mort sur le site d’une explosion, la police à vite fait de tirer les conclusions de son drôle d’accoutrement. Panique dans un petit village marocain. L’administration scolaire impose l’achat d’un protège-cahier de couleur «bounni». Mais qu’est-ce donc pour une couleur? Et comment Malika, 16 ans, réagira à la demande en mariage émanant d’un instituteur de son village, par vieux voisin interposé? Au travers de ces nouvelles, racontées comme de petites histoires échangées entre amis à la terrasse d’un café, Fouad Laroui -professeur à l’université d’Amsterdam et romancier- dresse un portrait de la société marocaine, dans tout ce que ces petits malentendus culturels ou intergénérations peuvent parfois avoir de cocasse… ou de tragique.

Christelle

«Le jour où Malika ne s’est pas mariée», de Fouad Laroui, éditions Julliard, 210 pages, 17 €

Cote: 3/5

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Comment créer une bande dessinée?

Publié par clairdeplume le 30 octobre 2009

willWill Eisner (« Spirit », « Le trilogie New York »), une légende de la BD américaine. Cet auteur majeur décédé en 2005 a enseigné la bande dessinée pendant de nombreuses années à l’Ecole des Arts Visuels de New York. Dans cette série intitulée « Les Clés de la bande dessinée » qui paraîtra en trois tomes, il rassemble la synthèse de ses idées, théories et conseils sur les procédés narratifs du neuvième art. Le tout est illustré par de nombreux extraits de ses propres albums. Cet ouvrage fort bien fait, didactique et intéressant, guidera les étudiants, les dessinateurs ou tout simplement les fans de BD dans le processus créatif semé de codes propres au genre. Le premier tome est consacré à l’art séquentiel, le second dont la publication est prévue pour juin 2010 s’attachera à la narration.


Anne-Sophie


« Les Clés de la Bande Dessinée, t 1 : L’Art Séquentiel », de Will Eisner, éditions Delcourt, 192 pages, 17,50 €


Cote: 4/5

 

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Superbe fresque !

Publié par clairdeplume le 29 octobre 2009

EDAN2572

© BGE/BITC – Eric Danhier

Le parcours BD s’enrichit d’une 40ème fresque murale ! Cette peinture consacrée à Corto Maltese, le héros marin ténébreux de Hugo Pratt, ne fait pas moins de 80 mètres de long ! Une œuvre au bord de l’eau à découvrir à Bruxelles, à quelques encablures du site de Tour & Taxis. Toute belle, toute fraîche, elle a été officiellement inaugurée hier.

Pratt 1

© BGE/BITC – Eric Danhier

Infos sur le parcours BD :

http://www.bruxelles.be/artdet.cfm/5316

http://www.brusselsbdtour.com/default.aspx?section=fresques

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Bol ou mug ?

Publié par clairdeplume le 29 octobre 2009

objets bavardsIl y a la Barbie -yeux bleus et seins obus- qu’on barbouille, scalpe et mordille. La chaussette esseulée qui finit sa vie en cirant les pompes des autres. La cravate, un petit étranglement social, attibut du pouvoir des hommes et de leur servitude. Mais aussi l’erreur de shopping, les soldes, le ticket perdu. Le K-way, égalisateur de sexe et d’âge qui vous transforme en schtroumpf grognon. Le chewing-gum collé sous le pupitre. Et puis le sac à foutoir ou la valise à moitié défaite. Ce petit livre au format carré dresse l’inventaire de tous ces objets qui peuplent notre quotidien et nous dévoilent. Pourquoi boit-on son chocolat chaud dans un bol mais son thé dans un mug? Pourquoi les souvenirs de vacances sont-ils si kitsch? Et vous, êtes-vous plutôt GPS ou carte routière? Tongs ou talons aiguilles? Un livre à picorer. Mais attention: si vous le laissez trainer aux toilettes, vous risquez d’y passer plus de temps que prévu!

Christelle

“Les objets bavards – de la Barbie au caméscope”, de Sophie Carquain, éditions du Rocher, 174 pages, 14,50 €

Cote: 3/5

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L’homme bonsaï

Publié par clairdeplume le 28 octobre 2009

C’est l’histoire d’un homme mal mené par la vie qui un jour, abandonné bonsaide tous sur une île déserte, est touché par un arbre divin. Une petite graine de bonsaï lui tombe sur la tête et le parasite. Peu à peu, Amédée le misérable se transforme en un être fort et puissant. Recueilli par une jonque pirate dirigée par un équipage chinois, il est soigné aux petits oignons et devient une arme redoutable. L’heure de la vengeance a sonné et celle de l’amour absolu aussi. Fred Bernard, au scénario et au dessin, signe un conte original où s’entrelacent piraterie, mystères et de l’Orient et destinée tragique.

