Clair de Plume

Blog littéraire

Archive pour septembre 2009

Un Ben Laden timide, introverti et complexé

Publié par clairdeplume le 30 septembre 2009

C’est à Mohamed Sifaoui, journaliste spécialiste de l’idéologie islamiste, et Philippe Bercovici, dessinateur (« Les femmes en blanc »), que l’on doit le buzz BD de la rentrée. Entre éléments réels et détails fictifs, « Ben Laden dévoilé » nous compte la vie du chef d’Al-Qaïda avec en filigrane l’histoire du terrorisme islamiste au cours de ces trente dernières années. Un album humoristique bourré d’informations vérifiées et vérifiables. L’objectif du scénariste ? « Désacraliser un terroriste qui voulait se construire l’image d’un prophète ou d’un messie et le réduire à sa plus simple expression, à savoir celle d’un vulgaire tueur commanditaire de barbaries ».

Vous êtes journaliste, écrivain, réalisateur et vous enquêtez sur le terrorisme islamiste depuis une vingtaine d’années. Pourquoi vous tournez aujourd’hui vers la BD ?

 Mohamed Sifaoui : “Pour toucher un nouveau public ! Au-delà de la simple bande dessinée d’information humoristique, l’album s’inscrit aussi comme un ouvrage de combat et d’engagement. J’ai voulu utiliser ce support qu’est la BD pour toucher un public plus jeune, moins politisé qui pourrait avoir envie de comprendre de manière un peu décrispée la réalité de l’idéologie salafiste et du terrorisme, version Al-Qaïda et Ben Laden.”

 Un public laïc, mais aussi musulman ?

“Oui bien sûr. Les musulmans gagneraient à comprendre la nature d’Oussama Ben Laden et son côté silique. Cet individu n’a cessé d’instrumentaliser leur religion, l’islam en l’occurrence, à des fins de pouvoir, à des fins obscurantistes. S’il n’hésite pas à envoyer de jeunes musulmans à la mort, en les incitant notamment à l’attentat-suicide, il s’est par contre bien gardé d’envoyer ses propres enfants commettre ce type d’attentat. J’aurais tendance à croire que les attentats-suicides, ce n’est pas si bien que cela, et qu’il n’y a peut-être pas de vierges au paradis.”

 La caricature a-t-elle été facile?

“Tous les extrémistes se caricaturent eux-mêmes. Quand j’ai eu à rencontrer à plusieurs reprises des intégristes, des gens totalement illuminés, j’avais l’impression d’avoir face à moi des personnages de bandes dessinées. La réalité est parfois tellement hallucinante qu’elle dépasse la fiction. Pour cette raison, le terrorisme islamiste a totalement sa place dans le monde de la BD ! “

Cet album sonne-t-il comme une bouffée d’air frais dans votre parcours professionnel ?

“Nous autres, démocrates qui rejetons la violence, nous avons aucune arme pour répondre à ceux qui cherchent à nous museler et à restreindre notre liberté d’expression. Nous ne menaçons personne, nous ne tuons personne, nous n’avons que l’humeur, cette manière civique et civilisée de répondre à ces illuminés qui nous promettent tantôt la mort, tantôt l’enfer. En contrepartie, nous leur donnons un peu d’humour et j’espère qu’ils sauront rire d’eux-mêmes… mais je ne me fais pas trop d’illusions !”

« Ben Laden dévoilé » est une BD humoristique. Tout le monde -ou presque- en prend pour son grade. Toutefois, si le chef d’Al-Qaïda fleure la caricature, il n’est pas vraiment tourné en ridicule. Pourquoi ? Par peur des représailles ?

“Non, pas du tout. J’ai tout simplement essayé d’être le plus proche possible du personnage pour le caricaturer. J’ai surtout voulu l’humaniser. Cela peut paraître paradoxal, mais je pense que nous avons tendance à diaboliser ce criminel, car il renvoie à ce qu’il y a de plus négatif chez l’être humain. Mais Oussama Ben Laden est un être humain avec tous ses défauts. Il est certes extrémiste, intégriste, mais c’est un être humain. Je ne voulais pas le rendre sympathique car il ne l’est pas. Je n’ai pas voulu non plus le caricaturer plus qu’il ne l’est déjà lui-même. “

Vous le présentez comme un homme peu intelligent…

“ C’est quelque chose de vérifié et vérifiable. Tous les spécialistes d’Al-Qaïda vous diront la même chose : le vrai théoricien et la véritable matière grise du groupe terroriste est Ayman al-Zawahiri, le numéro 2 d’Al-Qaïda. C’est lui le véritable concepteur des attentats au cours de ces dix dernières années. Ben Laden est la figure médiatique d’Al-Qaïda, mais ce n’est pas lui qui théorise l’idéologie salafiste pour la mettre en pratique et en faire une organisation du crime. Par ailleurs, Ben Laden est quelqu’un de très peu sûr de lui. J’ai rencontré un certain nombre de gens qui l’ont connu et tous disent qu’il est quelqu’un de très introverti, parfois timide, complexé et peu confiant en lui-même. Il a gagné en assurance après le 11 septembre 2001 et s’est construit une image médiatique. Il a surtout joué de son aura parce qu’il est Saoudien.”

