Clair de Plume

Blog littéraire

Archive pour juillet 2009

Des énigmes pour la route

Publié par clairdeplume le 31 juillet 2009

énigmesVoilà le livre idéal pour occuper les longs trajets en voiture sur la route des vacances! Il contient en effet 200 énigmes pour lesquelles il vous faudra faire travailler tantôt vos méninges tantôt votre imagination. Questions tirées par les cheveux, problèmes cartésiens ou jeux de logique: il y en a pour tous les goûts. Un exemple, avec cette devinette: «J’ai des rues sans chaussées, des villes sans immeubles, des forêts sans arbres, des rivières sans eau. Que suis-je?» (réponse: une carte de géographie»). Reste à savoir si vous faites partie de ceux qui rumineront sur le problème toute la journée pour trouver la solution ou bien si vous appartenez à la catégorie qui ne pourra s’empêcher de se ruer sur la solution…

Christelle

«200 énigmes qui vont vous rendre fou», de Cyril Hanouna, éditions Michel Lafon, 9,90 €

Cote: 3/5

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La gloire et ses lendemains

Publié par clairdeplume le 30 juillet 2009

De petites histoires surprenantes, parfois amusantes, apportent leur lot de fraîcheur et de réflexion dans ce recueil de nouvelles signé Paul Fournel. L’auteur y manie la langue française avec légèreté et titille l’intérêt des lecteurs curieux de découvrir tous ces récits mettant en scène de simples quidams et de grandes stars en quête de gloire et de reconnaissance. Des récits qui nous parlent et nous remuent à l’occasion. Vedette d’un instant, champion d’un jour, le pêcheur d’esturgeon, la mariée napolitaine, le quarterback et le rocker, le lanceur de couteaux, la trapéziste, l’amoureux transi, la boulangère passent tour à tour dans la lumière et doivent en payer le prix. Après les strass, viennent les bleus, les courbatures. Les chutes apportées à certains récits sont vraiment surprenantes, d’autres le sont nettement moins, décevant alors le lecteur avide de surprises.

Anne-Sophie

«Courbatures», de Paul Fournel, éditions Seuil, 168 p., 14 euros

Cote: 4/5

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Confession d’un tueur psychopathe

Publié par clairdeplume le 29 juillet 2009

BikiniTed Bundy, Jeffrey Dahmer et Jack l’Eventreur, c’était de la gnognote comparé à Henri Benoit, un dangereux tueur psychopathe dont Ben Hawkins, ex-flic devenu auteur de polar et reporter, nous raconte l’histoire. Une histoire qui débute pour le grand public par l’enlèvement, lors d’une séance photo de bikinis à Hawaï, d’une jeune top-modèle. Craignant le pire, les parents de la jeune fille se rendent sur place pour lancer leur propre enquête. Présent sur place à l’époque lui aussi, Ben Hawkins couvre l’affaire pour le ‘L.A. Times’, dans l’espoir, qui sait, de trouver peut-être l’inspiration pour un futur best-seller. Mais devant l’inefficacité de la police locale, l’ex-flic qu’il est se retrouve à apporter son aide aux victimes. Tous étaient loin d’imaginer alors l’horreur qui les attendait… Rapidement en effet, les meurtres s’enchaînent, le suspense devient haletant. Et ce qui ressemblait au départ à un petit coin de paradis se transforme en enfer au fur et à mesure qu’on s’enfonce dans l’univers cauchemardesque d’un tueur en série qui semble insaisissable. Résultat: du tout bon thriller à vous maintenir en haleine de la première à la dernière page et sans doute un nouveau best-seller, pour le narrateur mais surtout l’auteur, le vrai, James Patterson. Avec plus de cent millions d’ouvrages vendus, il est l’auteur de thrillers le plus lu au monde. Il se classait d’ailleurs en 61e position du dernier classement Forbes des célébrités les plus riches publié en juin, devançant même Stephen King, 68e. Au palmarès de ce phénomène littéraire, à qui l’on doit  notamment deux séries cultes («Alex Cross» et le «Women Murder Club», objet d’une série télé), figure aussi un Edgar Award, le prix de littérature policière le plus prisé.