 

 

Quelle est la genèse de cet homme bonsaï?

fredbernardFred Bernard : “Il s’agit au départ d’un livre jeunesse. J’ai écrit cette histoire en 2003 et François Roqua, un ami avec lequel je travaille depuis 15 ans, l’a mise en images. Cette première histoire traitait de piraterie mais pas d’amour. Etant donné que ce livre s’adressait à un public très jeune, je n’ai évidemment pas abordé la thématique de l’amour charnel. J’étais content d’avoir inventé cet homme bonsaï, à qui il pousse un arbre sur la tête, pour pouvoir faire basculer un énième récit de pirates dans le fantastique, même si les ingrédients de base restent les mêmes, à savoir le capitaine, l’île déserte, les abordages…”

 

Ce premier livre ne vous satisfaisait pas ?

“Si si ! Mais ce livre illustré avec une quinzaine de dessins était destiné aux 8-12 ans. Je l’aimais beaucoup mais j’étais frustré. Le récit pouvait basculer dans tout autre chose. Je sentais que je pouvais aller plus loin.”

 

Difficile de classer une telle histoire…

“« L’homme bonsaï » est un gros mix. C’est un conte pour adulte qui contient autant d’aventure qu’il y a d’amour. C’est aussi un peu une histoire de super héros. Comme Spiderman qui se fait piquer par une araignée, une petite graine de bonsaï parasite Amédée qui va alors se transformer en un être extraordinaire.”

 

Quel est le message de cet étrange conte ?

“Je voulais faire le condensé ce que peut être la vie. Du début et de sa fin, de ses hauts et de ses bas. Le héros connaît le pire puis il atteint des sommets de puissance et de gloire, mais ce n’est pas pour cela qu’il est plus heureux. Je voulais aussi parler du désir de puissance et de vie éternelle qui est un peu vain. Une fois qu’Amadée a vécu pleinement sa vie de héros et que ses heures de gloire sont clairement derrière lui, il tente de mettre fin à ses jours parce qu’il est fatigué et qu’il en a marre. Comme les morts-vivants, il faut qu’il meurt vraiment pour trouver le repos.”


Anne-Sophie

 

« L’homme bonsaï », de Fred Bernard, éditions Delcourt, 128 pages, 14,95 €

 

Cote : 2/5

 

 

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Récits de guerre signés Hugo Pratt

Publié par clairdeplume le 27 octobre 2009

ww2« WWII. Histoires de guerre », un gros pavé de plus de 650 pages regroupant dont 12 histoires de Hugo Pratt –dont une inédite. Début des années 1960, Hugo Pratt- encore peu connu- quitte l’Argentine pour la Grande-Bretagne où il dessine pour l’éditeur Fleetway une série de petits récits de guerre contant la bravoure et le dévouement exceptionnel des soldats alliés Le lecteur s’amusera de ces personnages héroïques qui ne ressemblent que fort peu aux militaires campés plus tard dans « Corto Maltese ». Soldats et gradés y apparaîtront alors comme des pleutres, des lâches ou même de sadiques. Cette expérience scénaristique et graphique a bien servi Hugo Pratt pour la suite de son parcours. Un bel objet au format compact qui ravira les amateurs.

Anne-Sophie

« WWII. Histoires de guerre », de Hugo Pratt, éditions Casterman, 688 pages, 45 euros

Cote : 4/5

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Une journée dans la peau d’un gosse de banlieue

Publié par clairdeplume le 27 octobre 2009

samuel benchetritA la fois cinéaste (“J’ai toujours rêvé d’être un gangster”), dramaturge (“Moins 2″) et écrivain (“Récit d’un branleur” et les deux premiers tomes de ses mémoires, intitulés “Chroniques de l’asphalte”), Samuel Benchetrit nous revient avec un très beau roman, “Le coeur en dehors”.  Son héros, le narrateur, est un jeune black de dix ans, d’origine malienne, Charles Traoré (mais dites Charlie!). Il vit dans un grand immeuble de la banlieue parisienne avec sa mère, Joséphine, et son grand frère, Henri, un drogué. Le père ayant mis les voiles à la naissance de Charlie, leur mère fait de son mieux pour élever ses fils… Jusqu’au jour où elle est embarquée par les flics. Samuel Benchetrit semble avoir pris beaucoup de plaisir à se glisser dans la peau d’un enfant de banlieue, laissant son esprit divaguer pour nous raconter tout ce qui lui passe par la tête.  On aime ici encore son parler vrai et ses traits d’humour. Une histoire pour apprendre à mettre son “coeur en dehors”. Un titre que l’auteur explique dans cette jolie phrase: “Ne sois jamais égoïste avec ton coeur. S’il est rempli d’amour,  alors montre-le. Sors-le de toi et montre-le au monde. Il n’y a pas assez de coeurs courageux. Il n’y a pas assez de coeurs en dehors.” L’histoire dure le temps d’une journée. Chaque chapitre égrène le temps qui passe, de 8h à 23h40. Un seul regret donc: que la journée s’arrête là.