 On sait qu’Al-Qaïda est une nébuleuse fort peu organisée. On cerne moins son amateurisme…

“Quand on analyse les attentats qui ont été déjoués ces dernières années, que ce soit en Europe ou aux Etats-Unis, on s’aperçoit que ces attentats ont souvent été évités en raison de l’amateurisme de leurs auteurs. L’amateurisme paie parfois. Imaginez, qu’avant le 11 septembre, je vous aurais dit que 19 terroristes munis de simples cutteurs auraient pu faire ou feraient ce que l’on sait. Vous m’auriez pris pour un fou ! L’amateurisme qui mélange un culot fou et un obscurantisme sans limite permet parfois à ses auteurs d’atteindre leurs objectifs. On n’est pas encore dans le mode de pensée occidentale. Si certaines personnes sont prêtes à se faire exploser, l’amateurisme peut aussi être meurtrier. On n’a pas besoin de sortir des grandes écoles militaires pour se mettre une ceinture d’explosifs autour de la taille et percuter un avion contre une tour.”

En BD, le nombre de pages limité est toujours un peu frustrant quand on s’attache à la vie d’un personnage. Dans « Ben Laden dévoilé », on monte à 100 pages. Le récit n’en est pas moins condensé…

“Ma principale exigence auprès de l’éditeur était de pouvoir tabler sur une centaine de pages. Pour ne pas faire trop de raccourcis et d’ellipses, j’ai voulu étaler le récit le plus possible. Ce qui m’a permis d’introduire un peu de fiction afin de décrisper le récit et de le fluidifier. De l’humour aussi. Evidemment, il n’était pas question de se moquer des attentats et encore moins des victimes. Avec Philippe Bercovici, on a bien tenu à préciser que l’on se moquait des auteurs. On a naturellement traité les attentats et leurs victimes de manière neutre.”

Anne-Sophie

“Ben Laden dévoilé. La BD-attentat contre Al-Qaïda”, de Sifaoui et Bercovici, éditions 12bis, 100 pages, 15 euros

Cote: 4/5

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Des conseils pour les gourmands

Publié par clairdeplume le 30 septembre 2009

pâtisserieAprès l’entretien de la maison et le jardinage, la collection «L’ABC des trucs» de Michel Lafon se penche sur la pâtisserie. De A comme «abaisse» (morceau de pâte à tarte ou de pâte feuilletée aplati avec un rouleau, prêt à être découpé) à Z comme «zeste» en passant par plein de bonnes choses, on y découvre les petits trucs d’un pro. Un livre bien pratique pour celles et ceux qui ont parfois du mal à s’y retrouver dans certaines recettes. On y découvre en outre pourquoi la chantilly ne peut se faire avec de la crème fraîche à 10 ou 15%, le secret d’une crème pâtissière sans grumeau et d’autres trucs de gourmands…

Christelle

«Pâtisserie», de Didier Girol, éditions Michel Lafon, collection L’ABC des trucs, 304 pages, 11,45 €

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Profession: faire peur !

Publié par clairdeplume le 28 septembre 2009

La collection «Spécial Suspense» des éditions Albin Michel fête cette année trente ans de frissons. Lancée en 1979 avec «La nuit du renard» de Mary Higgins Clark, la fameuse jaquette blanche compte aujourd’hui 189 titres au catalogue, plus de 80 auteurs publiés et 15 millions d’exemplaires vendus. Pour marquer ce 30e anniversaire, deux nouveaux livres viennent de sortir: «Sauver sa peau» de Lisa Gardner et «La promesse du feu» de Mikaël Ollivier. Mais comment devient-on un auteur à suspense? Voici les conseils et confidences de deux maîtres du genre.

© E. Robert-Espalieu

© E. Robert-Espalieu

Vivre un premier amour inquiétant

«C’est toujours très compliqué de dire comment naît l’idée d’un livre», avoue Mikaël Ollivier, auteur français à qui l’on doit déjà notamment «Trois souris aveugles» et «Noces de glace». Son dernier thriller lui est venu d’assez loin, de souvenirs très personnels de son enfance, d’une petite fille qu’il a connue à huit ans et dont il était alors éperdument amoureux! «Elle était très délurée, avait un rapport au feu très complexe. Elle était un peu inquiétante au bout d’un moment, mais fascinante», se souvient-il.
Dans «La promesse du feu», Mikaël Ollivier a en effet trouvé une façon originale pour se débarrasser des cadavres: le feu. L’histoire débute dans le sud de la France avec le premier grand incendie de la saison. Au centre du brasier: un cadavre calciné. Non loin de là, occupée de prendre des photos, Tiffany, une jeune photographe, rousse comme la petite fille dont l’auteur était amoureux et obsédée elle aussi par le feu. Pour mener l’enquête: deux frères, Guillaume et Damien Le Guen. Le premier est flic, le second gendarme. Sans oublier leur mère, Nancy, fan de polars. Et Tariq, l’énigmatique pilote de canadair. «J’avais envie de commencer avec une scène spectaculaire d’incendie de forêt, qui mélange tous les personnages», explique Mikaël Ollivier, par ailleurs aussi scénariste et auteur de livres pour enfants.