Christelle

«Bikini», de James Patterson et Maxine Paetro, éditions JC Lattès, 380 pages, 20 €

Cote : 4/5

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Trois réalités pour New York

Publié par clairdeplume le 28 juillet 2009

La triple trilogie “Uchronie(s)” se poursuit et nous emmène toujours avec autant d’intérêt d’une réalité à l’autre. New Byzance, New Harlem, New York… Les différents univers imaginés pour l’avenir de la ville de New York interagissent enfin ! Dans « Résonances », la lumière est faite sur la fameuse fusion noire et ainsi est révélé le secret de téléportation d’un monde parallèle à l’autre. Des confidences qui ne manqueront pas de relancer l’intérêt du lecteur pour la série ! New York, à l’époque actuelle. Tia et Zack Kosinski, qui se remet rapidement du coma dans lequel il a été plongé artificiellement des années durant, trouvent refuge dans un lieu reculé. Bob, l’ancien associé du renommé scientifique Charles Kosinski (le père de Zack), les accueillent. Les langues se délient. Tia ne serait-elle pas celle qu’elle prétend ? Ses recherches sont dans l’impasse. Depuis des années, elle tente de mettre la main sur Kosinski père, mais en vain. Même le retour à la vie du fils n’a pas fait réapparaître le paternel. Et si les découvertes de Charles s’étaient avérées exactes ? S’il était finalement parvenu à se téléporter dans une autre réalité ? Tia tente l’expérience elle aussi… New York aujourd’hui. Demain New Byzance… « Uchronie(s) » est décidément une excellente série de science-fiction !

 Anne-Sophie

 « Uchronie(s). New York, t 2 : Résonances », de Corbeyran et Defali, éditions Glénat, 54 p., 13 €

 Cote : 3/5

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Un parfum d’aventures dans le dernier Marc Levy

Publié par clairdeplume le 27 juillet 2009

Marc Levy

Où commence l’aube? Telle est la question que se pose Marc Levy dans son dernier roman, le neuvième. Un vrai roman d’aventures qui nous entraîne aux quatre coins de la planète sur les traces d’un étrange objet. Trouvé à l’intérieur d’un volcan éteint, celui-ci va révolutionner tout ce que l’on croit savoir de la naissance du monde. Au programme, amour et passion bien sûr, mais aussi suspense, danger et mystère. 

Elle est archéologue et recherche en Afrique le premier homme. Lui est astrophysicien et s’intéresse à la toute première étoile. Elle, c’est Keira. Lui, Adrian. Ce savant à la tête dans les étoiles et cette jeune femme passionnée par son métier vont s’allier pour vivre une aventure extraordinaire qui pourrait bien les amener à percer le secret de l’origine de l’humanité.

Au cœur du mystère, cette drôle de chose que Keira porte autour du coup. Trouvée au fond d’un volcan par un petit garçon qui lui en a fait cadeau, elle semble avoir des propriétés bizarres et devient bien vite l’objet de toutes les convoitises.

De page en page, de la Vallée de l’Omo en Ethiopie aux plateaux désertiques de la cordillère des Andes au Chili en passant par la Grèce, la Chine, Londres, Paris et j’en passe, le dernier Marc Levy nous entraîne dans une course folle qui pourrait fort bien changer le cours de nos vies. Rien de moins!

Avec huit livres traduits en 41 langues et vendus à plus de 17 millions d’exemplaires à travers le monde, il faut dire que l’auteur français le plus lu au monde sait comment faire monter le suspense.

On avait dévoré ses précédents romans comme  «Et si c’était vrai» et sa suite «Vous revoir», «Sept jours pour une éternité», «Mes amis, mes amours», «Où es-tu», puis l’an passé, «Toutes ces choses qu’on ne s’est pas dites». Mais son dernier est d’un genre quelque peu différent. Car s’il conserve une saveur de comédie romantique, il dégage plus encore un  parfum de roman d’aventures.

Tout comme les précédents néanmoins, «Le premier jour» nous tient en haleine d’un bout à l’autre. Jusqu’à la dernière page qui nous laisse, elle, sur notre faim et avec une grosse déception: il faudra attendre pour connaître la fin de l’histoire. Intitulée «La première nuit»,  elle paraîtra à le 2 décembre 2009. Alors, comme on dit: la suite au prochain épisode… 

Christelle

«Le premier jour», de Marc Levy, éditions Robert Laffont, 498 pages, 21 €

 www.lepremierjour-lelivre.com

 Cote : 3/5

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La recette du bonheur ? Un bon fou rire et un orgasme !

Publié par clairdeplume le 27 juillet 2009

Après plusieurs thrillers, la Belge Barbara Abel revient avec une bonheur sur ordonnancecomédie sur le bonheur dont elle nous confie la recette : un bon fou rire et un orgasme.

Être condamnée au bonheur, on pourrait penser qu’il y a pire comme maladie !

«Oui ! Quoique… Quand on lit le bouquin…»

Le bonheur pour vous, qu’est-ce que c’est ?

«Pour moi, le bonheur, c’est vraiment quelque chose de personnel à chacun. Il n’y a pas de recette. J’ai fait attention en écrivant ce livre à ne pas être péremptoire, ne pas avancer de théories et d’insister sur le fait que c’était quelque chose de propre à chacun. Le bonheur pour l’un n’est pas le bonheur pour l’autre. On voit bien que Sonia, la soeur de Méline, a choisi une voie du bonheur complètement différente et y parvient parfaitement. Chacun essaie de se dépatouiller avec sa définition du bonheur pour tenir.»