Christelle

“Le coeur en dehors”, de Samuel Benchetrit, éditions Grasset, 300 pages, 18 €

Cote: 4/5

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Disparition inquiétante

Publié par clairdeplume le 26 octobre 2009

JOB ArmelLe Belge Armel Job s’est basé sur un fait divers des années 60 pour son dernier roman. Une occasion de plus de prouver qu’il excelle dans l’art du retournement de situation de dernière minute…

Ce livre vous a été inspiré par un fait divers?

«Oui, même si c’est un fait divers que je n’ai pas particulièrement examiné. J’ai lu un tout petit résumé d’une affaire qui s’est passée dans les années 1960 dans le Namurois. Mais c’est surtout la photo qui accompagnait l’article, celle d’une mère dont l’enfant avait disparu de sa poussette alors qu’elle était dans un magasin, qui m’a touché.  Je suis parti de cette idée-là. Mon roman n’a qu’un très lointain rapport avec l’affaire elle-même.” 

La disparition d’enfants, ce n’est pas un sujet trop difficile à traiter en Belgique?

«C’est effectivement un sujet difficile à traiter. Il y a le risque évidemment de tomber dans des affaires assez glauques. Je voulais absolument éviter cela. Je dois dire que ces affaires de disparitions d’enfants ou de maltraitance d’enfants me révulsent. Je serais incapable de traiter ces sujets dans le registre de l’horreur. Donc j’avais bien conscience que j’allais toucher un sujet un peu difficile, mais ce qui m’intéressait dans ce sujet, c’était le visage de cette femme, et donc la souffrance des personnes confrontées à ce genre d’événements. Et j’ai voulu éviter tout ce qui était de l’ordre du sensationnel, ou pire, du glauque.»

Le titre -«Tu ne jugeras point »- c’est un message que vous vouliez faire passer?

«Oui, certainement. Je ne pense pas qu’un roman doive défendre une thèse. A mon, sens, un roman doit simplement examiner la vie, peut-être en prenant le temps de bien choisir les angles d’attaque, de ne pas simplement s’en tenir à la surface des choses mais de les analyser sous tous les angles. Et il me semble que, quel que soit le roman, la conclusion pourrait toujours être la même : quand on s’intéresse vraiment  aux éléments qui se sont produits, aux personnes qui ont vécu ces événements, c’est très difficile de poser un jugement. Donc tu ne jugeras point, c’est une maxime générale qui pourrait servir à tous les romans.»

Vous êtes un spécialiste du retournement de situation. Mais vous, la fin, vous la connaissez avant de commencer votre livre?

«Beaucoup de gens ne me croient pas quand je le dis, mais non! La fin s’impose d’elle-même. J’ai écrit tout ce roman sans savoir exactement ce qui s’était passé dans cette affaire. Elle restait très mystérieuse pour moi aussi. Je la découvre un peu comme le lecteur va la découvrir. Ce n’est que peu à peu que l’histoire se décante et que moi-même, j’en arrive à la solution. Ce n’est pas dans le souci de surprendre le lecteur que je donne une solution qui peut paraître assez étonnante, mais c’est la solution qui s’impose à la fin, à laquelle je n’ai pas pensé peut-être pendant l’écriture du roman. Parce que pendant un an, je vis avec ces personnages, je médite beaucoup, et à un moment je me dis la seule vérité possible c’est celle-là.»

Vous vous y prenez comment pour écrire?