Se baser sur des faits réels

Mais chacun a sa technique. Lisa Gardner, l’une des grandes dames du thriller américain, raconte, elle, se fonder généralement sur des crimes réels. Pour «Sauver sa peau» (qu’elle prononce en français, alors que le reste de l’entretien se déroule en anglais), elle explique s’être souvenue d’un cas d’il y a 30 ans, où une petite fille était épiée pas un homme. Or à l’époque, aux États-Unis, il n’y avait aucune loi pour la protéger. Et l’histoire s’est très mal terminée. Puis devenue mère à son tour, la romancière s’est demandé jusqu’où elle-même serait prête à aller pour sauver son enfant. Et ce que cela pourrait signifier pour sa fille. Elle tenait là le début de l’histoire.
Dans son thriller en effet, l’héroïne, Annabelle Granger, a passé sa vie à fuir et à changer d’identité. Jusqu’au jour où elle lit, à la une des journaux, que six cadavres de petites filles ont été découverts. Et que l’une d’elles porte son nom.
Pour élucider ces meurtres, Lisa Gardner a fait appel à un duo de choc: D.D. Warren, commandante de la police de Boston, et Bobby Dodge, ancien tireur d’élite mêlé à une affaire qui a mal tourné.

Adapter son rythme cardiaque à celui des personnages
mikael ollivierL’idée trouvée, il reste aux auteurs à tout mettre en place. Quand il commence à écrire, Mikaël Ollivier connaît le meurtrier, mais ne sait pas encore comment il va le révéler. Mais quelle que soit la scène qu’il écrit, il tente de se mettre à la place de ses personnages. «Que je sois Tiffany dans le feu, un policier ou un pilote de canadair, il faut que mon rythme cardiaque soit le même que celui de mon personnage», explique-t-il.

Trouver le coupable en même temps que le lecteur
Mais encore une fois, chacun sa technique! Lisa Gardner n’aime pas, pour sa part, connaître la fin de son histoire avant de commencer. «Sinon, je trouve que ce n’est pas intéressant à écrire», dit-elle. «Et puis, si je ne connais pas la réponse quand j’écris, le lecteur, en lisant le livre, ne la trouvera pas non plus», se justifie-t-elle. D’ailleurs, les quelques fois où elle connaissait la fin dès le départ, elle s’est aperçue en relisant que c’était tellement évident qu’elle a dû choisir un autre coupable en cours de route!

Se faire tuyauter par la police
Si Mikaël Ollivier dit intégrer ses recherches à l’écriture du roman, Lisa Gardner ne commence, elle,  à écrire qu’après s’être longuement documentée. Pour «Sauver sa peau» par exemple, elle voulait cacher six corps dans Boston, pour qu’on ne les découvre que 25 ans plus tard, mais n’avait aucune idée comment s’y prendre. Elle s’est donc renseignée. Et heureusement, la police connaissait l’endroit idéal pour cela, rigole-t-elle! La médecin légiste a, elle, eu l’idée d’entreposer les corps dans des sacs plastiques. «Cela rend son travail plus facile. Je suis sûre qu’elle serait ravie si plus de tueurs prenaient la peine de le faire d’ailleurs», poursuit-elle.
Mais n’a-t-elle pas peur de donner des idées aux vrais serials killers? «Je ne pense pas que la logistique pour chaque crime est assez détaillée pour cela», sourit-elle. «Ils devraient y penser beaucoup plus en détail!»

© Jerry Bauer

© Jerry Bauer

 

Des gens infréquentables?
Malgré les crimes les plus atroces qu’ils commettent dans leurs thrillers, ces deux auteurs ont pourtant l’air de gens normaux! Alors d’où leurs viennent ces idées machiavéliques? «Justement», rigole Mikaël Ollivier. «Je pense avoir toujours été quelqu’un de terriblement sérieux, sans doute un peu barbant», dit-il. «Du coup, je me lâche dans mes livres!»
Lisa Gardner, elle, met tout cela sur le compte de son côté maternel. «Les gens pensent que je dois être un peu perturbée pour écrire des livres aussi noirs. Mais c’est une chose naturelle pour une femme! Quand un enfant est blessé et saigne, il ne court pas chez son père, mais chez sa mère. En tant que femme, on est toujours sur la ligne de front. On apprend à relativiser du genre ‘Oh, ce n’est qu’une égratignure’. Ici, c’est pareil. On y regarde en se disant que c’est quelque chose de pas bien qui est arrivé et qu’il faut le réparer. C’est le côté maternel qui resurgit», assure-t-elle.