Et vous, êtes-vous heureuse ?

«Il y a des jours où je suis heureuse, d’autres pas, comme pour tout le monde. Il y a des jours où tout va bien, c’est le paradis, et d’autres où j’ai l’impression qu’il n’y a rien qui roule, que je m’engueule avec mon homme, les enfants me pompent. Mais je ne suis pas malheureuse, cela c’est sûr.»

Les recettes de Méline, vous les avez testées ? La rigologie, l’orgasme

«L’orgasme et un bon fou rire, pour moi, c’est la clé du bonheur! L’orgasme, c’est quand même un truc qui marche ! Pour ce qui est de la rigologie, j’ai fait un stage pour écrire le bouquin. Sur les trois soirs, j’ai eu un vrai fou rire. Pour le reste, je n’ai pas trouvé cela hyperconcluant. Mais c’était intéressant. Je pense que le rire doit être spontané pour que cela fonctionne. Par contre, un bon fou rire, il n’y a rien de mieux. Après, on se sent bien, on voit la vie de manière positive, le corps est détendu. Si on avait un orgasme et un fou rire par jour, à mon avis, on se porterait mieux ! Ceci dit, ce n’est pas facile.»

Comment vous est venue l’idée du livre ?

«D’une réflexion à propos de quelqu’un atteint d’un cancer assez avancé. On disait à propos de cette personne que dans ce genre d’épreuve, le moral était prépondérant. Cette réflexion m’a amenée à penser que cela devait être très dur d’avoir le moral dans ce genre d’épreuve. C’était un cercle vicieux: on n’a pas le moral parce qu’on a le cancer et si on a pas le moral le cancer gagnera du terrain. Et parce que le cancer gagne du terrain, on a encore moins le moral. C’est un peu ce qui arrive à Méline. On lui dit qu’elle doit être heureuse à tout prix. Dès qu’elle ressent une contrariété elle pète les plombs, du coup elle n’est pas heureuse, comme elle n’est pas heureuse elle pète les plombs, etc.»

Des Méline, vous en connaissez?

«Méline, c’est moi, c’est ma voisine, mes copines, les mamans des copains de mon fils, ma mère, ma soeur.»

Vous avez d’autres projets ?

«J’en ai deux en cours: le deuxième tome d’une bande dessinée que je réalise avec mon homme, Gérard Goffaux, et qui s’appelle ‘Je vous salue Jennifer’, dont le 1er tome est paru l’an dernier aux éditions Quadrants, et je suis en train d’écrire un nouveau roman…»

Christelle

L’HISTOIRE EN QUELQUES LIGNES

Être condamnée au bonheur, on pourrait croire qu’il y a pire tragédie dans la vie. Et pourtant, ce  n’est pas si facile. Atteinte d’une étrange maladie, une sorte de cancer qui s’attaque au gène du bonheur, Méline mourra faute de traitement adéquat. or, pour son médecin, il n’existe qu’un seul traitement: être heureuse. Mais le chemin du bonheur est semé d’embûches pour cette mère de famille. Méline essaie tour à tour les cours de rigologie intensifs, la thérapie par les couleurs, le shopping ou encore le shoot à l’orgasme, tout en décidant de cacher la vérité à sa famille. Une comédie irrésistible à emporter dans ses valises pour lire sur la plage cet été ! 

«Le bonheur sur ordonnance», de Barbara Abel, éditions fleuve noir, 336 pages, 18,90 €

Cote : 3/5

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La femme en noir

Publié par clairdeplume le 26 juillet 2009

Intéressante adaptation du roman «Trouille» de Marc Behm disparu en 2007 et à qui l’on doit la célèbre «Mortelle randonnée». De beaux dessins proches de ce que peuvent offrir des carnets de croquis, et une superbe mise en couleurs donnent toute sa saveur à un album avare en textes. Joe Egan est un gars étrange. Affolé peut-être. Doué comme pas deux au poker (il en a fait sa principale source de revenus), il passe sa vie à sauter dans des bus et des avions, à quitter les femmes qu’il aime. Et puis, il y a cette belle jeune femme vêtue de noir qui le poursuit et lui annonce à chaque rencontre une mort toute proche. Oui, Joe Egan a carrément la trouille. L’ambiance campée est glauque et sombre. Elle colle parfaitement à l’image que veut se donner la collection Rivages de Casterman dans laquelle cet album s’inscrit.