«En général, il me faut donc un an pour écrire un roman. Je ne suis pas un auteur très rapide. Je suis surtout un auteur qui a besoin de beaucoup regarder le plafond. Le plus gros de mon travail consiste souvent à écrire trois lignes et puis à regarder le plafond en me demandant ce qui se passe réellement, ce que les personnages pensent, ce qu’ils ont dans le cœur, ce qui leur est arrivé avant… Quand je débute un roman, j’ai le noyau de l’histoire et trois ou quatre personnages. Je les mets en scène et au fur et à mesure que j’avance, ils prennent de la consistance. Selon les situations dans lesquelles je les place, je les vois réagir. Et petit à petit, ils deviennent des personnes. Un peu comme nous dans la vie, nous pouvons émettre un jugement assez stéréotypé sur les gens rencontrés. Mais si nous essayons de comprendre qui sont ces personnes, si nous commençons à les fréquenter, petit à petit, elles prennent une tout autre consistance. Dans un roman, c’est la même chose.»

Votre roman «Les fausses innocences» a  été transposé en un téléfilm. Vous l’avez déjà vu? Il vous a plu?

«Oui, je l’ai vu dernièrement. J’ai trouvé  que c’était un très bon film de télévision, très original, mais je dis cela pour rendre hommage au réalisateur et non pas au sujet du film!»

L’HISTOIRE EN QUELQUES LIGNEStu ne jusgeras point Armel job

Il est question de disparition d’enfant dans le dernier livre du Belge Armel Job. L’histoire se déroule près de Liège, après l’affaire Dutroux. Denise Desantis abandonne son dernier né de treize mois dans son landau devant la porte d’un magasin, le temps d’y faire une course. Lorsqu’elle ressort du magasin, elle trouve la poussette vide. Tout porte à croire que l’enfant a été enlevé. Mais l’équipe chargée de l’enquête a un doute. Et si cette mère de quatre enfants n’était pas aussi innocente qu’elle n’y paraît? Une chose est sûre, le suspect n’est pas toujours celui qu’on croit. Alors moralité: tu ne jugeras point!

Christelle

“Tu ne jugeras point”, d’Armel Job, éditions Robert Laffont, 284 pages, 19 €

Cote: 3/5

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Le deuxième Carlos Ruiz Zafon

Publié par clairdeplume le 26 octobre 2009

zafonLes attentes étaient grandes après « L’Ombre du vent » publié en 2004 qui avait littéralement ravi la critique et les nombreux lecteurs de Carlos Ruiz Zafon. Cinq ans plus tard, l’auteur espagnol nous revient avec « Le Jeu de l’ange », une brique de 544 pages qui prend également corps dans le Barcelone des années 1920. L’ambiance qui s’en dégage est bien propre à l’auteur et ravira le lecteur qui sera sans doute déçu de ne pas être complètement accro au récit, comme il l’avait été à la lecture du premier roman du Catalan. Ce qui ne l’empêchera toutefois pas d’apprécier le récit. L’histoire met en scène David Martin, un jeune homme de 17 ans qui devient par un jeu de circonstances le feuilletoniste dominical attitré du journal ‘La Voie de l’Industrie’. Sa plume rencontre un succès certain et les commandes se succèdent. Des feuilletons bien sûr, mais aussi un roman qui ne deviendra pas le best-seller escompté. Un éditeur parisien lui proposera alors, contre un beau petit paquet d’argent, de créer un texte fondateur, « une histoire pour laquelle les hommes seraient capables de vivre et de mourir, de tuer et d’être tués, d’offrir leur âme ». David relève le challenge. S’ensuivra alors la mise en place d’une étrange mécanique du meurtre…

Anne-Sophie

« Le Jeu de l’ange », de Carlos Ruiz Zafon, éditions Robert Laffon, 544 pages, 22 €


Cote : 3/5

http://www.carlosruizzafon.com

http://www.lejeudelange.fr

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Ida en Afrique

Publié par clairdeplume le 24 octobre 2009

idaChloé Curchaudet avait conquis le public l’an dernier avec son premier album solo, « Groenland Manhattan », pour lequel elle a obtenu plusieurs prix mérités. Cette fois, elle quitte le Grand Nord pour l’Afrique. Dans « Ida », elle nous conte l’histoire d’une vieille fille hypocondriaque et autoritaire de la fin du 19e siècle. Secouée par son médecin qui lui prescrit une cure d’air marin en lieu et place des ses habituels médicaments, Ida va prendre goût aux voyages lointains. Elle emmènera dans ses aventures Fortunée, une Occidentale délurée et en tout son opposée. Toutes deux découvriront l’intensité de l’Afrique dans leurs longues robes à crinoline. Une bande dessinée au graphisme délicat, surprenant et agréable qui rend hommage aux grandes exploratrices de la fin du 19e siècle. On appréciera le style très particulier du dessin !