Ajoutez une touche de vos voisins…Lisa Gardner
C’est sans doute aussi ce côté parental qui fait que tous les deux, se sont attachés à leurs personnages, au point qu’on devrait les retrouver dans leurs prochains thrillers.
«Ce n’était pas du tout prémédité», selon Mikaël Ollivier, qui explique s’être attaché à son trio «plus que d’habitude».
Pareil pour les deux enquêteurs de Lisa Gardner, Bobby Dodge et D.D. Warren, qui travailleront eux aussi sur d’autre cas dans son prochain roman. D.D. Warren qui, dans la vraie vie, existe par ailleurs vraiment et n’est autre que… la voisine de Lisa Gardner. «D.D. vient d’un autre livre, où elle ne devait apparaître que pour une seule scène», avoue l’auteure qui reconnaît aimer mettre le nom de personnes qu’elle connaît dans ses romans. «Dans la vraie vie, elle est plus vieille, très douce, cuit des tartes. Comment est-elle devenue flic de Boston? Je ne sais pas trop! Dans le livre que je viens de terminer, elle a même droit à du sexe. Je suis sûre que son mari trouvera cela très intéressant», rigole-t-elle.
Outre Tiffany, mélange de son premier amour et de son épouse, qui a été photogrpahe, Mikaël Olliver, lui, a fabriqué Nancy, la mère excentrique du livre, à partir d’un mixte entre sa grand-mère et une autre dame qu’il connaît. Les flics, eux, tiennent en partie de lui. Pour lui, un écrivain est un «voleur de moments». «On vole des instants aux gens, parfois à des gens très proches, parfois à des inconnus croisés dans la rue.»
On retrouvera donc la voisine de Lisa Gardner en septembre 2010 pour une course contre la montre dans laquelle il sera question de la disparition d’une femme. «Le mari de cette femme est pratiquement sûr qu’il n’y est pour rien, mais la police le suspecte et s’il ne trouve pas rapidement le meurtrier, il perdra la garde de ses enfants», dévoile déjà Lisa Gardner.
La nouvelle enquête du trio de Mikaël Ollivier nous entraînera quant à elle vers le milieu de la musique et des fans de rock…

Christelle

«Sauver sa peau», de Lisa Gardner, éditions Albin Michel, collection Special Suspense, 432 pages, 19,90 €

«La promesse du feu», de Mikaël Ollivier, éditions Albin Michel, collection Special Suspense, 416 pages, 19,90 €

Cote: 4/5

 

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Interrogations amoureuses

Publié par clairdeplume le 27 septembre 2009

Parmi la floraison de mangas, il en est certains qui méritent le coup d’oeil, même si l’on n’est pas un grand fan du genre. “Lorsque nous vivions ensemble” fait partie de ceux-là. Véritable best seller au Japon, ce manga publié sous forme de petit feuilleton dans les années 1970 devint rapidement au pays du soleil levant un rendez-vous hebdomadaire à ne pas manquer. Une histoire d’amour qui ne tient pas sur le long terme, une histoire de concubinage dans une société où le mariage s’imposait à tous les couples. Jirô et Kyôko, légers et libres comme l’air, prennent la vie comme elle vient. Tous les deux sont graphistes. Jirô vivote de petits boulots tandis que Kyôko est soumise à des horaires de bureau classiques. Ils s’interrogent sur le mariage, sur l’amour, sur le sens de la vie. L’engouement suscité pour ce feuilleton fut tel qu’un film et une série télévisée suivirent le manga. Aujourd’hui le récit complet, découpé élégamment -comme à l’origine- en chapitres indépendants, est publié en français en trois tomes. Seul le premier se trouve actuellement dans nos librairies. Les divers chapitres sont empreints de douceur et de poésie. Les interrogations et les tourments de l’amour y sont dépeints avec justesse. Un bon moment lecture… que le sexe féminin appréciera davantage.

Anne-Sophie


“Lorsque nous vivions ensemble, vol. 1”, de Kazuo Kamimura, éditions Kana, 701 pages, 18 euros

Cote: 4/5

Le tome 2 sera en librairie le 2 octobre.

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Camarades, unissez-vous !

Publié par clairdeplume le 26 septembre 2009

Fin des années 1960. Samuel traîne derrière lui un lourd passé familial dont il ne se soucie guère. Son grand-père, tourmenté et consacré tout entier au respect de sa religion et de la tradition assidique, connut un destin tragique. Comme une bonne partie de sa famille. Si Samuel ne semble en avoir cure, certains fantômes semblent pourtant le troubler. Un peu paumé, il laisse tomber le bac tant il est obnibulé par sa révolution prolétarienne. N’ayant pas peur du paradoxe, il décide de se faire embaucher comme directeur des collections dans l’entreprise textile de son père. Une position idéale qui lui permet d’appliquer ses préceptes communistes mais aussi de rencontrer de jolies mannequins. Une amie de la famille, bienveillante,  ne l’entend pas de cette  oreille et se montre bien décidée à remettre Samuel sur le droit chemin, en lui dénichant une épouse juive bien comme il faut. “Le pavé originel” aborde des thématiques fort intéressantes et séduit d’emblée le lecteur. Malheureusement, en fin de récit, le scénario perd le fil et le lecteur aussi. L’intérêt du récit ne se trouve peut-être pas où on le pensait. Le lecteur sera sans doute dépité en découvrant les dernières pages de l’album et plus encore la dernière  case. Une dernière case qui ne se justifierait que par le titre, ou inversément.