Anne-Sophie

«Trouille», de Pinelli et Oppel, éditions Casterman, collection Rivages, 93 pages, 17 €

Cote: 2/5

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Amour, amitié, vintage et trahison

Publié par clairdeplume le 25 juillet 2009

unamourvintagePhoebe Swift a une passion: les vieux vêtements. Elle vient d’ailleurs d’ouvrir une boutique vintage pour rendre à ces merveilleuses pièces leur splendeur passée et leur offrir une nouvelle vie. A priori, on se dit qu’il doit s’agir d’une histoire de vieilles fringues, de la bonne chick litt pour la plage. C’est le cas! Mais c’est aussi beaucoup plus que cela! Car s’il est question au départ d’une boutique de fringues, l’auteure nous tient rapidement en haleine avec… un petit manteau bleu. Un jour en effet, Phoebe fait la connaissance d’une vieille dame française, Thérèse, qui souhaite lui vendre quelques tailleurs élégants avant de mourir. Dans la garde-robe, Phoebe découvre un manteau d’enfant bleu ciel, datant des années 1940, et dont Thérèse, qui n’a jamais eu d’enfant, refuse de se séparer. Mais qu’est-ce donc qui rend ce manteau si spécial? Au fur et à mesure que les deux femmes font connaissance et deviennent amies, Thérèse va se confier à Phoebe et le manteau nous livrer son lourd secret. Un secret qui nous plonge en 1940, en Avignon, sous l’occupation. Entre amitié, amour et trahison, de frivole l’histoire tourne subitement au drame. Et au final, Phoebe Swift se révèle une héroïne aussi attachante que les Minty Malone et Tiffany Trott dont les mésaventures et les tribulations nous avaient fait découvrir l’auteure il y a quelques années.

Christelle

«Un amour vintage», d’Isabel Wolff, éditions JC Lattès, 410 pages, 20 €

www.isabelwolff.com/francais/francaisbooks.html

Cote: 4/5

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Bio express de Boris Vian

Publié par clairdeplume le 24 juillet 2009

Cinquante ans que Boris Vian nous a quittés. Dans «Piscine Molitor», le duo Cailleaux et Bourhis nous brosse un portrait délicat et teinté de mélancolie de cet artiste talentueux et torturé. Cet homme cardiaque à la santé fragile estimait que nager en apnée était bon pour son cœur. Croyance absurde qui a amené l’homme à fréquenter le désormais célèbre bain public. L’album propose un aller-retour entre la jeunesse de Vian et les dernières heures de sa vie. Il nous montre un romancier sensible («L’écume des jours», «l’Automne à Pékin») ou scandaleux («J’irais cracher sur vos tombes»), un chansonnier («Je suis snob»), un fan de jazz (journaliste et directeur artistique d’une maison de disques, il est l’ami de Miles Davis), un musicien (il joue de la «trompinette») ou encore un germanopratin pataphysicien (avec Jean-Paul Sartre et Raymond Queneau). On aime le concept des biographies (raccourcies) transposées à la BD, surtout quand le personnage est intriguant… à défaut d’être attachant.

Anne-Sophie

«Piscine Molitor», de Cailleaux et Bourhis, éditions Dupuis, collection Aire Libre, 72 pages, 15,50 €

Cote: 3/5

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Du Magritte à la sauce Didier Van Cauwelaert

Publié par clairdeplume le 23 juillet 2009

la maison des lumièresOn entre dans les romans de Didier Van Cauwelaert comme dans une toile de Magritte: en se laissant emporter par son imaginaire. C’est d’autant plus le cas encore pour son petit dernier, «La maison des lumières », qui nous plonge littéralement dans un tableau du peintre surréaliste belge.

 L’idée de son dernier roman, Didier Van Cauwelaert l’a puisée en quelque sorte dans ce tableau de Magritte représentant une maison dépourvue de porte d’entrée, avec un ciel de jour et une rue de nuit. «Je me trouvais comme mon personnage à Venise», explique l’auteur français au nom de famille qui sonne pourtant bien de chez nous. «Je ne savais pas que ce tableau, dont je vis avec la reproduction depuis des années, y était exposé au musée Guggenheim ». Quand il est entré dans la salle du musée, un jeune homme regardait le tableau. «Il avait un grand sourire et des larmes qui tombaient dans le sourire. Je me demandais ce que ce tableau lui racontait. Quand le jeune homme est parti, je me suis mis devant le tableau et lui ai presque demandé ‘alors, qu’est-ce qu’il t’a dit?’ Et le rôle de ce tableau comme troisième personnage d’une histoire d’amour a commencé à s’imposer.»

Didier Van Cauwelaert nous confie être fan de Magritte depuis toujours. «Ce qui me touche chez lui, c’est que ses tableaux sont accueillants. On a envie de se projeter à l’intérieur, de rejoindre la démarche du peintre.»

Et c’est en effet ce qu’il fait dans «La maison des lumières». Il plonge son personnage, Jérémie Rex, 25 ans, boulanger à Arcachon, dans le tableau où il va retrouver, le temps d’un instant, la femme de sa vie, du temps où elle l’aimait encore. Accident cérébral ou autre espace-temps? Qu’importe pour Jérémie qui, revenu à lui, n’a qu’une seule idée: retourner dans le tableau.