Anne-Sophie


« Ida, t 1 : Grandeur et humiliation », de Chloé Cruchaudet, éditions Delcourt, 56 pages, 13,95 €


Cote : 3/5

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Un monde de papier

Publié par clairdeplume le 24 octobre 2009

origamiProbablement né en Chine avec l’invention du papier au début de notre ère, le pliage de papier s’est développé au Japon où il est devenu un art et un passe-temps connu sous le nom d’origami. Ce livre nous explique pas à pas les secrets du pliage d’une quarantaine de créations. Des simples avions aux performances toutefois étonnantes aux animaux (grenouille, manchot, cheval, girafe, singe…) très décoratifs en passant par des boîtes ou des cadres, chacun devrait y trouver son bonheur. D’autant que ce livre est un véritable kit prêt à l’emploi, contenant en fin d’ouvrage des feuilles colorées et décorées pour s’exercer à cet art. Alors… bon amusement.

Christelle

“Le kit origami”, de Didier Boursin, éditions Dessain et Tolra, 15,50 €

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Du 9e art au 7e art

Publié par clairdeplume le 23 octobre 2009

CV_SDF_01_FR.inddDans cet ouvrage collectif, 51 auteurs de bandes dessinées partagent leurs souvenirs filmographiques. Ils se sont prêtés au jeu et commentent LE film qui a compté pour eux. Selon leur propre style et leur sensibilité, ils ont recréé une affiche. Un vrai petit régal qui permet aux bédéphiles de pénétrer plus avant l’intimité artistique de leurs auteurs préférés. Anecdotes et souvenirs font de cet album un objet attachant. Cosey, Pellerin, Dany, Jean-C. Denis, Rabaté, Servais, Taduc ou Gégé, quelques noms parmi d’autres qui figurent parmi les plus grands. Quelques jeunes talents s’affichent aussi aux côtés des dessinateurs renommés de la profession.

Anne-Sophie

« Souvenirs de films. Du 9e art au 7e art. 51 dessinateurs à l’affiche », conçu et coordonné par Jean-Pierre Eugène, éditions Le Lombard, 110 pages, 29 euros

Cote : 3/5

Sortie : le 23 octobre

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Après toi

Publié par clairdeplume le 22 octobre 2009

torresLe carnet intime d’Alissa Torres, dont le mari a péri dans les attentats du 11 septembre et dont elle attendait alors un enfant, livre ici un témoignage précieux. Si dans cet album on suit le processus de deuil de la jeune femme, on découvre surtout les tracas administratifs insoupçonnables auxquels elle a été confrontée après le drame. Coups de fils à répétition, démarches incessantes, elle a dû se battre pour obtenir les dédommagements financiers qui lui étaient dus. Dans les premiers semaines qui suivirent les attentats, la jeune veuve a été très entourée par ses proches bien sûr, mais aussi par nombre d’anonymes et d’organisations caritatives. Puis, peu à peu, les relations se tendent, les premiers reproches sont formulés, les procédures administratives se durcissent. Alissa Torres gardera sa dignité et relèvera la tête hors de l’eau. Un ouvrage émouvant, très personnel, mis en images assez sobrement par Syngyoon Choi. 

Anne-Sophie 

« Septembre en t’attendant », d’Alissa Torres, éditions Casterman, 224 pages, 18 €

 Cote : 3/5

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Une année doublement Kroll

Publié par clairdeplume le 21 octobre 2009

kroll miniComme tous les ans, l’album de Pierre Kroll nous permet de réviser  en dessins et avec humour l’année écoulée. L’occasion de revivre sous sa plume acérée les temps forts de l’an passé, depuis novembre 2008 et l’élection de Barack Obama jusqu’à septembre 2009, la grippe A/H1N1 et les 50 ans de Boule & Bill. Entre les deux, la crise financière touche le monde entier, Fortis s’effondre, Usain Bolt court Kroll_agendaGvite, Sarkozy fait bling bling, les Ecolos gagnent les élections régionales et accouchent d’un olivier, Leterme démissionne et cède la place à Van Rompuy et surtout, Michael Jackson s’en va. “Michael Jackson n’est pas mort, il est sur une île avec Maurice Lippens” est d’ailleurs le titre donné à cet album, compilation de 200 dessins décapants publiés dans la presse ou vus à la télé (plus quelques inédits ou refusés), album qui sortira dès demain. A noter, pour les inconditionnels désireux de vivre une année 2010 Kroll au jour le jour, l’agenda Kroll (à spirale donc assez pratique) parsemé des dessins corrosifs du cartooniste.  