Anne-Sophie

“Le pavé originel”, de  Pianko et Winz, éditions Delcourt, 14,95  €

Cote: 3/5

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Bons mots

Publié par clairdeplume le 24 septembre 2009

rémi bertrandDans ce petit livre, Rémi Bertrand débusque toute une série de paronymes. Parmi ceux-ci: affection et affectation, blanchiment, blanchissement et blanchissage, collision et collusion, effleurer et affleurer, original et originel, perpétrer et perpétuer… Des “faux jumeaux” qui provoquent chez l’auteur une avalanche de bons mots, accompagnés de petits dessins humoristiques. De quoi nous éviter dans le futur des phrases du genre de “Chacun y va de sa conjoncture plus ou moins originelle sur la nature du danger invoqué et qu’il va falloir circoncire”…

Christelle

“Un mot pour un autre”, de Rémi Bertrand, éditions Points, collection Le goût des mots, 190 pages, 6,50 €

Cote: 4/5

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I wanna burger

Publié par clairdeplume le 23 septembre 2009

boîte à burgersServi dans un emballage en polystyrène comme les vrais hamburgers, ce petit livre contient “60 recettes irrésitibles” de burgers. Du hamburgers au foie gras en passant par le burger saumon, le burger végétarien et même des burgers sucrés, ce livre de recettes nous convaincrait presque que certains hamburgers peuvent être parfaitement sains et équilibrés.  Car ces hamburgers maison n’ont rien à voir avec de la junk food. Les recettes sont simples à réaliser et illustrées de photos. Certains de ces burgers nécessitent toutefois d’avoir une grande bouche… Un livre idéal pour les fans d’hamburgers et un cadeau original pour les étudiants qui viennent d’emménager dans leur nouveau kot…

Christelle
 
“Boîte à burgers”, de Stéphanie de Turckheim, First éditions, 9,90 €

Cote: 3/5

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Kilos en trop et ado rebelle

Publié par clairdeplume le 22 septembre 2009

jennifer weinerD’accord, on sait bien que ce genre de livre n’est pas à classer dans la grande littérature de cette rentrée, mais tout de même… L’histoire s’annonce d’emblée gentillette: Cannie, la quarantaine, des kilos en trop, est mariée avec un médecin au physique de rêve qui l’adore, a une jolie fille de treize ans et est l’auteur à succès d’un roman autobiographique, “Les filles fortes ne pleurent pas”. Un début d’histoire qui sonne déjà comme un “happy end” pour l’héroïne qui, il y a treize ans, déjà en surpoids et complexée, s’était retrouvée enceinte alors que son fiancé venait de mettre les voiles après avoir publié un article peu élogieux sur elle et intitulé ”Aimer une ronde”… Mais Jennifer Weiner peut faire mieux que cela, se dit-on! L’auteure de “Crimes et couches-culottes” n’est pas du genre à laisser ses personnages se la couler douce durant toute l’histoire, non? Pas sûr… Car si elle a en effet ajouté quelques (légères) complications dans la vie de son héroïne -du genre  une querelle mère-fille autour de ce qui est approprié de porter par une adolescente pour sa bat-mitzvah et un mari qui veut un autre enfant- le résultat reste quelque peu décevant. Entre kilos en trop et rébellion adolescente, on assiste à une comédie un peu fade, sauvée malgré tout par la fin et son rebondissement imprévu qui permet d’échapper au happy end pressenti…

Christelle

“La fille de sa mère”, de Jennifer Weiner, éditions Belfond, collection Mille Comédies, 444 pages, 19,50 €

Cote: 2/5

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Un baiser qui change tout

Publié par clairdeplume le 20 septembre 2009

la double vie d'irina

Vous vous souvenez peut-être de Lionel Shriver pour son roman “Il faut qu’on parle de Kevin”, dans lequel elle raconte l’histoire d’une mère confrontée à la monstruosité de son fils. (Si pas, il vient d’être réédité aux éditions J’ai Lu et est tout simplement… effrayant). Dans son nouveau roman, l’auteure s’attaque cette fois aux relations de couple. Elle y dresse le portrait d’une femme comme tout le monde face au quotidien rassurant d’une vie de couple (trop?) banale. La quarantaine, Irina est illustratrice de livres pour enfants et vit à Londres avec son mari (ils ne sont pas vraiment mariés mais c’est tout comme après dix ans de vie commune, non?), Lawrence, spécialiste des questions de terrorisme. Ils n’ont pas (encore?) d’enfants, font l’amour trois fois par semaine et mangent tous les soirs, devant les infos, un bol de pop-corn préparé par Irina. Et puis il y a aussi, parmi les petites habitudes de leur quotidien bien rôdé, le dîner tous les ans avec le célèbre joueur de snooker Ramsey Acton, à l’occasion de son anniversaire. Jusqu’au jour où, Lawrence étant à l’étranger pour affaires, Irina accepte de dîner seule, en tête à tête, avec Ramsey. Elle ne se doute pas alors que son quotidien si soigneusement orchestré est sur le point de voler en éclats. Tentée de l’embrasser l’espace d’un instant, Irina se retrouve face à un dilemme… Tromper son mari ou ne pas le tromper? Et alors qu’un triangle amoureux s’installe, les chapitres du livre se dédoublent et s’orchestrent autour d’un baiser, donné ou pas. Dans une première version, l’auteure explore les conséquences d’une passion. Dans la seconde, les sentiments d’une femme frustrée… Une brillante interprétation moderne des jeux de l’amour et du hasard…

Christelle

“La double vie d’Irina”, de Lionel Shriver, éditions Belfond, 492 pages, 23 €

Cote: 3/5

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Quelques idées bricolage pour la rentrée