 DES PERSONNAGES ORDINAIRES

Comme dans ses autres romans, l’auteur nous plonge dans son univers romanesque peuplé de personnages simples et attachants, avec une pincée de paranormal et beaucoup de grandeur d’âme.

Après un piscinier dans ‘L’Évangile de Jimmy’ ou un contrôleur des impôts dans ‘La nuit dernière au XVe siècle’ pour n’en citer que quelques-uns, son héros est cette fois boulanger. «J’aime beaucoup les personnages que l’on croit simples. On en croise plein dans la vie. Une caissière de supermarché, un quincaillier, un garçon boucher», explique-t-il. «J’aime bien ces personnages qu’on enferme dans des schémas et qui en réalité ont une autre vie. Ils ne se résument pas à la fonction qu’ils occupent.» Et de fait! Son Jérémie Rex, un type qu’on ne remarquerait pas dans la vie, vit une histoire vraiment forte. Enfant star de 10 à 12 ans, en retraite depuis, il a atteint une maturité précoce. «Il est parti tellement en avance par rapport aux autres, a arrêté très tôt et en a retiré cette philosophie de la vie qui est de la distance et de la lucidité.»

Par ce personnage, «DVC» entend «montrer qu’une souffrance amoureuse, lorsqu’elle est construite sur une densité qu’on ne veut pas perdre, est très productive». «Jérémie Rex refuse la chimio de l’oubli. Pour lui, mieux vaut mourir de ce qu’on aime en connaissance de cause que de survivre pour rien. Toutes ces choses qui pourraient apparaître comme des petits bouts dangereux sont au contraire positives. Cela agit comme des anticorps, cela nettoie le reste. Et on reste disponible pour une passion qui renaît.»

UNE HISTOIRE AU PASSÉ ANTÉRIEUR

Et la passion, à 48 ans, il y croit toujours. «Une passion n’a pas toujours besoin d’être heureuse ni d’être vécue. Ce qui m’intéresse, c’est comment la passion transforme les êtres. Que ce soit de la passion au présent ou de la passion au présent antérieur.»

Pour raconter son histoire, Didier Van Cauwelaert a en effet inventé un nouveau temps: le présent antérieur. «La formule m’est venue comme cela et me paraît vraiment rendre compte de cet état d’esprit que j’ai pu éprouver aussi à des moments de ma vie», explique-t-il.

PAS IMMORTEL

Il est vrai qu’il manie les mots et la langue française avec beaucoup de talent, et toujours avec une part de magie et de surréalisme.

Lauréat du Prix Goncourt à 34 ans pour «Un aller simple», on a longtemps cru qu’il prendrait bientôt possession du fauteuil laissé vacant à l’Académie française. Mais les Immortels lui ont, au bout du compte, préféré François Weyergans. Ce qui, apparemment, ne l’émeut pas. «Je n’y allais que pour faire plaisir et rendre service. Ce n’était peut-être pas forcément une bonne idée. Je suis un électron libre. J’avais la prétention de le rester et d’essayer de déteindre un peu sur l’institution. C’était leur souhait au départ, puis leur souhait à changer en cours de route.» Pour lui, rien de plus à en dire.

De toute façon, pour cet amateur de Romain Gary, Marcel Aymé, Diderot, Balzac ou encore Charles Bukowski qu’il adore relire, la plus belle des récompenses lui vient du public. «J’ai la chance que mes livres soient attendus par les lecteurs. Pour moi, leur fidélité est plus importante que tous les prix que j’ai pu recevoir.»

 ESCLAVE DE SES PERSONNAGES

Et le prochain, c’est pour quand? «Ce n’est jamais moi qui décide», avoue l’auteur qui, quand il écrit, travaille à raison de quinze heures par jour… «C’est vraiment la pression intérieure du livre. Là il y a un livre qui remonte et s’impose depuis quelque temps… Je le freine un peu parce que j’ai d’autres projets au cinéma. J’ai un film  que je vais réaliser… Mais c‘est un vrai bras de fer.» C’était déjà pareil pour ce livre-ci. «Parfois je prends des notes et les oublie, passe sur autre chose. Pour ‘La maison des lumières’, l’histoire n’a pas voulu que je la lâche. Il y a des livres qui doivent attendre que les notes se prennent. Périodiquement j’y reviens. Celui-ci, c’était ici et maintenant.» Le plus dur pour cet auteur d’ailleurs, quand il met le point final à un livre, c’est de ne plus avoir les personnages qui lui parlent… «Il y a ce moment pas marrant quand tout d’un coup, le livre cesse de faire écran. Tout d’un coup, vous êtes disponible pour payer vos impôts, répondre au courrier administratif, au téléphone… C’est une excellente excuse de dire qu’on termine un livre. En toute sincérité, parfois je fais semblant de ne pas l’avoir terminé, pour prolonger l’état d’hibernation.