Christelle

“Michael Jackson n’est pas mort, il est sur une île avec Maurice Lippens”, de Pierre Kroll, éditions Luc Pire, 96 pages, 20 €

“L’Agenda Kroll 2010″, éditions Luc Pire, 15 €

Cote: 3/5

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Deux mondes pour un héros

Publié par clairdeplume le 20 octobre 2009

inversionUn écrivain torturé, en proie à des insomnies, qui manie avec dextérité arc et flèches, bascule entre deux réalités. Dans son vrai monde, le seul qu’il connaissait jusqu’à présent, il aime et chérit Lola, sa charmante voisine. Mais ces derniers temps Jehn Zalko est ailleurs. La nuit, il plonge bien malgré lui dans un univers moyenâgeux où tous les égards lui sont dû en raison de son énigmatique statut de prince. Tout lui est dû, sauf Bola, une femme magnifique qui ressemble étrangement à Lola et se refuse à lui. Le matin, il se réveille déboussolé, en proie à des pertes de mémoire. Sa vie et ses actes commencent dangereusement à lui échapper. Au scénario, l’habile Makyo («La Balade au bout du monde », « Ikar »)  mène avec savoir une nouvelle histoire qui conduit son héros derrière le miroir et l’oblige à affronter ses rêves et cauchemars. Une intrigue surprenante qui ravira les amateurs d’heroïc fantasy.

 Anne-Sophie

 « Inversion, tome 1 », de Makyo et Jerry, éditions Dupuis, 48 pages, 13,50 €

 Cote : 3/5

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Alexandre Jardin s’actualise

Publié par clairdeplume le 19 octobre 2009

 
Alexandre jardin

Copyright Grasset

Alexandre Jardin a décidé de s’actualiser! Après «Fanfan» il nous livre aujourd’hui l’acte 2, intitulé «Quinze ans après» et dans lequel on retrouve ses personnages pas du tout là où on les avait laissés. Désormais, Alexandre ne fait plus l’éloge des prémices de l’amour. Il croit au contraire à l’érotisme ménager, à la passion casanière. C’est donc l’antithèse de Fanfan qu’Alexandre Jardin nous livre ici, semblant prendre beaucoup de plaisir à se moquer de lui-même!

 

 

Comme le demande la journaliste Faustine à Alexandre dans le livre… Pensez-vous qu’il y ait dans vos livres un fascisme du bonheur obligatoire? Une sorte d’intégrisme de la joie?

«(rires) Il y a des gens qui ne supportent pas que l’amour réussisse. Je n’en suis pas. (rires) Je ne me sens absolument pas contraint au désastre. Je crois que l’amour est fait pour la création, le quotidien enchanteur. La langue française parle d’aimer: c’est un verbe. On a le droit de le conjuguer, et donc en faire une action. Il n’y a donc aucune raison d’aller dans le mur, mais bien toutes les raisons du monde d’en faire une joie. En revanche, si l’on reste coincé dans l’idée habituelle selon laquelle les sentiments nous tomberaient dessus et s’en iraient sur la pointe des pieds, là on court à la tragédie, ce qui ne me semble absolument pas indispensable. En tout cas, moi, je n’ai pas de grandes compétences pour le malheur!»

Comment vous est venue l’idée d’écrire une suite à “Fanfan”?

«L’angle mort de la littérature, c’est le quotidien amoureux. Une histoire d’amour, c’est presque toujours l’histoire d’une rencontre, ou d’une rupture. On ne nous parle jamais de ce qui se passe au milieu. Le pari qui était le mien était d’en faire le temps fort! Comment imaginer un érotisme ménager, domestique, une passion casanière, une aventure jour après jour? J’ai choisi d’attraper d’anciens personnages pour les faire évoluer, parce que je ne suis plus du tout d’accord avec ‘Fanfan’. Ce film, comme le roman, fait l’éloge des prémices, des commencements de l’amour, en présentant cela comme le meilleur. J’avais tort. C’est une escroquerie!»

Comme l’Alexandre du livre, vous avez donc décidé de vous «actualiser sans délai». C’était donc aussi une envie de faire votre autocritique? De vous moquer de vous-même?