Publié par clairdeplume le 18 septembre 2009

cartonnagesVous cherchez comment occuper vos petites têtes blondes le mercredi après-midi et le week-end? modelages de papierCes trois ouvrages, édités par Dessain et Tolra, vont vous fournir un max d’idées bricolages. Entre “Modelages de papier”, des “Animaux déco en carton” et “Cartonnages coup de coeur”, il n’y a vraiment que l’embarras du choix. D’accord, avouons-le, “cartonnages coup de coeur”, qui explique comment fabriquer des accessoires de déco, intéressera surtout les mamans. Mais pendant que celles-ci fabriqueront de belles boîtes, des cadres, des embrasses de rideaux, des pieds de lampe et de jolis carnets, les grands enfants pourront s’en donner à coeur joie à créer chiens, vaches et robots en papier mâché ou en carton…  

Christelle

“Modelages de papier”, de J.C. Cochrane, édition Dessain et Tolra, 14,90 €

“Animaux déco en carton”, de Claude Jeantet, édition Dessain et Tolra, 14,90 €

“Cartonnages coup de coeur”, de Dandra Hosseini, édition Dessain et Tolra, 14,90 €

Cote: 3/5

 

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Un inédit de Hugo Pratt

Publié par clairdeplume le 17 septembre 2009

« Sandokan »… Un petit trésor dont se délecteront les fans de Hugo Pratt. Fin des années 1960, le dessinateur -encore peu connu à l’époque- se lançait, avec Mino Milani, dans une adaptation du roman «Les Tigres de Mompracem» du célèbre écrivain italien Emilio Salgari, spécialiste du roman d’aventure à la manière de Jules Verne ou Stevenson. Les épreuves d’un premier tome et les premières planches du second en poche, Pratt ne donna finalement pas de suite aux aventures de celui que l’on surnommait le Tigre de Malaisie. Le projet fut laissé de côté et carrément rangé -et oublié !- dans les cartons. Car, entre-temps, celui qui allait devenir un maître de la BD commençait à percer avec son célèbre héros Corto Maltese. Quarante plus tard, « Sandokan » sort de l’oubli et devient l’un des événements BD de la rentrée 2009. L’album, édité chez Casterman sous forme de coffret, propose un petit mot de Bernard Lavilliers et une introduction d’Alfredo Castelli. L’histoire qui nous ramène au 19ème siècle ravira les fans de récits d’aventure coloniale. En pleine mer de Malaisie, à quelques miles des côtes occidentales de Bornée, sur l’île de Mompracem, un inquiétant personnage veille : le pirate redouté que les Anglais rêvent de capturer, Sandokan. Il attend Yanez chargé d’enquêter sur une splendide jeune femme aux cheveux d’or installée à Labuan. Intrigué par la réputation de sa grande beauté, Sandokan prend la mer. Destination Labuan, à la fois pour contempler de ses yeux cette femme mystérieuse et pour se venger des Blancs qui ont assassiné sa famille.

Anne-Sophie

« Sandokan. Le Tigre de Malaisie », de Hugo Pratt et Mino Milani, éditions Casterman, 80 pages, 18 euros

Cote :3/5

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J’ai testé pour vous… le bookcrossing

Publié par clairdeplume le 16 septembre 2009

bookcrossingChouette concept que le bookcrossing qui consiste à libérer un livre après l’avoir lu en l’abandonnant volontairement dans un endroit public (tel un parc ou le rayon surgelés d’un grand magasin). Le but ? Permettre aux livres de voir du pays, mais surtout offrir à d’autres lecteurs la possibilité d’en profiter à leur tour…

Les planches de ma bibliothèque s’affaissant progressivement sous le poids des livres, l’idée m’a tout de suite parue tentante. J’ai donc pioché un ouvrage au hasard parmi les récents. Restait à me créer un compte sur le site (en anglais) de Bookcrossing, qui compte déjà plus de 808.000 membres et 5.862.000 livres enregistrés dans plus de 130 pays depuis sa création en 2001.

Car avant de libérer un livre, il faut d’abord l’enregistrer, histoire de pouvoir en suivre le parcours. Chaque livre reçoit ainsi une cote qui lui est propre à inscrire en page de garde, accompagnée d’une petite note, expliquant à la personne qui le découvre comment encoder le livre sur bookcrossing.com avant de le lire puis de le relibérer à son tour. Les «libérateurs» peuvent de la sorte suivre les péripéties de leurs livres, et lire les commentaires laissés par les différents lecteurs. A condition bien sûr que les autres lecteurs n’oublient pas de signaler leur découverte…

Les formalités d’enregistrement accomplies, il ne me restait plus qu’à choisir le lieu idéal où «oublier » mon roman pour que quelqu’un le découvre. Une gare ou une station de métro ? Une salle de cinéma ? Un parc ? Le lieu ne me semblait pas mal. J’ai donc emporté mon livre en balade, pour le déposer discrètement sur un banc dans un parc de la capitale. Après 30 minutes, n’en pouvant plus, je suis repassée devant. Le livre n’était plus là ! Son voyage avait commencé. Il ne passerait pas la nuit tout seul à la belle étoile sous la pluie. Je pouvais rentrer chez moi l’esprit serein et attendre des nouvelles de mon bouquin.