DU PAPIER AU GRAND ÉCRAN

Deux livres de Didier Van Cauwelaert sont en cours d’adaptation à Hollywood. ‘Hors de moi’, qui raconte l’histoire d’un médecin qui, victime d’un accident de voiture, s’aperçoit en sortant du coma qu’une autre personne s’est emparée de son identité, sera prêt en premier, probablement en 2010. Le réalisateur français Alexandre Aja a lui décidé de s’attaquer à ‘L’Évangile de Jimmy’, du nom de cet homme qui s’avère être un clone du Christ réalisé à partir du Saint Suaire de Turin. Reste à voir si l’adaptation sera à la hauteur des romans. Mais la bonne nouvelle, c’est que le réalisateur de ‘L’Évangile de Jimmy’ tenait vraiment à ce que DVC intervienne dans le scénario, alors…

Christelle

«La maison des lumières», de Didier Van Cauwelaert, éditions Albin Michel, 192 pages, 15 €

www.van-cauwelaert.com

Cote : 3/5

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Le guide de la rupture

Publié par clairdeplume le 23 juillet 2009

Ex&thecity

Si le titre à un parfum de chick-litt, il ne s’agit pas ici à proprement parlé d’un roman pour filles, mais d’une histoire vraie, celle d’Alexandra Heminsley, autoproclamée «Reine des larguées». L’auteure, une journaliste, y livre son expérience dont elle fait un véritable manuel de survie à l’usage de toutes les filles au cœur en lambeaux. On y trouve notamment divers exemples de plaquages particulièrement cruels et comment s’en sortir avec dignité. Pour rassurer, l’auteure dresse aussi le portrait des grandes larguées de l’Histoire, de Cléopâtre à Jennifer Aniston, en passant par la reine Didon et Scarlett O’Hara. Sans oublier ces chapitres consacrés à la très délicate étape de la coupe de cheveux post-rupture et à ce qui se passe, scientifiquement parlant, quand on est larguée. Y figurent bien sûr aussi toutes les astuces pour s’en sortir, y compris un hit-parade des chansons à écouter pour passer le cap! Le tout raconté avec beaucoup d’humour et d’auto-dérison!

Christelle

«Ex and the city», d’Alexandra Heminsley, éditions Belfond, collection Milles Comédies, 264 pages, 19 €

www.exandthecity.fr

Cote: 3/5

 

 

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Un nouveau périodique signé Tardi

Publié par clairdeplume le 22 juillet 2009

C’est l’été et Casterman poursuit avec Tardi et ses périodiques grand format. Après l’événement « Putain de guerre! » initié l’an dernier et qui se prolonge cet été encore, Tardi relance le périodique « L’Etrangleur » en y accueillant un invité, à savoir Emmanuel Moynot. Ce dernier s’est plongé dans l’univers de Nestor Burma en adaptant l’un des romans de Léo Malet, « L’envahissant cadavre de la plaine Monceau ». Trois numéros en noir et blanc mettent en scène le récit. Les deux premiers sont déjà en librairie, le troisième est attendu dans le courant du mois d’août. La parution de l’album en couleur est programmée pour l’automne. On apprécie particulièrement le format tabloïd et le papier épais qui offrent une approche peu commune à la BD. Sympathique, cette initiative nous redonne goût aux feuilletons et s’enorgueillit d’un prix fort démocratique.

 Anne-Sophie

 « L’Etrangleur. Nestor Burma : L’envahissant cadavre de la paine Monceau », de Moynot, Manet et Tardi, éditions Casterman, 20 pages, 2,50 €

 Cote : 4/5

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Un conte cruel et sans pitié

Publié par clairdeplume le 22 juillet 2009

Dans les champs, au printemps, une fillette gît, inerte. Les questions fusent mais le mystère demeure. Et puis, de ci, de là, une minuscule communauté surgit du corps, comme échappée de contes de fées. Un petit monde qui semble respirer la gentillesse. Mais les apparences sont trompeuses. La vie est cruelle et ne fait pas de cadeaux, même aux pays des elfes et des lutins. Dans « Jolies ténèbres », Marie Pommepuy et Sébastien Cosset, signant Kerascoët, accompagnés de Fabien Vehlmann, livrent un conte noir et désarçonnant. Rencontre avec le coscénariste, Fabien Vehlmann.

Mais… qu’est-ce qui vous est passé par la tête ? Ce conte est complètement déjanté…

«(rires) C’est vrai. Mais l’idée de départ vient de Marie Pommepuy, la dessinatrice du couple qui signe sous le nom de Kerascoët. J’étais fasciné par son projet. De fil en fil en aiguilles, à force de lui donner mon avis, je suis devenu coscénariste. On a essayé de proposer une expérience de lecture un peu déstabilisante, voire tout à fait dérangeante… même à nos yeux !»