«Oui! D’abord cela me fait rire! Et puis sincèrement, je ne suis plus du tout d’accord avec mes romans de jeunesse, même s’y croyais fortement à l’époque. Ce film, comme le roman, fait l’éloge du commencement amoureux, en présentant cela comme le meilleur. Ils contribuent à glorifier la rencontre amoureuse, les prémices, tout ce que je cherche à démonétiser aujourd’hui. Bien sûr que cela peut être charmant. Mais la folie amoureuse que le temps seul permet est dix mille fois plus extraordinaire! L’érotisme des débuts reste un érotisme bateau. On ne s’aventure vraiment dans la dinguerie avec une fille que sur la longue durée, et surtout en changeant radicalement de regard, sur ce qui est censé étouffer l’amour. Si vous pensez qu’il n’est pas possible d’introduire de suspense dans un quotidien amoureux, il y a de fortes chances que vous vous emmerdiez. Si au contraire vous pensez que vous avez-vous la possibilité de créer un suspense extraordinaire, et donc d’en faire un moment de création, la journée risque d’être trépidante.» 

Le summum de l’amour tiendrait donc dans une paire de pantoufles?

«Oui, si on change de paire de pantaoufles tous les jours, c’est-à-dire si l’on joue avec les habitudes! Si on accepte d’entrer dans le jeu, les habitudes en amour ne sont pas un problème. Il y a de bonnes habitudes et de mauvaises habitudes. Si vous prenez l’habitude comme mon personnage de mettre en scène ce qui vous arrive, c’est une excellente habitude. Alors que si vous vous complaisez dans la nostalgie des débuts, vous êtes foutus. On ne peut pas ouvrir un magazine féminin aujourd’hui qui ne nous explique qu’il faut renoncer au mythe du prince charmant. Il faudrait se contenter de peu pour ne pas trop souffrir? Moi, je  crois qu’il faut se contenter de beaucoup. Et que si l’on réclame beaucoup, on obtient plus!» 

Il s’est passé quelque chose dans votre vie qui vous a inspiré ce revirement?

«Il n’y a pas eu un événement, mais une succession d’événements qui m’ont montré que l’usure des sentiments n’existe pas. J’appartiens à la courte liste d’hommes qui rêvent de coucher avec leur femme! L’usure n’est pas venue. Et j’ai fini par comprendre que ce que l’on appelle l’usure, c’est l’usure de soi, qu’on fait très chèrement payer à l’autre. Croire qu’il y aurait une fatalité de l’érosion des sentiments me paraît aussi bête que de perdre un match de tennis et de sortir du terrain en disant ‘c’est la faute du tennis’. C’est parce qu’on a mal joué qu’on perd son match, ce n’est pas de la faute du tennis. La plupart des gens incriminent l’amour. Mais ils ont simplement très mal joué.»

Fanfan reproche à Alexandre d’écrire les choses plutôt que de les vivre. C’est un reproche qu’on ne pourrait pas vous faire, à vous alors?

«J’espère qu’on ne peut pas me le faire avec toute l’énergie que je dépense! Pour soigner simplement mes entrées le soir lorsque je rentre, je serais vexé qu’on me fasse ce reproche! Je suis très sensible à la bande-son de ma vie. Si vous rentrez chez vous sur une musique du ‘Livre de la jungle’ ou de James Bond, d’entrée vous êtes un mari beaucoup plus efficace! Sur le thème de James Bond, vous ne pouvez pas rentrer de manière inodore, sinon vous êtes grotesque. Et puis, on n’est pas obligé de rentrer chez soi par la porte…»

«Fanfan» se termine par un mariage. La dernière phrase du livre, c’est “Nous eûmes beaucoup d’enfants, je devins écrivain et, contre toute attente, nous fûmes très heureux”. Or dans «Quinze ans après», quand on les retrouve, ils ne se sont finalement pas mariés. Que s’est-il passé?

«C’est parce que le sous-entendu quand on écrit cela, c’est que ce n’est pas vrai! La preuve, c’est que  dans les contes, quand on écrit cela, après cela s’arrête. Si c’était vrai, on le raconterait. Donc ils partent avec cette idée, mais il est simplement évident que puisque le héros de Fanfan est convaincu que le meilleur, ce sont les débuts, cela ne peut pas marcher! (rires). Donc fatalement, leur histoire d’amour démarre et puis foire.»

Certains de vos romans sont des confessions autobiographiques comme dans “Le roman des Jardin”. Ici, quelle est la part d’autobiographie dans «Quinze ans après».

«Pas trop grande, car j’aurais trouvé indélicat de re-citer dans un roman des moments de vie qui doivent rester des créations pour une femme.»

À côté des personnages de Fanfan et d’Alexandre, on retrouve une certaine Faustine, journaliste cruelle. C’est quelqu’un en particulier qui vous l’a inspirée?