Le lendemain matin, je me connecte sur le site pour suivre les pérégrinations du bouquin. Mais rien. Le surlendemain, rien non plus. Une semaine plus tard : toujours rien. Grosse déception…

J’arrive à me convaincre que je n’ai tout bonnement pas eu de chance et décide de procéder à un nouvel essai. Je choisis un autre livre sur l’étagère  –un livre qui m’a un peu moins plu cette fois, on ne sait jamais !-, l’enregistre, indique aux autres membres où je vais le libérer et à quelle heure… 

Pour cette deuxième tentative, je l’abandonne dans un endroit un peu moins de passage, dans l’espoir qu’un membre de bookcrossing le découvre et non un simple promeneur.  Puis je rentre chez moi, pleine d’espoir.

Depuis, plus d’un mois s’est écoulé. Et je n’ai toujours aucune nouvelle de mes livres libérés… Un membre de bookcrossing contacté m’explique que «cela arrive malheureusement». On ne connaîtra pas le pourcentage de livres disparus en cours de chemins…

Alors une bonne idée le bookcrossing ? Sans aucun doute. Mais encore faut-il que les gens jouent le jeu. Je lance donc un appel aux ravisseurs de mes deux livres… Si jamais vous me lisez, vous savez ce qu’il vous reste à faire. Il paraît que c’est bon pour le karma du livre… Et le nôtre! 

Christelle

www.bookcrossing.com

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Saveurs japonaises

Publié par clairdeplume le 15 septembre 2009

Sushis & Co

sushis & sa chimieLa collection Toquades de First éditions s’est enrichie d’un nouveau petit livre de cuisine, consacré cette fois aux sushis, sashimis, makis, temaki et California rolls. On y retrouve 52 recettes illustrées et accompagnées de trucs et variantes pour régaler et épater ses convives. Sans oublier une explication sur le découpage du poisson et la cuisson du riz. Parmi ces recettes inratables élaborées par le chef du magasin Sushi shop, on retrouve bien sûr les incontournables, comme les sushis saumon, thon, crevette, ou maki thon et concombre, mais aussi des recettes plus originales comme les California rolls ‘Malibu’ (tartare de saumon à l’huile d’olive, aneth, avocat) et ‘Mango’ (thon, mangue, avocat) ou encore les springs rolls foie gras. Cette jolie collection qu’on aime pour ces recettes ne nécessitant pas de véritables talents culinaires et accompagnées de photos donnant une idée du résultat à obtenir vient également de sortir des albums consacrés, entre autres, aux «Sublimes terrines» et aux «Mini-cocottes & Co». Miam-miam.

Christelle

«Sushi & sa chimie», First éditions, collection Toquades, 96 pages, 6,90 €

Cote : 4/5

Cuisine  française à la japonaisefumiko

Il ne s’agit pas vraiment de cuisine japonaise dans «La cuisine de Fumiko», mais plutôt de… cuisine française élaborée par une Japonaise. Fumiko est en effet une jeune et séduisante Japonaise de 40 ans passée maître de l’art de la cuisine française. Parmi ses recettes fétiches, on trouve des choux à la crème au foie gras, une salade à boire jaune, un velouté coco saveur d’Asie, du canard au miel de châtaignier et au jus de pomme, des joues de lotte à la ciboulette et au sésame, des pêches en gelée d’hibiscus ou encore des mignardises de datte à la rose. Des recettes bien tentantes, qui manquent peut-être toutefois d’illustrations: sur les 120 recettes, on compte 44 photos, parfois des produits plutôt que du résultat. On retrouve aussi dans ce livre des textes retraçant le parcours  de Fumiko. Diplômée de l’université Seijo à Tokyo, elle s’est installée en France pour apprendre le français et… la cuisine à l’Ecole du Cordon bleu, dont elle est sortie Major de sa promotion en 1996. Depuis, elle a été second de cuisine à l’Arpège d’Alain Passard et cuisinière à domicile, avant d’enseigner à l’école pour amateurs Alain Ducasse. Jusqu’au 3 octobre, elle participera à l’événement «Femmes d’influence» organisé par les Galeries Lafayette à Paris qui rend hommage aux femmes de tous les domaines de la société. A cette occasion, un restaurant éphémère a été installé au 3e étage. L’occasion de découvrir ses recettes sur place durant tout le mois de septembre…

 Christelle

«La cuisine de Fumiko», de Fumiko Kono, éditions Albin Michel, 143 pages, 25 €

Cote : 3/5

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Mal de vivre

Publié par clairdeplume le 14 septembre 2009

Un homme dépressif qui « s’emmerde passionnément et avec conviction » gère un magasin de farces et attrapes. Vendre de la rigolade et faire la gueule. Voilà cerné en quelques mots le personnage de Patrick qui vient de se faire jeter par sa femme. L’histoire se déroule sur fond de suicides, de conflit social et de délocalisation. Dramatique ? Oui et non. Car Pascal Rabaté entoure son récit de douceur, de romance et d’espoir. La vie de Patrick basculera à nouveau, lors d’une soirée entre amis, au cours de laquelle il fera la connaissance d’une artiste-acrobate travaillant pour un cirque de passage. Des dessins dépouillés qui ne s’ennuient pas de trop de détails, des couleurs vives et rétro, l’ensemble laisse un petit goût de mélancolie pas désagréable.