 « Jolies ténèbres » livre une satyre sociale. Mais quel message vouliez-vous précisément faire passer ?

«L’album invite le lecteur à un voyage narratif un peu particulier. Le présupposé est clairement fantastique, à savoir des petits êtres bizarres qui sortent d’un cadavre. Mais le lecteur ne saura jamais pourquoi la  petite fille est morte. Dans ce sens, on ne pas dire que nous délivrons un message. Il aurait fallu pour cela donner un point de vue définitif sur les choses. On a essayé d’aller jusqu’au bout de la thématique de la cruauté. D’une part la cruauté de la vie d’une manière générale. Si la mort d’un enfant est un scandale en soi, la nature, elle, n’en a que faire. Le corps se décompose et la vie continue comme si de rien n’était. D’autre part, « Jolies ténèbres » parle de cette cruauté sociale qui apparaît dans n’importe quelle vie collective.»

 L’histoire fait référence à de nombreux contes pour enfants mais aussi pour adultes, comme « Sa Majesté des mouches » de William Golding…

«C’est effectivement l’un des modèles littéraires que nous avions en tête. Le thème du jeu de massacre d’une petite communauté livrée à elle-même est le fil rouge de l’album. Beaucoup de choses sont venues très spontanément sous le dessin de Marie qui a crobardé à peu près tous les petits personnages. Elle s’est inspirée de contes pour enfants, comme ceux de Beatrix Potter ou les incontournables que sont « Peau d’âne » ou « Hans et Grethel ». Sébastien Cosset, lui, est capable d’un dessin plus réaliste et s’est notamment chargé du corps de la petite fille, des animaux et de beaucoup de décors de forêt.»

 « Jolies ténèbres », on aime ou on aime pas…

«J’en suis bien conscient. Le lecteur doit s’approprier l’histoire quitte à être déstabilisé, ce qui est souvent le cas (rires). On se rend compte que certains lecteurs, hommes ou femmes, projettent des événements trop insupportables, comme la perte d’un enfant, qui n’est pas forcément la thématique que nous proposons.»

 Quelle est cette thématique ?

«On s’est projetés dans nos souvenirs d’enfance pour caricaturer la part de cruauté qu’il pourrait y avoir dans une cour de récréation. On s’est également référé à un documentaire intitulé «Récréation» qui filme toute la dynamique des rapports des enfants dans un cour de récréation. Ces rapports sont extrêmement violents, pas tant physiquement que moralement et psychologiquement. On remarque dès le plus jeune âge des rapports de domination et d’avilissement. C’est de cela que nous voulions parler, de la cruauté qui peut exister entre les membres d’une même société en la faisant apparaître de manière caricaturale à travers ces petits personnages qui sont tellement stéréotypés. On a envisagé l’histoire comme un petit théâtre dont le décor, qui rythme les saisons, est un cadavre.»

 Une cruauté qui semble n’inspirer que l’indifférence.

«Oui, cette notion d’indifférence est primordiale dans l’album. Tous ces petits êtres ne réagissent pas à ce qui se passe autour d’eux, même quand les événements sont abominables. Certaines fois, nous-mêmes, en tant qu’auteurs, aurions voulu les secouer. Mais il était important d’aller au bout de cette démarche et de donner envie au lecteur de secouer les personnages et de dire « Stop! On ne peut pas rester indifférent! ». »

Est-ce que le dessin enfantin et poétique de l’album vous a permis d’aller encore plus loin dans le scénario ?

«Oui, certainement. Avec un dessin plus réaliste, je n’aurais pas osé affronter les choses de manière aussi évidente. Dans « Jolies ténèbres », il se passe des événements horribles et tout le monde reste mignon et continue à sourire. Ce mélange crée le sentiment inconfortable de l’album et lui donne son intérêt narratif. Le but est de déstabiliser le lecteur mais certainement pas de l’horrifier à tout instant. On déconseille l’album à ceux qui n’aiment pas les BD trop cruelles, à ceux qui veulent des réponses à toutes leurs questions. Si par contre, le lecteur est prêt à être déstabilisé, alors là on pense que l’histoire peut vraiment l’intéresser.»

Anne-Sophie

 

« Jolies ténèbres », Kerascoët et Vehlmann, éditions Dupuis, 92 pages, 15,50 €

 Cote : 5/5

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La drague pour les nuls

Publié par clairdeplume le 21 juillet 2009

Neil Strauss the game Après avoir expliqué l’art de séduire dans « The Game », Neil Strauss, tombeur professionnel malgré un manque de sex-appeal, publie un manuel destiné à faire de n’importe quel lecteur un virtuose de la drague accompli en à peine trente jours! Au programme: une heure d’exercice par jour avec des questionnaires à remplir et des exercices à pratiquer dans le but de décrocher rien de moins qu’un rancard avec une fille de qualité! Présomptueux, Neil Strauss? Pas tant que cela! Ce journaliste et critique de rock au ‘New York Times’ et à ‘Rolling Stone’ sait de quoi il parle. Une autre partie du livre relate en effet les « confessions d’un virtuose de la drague », où il illustre chaque règle du grand jeu qu’est la drague par ses propres aventures de séducteur… A la fois instructif et… tout simplement tordant! Alors pourquoi ne pas profiter de l’été pour potasser les règles et appliquer ses bons conseils? Pour aller faire un petit tour sur son site, c’est par ici : http://www.stylelife.com 