«Faustine est un concentré de plusieurs personnes qui ont comme point commun la haine du bonheur, qui se sentent agressées par les gens heureux. Cela m’intéressait de donner un rôle à ces gens-là, à travers Faustine, parce qu’ils existent. Et cela me permettait d’introduire une part d’ombre dans un roman lumineux. Elle est un peu excessive on va dire, puisqu’elle ne peut coucher avec un homme que si elle le hait, elle ne peut épouser un type que si elle le méprise. Et elle en veut terriblement aux hommes qui la font jouir! Grâce à dieu, j’ai eu assez de nez dans ma vie pour éviter les Faustine. Je n’en ai jamais mises dans mon lit! (rires

«Quinze ans après» pourrait devenir à son tour un film?

«Je l’espère! Je ne sais pas ce qui va se passer. J’ai posté le livre aux acteurs sans les prévenir que j’avais écrit le livre. J’ai voulu leur faire une surprise. Je voulais que Sophie Marceau aille dans sa boîte aux lettres, déchire l’enveloppe et découvre le livre. Je trouvais cela plus joli que cela se passe comme cela.»

Va-t-il y avoir bientôt un dictionnaire des confusions amoureuses?

«Pourquoi pas? Je ne l’ai pas encore écrit mais pourquoi pas!»

Comment vous y prenez-vous pour écrire? Comme votre personnage, vous échangez votre maison sur le net? Vous observez les gens par leur fenêtre?

«Cela m’est arrivé d’échanger ma maison sur le net, et rien ne m’a semblé plus amusant de rentrer dans le décor d’autres personnages. Mais d’une manière générale, quand j’écris, je joue énormément. Je n’arrive pas à vivre sans jouer. Parce que je ne vois pas pourquoi je passerais mon temps à écrire des scènes et à ne pas en profiter (rires).

Donc, votre inspiration, vous la puisez dans le quotidien?

«Dans les difficultés du quotidien. Pour vous fabriquer des souvenirs, vous êtes obligé de foncer tête baissée vers une difficulté.»

Vous avez des projets? Sur quoi travaillez-vous en ce moment?

«Mis à part foncer tête baissée vers les difficultés? Non, pas pour l’instant! (rires). Je vais commencer à m’atteler au scénario du film, sans savoir si les acteurs voudront ou pas. Mais à la limite, s’ils ne veulent pas, ce sera le début d’une aventure… celle de les faire changer d’avis.»

Christelle

L’HISTOIRE EN QUELQUES LIGNESFanfan acte 2 Alexandre Jardin

Quinze ans se sont écoulés depuis qu’on a découvert Fanfan et Alexandre, passionnément amoureux. Mais alors qu’ils devaient se marier, ni l’un ni l’autre n’est venu. Quinze ans plus tard, on les retrouve donc… pas du tout là où on l’aurait cru! Désormais, Alexandre est convaincu que l’amour peut être exalté par les petites choses du quotidien. Meurtrie par deux mariages ratés, Fanfan, elle, ne veut plus entendre parler d’aventure conjugale. À quarante ans, leurs ombres chinoises vont pourtant à nouveau se faire face, grâce à une machination orchestrée par un éditeur et un producteur avides de remettre en présence le couple qui inspira le roman «Fanfan», incarné au cinéma par Sophie Marceau et Vincent Perez. Après son romantisme du début («Fanfan», «Le Zèbre»…), Alexandre Jardin était passé à des confessions autobiographiques, des archives intimes («Le Roman des Jardin», «Chaque femme est un roman»). Il revient ici avec brio à ses premières amours mais avec une touche de maturité en prime. Un vrai régal.

«Quinze ans après», d’Alexandre Jardin, éditions Grasset, 360 pages 19 €

Cote: 5/5

 

 

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Une boîte à spaghettis pleine de recettes

Publié par clairdeplume le 18 octobre 2009

spaghettisAprès la boîte à hamburgers, voici la boîte à spaghettis! Très original, ce livre prend en effet la forme de spaghettis pour nous livrer ses meilleures recettes du genre. Spaghettis classiques ou de blé complet, linguine (spaghettis plats pour les non initiés) ou bucatini (spaghettis épais), il y en a pour tous les goûts… De quoi bientôt tout savoir sur les spaghettis et sur les différentes façons de les accommoder, que ce soit en accompagnement ou en plat complet, avec de la viande, du poisson ou des fruits de mer. La boîte aimantée s’ouvre sur son côté droit pour nous laisser feuilleter ses recettes, accompagnées de photos. Un régal d’originalité!

Christelle

“130 recettes de spaghettis made in Italy – La boîte à idées pour vos petits dîners”, éditions Larousse, 320 pages, 9,90 €

Cote: 4/5

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