Anne-Sophie

«Le petit rien tout neuf avec un ventre jaune », de Rabaté, éditions Futuropolis, 104 pages, 19 €

Cote : 2/5

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Tout pour décoder les signes et les symboles

Publié par clairdeplume le 13 septembre 2009

symbolesOmniprésents dans la vie de tous les jours, les symboles foisonnent de sens cachés et d’interprétations diverses que ce beau livre nous aide à décrypter. En l’ouvrant à la page « amour », on y découvre par exemple un cœur traversé d’une flèche (représentant l’ardeur du sentiment amoureux), du gui (associé à la fertilité et sous lequel les gens s’embrassent), une feuille d’érable (emblème des amoureux en Chine et au Japon), mais aussi une rose rouge (emblème d’Aphrodite dans l’Antiquité), des tourterelles et un encadré sur la Saint-Valentin. Organisé de façon thématique, ce livre explore l’origine et la signification de plus de 2.000 symboles et signes, à travers les siècles et les continents. Des hiéroglyphes de l’Ancienne Égypte aux logos des sociétés modernes en passant par les emblèmes maçonniques, le cosmos, les animaux et les religions, toutes ces représentations au sens souvent obscurs pour les non initiés  y sont décryptées, analysées et richement illustrées. A noter qu’une page est même consacrée  aux symboles phalliques, parmi lesquels figurent notamment le pistolet, la fusée, la voiture de sport et la guitare…

Christelle

«Symboles et signes – Origines et interprétations», de Miranda Bruce-Milford, éditions Larousse, 352 pages, 29,90 €

 Cote : 3/5

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Myron Bolitar à la rescousse

Publié par clairdeplume le 12 septembre 2009

Peur noire

Myron Bolitar est de retour dans “Peur noire“, le septième épisode de ses aventures. L’ancien champion de basket et ex-membre du FBI est devenu agent sportif pour défendre les intérêts des jeunes espoirs du stade. Cette fois pourtant, Myron s’éloignera du milieu sportif car il a des affaires bien plus urgentes à régler… Sa première petite-amie, Emily, refait en effet surface dans sa vie. Elle a besoin de Myron pour l’aider à sauver la vie de son fils qui doit subir une greffe de moelle pour survivre. Or le seul donneur compatible s’est mystérieusement évaporé. Myron, qui galère pour remettre son entreprise à flot, a bien envie de l’envoyer balader… Mais Emily a semble-t-il de bons arguments pour le faire changer d’avis… Et Harlan Coben de nous entraîner dans les aventures de son personnage fétiche.  Le quinzième roman du Maître de nos nuits blanches nous tient une fois de plus en haleine du début à la fin. Comme à son habitude, il sait trouver les mots pour nous captiver dès le début: l’histoire commence en effet avec Myron mâchant une pâtisserie à l’aspect et au goût d’un pain détartrant pour urinoir. Et quand au trois quarts du bouquin on pense avoir trouvé la solution du problème, on s’aperçoit qu’il reste encore plusieurs chapitres avec plein de rebondissements en vue. Car Harlan Coben est bien décidé, une fois encore, à empiéter sur nos heures de sommeil… A noter la parution simultanée de “Mauvaise Base” -6ème aventure  de Myron Bolitar-, chez Pocket pour ceux qui l’aurait manqué. Quant au 8ème épisode, “Promets-moi”, il est déjà paru en 2007 chez Belfond, ce dernier ayant acheté les droits des livres d’Harlan Coben parus aux Etats-Unis après 2001, Fleuve Noir ceux d’avant. D’où cet anachronisme… 

Christelle

“Peur noire”, d’Harlan Coben, éditions Fleuve Noir, 348 pages, 21 €

Cote: 5/5

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Les dérives du futur comme si vous y étiez

Publié par clairdeplume le 11 septembre 2009

 

les engagésMagistrat français expert en cybercriminalité, Josef Ladik injecte dans ses romans ses connaissances des potentialités criminelles du monde virtuel. Dans son dernier thriller, il décrit le combat de gens ordinaires qui décident de changer radicalement la société. Après «Le maître des noms» où l’on faisait la connaissance d’Anne Ripley, mère de famille, et de ses comparses, «Les Engagés» nous emmènent dans le Paris de demain, où tout le monde s’est vu greffer une puce afin de mieux lutter contre le terrorisme, les délinquants et les clandestins. L’ensemble des communications est sous surveillance électronique. Jusqu’au jour où une bombe explose et déclenche une grande panne électrique. Au point zéro, on retrouve Anne Ripley, que l’explosion a rendu amnésique. Pour identifier ses complices, le gouvernement cherche à lui faire retrouver la mémoire, en utilisant tous les moyens. Mais jusqu’où la psychose sécuritaire nous conduira-t-elle? Une histoire captivante dans laquelle les personnages nous entrainent dans leur sillage, même sans avoir lu «Le maître des noms». Quand au dénouement, c’est surprise garantie!

Christelle

«Les Engagés», de Josef Ladik, éditions First, 413 pages, 19,90 €

Cote: 4/5

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