 

Christelle

 

« Les règles du jeu », de Neil Strauss, éditions Au diable Vauvert, 364 pages, 22 €

Cote: 3/5

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Au coeur de l’industrie ferroviaire

Publié par clairdeplume le 20 juillet 2009

Cette première histoire, intitulée «Contre la montre» et qui inaugure la nouvelle série «Traffic», présente indéniablement un petit air de «24 heures chrono». Pas désagréable. Le rythme est soutenu et le lecteur suit. Makkal Nadaïev, conducteur de train à la SNCF, a douze heures devant lui pour subtiliser une locomotive de toute dernière génération. Le moindre que l’on puisse dire, c’est qu’il n’a pas le choix. Drogué à son insu, on lui a implanté durant la nuit une caméra et un micro dans la tête, une bombe dans l’abdomen. Le voilà commandé à distance… pour le pire. «Traffic», fruit d’un partenariat avec la SNCF, conseiller technique, s’immisce dans les dessous de l’industrie ferroviaire européenne. Cinq tomes indépendants sont prévus sur une période de trois ans. Le premier, signé Alexis Robin («Borderline») et Malo Kerfriden («KGB», «Quaterback») est consacré au fret. Le second s’intéressera au train à grande vitesse.

Anne-Sophie

«Traffic, t 1 : Contre la montre», de Kerfriden et Robin, éditions Bamboo, collection Focus, 48 pages, 10,40 €

Cote: 3/5

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Lisa Unger : un nom à retenir pour les fans de thrillers

Publié par clairdeplume le 19 juillet 2009

Lisa Unger

On avait découvert Lisa Unger avec ses romans «Cours ma jolie» et «Sans Issue» mettant en scène la journaliste new-yorkaise Ridley Jones. Mais peut-être avez-vous lu aussi les aventures de Lydia Strong qu’elle signe de son nom de jeune fille, Lisa Miscione ? Quoi qu’il en soit, voilà une auteure à suivre si vous êtes amateur de bons thrillers… Son petit dernier, « Mémoire trouble », est particulièrement angoissant. Lisa Unger a abandonné Ridley Jones pour une nouvelle héroïne poignante, Annie Powers. Un mari aimant, une adorable petite fille, une belle villa dans une banlieue huppée de Floride : Annie Powers a tout pour être heureuse. Seule ombre au tableau : elle est déjà morte une fois, pour échapper à son passé. Celui où elle s’appelait encore Ophelia. Or, ce passé qu’elle croyait enterré semble l’avoir rattrapée. Des souvenirs la hantent. Peut-elle vraiment faire confiance à ses proches ? Un thriller psychologique palpitant, qui confirme le talent de cette auteure américaine de 39 ans pour brouiller les pistes et nous maintenir en haleine. Difficile à lâcher avant la fin !

Christelle

 «Mémoire trouble», de Lisa Unger, éditions Belfond, 396 pages, 21 €

www.lisaunger.com

 Cote : 4/5

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Les Sentinelles veillent sur la France

Publié par clairdeplume le 18 juillet 2009

“Les Sentinelles”, nouvelle série du genre rétro-fiction, prend pied durant la Première Guerre mondiale. Une époque foisonnante d’inventivité durant laquelle des génies anonymes ou non mettent au point toute une série d’inventions destinée à tuer, mutiler ou estropier l’ennemi. C’est dans ce contexte qu’un scientifique pacifiste découvre des propriétés inattendues au radium, substance qu’il testera à son corps défendant. Il sera accompagné dans ses aventures par un bodyguard anarchiste qui profite lui aussi des découvertes de la science. Il usera et abusera d’une nouvelle drogue synthèse… à en faire pâlir d’envie tout coureur cycliste au Tour de France! Si ce genre de science-fiction et de description glauque et crue des horreurs de la guerre fait penser à Tardi et ses albums d’“Adèle Blanc-Sec” et “La Guerre des Tranchées”, nos auteurs innovent par le côté ‘joyeux bordel’ et boucherie délirante. Ils mettent ici admirablement en images des faits historiques romancés et enrichis de multiples anecdotes.

Anne-Sophie

“Les Sentinelles, t 1: Les moissons d’acier” et “Les Sentinelles, t 2: La Marne”, de Dorison et Breccia, éditions Delcourt, 72 pages, 14,95 euros/le volume

Cote: 4/5

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